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	<title>Lyonel Kaufmann blogue… &#187; USA2008</title>
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		<title>&#171;&#160;We made history&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Nov 2008 09:29:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
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		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[USA2008]]></category>

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		<description><![CDATA[We made history © Hyperakt Je pourrais dire que cela n&#8217;a pas traîné. Hier (05.11.2008), je proposais un parcours de l&#8217;ascension de Barack Obama au travers de son utilisation de l&#8217;histoire dans les discours. Aujourd&#8217;hui, je peux vous présenter la traduction graphique du fait qu&#8217;en devenant le premier président des Etats-Unis issu de la communauté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.hyperakt.com/blog/wp-content/uploads/2008/11/history.jpg"><img class="aligncenter" title="We made history" src="http://www.hyperakt.com/blog/wp-content/uploads/2008/11/history.jpg" alt="We made history © Hyperakt" width="599" height="895" /></a></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 609px;">
<dd class="wp-caption-dd">We made history © Hyperakt</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Je pourrais dire que cela n&#8217;a pas traîné. Hier (05.11.2008), je proposais un parcours de l&#8217;ascension de Barack Obama au travers de son utilisation de l&#8217;histoire dans les discours. Aujourd&#8217;hui, je peux vous présenter la traduction graphique du fait qu&#8217;en devenant le premier président des Etats-Unis issu de la communauté afro-américaine [1] Barack Obama fait histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce poster fait partie d&#8217;un ensemble de travaux graphiques qui ont agrémentés la campagne américaine et qui eux-aussi s&#8217;appuiaient, réinterprétaient et renouvelaient l&#8217;image d&#8217;Obama en s&#8217;appuyant sur des codes graphiques chargés d&#8217;histoire. Ce sont les fameux travaux utilisant notamment les slogans &laquo;&nbsp;Hope&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Change&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Progress&nbsp;&raquo;:</p>
<p><a href="http://farm3.static.flickr.com/2247/2231258092_43d8e672b5.jpg"><img title="Obama Hope" src="http://farm3.static.flickr.com/2247/2231258092_43d8e672b5.jpg" alt="Obama Hope" width="333" height="500" /></a><br />
Obama &laquo;&nbsp;Hope&nbsp;&raquo; © Shepard Fairey<br />
Dès janvier 2008, ces posters faisaient entrer Barack Obama dans la culture populaire. Dans un premier temps, il s&#8217;agissait de tirages en série limitée permettant à leurs acquéreurs tout à la fois de soutenir la campagne du candidat et d&#8217;effectuer un achat de nature artistique. Dans un deuxième temps, imprimés en grand nombre, ils servaient à l&#8217;affichage en milieu urbain. [2]</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la convention démocrate de Denver, Deroy Peraz, graphiste new-yorkais, d&#8217;<a href="http://www.hyperakt.com/">Hyperakt</a> réalisait une série d&#8217;affiches, déclinée en cinq combinaison de couleurs différentes, comportant le slogan &laquo;&nbsp;The New Hope&nbsp;&raquo;, le nouvel espoir (<a href="http://obamamedia.wordpress.com/2008/03/07/obama-the-new-hope-wallpapers/" target="_blank">Obama “The New Hope” Wallpapers</a>). La référence historique au New Deal est on ne peut plus évidente de même que l&#8217;association Obama-Roosevelt.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p><a href="http://www.hyperakt.com/blog/2008/09/25/silkscreen-obama-prints-for-sale/"><img title="Obama The New Hope" src="http://www.hyperakt.com/blog/wp-content/uploads/2008/10/obamaprint.jpg" alt="Obama The New Hope - © Hyperakt" width="600" height="432" /></a><br />
Obama &laquo;&nbsp;The New Hope&nbsp;&raquo; &#8211; © Hyperakt</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la nuit de mardi à mercredi, Deroy Peraza a changé le slogan pour «We made history», nous avons fait l&#8217;histoire, au-dessus de «President Obama». Dans la foulée, il a également créé une affiche du couple présidentielle Barak et Michelle Obama avec pour seul slogan «Victory!» <strong>(Source:</strong> <a href="http://www.letemps.ch/template/transmettre.asp?contenupage=nlreader&amp;page=newsletterdisplay&amp;id=17&amp;NLArtID=15079" target="_blank">Le Temps</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;alliance pop-art et les références aux New Deal ne peuvent ainsi que parler aux classes moyennes. D&#8217;une part de leur véritable émergence comme acteur central de la vie politique, sociale et économique américaine. D&#8217;autre part, en les renvoyant à l&#8217;âge de leur prospérité pour leur faire envisager, alors qu&#8217;elles sont durement touchées par la crise, un nouvel âge de prospérité dont Barack Obama serait le porte-drapeau. Les référents culturels utilisés sont donc connus et intégrés par une largre frange de la population. L&#8217;art du poster est également des plus intéressant associant message artistique, politique et production de masse.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autre part, ces artistes sont des militants progressistes, voire radicaux, de plus ou moins longue date qui ont fait leurs armes pendant la présidence de George W. Bush, notamment lors de la campagne de 2004. Voici à titre d&#8217;exemple deux travaux récents réalisés par Shepard Fairey [3]</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a href="http://theworldsbestever.com/2007/10/30/shepard-fairey-tuesday-stolen-space-preview-2"><img title="Shepard Fairey " src="http://www.theworldsbestever.com/2007/10/29/shepard-fairey-fiend-mao.jpg" alt="Mao, Hand Painted Multiple, Silkscreen and Mixed Media on Cotton Rag Paper. 29″ x 42″ © Shepard Fairy" width="330" height="424" /></a><br />
Mao, Hand Painted Multiple, Silkscreen and Mixed Media on Cotton Rag Paper. 29″ x 42″ © Shepard Fairey<br />
<a href="http://www.artcal.net/event/view/10/4968"><img title="Shepard Fairey @ Jonathan LeVine Gallery" src="http://static.artcat.com/calendar/29f2391f1aa1480f1d59c1c77e9294cdd8d3107e.jpeg" alt="Shepard Fairey @ Jonathan LeVine Gallery" width="400" height="400" /></a><br />
Shepard Fairey @ Jonathan LeVine Gallery</p>
<p style="text-align: justify;">Ces artistes et leurs travaux jouent avec les références culturelles et s&#8217;inscrivent dans tout un mouvement tendant à refonder un discours progressiste tranchant avec le discours des néo-conservateurs qui domine la scène américaine depuis Ronald Reagan. Comme leurs prédécesseurs des années 1930, leurs productions démocratisent l&#8217;art pour former un nouvel art populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">[1] Sur sa couleur de peau:</p>
<blockquote><p>Un sans-faute dans la communauté noire : près de 95% des électeurs afro-américains ont choisi Obama. Mais en ne se posant jamais comme un représentant de la communauté noire, le démocrate a convaincu qu’il pouvait être le « président de tous les Américains » et non le porte-parole des Afros-américains. L&#8217;historien Jacques Portes va plus loin : « Les Etats-Unis nous étonneront toujours oui ! Mais je pense que si Obama avait été un Noir du Sud des Etats-Unis, portant des revendications contre l&#8217;esclavage, il n’aurait pas eu ses chances. »</p>
