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	Commentaires sur : Quel manuel vs faut-il un manuel d&#039;histoire?	</title>
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		<title>
		Par : Lyonel Kaufmann		</title>
		<link>https://lyonelkaufmann.ch/histoire/2009/07/05/quel-manuel-vs-faut-il-un-manuel-dhistoire/#comment-550</link>

		<dc:creator><![CDATA[Lyonel Kaufmann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 23:21:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Merci à Vincent pour l&#039;article du New-York Times et ses compléments fort intéressants.
Personnellement  (je l&#039;est déjà exprimé &lt;a href=&quot;https://lyonelkaufmann.ch/histoire/medias-technologies/reflexions-sur-lutilisation-de-linformatique-dans-le-cours-dhistoire/#comment-369&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), cela fait longtemps que je pense que la classe, la période (de 45 ou 50 minutes), le travail à heure fixe etc. sont remis en cause. En fait c&#039;est la logique du travail de l&#039;atelier, du temps et du chronomètre, chère à la Révolution industrielle qui est ainsi remis en cause. J&#039;ai toujours été frappé, de par ici, par les horloges présentes dans les couloirs d&#039;école: c&#039;étaient les mêmes que celle des ateliers d&#039;usines. L&#039;enseignant n&#039;étant pas sans rapport avec le chef d&#039;atelier ou le contremaître. Et le directeur d&#039;école le digne équivalent du directeur d&#039;usine.
Ton évocation de la dématérialisation de l&#039;espace et du temps (et donc aussi de l&#039;enseignant et du manuel) n&#039;est pas sans évoquer la nouvelle organisation du travail où il n&#039;y a plus d&#039;horaires de travail et où la séparation entre vie professionnelle et vie privée est abolie. La mise à plat (du moins apparente) des hiérarchies je la perçois également au travers de ton expression «flatclassrom».
Maintenant ses nouvelles organisations du travail ont également été un moyen d&#039;augmenter la productivité du travail. Le poids de la gestion du temps étant aussi intériorisée par le salarié.
Le nouveau paradigme ne me paraît ni meilleur, ni pire que le précédent (l&#039;aliénation du travailleur restant la norme), sauf que nous vivons dans une société sans utopie sociale… à l&#039;échelle de l&#039;école née cette utopie sociale s&#039;est appelée démocratisation de l&#039;école et des études…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci à Vincent pour l&rsquo;article du New-York Times et ses compléments fort intéressants.<br />
Personnellement  (je l&rsquo;est déjà exprimé <a href="https://lyonelkaufmann.ch/histoire/medias-technologies/reflexions-sur-lutilisation-de-linformatique-dans-le-cours-dhistoire/#comment-369" rel="nofollow">ici</a>), cela fait longtemps que je pense que la classe, la période (de 45 ou 50 minutes), le travail à heure fixe etc. sont remis en cause. En fait c&rsquo;est la logique du travail de l&rsquo;atelier, du temps et du chronomètre, chère à la Révolution industrielle qui est ainsi remis en cause. J&rsquo;ai toujours été frappé, de par ici, par les horloges présentes dans les couloirs d&rsquo;école: c&rsquo;étaient les mêmes que celle des ateliers d&rsquo;usines. L&rsquo;enseignant n&rsquo;étant pas sans rapport avec le chef d&rsquo;atelier ou le contremaître. Et le directeur d&rsquo;école le digne équivalent du directeur d&rsquo;usine.<br />
Ton évocation de la dématérialisation de l&rsquo;espace et du temps (et donc aussi de l&rsquo;enseignant et du manuel) n&rsquo;est pas sans évoquer la nouvelle organisation du travail où il n&rsquo;y a plus d&rsquo;horaires de travail et où la séparation entre vie professionnelle et vie privée est abolie. La mise à plat (du moins apparente) des hiérarchies je la perçois également au travers de ton expression «flatclassrom».<br />
Maintenant ses nouvelles organisations du travail ont également été un moyen d&rsquo;augmenter la productivité du travail. Le poids de la gestion du temps étant aussi intériorisée par le salarié.<br />
Le nouveau paradigme ne me paraît ni meilleur, ni pire que le précédent (l&rsquo;aliénation du travailleur restant la norme), sauf que nous vivons dans une société sans utopie sociale… à l&rsquo;échelle de l&rsquo;école née cette utopie sociale s&rsquo;est appelée démocratisation de l&rsquo;école et des études…</p>
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		<title>
		Par : Vincent Mespoulet		</title>
		<link>https://lyonelkaufmann.ch/histoire/2009/07/05/quel-manuel-vs-faut-il-un-manuel-dhistoire/#comment-549</link>

		<dc:creator><![CDATA[Vincent Mespoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 10:09:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://lyonelkaufmann.ch/histoire/?p=1411#comment-549</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour Lyonel,

Pour compléter et actualiser les références sur les initiatives californiennes visant à promouvoir les manuels numériques en Open Source, je te conseille de lire &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/08/09/education/09textbook.html?_r=2&#038;hpw&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;cet article du New-York Times&lt;/a&gt; paru il y a quelques jours, qui fait le point sur les manuels numériques en Open Source. Cet article est particulièrement bien informé et te donnera des exemples précis avec les liens afférents.

