Résultats de la recherche pour: zinn

  • Lyonel Kaufmann 10:04 on 4 April 2008 Permalien | Répondre
    Tags: Empire, , , HowardZinn   

    A People’s History of American Empire (Howard Zinn) 

     

    Howard Zinn est l’auteur d’une Histoire populaire des Etats-Unis. Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque -de Christophe Colomb à George Walker Bush- aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle.
    Depuis sa parution en 1980, l’ouvrage a connu 6 rééeditions et a dépassé en langue anglaise le 1,7 millions d’ouvrages vendus. En 2007, une version pour les jeunes a été réalisée en deux volumes : A Young People’s History of the United States (Vol. 1: Columbus to the Robber Barons et Vol. 2: Class Struggle to the War On Terror).
    En ce début d’avril, Howard Zinn, en collaboration avec l’historien Paul Buhle et le cartooniste Mike Konopacki, publie A People’s History of American Empire. Sous la forme d’une BD, cet ouvrage débute avec les événements du 11 septembre 2001, puis explore les cycles de l’expansion américaine dans le monde depuis Wounded Knee à l’Irak en passant par la Première Guerre mondiale, l’Amérique centrale, la guerre du Vietnam et la Révolution irannienne.
    Basée sur la BD et avec la voix off de Viggo Mortensen, la vidéo « Empire or Humanity? What the Classroom Didn’t Teach Me about the American Empire » présente et résume l’ouvrage:
          

    Cette vidéo a été réalisée par Tomdispatch.com. Sur ce même site, il est possible également de lire un essai d’Howard Zinn intitulé « Empire or Humanity?« .

     

     

     
    • C.-A. Bachand 15:03 on 5 avril 2008 Permalien

      Merci beaucoup, Lyonel! Il est des historiens déterminés à aider, à faire en sorte que leur science puisse servir. Je n’avais pas vu cette œuvre. Pour un amateur de BD comme moi, je ne pourrai résister bien longtemps!

    • Lyonel Kaufmann 16:44 on 5 avril 2008 Permalien

      @Charles-Antoine Bachand: de rien, tout le plaisir est pour moi. Pour ma part, je n’ai pas pu m’empêcher de commander la BD à l’import!

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  • Lyonel Kaufmann 2:35 on 28 December 2007 Permalien | Répondre  

    Rétrospective 2007 

    Un homme : l’anti-homme providentiel qui est aussi une femme : le/la militant-e toujours présent-e, régulièrement sollicité-e en cette année 2007. Qu’on en juge : élections cantonales en février/mars, élection complémentaire à la municipalité en mai/juin, élections au Conseil national et au Conseil aux Etats de septembre à novembre. Merci donc à lui et à elle.
    J’aurais aussi pu vous parler de Barak Obama, mais j’espère pouvoir garder ce plaisir pour la fin 2008…

    Une femme : Dure de n’en choisir qu’une, car elles sont admirables d’abnégation dans ce monde de mecs qu’est la politique. Je retiendrai néanmoins Géraldine Savary et son magnifique parcours pour renforcer le siège socialiste vaudois au Conseil des Etats. D’autant que son triomphe se complète de la conquête par la gauche et les Verts du deuxième siège vaudois. Je fais confiance aux deux sénateurs élu-e-s d’ancrer le canton de le XXIe siècle.

    Un lieu : L’Assemblée fédérale les 12 et 13 décembre dernier. Pas besoin de vous faire un dessin…

    Un objet : mon téléphone portable, ou plutôt devrais-je dire son agenda. Malgré quelques couacs qui me sont entièrement imputables, il est mon compagnon indispensable dans ma gestion de mon double mandat.

    Une date : 17 juin 2007. Pour deux raisons très personnelles. Premièrement, c’était l’anniversaire de ma fille. Deuxièmement, j’ai été élu au premier tour à la Municipalité de la Tour-de-Peilz. Belle date d’égoïste.