<p style="text-align: justify;">Historique, émouvante, réjouissante : l’entrée de Barack Obama à la Maison Blanche prouve que cette question n’était pas la plus importante. L’Amérique aurait donc changé ?</p>
<p class="title" style="text-align: right;">« Non, répond Vincent Michelot,l’Europe voit mal ce qui change aux Etats-Unis. Sur l&#8217;effet Bradley, on se trompait, le pays a changé depuis une vingtaine d&#8217;années ! L’enjeu était é-co-no-mi-que. »</p>
<p class="title" style="text-align: right;">Rue89: <a href="http://www.rue89.com/campagnes-damerique/2008/11/05/qui-a-vraiment-fait-gagner-barack-obama" target="_blank">Qui a vraiment fait gagner Barack Obama ? </a></p>
</blockquote>
<p class="dek">[2] Sur le travail de Shepard Fairey pour la campagne d&#8217;Obama lire <a href="http://creativity-online.com/?action=news:article&amp;newsId=124743" target="_blank">Shepard Fairey: Obey Obama. The designer&#8217;s endorsement as a striking poster series</a>.</p>
<p class="dek">[3] Shepard Fairey a exposé en octobre 2007. Deux articles en lien avec cette exposition et le travail de l&#8217;artiste:</p>
<ul>
<li><a href="http://www.artcal.net/event/view/10/4968" target="_blank">Artcal</a></li>
<li><a href="http://www.neublack.com/art-design/shepard-fairey-jonathan-levine-gallery/" target="_blank">Shepard Fairey @ Jonathan LeVine Gallery</a></li>
</ul>
<p>A noter aussi ce poster de Martin Luther King réalisé par Fairey:</p>
<p><a href="http://theworldsbestever.com/2007/10/30/shepard-fairey-tuesday-stolen-space-preview-2"><img title="Martin Luther King @ Shepard Fairey" src="http://www.theworldsbestever.com/2007/10/29/shepard-fairey-mlk.jpg" alt="Shepard Fairey MLK, Spray Painted Stencil and Mixed Media on Cotton Rag Paper, 30″ x 44″" width="315" height="448" /></a><br />
Shepard Fairey MLK, Spray Painted Stencil and Mixed Media on Cotton Rag Paper, 30″ x 44″<br />
Ce billet a été proposé à un <em><a title="Concours Designer Daily" href="http://www.designer-daily.com/design-you-love-a-group-writing-project-with-awesome-prizes-1232" target="_blank">concours</a></em> organisé par <em><a title="Designer Daily" href="http://www.designer-daily.com/" target="_blank">Designer Daily</a></em>. N’hésitez pas à participer! (délai 15 novembre 2008)</p>]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;An American Dream&#160;&#187; : Obama et l&#8217;histoire</title>
		<link>http://lyonelkaufmann.ch/Blog/2008/11/05/an-american-dream-obama-et-lhistoire/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 00:12:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[BarackObama]]></category>
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		<category><![CDATA[USA2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, Barack Obama entrera très probablement dans l&#8217;histoire en devenant le premier afro-américain à accéder à la fonction présidentielle, mais depuis le début de sa campagne il n&#8217;a cessé de se positionner par rapport à un ensemble de figures historiques américaines. Cet article vous propose de revenir vers les étapes principales de ce rapport à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="r"><strong>Aujourd&#8217;hui, Barack Obama entrera très probablement dans l&#8217;histoire en devenant le premier afro-américain à accéder à la fonction présidentielle, mais depuis le début de sa campagne il n&#8217;a cessé de se positionner par rapport à un ensemble de figures historiques américaines. Cet article vous propose de revenir vers les étapes principales de ce rapport à l&#8217;histoire du candidat Obama.</strong></p>
<p class="r">Avec Barack Obama, comme avec Nicolas Sarkozy, le candidat reinterprète l&#8217;histoire à sa manière. Cette utilisation de l&#8217;histoire lui permet de mettre en scène non seulement sa vision de l&#8217;histoire, mais de proposer un récit autour du candidat ce qu&#8217;on appelle le <em>Storytelling </em>(<a onmousedown="return rwt(this,'','','res','2','AFQjCNHWhYZSym2CPDRrRpAUWbbF0s44Cw','&amp;sig2=OwfbCA0FNl_pm8MdnjbAUg')" href="http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/storytelling-ces-histoires-que-construit-le-pouvoir" target="_blank">Une machine à fabriquer des histoires, par Christian Salmon)</a> [1] Dans la mise en scène de ces rapports à l&#8217;histoire, comme pour le reste de sa campagne, les vidéos publiées sur <a href="http://youtube.com" target="_blank">youtube.com</a> sont centrales dans la diffusion de ces messages. Dès le départ de sa campagne, le candidat Obama propose les versions intégrales de ses discours souvent fleuves. C&#8217;est probablement une des originalités de sa campagne et de la diffusion de ce récit. Dès le début, Barack Obama non seulement se pose en successeur de figures historiques importantes de l&#8217;histoire américaine, mais en pasteur conduisant le troupeau d&#8217;abord de ses fidèles avant le peuple américain tout entier vers sa terre promise à l&#8217;aide de mots soigneusement choisi et scandé à répétion (<em>Hope</em> &#8211; <em>Change</em> &#8211; <em>Yes we can</em>…).</p>
<p class="r">Dans la construction de ce nouvel &laquo;&nbsp;<em>american dream</em>&laquo;&nbsp;, le prologue est constitué par son adresse à la convention démocrate de Boston en 2004 lorsque cette dernière se choisit John Kerry comme candidat face à Georges W. Bush. Il y prononce alors le Keynote, le discours conçu pour enthousiasmer les délégués. Après le discours, <em>A star is born</em>:</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/eWynt87PaJ0&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/eWynt87PaJ0&amp;hl=en&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p class="r" style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=eWynt87PaJ0">Barack Obama à la convention de Boston en 2004</a></p>
<p>Dès l&#8217;annonce officielle de sa candidature le 10 février 2007, Barack Obama se sert de l&#8217;histoire pour sa mise en scène. En effet, il ne choisit pas Springfield par hasard. C&#8217;est la ville d&#8217;Abraham Lincoln. Dans cette ville, alors candidat républicain à la Présidentielle, Lincoln y prononce le 16 juin 1858 un discours qui met en évidence le danger de désunion du pays sur le problème de l&#8217;esclavage (&laquo;&nbsp;<a href="http://www.nationalcenter.org/HouseDivided.html" target="_blank">A House Divised Against Itself Cannot Stand</a>&laquo;&nbsp;). Obama se place ainsi sous une auguste figure tutélaire, se pose en rassembleur ainsi qu&#8217;en homme par lequel viendra la rupture et le changement. Il représente aussi la dernière marche qui sépare les Afro-Américains de l&#8217;émancipation intégrale: l&#8217;accession à la présidence des Etats-Unis. Enfin, le décor choisit n&#8217;est pas sans évoquer <em>&laquo;&nbsp;Mr Smith au Sénat&nbsp;&raquo;</em> soit celui qui veut nettoyer les écuries d&#8217;Augias à Washington et le discours comprend également un passage sur le nécessaire besoin de changement de Washington et de son rapport aux lobbys. Membre de cet establishment, car sénateur, Barack Obama se construit pourtant une figure anti-establishment qui doit le servir dans les primaires face à la candidate de l&#8217;establishment démocrate: Hillary Clinton.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/gdJ7Ad15WCA&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/gdJ7Ad15WCA&amp;hl=en&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=gdJ7Ad15WCA">Barack Obama: l&#8217;annonce de sa candidature (Springfield, 10 février 2007)</a></p>
