Le Dr. Rankin, professeur d’Histoire à l’UT de Dallas, cherchait le moyen de faire participer plus d’étudiant-e-s à ses cours et à les engager dans plus de discussions en classe et hors la classe. Voici le compte-rendu en vidéo de son expérimentation de Twitter dans son cours d’histoire.
Personnellement, je retiens la diversité des moyens à disposition des étudiant-e-s pour rédiger leur «tweet»: leur ordinateur, leur téléphone portable (sms) et même la bonne vieille feuille de papier. De plus, il ne faut pas oublier le cadre d’enseignement proposé ici. En effet, le professeur Rankin dispense son cours à un grand groupe en auditoire (cours frontal dialogué) et l’on sait que plus le groupe est grand plus l’échange et la discussion sont difficiles. Comme elle le dit elle-même:
«Most educators would agree that large classes set in the auditorium-style classrooms limit teaching options to lecture, lecture, and more lecture. And most educators would also agree that this is not the most effective way to teach. I wanted to find a way to incorporate more student-centered learning techniques and involve the students more fully into the material.»
Source: Some general comments on the “Twitter Experiment” by Monica Rankin (UT Dallas)
La technologie ici s’intègre donc dans un enseignement de type traditionnel (frontal) pour le renforcer en y insérant d’autres dimensions pédagogiques. Il n’y a pas concurrence de modèles pédagogiques, mais confluence.
J’apprécie enfin que le professeur Rankin présente et analyse très simplement son utilisation de Twitter.
Sources:
- How to Use Twitter in the Classroom [VIDEO]
- How One Teacher Uses Twitter in the Classroom
- Some general comments on the “Twitter Experiment” par Monica Rankin (UT Dallas)
Complément sur le sujet (03.06.2009 @ 13:34)
Je vous renvoie aussi à cet intéressant article de Yann Leroux, publié aussi aujourd’hui, consacré à l’utilisation en salle de classe de Twitter (Twitter, une salle de classe étendue). L’extrait suivant illustre son propos et de l’intérêt de son article:
Twitter pendant un cours
Il y a toujours pendant un cours un peu de bruit, c’est-à-dire de communication plus ou moins en lien avec la situation d’enseignement. L’idée du backchanneling est de transformer ce bruit en conversations publiques. Le changement est radical puisque l’on passe de conversations ou d’attitudes sur lesquelles étaient jetée un voile d’opprobe à quelque chose qui est valorisé parce que possiblement source de travail et utile à d’autres. Il ne faut pas se méprendre : il ne s’agit pas de supprimer tout bruit. Y arriver serait le signe le plus sûr que l’on est face à un groupe prêt à subir un lavage de cerveau mais inapte à tout apprentissage. Aucun groupe n’est disponible à 100% pour un apprentissage pendant 100% du temps de l’enseignement.
Très bonne lecture!
{ 0 comments }