Il y a bien sûr un argument économique dans cette politique, mais il y a surtout un argument pédagogique valable, le changement de paradigme des conditions d&#039;apprentissage des Digital Natives qui s&#039;accomodent mal d&#039;un manuel fini et linéaire. En outre, ce qu&#039;il y a de plus intéressant à mon sens, c&#039;est bien la &quot;dématérialisation&quot; de l&#039;enseignant lui-même autant que celle du manuel. L&#039;enseignant ne disparait pas, mais se démultiplie de plus en plus facilement, ce qui est très mal compris par ceux qui critiquent l&#039;enseignement online, selon un préjugé de déshumanisation. C&#039;est l&#039;inverse qui se passe, en fait. Son auditoire ne se réduit plus à sa classe en présentiel. Il s&#039;élargit à des communautés éducatives beaucoup plus vastes parce qu&#039;il devient producteurs de ressources en ligne. En même temps, ce changement modifie en profondeur la structure du temps scolaire qui rend de plus en plus problématique (obsolète ?) le modèle classique du prof devant une trentaine d&#039;élèves.

J&#039;ai utilisé largement au cours de l&#039;année passée cette notion de &quot;flatclassroom&quot; en invitant régulièrement de nombreux enseignants dans ma classe réelle via ma classe virtuelle (une plateforme de e.learning, ou tout simplement Skype) : mes élèves ont pu travailler et discuter en direct avec des enseignants des Etats-Unis, de Chine, ou même du Népal et du Burkina Faso: l&#039;enseignant peut ainsi devenir ponctuellement l&#039;enseignant d&#039;autres élèves. Ces classes distantes écoutaient et voyaient mes cours en même temps que mes propres élèves.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Lyonel,</p>
<p>Pour compléter et actualiser les références sur les initiatives californiennes visant à promouvoir les manuels numériques en Open Source, je te conseille de lire <a href="http://www.nytimes.com/2009/08/09/education/09textbook.html?_r=2&amp;hpw" rel="nofollow">cet article du New-York Times</a> paru il y a quelques jours, qui fait le point sur les manuels numériques en Open Source. Cet article est particulièrement bien informé et te donnera des exemples précis avec les liens afférents.</p>
<p>Il y a bien sûr un argument économique dans cette politique, mais il y a surtout un argument pédagogique valable, le changement de paradigme des conditions d&rsquo;apprentissage des Digital Natives qui s&rsquo;accomodent mal d&rsquo;un manuel fini et linéaire. En outre, ce qu&rsquo;il y a de plus intéressant à mon sens, c&rsquo;est bien la « dématérialisation » de l&rsquo;enseignant lui-même autant que celle du manuel. L&rsquo;enseignant ne disparait pas, mais se démultiplie de plus en plus facilement, ce qui est très mal compris par ceux qui critiquent l&rsquo;enseignement online, selon un préjugé de déshumanisation. C&rsquo;est l&rsquo;inverse qui se passe, en fait. Son auditoire ne se réduit plus à sa classe en présentiel. Il s&rsquo;élargit à des communautés éducatives beaucoup plus vastes parce qu&rsquo;il devient producteurs de ressources en ligne. En même temps, ce changement modifie en profondeur la structure du temps scolaire qui rend de plus en plus problématique (obsolète ?) le modèle classique du prof devant une trentaine d&rsquo;élèves.</p>
<p>J&rsquo;ai utilisé largement au cours de l&rsquo;année passée cette notion de « flatclassroom » en invitant régulièrement de nombreux enseignants dans ma classe réelle via ma classe virtuelle (une plateforme de e.learning, ou tout simplement Skype) : mes élèves ont pu travailler et discuter en direct avec des enseignants des Etats-Unis, de Chine, ou même du Népal et du Burkina Faso: l&rsquo;enseignant peut ainsi devenir ponctuellement l&rsquo;enseignant d&rsquo;autres élèves. Ces classes distantes écoutaient et voyaient mes cours en même temps que mes propres élèves.</p>
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