<p style="text-align: left;">Et le message passe. Le duo Lincoln-Obama fonctionne:</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/13bFfcqbD9g&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/13bFfcqbD9g&amp;hl=en&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Approchent alors les premières primaires et la première d&#8217;entre elle, celle du New Hampshire. La victoire d&#8217;Obama donne lieu à ce discours de victoire qui martèle le désormais fameux &laquo;&nbsp;Yes we can&nbsp;&raquo;:
</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Fe751kMBwms&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/Fe751kMBwms&amp;hl=en&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Un style (13 minutes de discours), un ton de pasteur en chaire, le tempo est donné avec indéniablement une référence au pasteur Martin Luther King (voir mon billet<a rel="bookmark" href="http://www.politis.ch/carnets/2008/02/27/reverend-obama/"> Révérend Obama?)</a>. Discours fondateur et hypnotique, il sera resamplé et repris par le tout aussi fameux clip suivant:
</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2fZHou18Cdk&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/2fZHou18Cdk&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi la deuxième personnalité qui va servir d&#8217;étalon-historique de référence pour le candidat Barack Obama est le pasteur Martin Luther King. Le calendrier commémoratif américain fait bien les chose puisque, dans la foulée du New Hampshire, le 22 janvier, on commémore le 40e anniversaire de la mort par assassinat de Martin Luther King. Pour chacun des candidats démocrates, c&#8217;est un passage obligé. Le discours de Barck Obama ce jour-là à l&#8217;Ebenezer Baptist Church:</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Kf0x_TpDris&amp;border=1&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/v/Kf0x_TpDris&amp;border=1&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p style="text-align: left;">Mais c&#8217;est avec son discours fleuve sur la question raciale <em>(A More Perfect Union</em>) qui définitivement cale le candidat Obama sur la vie et l&#8217;oeuvre du pasteur:</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pWe7wTVbLUU&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/pWe7wTVbLUU&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>J.-F. Kennedy est une autre figure historique tutélaire qui est régulièrement convoqueé, par la presse, pour présenter le candidat Obama. D&#8217;ailleurs, ce dernier obtient les ralliements de la plupart des membres encore en vie de la famille Kennedy dont le sénateur Edward Kennedy. Voici une photo de campagne qui n&#8217;est pas sans rappeler la référence à J.F.K.</p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://graphics8.nytimes.com/images/promos/politics/blog/18obama-reno-winter.jpg" alt="" /></div>
</p>
<p style="text-align: right;"><em>Barack Obama à Reno, Nevada, Vendredi 18 janvier 2008 (New York Times).</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un dernier et tout récent discours-fleuve (&laquo;&nbsp;<em>American Stories, American Solutions</em>&laquo;&nbsp;) a été prononcé dans le prolongement de la crise de ce mois d&#8217;octobre:</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/GtREqAmLsoA&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/GtREqAmLsoA&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p class="post-title">Comme le souligne André Gunthert (<a href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/31/853-la-classe-moyenne-a-le-visage-de-la-famille" target="_blank"><em>Pour Obama, la classe moyenne a le visage de la famille</em></a>):</p>
<p class="post-info"><a href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/En-images"></a></p>
<blockquote><p><em>Brûlant de ses derniers feux, la campagne de Barack Obama nous a livré hier un objet devenu rare: un vrai film de propagande à l&#8217;ancienne, sous la forme étonnante d&#8217;un publi-reportage de 27 minutes diffusé simultanément sur sept chaînes nationales.</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/GtREqAmLsoA&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/GtREqAmLsoA&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>En se replaçant au coeur de la classe moyenne et dans le contexte de crise actuelle rapportée inlassablement à la crise économique du début des années 1930, Barack Obama fait référence à l&#8217;autorité de Roosevelt et son action de changement devient le nouveau New Deal dont les Etats-Unis ont besoin pour sortir de la crise économique:</p>
<blockquote><p><em>Or cette classe moyenne n&#8217;est pas née par enchantement, ni par la seule force des volontés individuelles. Elle a été en bonne partie le fruit de l&#8217;action de l&#8217;Etat à partir des années 1930 qui, en soutenant les plus défavorisés, a rendu le jeu moins inégal, le terrain plus praticable pour tout le monde. En permettant aux fils des familles modestes de faire des études supérieures, il leur a donné l&#8217;opportunité de faire valoir leur talent face à des jeunes plus favorisés qu&#8217;eux au berceau. En protégeant les citoyens les plus vulnérables contre les risques de la vie (vieillesse, maladie&#8230;), il a aidé de nombreuses familles à envisager l&#8217;avenir avec un minimum de sérénité, et donc d&#8217;optimisme.</em></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.alternatives-economiques.fr/l-amerique-veut-retrouver-son-reve_fr_art_747_38429.html" target="_blank">L&#8217;Amérique veut retrouver son rêve</a> Yann Mens (Alternatives économiques)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;">Lincoln, Marin Luther King, Kennedy et Roosevelt: le décompte historique de Barack Obama est bon les trois mousquetaires d&#8217;Obama sont donc quatre.</p>
<p style="text-align: left;">[1] <em><strong>Storytelling</strong> is the ancient art of conveying events in words, images and sounds often by improvisation or embellishment.</em> Article de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Storytelling" target="_blank">Wikipedia</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>USA2008: une campagne sous le signe d&#8217;Obama</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Nov 2008 10:23:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[politis.ch]]></category>
		<category><![CDATA[BarackObama]]></category>
		<category><![CDATA[USA2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle américaine, l&#8217;heure n&#8217;est pas ici aux sondages et aux prédictions astrologiques, mais à un regard sur quelques éléments significatifs de la campagne, notamment sous l&#8217;angle de l&#8217;utilisation du net. Quelque soit le résultat de l&#8217;élection, tant les primaires que la générale ont été entièrement placées sous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle américaine, l&#8217;heure n&#8217;est pas ici aux sondages et aux prédictions astrologiques, mais à un regard sur quelques éléments significatifs de la campagne, notamment sous l&#8217;angle de l&#8217;utilisation du net.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelque soit le résultat de l&#8217;élection, tant les primaires que la générale ont été entièrement placées sous l&#8217;influence du candidat Barack Obama. Si néanmoins il venait finalement à être coiffé au poteau, ce n&#8217;est pas à ses qualités que son challenger le devrait, mais au fait que les Etats-Unis ne seraient pas encore prêts à élire un afro-américain. Ni Hillary Clinton, ni John McCain, politiciens pourtant chevronés, n&#8217;ont réussi à durablement percer la cuirasse du candidat Obama.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement aux campagnes passées, les stratégies négatives ont cette fois-ci été mises en échec par le storytelling construit par l&#8217;équipe d&#8217;Obama et la formidable frappe de force financière mise à son service. Barack Obama a été modelé dès 2004 pour fournir aux électeurs l&#8217;ultime avatar possible du rêve américain. ll est à souligner que visiblement cet ultime avatar ne pouvait être une femme d&#8217;où la profonde colère d&#8217;une partie d&#8217;entre elles à la non-désignation d&#8217;Hillary Clinton. Le contexte socio-économique dépressif n&#8217;est certainement pas étranger au besoin d&#8217;une grande partie de l&#8217;électorat de se raccrocher à ce mythe. [1]</p>