    Un combat : contre la bêtise, l’ignorance, la mauvaise foi et l’intolérance. J’ai bien cru que porté par l’UDC blocherienne ce quatuor-là finirait par me gâcher mon enthousiasme. Depuis mi-décembre, j’ai été requinqué, mais le mal est encore là. Je continuerai donc à faire mon travail à ma manière contre ce courant populiste et proto-fascisant (et je pèse mes mots). Je constate que, depuis la non-élection du Guide suprême, la vraie nature de cette engeance apparaît de plus en plus au grand jour.

    Un média : en reste-t-il vraiment? Des fois je me le demande. Les temps sont durs pour Le Courrier, Page de Gauche ou Domaine public. Alors, tenez bon!

    Une émission TV : aucune, j’ai horreur des émissions politiques à la TV. Paradoxal, non? Certainement, mais elles me «gonflent». J’en regretterais presque Eliane Ballif (ou Roland Bhend) et Table ouverte (j’ai bien dit «presque»…).

    Un blog : là, c’est le meilleur moyen de me fâcher avec plusieurs de mes confrères blogueurs « ès » politique. Néanmoins pour son style, sa diversité et sa visibilité, j’accorde un accessit tout particulier à Alain Hubler blogue [http://alainhubler.wordpress.com/]

    Une promesse : même si le rôle dans un exécutif -qui plus est minoritaire- nécessite d’arrondir les angles, je resterai profondément un militant.

    Un espoir : je souhaiterai qu’un collectif se mette à la rédaction d’Une histoire populaire de la Suisse en équivalent du remarquable ouvrage d’Howard Zinn, Une histoire populaire des Etats-Unis.: »(Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque -de Christophe Colomb à George Walker Bush- aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle.) »: J’espère avoir l’occasion d’en reparler.

    Un coup de gueule : à l’égard de toutes celles et ceux qui ne sont que « contre » et jamais « avec » ou « pour ».

    Un coup de coeur : pour les Moutons de garde [http://moutonsdegarde.ch/], les employés de la Boillat [http://www.laboillat.blogspot.com/] et leurs familles ainsi qu’à la famille Memetovic (et son permis B).

    Un aveux : j’ai un énorme plaisir à m’investir dans mon rôle de municipal et l’ambiance est bonne tant à la municipalité qu’au sein de l’administration communale. L’ambiance est aussi bonne au sein du comité de direction de Police Riviera. Merci à tous mes collègues et aux membres de l’administration et des services de m’avoir aussi bien accueilli!

    Sur une idée de Nues Blog – Actu, Société, Politique et ronds dans l’eau (http://www.nuesblog.com/?803/Retour-sur-2007-Exercice-editorial-impose)

     

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  • Lyonel Kaufmann 20:44 on 11 October 2007 Permalien | Répondre  

    Un vote au Congrès américain sur le génocide arménien indigne Ankara (Le Monde) 


    « Ils ne périront pas »: comité américain de soutien des arméniens dans le Proche-Orient, Douglas Volk, 1918 (Source : Wikipedia)

    Après le programme pétrole contre nourriture, les Etats-Unis vont-ils lancer un programme d’abandon de la morale contre un soutien de la Turquie dans son expédition irakienne?: »(près de 70 % du ravitaillement aérien destiné à l’Irak, un tiers du carburant et 95 % des engins blindés, vitaux pour les soldats américains, transitent par la Turquie) »:
    Dans tous les cas, les relations entre les Etats-Unis et la Turquie entrent dans une ère de turbulence suite à un vote du Congrès américain reconnaissant le génocide arménien au début du XXe siècle dans l’Empire ottoman. [Un vote au Congrès américain sur le génocide arménien indigne Ankara Le Monde.fr : 11.10.07]. Les pressions du président Georges Bush, des membres de son gouvernement —ainsi que la présence de l’ambassadeur turc aux Etats-Unis au deuxième rang de la salle des auditions de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants— n’y ont rien fait en ce mercredi 10 octobre.

    Au final, le texte, non contraignant, de la commission, a été voté par 27 voix contre 21 et sera envoyé à la Chambre des représentants pour examen en séance plénière. Il affirme que le massacre des Arméniens durant la Première Guerre mondiale a été un génocide et que cela doit être pleinement reconnu par la diplomatie américaine, notamment dans sa politique vis-à-vis de la Turquie.

