La publicité plus dangereuse que les réseaux sociaux?

On oublie trop souvent, rappelle Bruno Devauchelle, que ce qui sert d’entrée dans la culture pour les jeunes est couramment la publicité et son corollaire la consommation

Or indique-t-il

ce qui est impressionnant pour le pédagogue de la transmission, c’est la redoutable efficacité de ces industries de l’information communication. Un enseignant demandait récemment comment faire pour être « aussi intéressant » devant ces élèves et ainsi mieux capter leur attention… Avec l’arrivée massive des TIC dans l’univers scolaire, on propulse la question au coeur d’un espace qui tentait de s’en préserver jusqu’alors. Deux problèmes se posent : faut-il ou non accueillir cette intrusion ? Comment éduquer dans un tel contexte ? Or les discours portent bien davantage sur les méfaits des réseaux sociaux et des conduites addictives que sur cette « pollution cognitive » et ses effets à court moyen et long terme. Ainsi l’école se trouve-t-elle en concurrence de manière redoutable avec cet univers dont on ne parle jamais et qui pourtant est bien plus « efficace » et dangereux que les réseaux sociaux et autres jeux vidéo.

Merci à Bruno Devauchelle de lancer le débat. Celui-ci interroge aussi sur la focalisation de la soi-disant dangerosité des réseaux sociaux qui, à mon avis, ont plus avoir avec les tenants d’un discours moralisateur que d’une dangerosité avérée. Ce discours moralisateur est d’ailleurs fort ancien et n’est que la reprise ou la continuité d’un discours moralisateur né avec l’arrivée du cinéma, puis repris avec celle de la télévision1

via Et si la plus efficace des écoles était la publicité !!! « Veille et Analyse TICE.

  1. L’influence pernicieuse du cinéma, en particulier sur le jeune public, est dénoncée dès les années 1900. Le cinéma est même alors considéré par certains comme une invention du diable. A lire :

    • Censure et cinéma un tour du monde | Bibliothèque de science po
    • COSANDEY, Roland, André Gaudreault et Tom Gunning (dir.), Une invention du diable? Cinéma des premiers temps et religion/An Invention of the Devil? Religion and Early Cinema, Lausanne/Québec, Payot Lausanne/Presses de l’Université Laval, 1992, 383 p. []
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