<p style="text-align: justify;">Le succès d&#8217;Obama et des démocrates doit beaucoup à Howard Dean, candidat malheureux des primaires de 2004 et président actuel du Parti démocrate. En effet, la machine électorale de Barack Obama est basée sur celle mise sur pied par H. Dean et n&#8217;a guère apporté de nouveauté formelle dans la campagne. L&#8217;équipe de campagne de Barack Obama a surtout mieux su transformer la mobilisation initiée sur internet en une mobilisation également sur le terrain. Les petits montants récoltés via internet n&#8217;ont pas seulement été mis au service de la construction du mythe, mais ils ont surtout permis trois choses:</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">a) trouver de nouveaux électeurs et de nouveaux militants;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">b) transformer les donateurs en militant assistant aux meeting d&#8217;Obama et en quadrillant tous les Etats-Unis, y compris les fiefs républicains;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">c) motiver les donateurs jusqu&#8217;au bout pour qu&#8217;ils se rendent dans les bureaux de vote:</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, Howard Dean, comme président des démocrates, a conceptualisé deux ans avant l&#8217;élection présidentielle la stratégie pour la campagne générale du candidat Obama. En effet, lors du renouvellement partiel des chambres, Howard Dean a investit dans la campagne, y compris dans des circonscriptions formant des bastions républicains. Il a d&#8217;ailleurs été critiqué principalement par l&#8217;équipe des Clintons parce que le gain en sièges aurait été plus important pour les Démocrates en concentrant plus les moyens financiers sur un nombre plus limités de circonscription. Or, si les gains ont peut-être été plus modestes, les Démocrates ont néanmoins obtenu la majorité du Congrès, mais surtout leur implantation a été renforcée.</p>
<p style="text-align: justify;">En juillet, la statégie de campagne arrêtée par l&#8217;équipe de Barack Obama a été identique à celle retenue par Howard Dean. Dès le début, il ne s&#8217;agissait pas de concentrer uniquement ses forces dans les <em>swing states</em>, mais de porter le fer partout, y compris dans les bastions républicains réputés. Dès juin, je rapportais cette stratégie (<a rel="bookmark" href="../2008/06/08/elle-sen-va/">Elle s’en va,</a> billet du 8 juin 2008) et je soulignais à ce propos</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><em>Assisterait-on à la traduction en politique et à l’élection présidentielle américaine du concept de «guerre totale»? […] Dans tous les cas de figure, la stratégie de Barack Obama correspondrait alors à:</em></p>
<ul>
<li><em>changer les règles du jeux et définir ses règles du jeu;</em></li>
<li><em>placer John McCain sur la défensive;</em></li>
<li><em>l’étrangler financièrement;</em></li>
<li><em>déplacer, voire dépasser, les frontières républicain/démocrate.</em></li>
</ul>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Fondamentalement, et malgré le fait que cette stratégie était connue en juin, les Républicains n&#8217;ont visiblement pas pris au sérieux cette stratégie au même titre que l&#8217;équipe de campagne d&#8217;Hillay Clinton durant les primaires. Certainement que la mauvaise situation financière du parti républicain n&#8217;aidait en rien l&#8217;élaboration d&#8217;une autre stratégie.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un autre ordre d&#8217;idée, la campagne de Barack Obama a été conçue comme celle d&#8217;une rock star. Si en 2004, des artistes américains tel Bruce Springsteen organisait des concerts géants pour soutenir John Kerry, ceux-ci sont restés cette-fois en arrière-plan sur le terrain pour laisser la place à Barack Obama lui-même et ses monstres meetings attirant jusqu&#8217;à plus de 35&#8217;000 personnes. Par contre, les stars ont une présence sur internet notamment sur le principe du clip vidéo, le plus célèbre d&#8217;entre eux étant bien évidement le <em>Yes We Can</em> de <span>Will.i.am:</span></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2fZHou18Cdk&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/2fZHou18Cdk&amp;hl=en&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<span><br />
</span>
</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ensemble médias électroniques-rencontres sur le terrain a été conçu et a fonctionné de la même manière que pour le show business. Le buzz est d&#8217;abord créé sur le net à l&#8217;instar de MySpace pour les musiciens, démultiplié via la plate-forme youtube avec les vidéos et après, seulement après, la tournée de concerts est organisée avec une vente des billets via internet. Fondamentalement la campagne de Barack Obama repose sur les mêmes principes. Tout a commencé via son discours de candidature prononcé à Springfield, ville où a grandi Abraham Lincoln, immédiatement diffusé sur le net en même temps que son site de campagne permettait aux premiers fans de s&#8217;engager dans la campagne en sa faveur.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme pour les artistes confirmés, il y a les versions courtes et les versions longues des albums et les collectors réservés aux fans. Par ailleurs, un certain nombre de discours fleuves sont prononcés jouant habilement avec les références historiques. De ce côté-là, Barack Obama n&#8217;est guère différent du Nicolas Sarkozy de la campagne présidentielle de 2007. S&#8217;il commence par Lincoln lors de son discours de candidature, Barack Obama construira sa campagne principalement au travers des référence à J.-F. Kennedy et Martin Luther King (voir son discours <em>A More Perfect Union</em>):</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pWe7wTVbLUU&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/pWe7wTVbLUU&amp;hl=en&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Avec l&#8217;accélération de la crise économique américaine [2], il &laquo;&nbsp;récupère&nbsp;&raquo; même Roosevelt et le New Deal dans sa besace.</p>
<p>En définitive, la campagne de 2008 a renouvelé l&#8217;approche terrain-média est l&#8217;internet supplante comme force de frappe comme dans l&#8217;inventivité tant la presse écrite que les télévisions. Internet remet même au goût du jour des formats tel le film de propagande ou les formats longs qui semblaient à jamais condamnés à l&#8217;âge du zapping télévisuel. (voir sous [1]) Et dans l&#8217;information instannée, les télescripteurs crachant les dépêches d&#8217;agence sont remplacé par twitter (<a rel="bookmark" href="../2008/01/22/usa2008-naissance-du-microjournalisme-et-de-la-micropolitique/">USA2008 : naissance du  microjournalisme et de la micropolitique</a>, article du 22 janvier 2008). [3]</p>