    La résolution va désormais être présentée devant la Chambre des représentants où un vote pourrait avoir lieu d’ici à la mi-novembre. Par ailleurs, un texte similaire à celui adopté par la commission circule d’ores et déjà au Sénat. En cas d’adoption, le président Bush pourra toujours exercer, en dernier recours, son droit de veto. Déjà, en octobre 2000, le président de l’époque, Bill Clinton, avait réussi à s’opposer à l’adoption d’une telle résolution.

    A noter que la notion de génocide a été reconnue notamment par la Suisse, la France, le Canada et le Parlement européen.: »(Le site du Comité de Défense de la Cause Arménienne [CDCA] vous permet notamment de suivre l’actualité de la reconnaissance du génocide arménien.) »: Concernant la Suisse, le 16 décembre 2003, le Conseil national suisse (chambre basse du parlement) a reconnu l’existence du génocide arménien par 107 voix contre 67 – et 11 abstentions – et demandé au Conseil fédéral (gouvernement) d’en prendre acte puis de transmettre la position du Conseil national par les voies diplomatiques usuelles. Deux autres parlements de cantons suisses, Genève en 1998 et Vaud en 2003 ont également voté des résolutions comparables.

    Liens:

    1.- La controverse sur le génocide arménien sur Wikipedia
    • article Génocide arménien
    • article Négation du génocide arménien
    le débat sur l’article Négation du génocide arménien

    2.- Suisse : condamnation de Dogu Perinçek, négationniste du génocide arménien (2007)
    LeMonde.fr : La Suisse condamne un Turc pour négation du génocide…
    De Turquie, Blocher provoque une polémique en Suisse en critiquant la norme antiracisme qui a conduit à une procédure en Suisse contre deux Turcs pour leurs affirmations sur le génocide arménien.

    3. Petite encyclopédie du génocide arménien : Un blog qui vaut le détour

    Ouvrages sur le génocide arménien

    • Gérard Chaliand, Yves Ternon (2006). 1915, le génocide des Arméniens. Bruxelles: Complexes (5e édition)
    • Vahakn N Dadrian (1995). Autopsie du génocide arménien. Paris: Stock
    Des éléments du livre en ligne sur GoogleBooks.
    • Jean-Marie Carzou (1975). Un génocide exemplaire: Arménie 1915. Paris: Flammarion.
    Le livre en ligne : http://www.imprescriptible.fr/carzou/

     
    • Stéphane 18:05 on 15 octobre 2007 Permalien

      Il devient vraiment bien, ce blog :-)

      Merci bien pour le lien sur le blog du monde – encyclopédie.

      Tu prends ceci dit des risques en causant de ce sujet: mon blog a été hacké par un groupuscule turc pour moins que ça… j’espère que ton site est top au niveau de la sécurité.

      Ceci dit, autant il faut être un négationniste attardé pour nier la Shoah, autant, crois-je savoir, le génocide arménien ne remplirait pas toutes les définitions pour être un génocide.

      A ton avis?

      Amitiés,

      Stéphane

    • Lyonel Kaufmann 17:01 on 26 octobre 2007 Permalien

      Sympa, content de te retrouver ici cher Stéphane. Merci pour tes louanges ;-)

      En préambule, j’ai pu ainsi redécouvrir le nouvel habillage (réussi) de ton blog. Par ailleurs, je trouve bien l’idée de réaliser la page d’accueil de ton site avec un wiki,

      Merci de me mettre en garde contre les risques des hackers, pour l’instant je croise les doigts.

