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	Commentaires sur : Retour du bon temps des colonies	</title>
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		<title>
		Par : Lyonel Kaufmann		</title>
		<link>https://lyonelkaufmann.ch/histoire/2005/03/29/retour-du-bon-temps-des-colonies/#comment-45</link>

		<dc:creator><![CDATA[Lyonel Kaufmann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 May 2007 19:27:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://lyonelkaufmann.ch/histoire/?p=32#comment-45</guid>

					<description><![CDATA[Je reconnais bien volontiers et j&#039;assume le côté réducteur de &quot;liquider&quot; les effets positifs de la colonisation avec le seul exemple des massacres de Sétif en 1945.
J&#039;aurais pu en ajouter d&#039;autres néanmoins, mais tel n&#039;était pas mon propos.
Je ne pense pas non plus que l&#039;on peut parler d&#039;un bilan &quot;globalement positif&quot; de la colonisation. Dans le cadre de la colonisation, les mécanismes de domination engagés ont largement amené à l&#039;aliénation et à une dépendance qui dure encore jusqu&#039;à nos jours. Sous d&#039;autres formes.
Par exemple, j&#039;ai été récemment frappé par le &quot;pillage&quot; des ressources vives du continents africains pour alimenter les hôpitaux notamment américains en médecins et infirmières. Bien sûr ce phénomène de captation n&#039;est pas propre au continent africain et touche également les pays de l&#039;Est par exemple. Mais il est symptomatique des liens de dépendance particulier du continent africain dans l&#039;exemple présenté.
Je ne pense pas, non plus, qu&#039;enseigner la colonisation consisterait à construire un simple tableau à double colonne où les + et les - s&#039;équilibreraient. Je précise, qu&#039;en disant cela, je ne veux pas inférer que cela serait votre position &quot;didactique&quot; ou historiographique. En tant qu&#039;enseignant, j&#039;ai rencontré cette manière de procéder dans un manuel de géographie suisse relativement au régime de l&#039;apartheid.
Plus fondamentalement, il me paraîtrait important, nécessaire, primordial qu&#039;au travers d&#039;un sujet comme la colonisation mes élèves, nos élèves saisissent et comprennent la mise en place des mécanismes de cette domination et ses conséquences à court, moyen et long terme. Je tiens à me situer ici au-delà du caractère positif ou négatif de la colonisation ou d&#039;un jugement moral bien/mal tel que le préconisait la loi du Sénat. Mais d&#039;aller dans le sens de la compréhension de ce phénomène historique.

Je vous remercie à triple titre de votre intervention :
- d&#039;une part d&#039;avoir pris la peine de me lire et de me répondre;
- d&#039;autre part, pour avoir permis de préciser une pensée un peu sommaire (et c&#039;est le but de ce type de communication qu&#039;est le blog et c&#039;est malheureusement trop rare)
- enfin, de m&#039;avoir permis de développer mon positionnement &quot;didactique&quot; relativement à ce sujet de la colonnisation.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je reconnais bien volontiers et j&rsquo;assume le côté réducteur de « liquider » les effets positifs de la colonisation avec le seul exemple des massacres de Sétif en 1945.<br />
J&rsquo;aurais pu en ajouter d&rsquo;autres néanmoins, mais tel n&rsquo;était pas mon propos.<br />
Je ne pense pas non plus que l&rsquo;on peut parler d&rsquo;un bilan « globalement positif » de la colonisation. Dans le cadre de la colonisation, les mécanismes de domination engagés ont largement amené à l&rsquo;aliénation et à une dépendance qui dure encore jusqu&rsquo;à nos jours. Sous d&rsquo;autres formes.<br />
Par exemple, j&rsquo;ai été récemment frappé par le « pillage » des ressources vives du continents africains pour alimenter les hôpitaux notamment américains en médecins et infirmières. Bien sûr ce phénomène de captation n&rsquo;est pas propre au continent africain et touche également les pays de l&rsquo;Est par exemple. Mais il est symptomatique des liens de dépendance particulier du continent africain dans l&rsquo;exemple présenté.<br />
Je ne pense pas, non plus, qu&rsquo;enseigner la colonisation consisterait à construire un simple tableau à double colonne où les + et les &#8211; s&rsquo;équilibreraient. Je précise, qu&rsquo;en disant cela, je ne veux pas inférer que cela serait votre position « didactique » ou historiographique. En tant qu&rsquo;enseignant, j&rsquo;ai rencontré cette manière de procéder dans un manuel de géographie suisse relativement au régime de l&rsquo;apartheid.<br />
Plus fondamentalement, il me paraîtrait important, nécessaire, primordial qu&rsquo;au travers d&rsquo;un sujet comme la colonisation mes élèves, nos élèves saisissent et comprennent la mise en place des mécanismes de cette domination et ses conséquences à court, moyen et long terme. Je tiens à me situer ici au-delà du caractère positif ou négatif de la colonisation ou d&rsquo;un jugement moral bien/mal tel que le préconisait la loi du Sénat. Mais d&rsquo;aller dans le sens de la compréhension de ce phénomène historique.</p>
<p>Je vous remercie à triple titre de votre intervention :<br />
&#8211; d&rsquo;une part d&rsquo;avoir pris la peine de me lire et de me répondre;<br />
&#8211; d&rsquo;autre part, pour avoir permis de préciser une pensée un peu sommaire (et c&rsquo;est le but de ce type de communication qu&rsquo;est le blog et c&rsquo;est malheureusement trop rare)<br />
&#8211; enfin, de m&rsquo;avoir permis de développer mon positionnement « didactique » relativement à ce sujet de la colonnisation.</p>
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		<title>
		Par : Michel Renard		</title>
		<link>https://lyonelkaufmann.ch/histoire/2005/03/29/retour-du-bon-temps-des-colonies/#comment-44</link>

		<dc:creator><![CDATA[Michel Renard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 May 2007 17:47:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://lyonelkaufmann.ch/histoire/?p=32#comment-44</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour,

J&#039;ai signé l&#039;appel contre la loi de février 2005. Parce que l&#039;État, maître des programmes scolaires, n&#039;a pas à imposer, pour autant, une interprétation de l&#039;histoire contre une autre, particulièrement lorsque celles-ci sont l&#039;objet de controverses historiographiques (c&#039;est également la raison pour laquelle j&#039;approuve le texte des historiens opposés à TOUTES les lois mémorielles).