<p>Voilà, il me reste plus qu&#8217;à vous retrouver ce soir, via ce site, mais plus largement via mon twitter (à partir de 23h00-23h30): <a href="http://twitter.com/lyonelkaufmann" target="_blank">http://twitter.com/lyonelkaufmann</a>.</p>
<p>[1] Les articles suivants de ces derniers jours éclairent les propos de ce billet:</p>
<ul>
<li><a class="taggedlink" rel="nofollow" href="http://www.alternatives-economiques.fr/l-amerique-veut-retrouver-son-reve_fr_art_747_38429.html">L&#8217;Amérique veut retrouver son rêve par Yann Mens &#8211; issu de L&#8217;Amérique veut retrouver son rêve n°040 Septembre 2008</a></li>
<li><a class="taggedlink" rel="nofollow" href="http://www.huyghe.fr/actu_604.htm">Obama et ses hommes d&#8217;influence</a></li>
<li><a class="taggedlink" rel="nofollow" href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/31/853-la-classe-moyenne-a-le-visage-de-la-famille">Pour Obama, la classe moyenne a le visage de la famille</a></li>
</ul>
<p>[2] Cette vidéo de mars 2008 est non seulement prémonitoire, mais on y trouve déjà la fameuse photo représentant John McCain embrassant G. W. Bush et qui est régulièrement reprise dans les spots publicitaires de Barack Obama reprochant à John McCain d&#8217;avoir voté à 90% pour G. W. Bush:
</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/x4OOCReeLWo&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/x4OOCReeLWo&amp;hl=en&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p style="text-align: left;">[3] Si vous consultez le compte twitter consacré à l&#8217;élection &#8217;08 (<a href="http://election.twitter.com/" target="_blank">http://election.twitter.com/</a>), vous aurez l&#8217;exact reflet du fonctionnement des télescripteurs de l&#8217;époque crachant et imprimant des nouvelles en continu. Seul le bruit des aiguilles du télescripteur a disparu.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Propos de crise (4)</title>
		<link>http://lyonelkaufmann.ch/Blog/2008/10/01/propos-de-crise-4/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 23:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fragments discontinus de crise. Ecrits du bord de l’écran. Le syndrome Marc Bloch Evidemment cela devait arriver : via twitter, un lecteur me pose la question suivante: Comment un historien vit-il le fait de vivre un de ces moments historiques, une de ces ruptures? Evidemment chaque historien aimerait être aussi brillant que ne le fut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Fragments discontinus de crise. Ecrits du bord de l’écran.</em></p>
<p><strong>Le syndrome Marc Bloch</strong><br />
Evidemment cela devait arriver : via twitter, un lecteur me pose la question suivante: <em>Comment un historien vit-il le fait de vivre un de ces moments historiques, une de ces ruptures?</em><br />
Evidemment chaque historien aimerait être aussi brillant que ne le fut Marc Bloch et son <em>Etrange défaite</em> (juillet-septembre 1940):</p>
<blockquote><p><em>«Pour pouvoir être vainqueurs, n&#8217;avions-nous pas, en tant que nation, trop pris l&#8217;habitude de nous contenter des connaissances incomplètes et d&#8217;idées insuffisamment lucides? Notre régime de gouvernement se fondait sur la participation des masses. Or, ce peuple auquel on remettait ainsi ses propres destinées et qui n&#8217;était pas, je crois, incapable, en lui-même, de choisir les voies droites, qu&#8217;avons-nous fait pour lui fournir ce minimum de renseignements nets et sûrs, sans lesquels aucune conduite rationnelle n&#8217;est possible? Rien en vérité»</em></p></blockquote>
<p>Evidemment il n&#8217;y a que très peu de Marc Bloch… et beaucoup tâcherons.</p>
<p><strong> Abolition de l&#8217;espace et mise à distance de l&#8217;événement</strong><br />
Depuis mon très modeste observatoire, je suis encore et toujours frappé par ce filtre qui se place entre les événements qui se déroulent à la fois quasiment en direct depuis juillet 2007 et notre attitude de spectateur —donc fortement passif.<br />
A vrai dire, à la surface des choses, aucun changement apparent ne s&#8217;est produit dans mon quotidien. C&#8217;était la même chose en 1992 le lendemain du non à l&#8217;Espace Economique Européen. Une giffle, un choc. Pourtant pas de cataclysme immédiat, le soleil continuait de se lever le lendemain matin. Pourtant, lentement, imperceptiblement notre espace s&#8217;est rétréci et l&#8217;Espace des Européens s&#8217;est lui élargi. Un rétrécissement de notre espace mental en premier lieu. Il s&#8217;est juste à nouveau entrouvert un jour de décembre 2007.<br />
Aujourd&#8217;hui, l&#8217;effet de la vitesse de transmission de l&#8217;information tout à la fois abolit l&#8217;espace et nous place en direct au coeur de l&#8217;événement, mais ce même effet nous met à distance par la perte des sens, des odeurs et de la matérialité de l&#8217;événement. <em>In fine</em>, non seulement nous nous retrouvons dans un remake permanent, mais en outre l&#8217;action est filmée au ralenti.</p>
<p><strong>Sondefall helvétique et méthode Coué radicale</strong><br />
Au TJ (téléjournal), Droopy Broulis tient un discours rassurant sur une plus grande solidité helvétique. L&#8217;UBS devient un parangon de vertu pour avoir pris suffisamment tôt de douloureuses, mais salutaires, mesures d&#8217;assainissement.  Globalement nous serions plus prudents et plus intelligents que les autres. A ce rythme dans 6 mois, Marcel Ospel sera canonisé par l&#8217;ASB (Association suisse des banquiers) et se verra accorder un nouveau super bonus. A tous les autres d&#8217;écoper le malus…<br />
Dans ce même TJ, un peu plus tôt, Jacques Attali signalait que contrairement à 1929 les marchés sont globalisés et qu&#8217;il n&#8217;était nullement sûr que, si le bouchon maintenant le trou américain sautait, d&#8217;autres ne sauteraient pas ailleurs dans le monde. Son interview était un brillant mode d&#8217;emploi relativement à la situation actuelle remise en perspective par rapport à 1929.<br />
Personnellement, ce que je sais ainsi que les historiens (sérieux) de cette période, c&#8217;est que la crise des années 1930 est arrivée certes plus tardivement en Suisse —par rapport à d&#8217;autres pays européens, mais qu&#8217;elle a duré plus longtemps que dans les autres pays. En clair, l&#8217;expérience des autres n&#8217;a nullement été mise à profit pour être mieux préparés ou éviter les erreurs commises par les autres. Evidemment nous avions d&#8217;abord apprêté les recettes de crise du libéralisme.</p>
<p><strong>Soma planétaire</strong><br />
Impression d&#8217;être totalement anesthésié par les discours lénifiants prônant la confiance entendus d&#8217;un côté et paralysé par les discours d&#8217;apocalypse proférés par d&#8217;autres. Aucun des deux n&#8217;est convaincant. Tous les deux sont signes de crise. Comme dans les années 1930…</p>
<blockquote><p><em>La population optimale est sur le modèle de l&#8217;iceberg: huit neuvièmes au-dessous de la ligne de flottaison, un neuvième au-dessus.<br />
- Et ils sont heureux, au-dessous de la ligne de flottaison? En dépit de ce travail affreux?<br />
- Ils ne le trouvent pas tel, eux. Au contraire, il leur plait. Il est léger, et d&#8217;une simplicité enfantine.<br />
Pas d&#8217;effort excessif de l&#8217;esprit ni des muscles. Sept heures et demie d&#8217;un travail léger, nullement épuisant, et ensuite la ration de soma, les sports, la copulation sans restriction, et le Cinéma Sentant.<br />
Que pourraient-ils demander de plus?&nbsp;&raquo;</em><br />
(A. Huxley, Le meilleur des mondes)</p></blockquote>]]></content:encoded>