      Concernant maintenant ta question sur les critères rempli ou non pour le génocide arménien, tu as raison d’indiquer la discussion ayant lieu sur cette question.
      Tout d’abord, il faut noter que pour certains seule l’extermination des Juifs d’Europe (pour reprendre l’expression de Raoul Hilberg (LE spécialiste de la question, récemment décédé) plutôt que celle de la Shoah ou Holocauste Penser la destruction des juifs d’Europe (Le Courrier 25.09.2007) pourrait être qualifiée de génocide (au XXe siècle). C’est donc déjà un élément de débat sur le phénomène indépassable que serait la destruction des Juifs d’Europe. Il convient de préciser que des personnes tel que Elie Wiesel, spécialiste de la Shoah, ont reconnu « la réalité du Génocide arménien » et invite les démocraties occidentales à le reconnaître. (Association Internationale des Historiens des Génocides repris par Imprescriptible.info)

      Plus spécifiquement, il est évident également que la position turque tend à nier le caractère génocidaire de l’action entreprise à l’égard des Arméniens. Dans ce cadre-là, les tenants de cette position dénient la troisième condition devant être réunie selon la définition de génocide : soit l »intention de détruire » en tout ou en partie la population arménienne.

      Voici maintenant la définition du génocide selon la Convention des nations unies du 9 décembre 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide

      « Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

      a- Meurtre de membres du groupe;
      b- Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
      c- Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
      d- Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
      e- Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. »

      Pour aller plus loin : Encyclopédie de l’Agora.

      Trois situations du XXe siècle ne sont absolument pas contestées : le Génocide des Juifs, Génocide des Tziganes et Génocide des Tutsi (Rwanda) par le site des Génocides au XXe siècle qui se base essentiellement sur le livre de Yves Ternon ( 1995) L’Etat criminel, les génocides au XXème siécle. Paris: Seuil
      Reste trois autres situations : les Arméniens, les Cambodgiens et les Ukrainiens. Néanmoins pour les deux premiers, ils sont très largement reconnus au niveau international et scientifique comme des génocides… (Source : Les Génocides au XXe siècle)

      A noter encore, un article de la revue d’Histoire de la Shoah intitulé :  » Ailleurs, hier, autrement : connaissance et reconnaissance du génocide des Arméniens  » (janvier – août 2003, n°177-178, , CDJC, Paris), par Sophie Ferhadjian (Histoire-Géographie). Les difficultés de la connaissance et de la reconnaissance du génocide arménien sont ici remplacées dans l’horizon d’une comparaison avec la Shoah. (Connaissance et reconnaissance du génocide arménien).

      Voilà, j’espère que ces précisions te seront utiles.

    • Stéphane 8:19 on 27 octobre 2007 Permalien

      Salut Lyonel,

      Un tout grand merci de ces précisions et de ces liens que je ne connaissais pas. Cela rejoint effectivement des éléments que j’ai pu grapiller ci et là.

      Tout dépend de ce que l’on entend par « génocide ». La conquête de l’Amérique par les Espagnols, ou celle de l’Ouest par les Américains s’apparentent elles aussi incontestablement à des génocides. Pour le génocide des Indiens, il me semble que c’est Howard Zinn qui avait sensibilisé ses compatriotes à cette réalité historique.

      Ceci dit, le génocide n’est pas une invention de l’histoire moderne ou contemporaine. La Bible mentionne plusieurs génocides, parfois encouragés par Dieu, cf Premier Livre de Samuel, chapitre 15…
      http://www.ebible.free.fr/livre.php?_id=1s&_chap=15

      On pourrait relever aussi que la déclaration universelle des droits de l’animal mentionne à son article 8 que « Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c’est à dire un crime contre l’espèce ». Les anti-vivisectionnistes sont férus de ces qualificatifs…

      Amitiés!

      Stéphane

    • Stéphane 12:35 on 13 novembre 2007 Permalien

      Encore un élément: intéressante controverse sur wikipédia:

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Discuter:G%C3%A9nocide_arm%C3%A9nien

    • Lyonel Kaufmann 0:33 on 25 novembre 2007 Permalien

      @ Stéphane : merci pour ce lien complémentaire

      Grâce à François Monney et à son blog découvert aujourd’hui, j’en ajoute un supplémentaire l’Association Suisse-Arménie

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  • Lyonel Kaufmann 9:57 on 29 July 2007 Permalien | Répondre  