Mais, votre argumentation me semble un peu courte. Expédier la question du &quot;rôle positiif&quot; de la colonisation en lui opposant les massacres de Sétif est caricatural. On ne peut réduire la période coloniale au 8 mai 1945 à Sétif.

Il est tout à fait envisageable de discuter de la positivité de la colonisation sans nier les massacres, sans verser dans l&#039;apologie du &quot;bon temps des colonies&quot;. Ce que fait, par exemple, l&#039;historien algérien Mohammed Harbi :

&quot;La colonisation a été ambivalente dans ses effets. D&#039;un côté, elle a détruit le vieux monde, au détriment de l&#039;équilibre social et culturel et de la dignité des populations. D&#039;un autre coté, elle a été à l&#039;origine des acquis qui ont créé la modernité algérienne. (...) On peut même dire, sans risque de se tromper, que la colonisation a été le cadre d&#039;une initiation à ce qui est une société civile, même si cet apprentissage s&#039;est fait malgré elle et s&#039;est heurté à une culture coloniale, d&#039;essence raciste&quot; (&quot;L&#039;Algérie et son destin. Croyants ou citoyens&quot;, Arcantère, 1992, p. 26 et 27).

D&#039;aileurs, le propos de Claude Liauzu cité par vous-même, «en ne retenant que le &quot;rôle positif&quot; de la colonisation, [cette loi] ...», ne nie pas cette dimension positive. Cet auteur, qui vient de disparaître, écrivait en présentation du &quot;Dictionnaire de la colonisation française&quot; (Larousse, 2007, p. 17) :

&quot;...l&#039;Occident a aussi introduit des bribes de ces références libérales et humanistes. Aussi, quand bien même la Chine ou tel État musulman y opposent leurs spécificités culturelles et religieuses, ils ne peuvent empêcher la naissance de ce produit paradoxal et largement involontaire de la colonisation qu&#039;est l&#039;individu et la question de la femme.&quot;

Michel Renard
professeur d&#039;histoire dans au lycée de Saint-Chamond (Loire, France)
http://etudescoloniales.canalblog.com/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>J&rsquo;ai signé l&rsquo;appel contre la loi de février 2005. Parce que l&rsquo;État, maître des programmes scolaires, n&rsquo;a pas à imposer, pour autant, une interprétation de l&rsquo;histoire contre une autre, particulièrement lorsque celles-ci sont l&rsquo;objet de controverses historiographiques (c&rsquo;est également la raison pour laquelle j&rsquo;approuve le texte des historiens opposés à TOUTES les lois mémorielles).</p>
<p>Mais, votre argumentation me semble un peu courte. Expédier la question du « rôle positiif » de la colonisation en lui opposant les massacres de Sétif est caricatural. On ne peut réduire la période coloniale au 8 mai 1945 à Sétif.</p>
<p>Il est tout à fait envisageable de discuter de la positivité de la colonisation sans nier les massacres, sans verser dans l&rsquo;apologie du « bon temps des colonies ». Ce que fait, par exemple, l&rsquo;historien algérien Mohammed Harbi :</p>
<p>« La colonisation a été ambivalente dans ses effets. D&rsquo;un côté, elle a détruit le vieux monde, au détriment de l&rsquo;équilibre social et culturel et de la dignité des populations. D&rsquo;un autre coté, elle a été à l&rsquo;origine des acquis qui ont créé la modernité algérienne. (&#8230;) On peut même dire, sans risque de se tromper, que la colonisation a été le cadre d&rsquo;une initiation à ce qui est une société civile, même si cet apprentissage s&rsquo;est fait malgré elle et s&rsquo;est heurté à une culture coloniale, d&rsquo;essence raciste » (« L&rsquo;Algérie et son destin. Croyants ou citoyens », Arcantère, 1992, p. 26 et 27).</p>
<p>D&rsquo;aileurs, le propos de Claude Liauzu cité par vous-même, «en ne retenant que le « rôle positif » de la colonisation, [cette loi] &#8230;», ne nie pas cette dimension positive. Cet auteur, qui vient de disparaître, écrivait en présentation du « Dictionnaire de la colonisation française » (Larousse, 2007, p. 17) :</p>
<p>« &#8230;l&rsquo;Occident a aussi introduit des bribes de ces références libérales et humanistes. Aussi, quand bien même la Chine ou tel État musulman y opposent leurs spécificités culturelles et religieuses, ils ne peuvent empêcher la naissance de ce produit paradoxal et largement involontaire de la colonisation qu&rsquo;est l&rsquo;individu et la question de la femme. »</p>
<p>Michel Renard<br />
professeur d&rsquo;histoire dans au lycée de Saint-Chamond (Loire, France)<br />
<a href="http://etudescoloniales.canalblog.com/" rel="nofollow ugc">http://etudescoloniales.canalblog.com/</a></p>
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