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		<title>Propos de crise (3)</title>
		<link>http://lyonelkaufmann.ch/Blog/2008/09/29/propos-de-crise-3/</link>
		<comments>http://lyonelkaufmann.ch/Blog/2008/09/29/propos-de-crise-3/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2008 19:53:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fragments discontinus de crise. Ecrits du bord de l’écran. Cette fois-ci le plan de sauvetage de l&#8217;administration Bush a définitivement été torpillé par 2/3 des Républicains et 40% des Démocrates. Tout le monde naviguera désormais à vue en l&#8217;absence de barreur avec les Etats-Unis suspendus au résultat des élections présidentielles et l&#8217;Europe incapable de parler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Fragments discontinus de crise. Ecrits du bord de l’écran.</em></p>
<p>Cette fois-ci le plan de sauvetage de l&#8217;administration Bush a définitivement été torpillé par 2/3 des Républicains et 40% des Démocrates. Tout le monde naviguera désormais à vue en l&#8217;absence de barreur avec les Etats-Unis suspendus au résultat des élections présidentielles et l&#8217;Europe incapable de parler d&#8217;une seule voix. Ce sera l&#8217;heure du sauve-qui-peut général.<br />
Coincé entre électoralisme et idéologie, le Congrès américain joue à la roulette russe avec six balles dans son chargeur. Plus spécifiquement et indubitablement, les Républicains jouent la politique du pire en espérant ainsi sauver leur peau… ou engloutir tout le monde à leur suite. Plus largement, l&#8217;impéritie bushienne dépasse la crise de fin de régime pour se transformer en crise-système.<br />
Comme lu, cet événement équivaudrait à la chute du Mur de Berlin du capitalisme. Nous sommes bien loin de la fin de l&#8217;histoire affirmée par Fukuyama dans le prolongement de 1989. L&#8217;absence de contre-modèle et de contre-poids aurait-il laissé le système capitalisme made in America sans garde-fou pour finir par se broyer lui-même?<br />
Diantre aussi que cela va être long avant le changement de président américain. Et pourquoi? Que restera-t-il entre les mains du futur président le jour de son investiture? L&#8217;élection américaine pourrait ainsi prendre la tournure du dérisoire absolu.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Propos de crise (2)</title>
		<link>http://lyonelkaufmann.ch/Blog/2008/09/29/propos-de-crise-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Sep 2008 19:50:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fragments discontinus de crise. Ecrits du bord de l’écran. Dramatisation, catastrophisme et fin du monde par G. W. Bush et John McCain Ces dernières vingt-quatre heures, tour à tour John McCain et G. W. Bush ont joué la crise sur le registre de la dramatisation et du catastrophisme. L&#8217;un en arrêtant (soi-disant?) séance tenante sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Fragments discontinus de crise. Ecrits du bord de l’écran.</em></p>
<p><strong>Dramatisation, catastrophisme et fin du monde par G. W. Bush et John McCain</strong></p>
<p>Ces dernières vingt-quatre heures, tour à tour John McCain et G. W. Bush ont joué la crise sur le registre de la dramatisation et du catastrophisme. L&#8217;un en arrêtant (soi-disant?) séance tenante sa campagne électorale, l&#8217;autre déclarant, après un mutisme assourdissante, à la nation:</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;Notre économie toute entière est en danger</em>&laquo;&nbsp;</p></blockquote>
<p>Clairement, ces deux personnages tentent de sauver leurs meubles. Le premier ceux ceux de sa campagne électorale, l&#8217;autre ceux de sa présidence. Ces deux personnages que seule réunissait une franche et commune détestation mutuelle se retrouvent donc uni dans un destin commun, crédibilisant on ne peut mieux le McSame de la campagne obamesque:</p>
<p align="center"><img src="http://blog.reidreport.com/uploaded_images/mccain_bush-hug-767929.jpg" alt="" /></p>
<p>Cela ne serait pas trop grave si les deux se contentaient de couler ensemble. Mais dans un système économique où la confiance entraîne la confiance, l&#8217;inverse est également vrai. Leur irresponsabilité est ici totale, voire criminelle. G. W. Bush est coutumier du fait puisqu&#8217;il a joué sur cette corde dès le lendemain du 11 septembre 2001. Cependant, cette fois-ci, une telle attitude de chef de clan, matinée de mépris pour le citoyen lambda, provoque aujourd&#8217;hui la colère des électeurs et citoyens américains, totalement abasourdis par la <span style="border-collapse: collapse; color: #030303; font-family: helvetica; font-size: 13px; line-height: 16px;">gravité de la crise et stupéfaits d&#8217;entendre qu&#8217;ils devraient payer 700 milliards de dollars pour l&#8217;inconséquence des banques alors qu&#8217;eux voient leur maison saisie, leur retraite couler et les bourses d&#8217;étude de leurs enfants partir en fumée.</span></p>
<p><span style="border-collapse: collapse; color: #030303; font-family: helvetica; font-size: 13px; line-height: 16px;"><br />
PS: <a href="http://www.usatoday.com/money/autos/2008-09-24-automakers-loan-program_N.htm">un article de USA Today</a> évoquait mercredi une aide fédérale de 25 milliards de dollars pour aider l&#8217;industrie automobile qui déroche à son tour.</span></p>]]></content:encoded>
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		<title>What crisis? Crisis!*</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 08:33:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis juillet 2007, l&#8217;entrée dans le vocabulaire de crise a été progressive malgré les références constantes à l&#8217;événement totémique du Krach de 1929. Tout a été fait d&#8217;abord pour distinguer la situation de 2007 à celle de 1929. Nous aurions appris de cette crise de 1929, nous en serions sortis plus intelligents et les marchés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis juillet 2007, l&#8217;entrée dans le vocabulaire de crise a été progressive malgré les références constantes à l&#8217;événement totémique du Krach de 1929. Tout a été fait d&#8217;abord pour distinguer la situation de 2007 à celle de 1929. Nous aurions appris de cette crise de 1929, nous en serions sortis plus intelligents et les marchés sauraient désormais se réguler. Et puis les fondamentaux de l&#8217;économie étaient «bons» (n&#8217;est-ce pas John McCain?). Dans le fond, ce n&#8217;était qu&#8217;une situation limitée au secteur de la finance. Pas de panique!</p>
<p>Ben justement depuis la semaine dernière, c&#8217;est la panique sur les marchés financiers. A tel point que maintenant ce serait vraiment la crise. Seulement depuis la semaine dernière parce que le coeur des marchés financiers sont touchés et que la crise menace l&#8217;establishment financier? Au fond la crise ne serait-elle réelle que lorsqu&#8217;elle atteint les cercles de décision les plus élevés de l&#8217;oligarchie économique et financière?</p>
<p>Clairement la notion de crise dépend également des éléments que l&#8217;on juge fondamentaux pour parler de crise. Le choix de ces éléments n&#8217;est pas neutre et certains de ceux-ci ont des conséquences plus que douloureuses et réelles pour des millions de gens -et cela depuis plus longtemps que juillet 2007 ou septembre 2008. Pour sa part, Natasha Chart (<a href="http://www.openleft.com/showDiary.do?diaryId=8381">Natasha Chart :: This Is Now A Crisis</a>), sur le blog <em>OpenLeft</em>, en liste quelques-uns:</p>