    Liberty, Equality, Fraternity 

    La Bastille dans les prémiers jours de sa demolition.
    « La Bastille dans let premiers jours de sa démolition, le 20 julliet 1789″
    Source: © Photothèque des Musées de la Ville de Paris/Joffre/Degraces « La Bastille dans let premiers jours de sa démolition, le 20 julliet 1789″ (Ref. 9 CAR 1493). Huile sur toile (77×114 cm)

    Le site américain Liberty, Equality, Fraternity propose un ensemble de médias fort intéressants (images, textes, cartes, chansons, frise chronologique) en lien avec la Révolution française. Au total, le site regroupe plus de 600 sources (documents primaires) en collaboration avec le Center for History and New Media (George Mason University) et l’American Social History Project (City University of New York), avec le soutien de la the Florence Gould Foundation et du National Endowment for the Humanities.
    Pour replacer ces images dans le contexte révolutionnaire, douze thèmes sont présentés et développés tel les causes sociales de la Révolution, les femmes et la révolution, les chants révolutionnaires, l’héritage révolutionnaire ou la guerre, la terreur et la résistance à la révolution.
    Les textes, cartes et chansons sont en anglais et pourraient être utilisés pour un enseignement bilingue ou en lien avec un enseignement en anglais. Pour les images, elles forment un ensemble de 245 images, présenté ainsi par le site:

    « Below you can browse through a list of 245 images included in Liberty, Equality, and Fraternity. The largest number are political cartoons. But we also include paintings and images of artifacts such as fans and buttons. The images are drawn from many repositories, but particularly from the Museum of the French Revolution in Vizille in southwest France and Olin Library at Cornell University. An essay on how to read images provides useful background ».

    De plus, le site propose un ensemble intéressant d’essais ( au format .pdf) sur la révolution française et les images. Les essais couvrent des thèmes que la violence révolutionnaire ou la représentation des femmes dans les foules révolutionnaires.

    Dans une perspective pédagogique, le site propose aussi tout un travail sur « Comment regarder les images » (« How to read images« ) qui intéressera les enseignant-e-s et leurs élèves. Ainsi à la deuxième page de ce travail, l’auteur aborde la question suivante : «How could an engraver or a painter make the viewer realize that a particular event had a specifically revolutionary character?» (Comment un graveur ou un peintre peut-il amener le spectateur qu’un événement particulier a des caractéristiques révolutionnaires?). En outre, pour faciliter le travail des enseignant-e-s et des élèves, un choix a été effectué relativement aux images pour en pré-sélectionner plus particulièrement quarante-deux (Imaging the French Revolution).
    A ce sujet, il est à noter que c’est essentiellement la face violence jumelée à celle de la remise en cause de l’ordre social (exécution du roi ou de Marie-Antoinette) qui sont mises en avant : »(On lira avec intérêt l’article de Casey Harison The French Revolution on Film: American and French Perspectives dans «the History Teacher.») »: En cela, le dossier se rapproche quelque peu de la vision « burkienne » (et donc réactionnaire) de la révolution française [Edmund Burke (1790). Réflexions sur la Révolution de France] A moins que cela soit une manière de mettre en évidence la différence fondamentale entre la guerre d’Indépendance des Etats-Unis et la Révolution française. En effet, pour Howard Zinn, alors que la révolution française est une révolution populaire remettant en cause l’ordre social établi, l’Indépendance des Etats-Unis est un mouvement indépendantiste conduit par des aristocrates fortunés (Blancs, anglo-saxons, fortunés et conservateurs), cherchant à maintenir ses privilèges et sa domination sur les autres composantes sociales (classes populaires, Noirs, Indiens…). [Zinn H. (2004). Une histoire populaire des Etats-Unis. De 1492 à nos jours. Paris: Editions AGONE, 812 pages]

    D’un point de vue didactique, cet ensemble de sources historiques s’intègre à une démarche didactique et pédagogique permettant aux élèves de construire leur connaissance et compréhension historique à l’aide de sources à l’image de l’historien. Un des chevaux de bataille d’une partie des didacticiens en histoire américain.

    Mes remerciements vont au site revolutionfrancaise.net pour m’avoir fait découvrir ce site.

     

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