<blockquote>
<ul>
<li><em>45 million Americans have &laquo;&nbsp;don&#8217;t get sick&nbsp;&raquo; for a healthcare plan and people who have health coverage but do get sick are still at high risk of going bankrupt.</em></li>
<li><em>The global greenhouse effect is wreaking havoc on our species&#8217; life support systems.</em></li>
<li><em>Americans&#8217; wages have been stagnating and they don&#8217;t have the purchasing power they had at the turn of the century.</em></li>
<li><em>Impoverished Americans have rising and Third World infant mortality rates, thanks to Bush administration cutsin social services that financed truly wasteful government spending.</em></li>
</ul>
</blockquote>
<p>Pourtant poursuit Natasha Chart:</p>
<blockquote><p>
  <em>When you fail, or your family fails, when your neighborhood fails, it&#8217;s unfortunate.</em></p>
<p><em>When Ben Bernanke&#8217;s and Henry Paulson&#8217;s ex-colleagues fail, it&#8217;s a crisis that demands immediate attention and any solution available. Those people, they need some help.</em></p>
</blockquote>
<p>Note: Ben Bernake est le président de la Réserve fédéral et Henry Paulson le secrétaire au Trésor du gouvernement Bush.</p>
<p>* <em>Quelle crise? La crise!</em> (référence bien évidemment à l&#8217;album de Supertramp (<em>Crisis? What crisis?</em>)</p>]]></content:encoded>
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		<title>Obama : my American Prayer</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 01:18:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que Barack Obama choisissait son colistier en la personne de Joe Biden, Dave Stewart (ex-Eurythmics) composait une nouvelle ode à la gloire du candidat démocrate et réunissait une brochette de personnalités du show-biz pour l&#8217;interpréter dont Forest Whitaker, Macy Gray, Whoopi Goldberg, Cyndi Lauper, Herbie Hancock, Joan Baez et… Pamela Anderson. Voici le résultat: [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que Barack Obama choisissait son colistier en la personne de Joe Biden, Dave Stewart (ex-Eurythmics) composait une nouvelle ode à la gloire du candidat démocrate et réunissait une brochette de personnalités du show-biz pour l&#8217;interpréter dont Forest Whitaker, Macy Gray, Whoopi Goldberg, Cyndi Lauper, Herbie Hancock, Joan Baez et… Pamela Anderson. Voici le résultat:</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/oVi4rUzf-0Q&amp;color1=11645361&amp;color2=13619151&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/oVi4rUzf-0Q&amp;color1=11645361&amp;color2=13619151&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true" wmode="transparent"></embed></object></p>
<p>A noter la référence appuyée à Martin Luther King.</p>
<p>Pour revenir à la désignation du colistier et à la stratégie marketing, centrée sur le web, de Barack Obama, je vous conseille l&#8217;intéressante lecture de Guillemette Faure sur Rue89:<a href="http://www.rue89.com/campagnes-damerique/un-biiip-a-2-heures-du-matin-ca-doit-etre-barack" target="_blank"> Un biiip à 2 heures du matin&#8230; Ca doit être Barack</a>.</p>
<p>Bon dimanche!</p>]]></content:encoded>
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		<title>Elle s&#8217;en va</title>
		<link>http://lyonelkaufmann.ch/Blog/2008/06/08/elle-sen-va/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 14:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[So today, I am standing with Senator Obama to say: Yes we can. Hillary Clinton  Depuis mardi passé, il était clair qu&#8217;Hillary Clinton aurait à s&#8217;effacer au profit de Barack Obama. Depuis mardi, ce retrait a été effectué par étapes jusqu&#8217;à ce discours prononcé au National Building Museum de Washington devant 10&#8217;000 supporters: Le texte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><em>So today, I am standing with Senator Obama to say: Yes we can.</em><br />
Hillary Clinton </p></blockquote>
<p>Depuis mardi passé, il était clair qu&#8217;Hillary Clinton aurait à s&#8217;effacer au profit de Barack Obama. Depuis mardi, ce retrait a été effectué par étapes jusqu&#8217;à ce discours prononcé au <span><em>National Building Museum</em></span> de <span>Washington devant </span> 10&#8217;000 supporters:</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/_ivSseLmD3w&amp;hl=en" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/_ivSseLmD3w&amp;hl=en" wmode="transparent"></embed></object></p>
<p>Le texte intégral de son discours est disponible <a href="http://www.openleft.com/showDiary.do?diaryId=6231" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>Dans le prolongement de ce discours, Barack Obama a indiqué, samedi 7 juin, qu&#8217;il avait hâte de faire campagne aux côtés de Hillary Clinton qui représente une valeur <em>&laquo;&nbsp;inestimable&nbsp;&raquo;</em> pour gagner l&#8217;élection présidentielle en novembre.<em>&laquo;&nbsp;La sénatrice Clinton sera d&#8217;une valeur inestimable pour nous aider à gagner en novembre et j&#8217;ai hâte de faire campagne à ses côtés pour apporter au pays les changements dont il a éperdument besoin&nbsp;&raquo;</em>, a dit M. Obama dans un email adressé à ses partisans. (Source: <a href="http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/06/08/barack-obama-recoit-le-soutien-d-hillary-clinton-et-a-hate-de-faire-campagne-a-ses-cotes_1055389_829254.html" target="_blank">Le Monde</a>)</p>
<p>Par ailleurs et généralement, le mode de scrutin par grands électeurs incite les candidats à l&#8217;élection présidentielle américaine à concentrer leur force et leur campagne sur les <em>swing states</em>, c&#8217;est-à-dire ces états susceptibles de basculer d&#8217;un côté comme de l&#8217;autre sur le candidat démocrate ou républicain. En effet, un fois un Etat gagné, c&#8217;est l&#8217;ensemble des grands électeurs de cet état qui reviennent au candidat arrivé en tête (à l’exception toutefois du Maine et du Nebraska). C&#8217;est, sans surprise le choix effectué par l&#8217;équipe de campagne de John McCain et, dans la vidéo suivante,  Rick Davis, directeur de campagne, présente les axes de cette campagne en mettant en avant un parti républicain affaibli comme jamais et un candidat McCain qui bénéficie en revanche d&#8217;une image très bonne auprès des Américains:</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4tiDACmM4eM&amp;hl=en" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/4tiDACmM4eM&amp;hl=en" wmode="transparent"></embed></object></p>
<p>Or, de son côté et à nouveau, Barack Obama semble vouloir innover en la matière et il aurait déjà établi une stratégie électorale qui inclut une forte présence dans des états dits <em>«rouges»</em>. Suite à la forte mobilisation – historique – lors de la campagne des primaires, Barack Obama cherche à transformer la machine des primaires en machine électorale présidentielle et compte rallier dans le camp démocrate des états traditionnellement républicains. Ainsi ses premiers déplacements seront dans des états comme la Caroline du Nord, un état qui a voté <em>«rouge»</em> depuis plus de 32 ans, le Missouri ou la Virginie, ce dernier état ayant été «<em>rouge»</em> depuis 44 ans (Source: <a href="http://www.enamerique.com/2008/06/08/les-etats-mauves-et-la-strategie-d’obama/" target="_blank">Les états mauves et la stratégie d’Obama</a>). Certainement aussi que sa formidable mécanique à lever des fonds pour la campagne explique également le choix de cette stratégie.</p>
<p>Assisterait-on à la traduction en politique et à l&#8217;élection présidentielle américaine du concept de «guerre totale»? Jusqu&#8217;à cette élection de 2008, une telle stratégie relevait de l&#8217;utopie en raison des moyens financiers et humains colossaux nécessaires pour mener une telle campagne. La campagne des primaires démocrates et l&#8217;arrivée à maturité de l&#8217;utilisation des moyens issus de l&#8217;Internet ont peut-être changé ces règles du jeux. Ainsi, dans ces primaires, les Démocrates ont réussi, pour la première fois à lever plus de fonds et à réunir plus d&#8217;électeurs que les Républicains. Dans tous les cas de figure, la stratégie de Barack Obama correspondrait alors à:</p>
<ul>
<li>changer les règles du jeux et définir ses règles du jeu;</li>
<li>placer John McCain sur la défensive;</li>
<li>l&#8217;étrangler financièrement;</li>
<li>déplacer, voire dépasser, les frontières républicain/démocrate.</li>
</ul>
<div>Ces prochains jours, un premier élément à suivre résidera dans l&#8217;impact du discours de retrait d&#8217;Hillary Clinton dans les mesures d&#8217;opinion. 3 à 4% de plus dans les intentions de vote pour Barack Obama serait des plus encourageants pour le camp démocrate. A moins l&#8217;élection présidentielle de novembre sera très difficile à gagner pour Barack Obama. A suivre donc…</div>]]></content:encoded>
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		<title>Et si Hillary attaquait Obama au travers du Boss?</title>
		<link>http://lyonelkaufmann.ch/Blog/2008/04/26/et-si-hillary-attaquait-obama-au-travers-du-boss/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 19:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyonel Kaufmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ces derniers jours les médias américains et francophones ont beaucoup parlé du spot d&#8217;Hillary Clinton axant sa campagne sur la peur et s&#8217;inspirant très largement des deux campagnes présidentiels de Georges W. Bush. Je parle bien entendu de la vidéo &#171;&#160;Kitchen&#160;&#187;: André Gunthert (Elire un président de cinéma?) la présente très bien: Après la vidéo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left; ">Ces derniers jours les médias américains et francophones ont beaucoup parlé du spot d&#8217;Hillary Clinton axant sa campagne sur la peur et s&#8217;inspirant très largement des deux campagnes présidentiels de Georges W. Bush. Je parle bien entendu de la vidéo <em>&laquo;&nbsp;Kitchen&nbsp;&raquo;</em>:</p>
<p style="text-align: center; "><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="355" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZDap46WOCmA&amp;hl=en" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="355" src="http://www.youtube.com/v/ZDap46WOCmA&amp;hl=en" wmode="transparent"></embed></object></p>
<p>André Gunthert (<a href="http://flipbook.blog.20minutes.fr/archive/2008/04/23/elire-un-president-de-cinema.html">Elire un président de cinéma?</a>) la présente très bien:</p>
<blockquote><p><em>Après la vidéo &laquo;&nbsp;Children (it&#8217;s three AM)&nbsp;&raquo;, le staff de Hillary Clinton a encore grimpé d&#8217;un cran dans l&#8217;échelle du clip politique qui fait peur. Diffusé le 21 avril, la veille du vote des délégués de Pennsylvanie, &laquo;&nbsp;Kitchen&nbsp;&raquo; (allusion à une citation de Harry Truman: “If you can&#8217;t stand the heat, get out of the kitchen”; “Si tu ne supportes pas la chaleur, ne reste pas dans la cuisine”) accumule images de guerre et de pompes à essence dans le plus grand désordre mental, sur une musique façon &laquo;&nbsp;L&#8217;Etoffe des héros&nbsp;&raquo;. On croirait une annonce pour un programme de Fox News.</em></p></blockquote>
<p>Elle n&#8217;honore certes pas Hillary Clinton. Dans le même temps, si Obama ne s&#8217;en sort pas face à ce type de campagne négative, il n&#8217;aura aucune chance en novembre. En même temps, s&#8217;il se sort bien de ce type d&#8217;attaques dans les primaires démocrates, il privera de munitions les Républicains puisqu&#8217;il pourra toujours parler de réchauffé…</p>
<p>Pour comprendre le principe des publicités négatives utilisée dans les campagnes américaines, la démarche parodique de l&#8217;équipe de Slate est également  éclairante (<a href="http://www.slate.com/id/2189400/">Attacking Barack With the Boss</a>) pour que nous puissions imaginer ce qui attend Barack Obama ces prochaines semaines et prochains mois. A cela s&#8217;ajoute la particularité et les possibilités offertes par le multimédia à la portée de tous et l&#8217;utilisation d&#8217;un réseau comme YouTube dans le genre de publicité «virale». Cette vidéo parodique* associe donc de manière particulière Bruce Springsteen et Barack Obama. En effet,  le Boss a adoubé dernièrement Barack Obama lors de la campagne de Pennsylvanie, via une <a href="http://citizenjake.com/2008/04/16/the-boss-goes-for-obama/">lettre de soutien de Springsteen</a> publiée sur son site.<br />
La publicité réalisée par Slate décline le thème de campagne apparu après les propos pour le moins ambigus de Barack Obama depuis San Francisco à l&#8217;égard de la classe moyenne américaine. La présentation de <a href="http://www.slate.com/id/2189400/">Slate</a>:</p>
<blockquote><p><em>Bruce Springsteen has come out for Barack Obama. You might think the working-class rocker&#8217;s endorsement is the perfect tonic for those &laquo;&nbsp;bitter&nbsp;&raquo; fumes engulfing Obama, following his recent ill-chosen remarks about small-town America. Certainly the timing seems great, with a critical primary in blue-collar Pennsylvania just days away.<br />
Or, if you&#8217;re Hillary Clinton, you might try to turn the Boss&#8217; show of support for Obama into a big fat negative. Slate V imagines what the attack might look like.</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center; "><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="355" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/0Q6FcqTvanw&amp;hl=en" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="355" src="http://www.youtube.com/v/0Q6FcqTvanw&amp;hl=en" wmode="transparent"></embed></object></p>
<p>Dans le clip, des extraits de chanson de Bruce Springsteen sont repris. Sortis de leur contexte, ceux-ci donnent à penser que The Boss aurait les mêmes préjugés négatifs que B. Obama et ne serait en plus que le défenseur d&#8217;une Amérique de loosers. Le syllogisme sous-entendu est assez clair : si le Boss ne soutien que des loosers alors Barack Obama est un looser. Les deux font fausse route.<br />
Dans l&#8217;histoire, le pire réside dans le fait que, sortie du site et du contexte de présentation de Slate, très peu de chose la distingue d&#8217;une publicité de campagne, réalisée et payée par un groupe de soutien à Hillary Clinton.** La confusion est donc totale. Et là elle dessert les deux candidats au plus grand profit des Républicains.<br />
Décidément <em>&laquo;&nbsp;It&#8217;s a brave new world&nbsp;&raquo;</em>.***</p>
<p>* mais pas autant que cela, car sortie de son contexte et publiée sans précaution sur un blog, on jurait effectivement une publicité de campagne diffusée par un comité de soutien à Hillary Clinton.<br />
** Seul le portrait de Céline Dion insinue un certain doute, mais comme c&#8217;est une de ses chansons qui est une des chansons présidant aux meetings d&#8217;Hillary Clinton…<br />
*** Titre anglais du livre d&#8217;Aldous Huxley, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes"><em>Le meilleur des mondes</em></a>.</p>]]></content:encoded>
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