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	Commentaires sur : L&#039;enseignant, un chercheur entre conservatisme et futurisme	</title>
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		Par : François Monney		</title>
		<link>https://lyonelkaufmann.ch/histoire/2010/06/06/lenseignant-un-chercheur-entre-conservatisme-et-futurisme/#comment-862</link>

		<dc:creator><![CDATA[François Monney]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 09:09:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bonjour Lyonel,

Ce qui me dérange chaque fois que je lis ce type d&#039;études (...ce qui était rare avant que je ne lise les billets/articles d&#039;un certain Lyonel Kaufmann ;-) ), c&#039;est que, d&#039;une part elles prennent généralement pour exemple les élèves « à l&#039;aise » - ou « talentueux - par opposition aux élèves [dits] « en difficulté », et d&#039;autre part qu&#039;elles passent souvent sous silence - voire évacuent du champ de la réflexion - un intervenant ou un acteur incontournable, celui-là même à l&#039;origine du « ressenti conservateur » que « la qualité [des] produits [de l&#039;enseignement tel qu&#039;il se pratique aujourd&#039;hui] est [...] inférieure à celle qu’avaient connus nos parents » : les parents !

J&#039;en veux pour preuve que dans cette étude, très intéressant au demeurant, les parents n&#039;y sont cités que deux fois : la première, je viens de le faire ci-dessus, la seconde pour n&#039;évoquer que leur rôle « [d&#039;initiateurs] à la vie en société, donc de ses droits, mais aussi de ses contraintes et de ses frustrations à surmonter ». C&#039;est, finalement, assez réducteur.

Dans le cadre de la scolarité de leurs enfants - si je me base sur mon vécu de parent d&#039;un élève de primaire, le parent a aussi - et je dirai surtout - un rôle de garant que son enfant, qui ne fait pas forcément partie de la catégorie des « élèves en difficulté » ou de celle des « élèves à l&#039;aise », mais bien de la masse des élèves sans difficultés ou talents scolaires particuliers, ne se trouvent pas un jour en butte aux biais interventionnistes de la « machine pédagogique » (...c&#039;est un peu fort, c&#039;est vrai, mais je fais là un parallèle avec les dérives de « l&#039;interventionnisme social », bien connues des chercheurs en sciences sociales).
J&#039;entends par là que si les parents n&#039;ont pas en mains les outils employés en classe pour, en dehors du temps de classe, aider leur enfant à passer un écueil ou une résistance d&#039;apprentissage momentanée, ou a préparé une évaluation, ils n&#039;ont d&#039;autre alternative que de se fier à l&#039;affirmation de l&#039;institutrice, de l&#039;instituteur, du·de la prof&#039; qui lui dira à un moment ou un autre, sur la base d&#039;outils d&#039;apprentissage et d&#039;évaluation - que le parent ne maîtrise pas, donc dont il ne peut pas juger de la validité par rapport à ce qu&#039;il a connu lors de sa propre scolarité - que sa fille·son fils se trouve en difficulté, voire en situation d&#039;échec sur une matière spécifique ou de manière générale, et qu&#039;il lui faut donc, au mieux des cours d&#039;appoint, au pire intégrer une classe qui correspondra mieux au potentiel ou aux capacités de son enfant. Souvent, le début de la spirale réductrice...
Entre-nous, il faut une sacrée dose de confiance - quasi aveugle - dans un système pour accepter cela. Qui plus est, en sachant pertinemment - parce qu&#039;il ne peut en être autrement - qu&#039;au sortir de sa scolarité obligatoire ou supérieure, les compétences, aptitudes, qualités ou capacités de sa fille ou e son fils dit en difficulté ou en échec ne seront pas appréciées par des employeurs au fait des méthodes d&#039;enseignement ou d&#039;évaluation nouvelles, étant donné qu&#039;ils ne peuvent pas avoir été formé au moyen de méthodes d&#039;apprentissage et d&#039;évaluation actuellement en cours d&#039;introduction.

En l&#039;occurrence, il faut absolument garder à l&#039;esprit dans les recherches faites sur l&#039;introduction des Tic qu&#039;elles n&#039;impactent pas que l&#039;élève et l&#039;enseignant dans l&#039;univers confiné de la classe, mais aussi les parents ! Dans la recherche et le développement des Tic, il faut aussi étudier en parallèle des outils qui permettent aux parents de vérifier, en dehors du temps de classe, que l&#039;enfant n&#039;est pas en train d&#039;accumuler un retard qui poindra le bout de son nez avec le « PA » ou le « NA » au sortir de l&#039;évaluation, à l&#039;évidence trop tard, le parent n&#039;ayant pas eu en mains les moyens de préparer son enfant en vue de l&#039;évaluation, dont « comme au bon vieux temps » seul le résultat compte pour avancer dans le cursus scolaire. Ces outils, et c&#039;est peut-être là que réside toute la difficulté, doivent assurer un pont entre les « évidences d&#039;apprentissage » acquises par les parents au moment de leur propre scolarité et celles qui se dessinent pour demain. D&#039;ici à parvenir à ce but, la dictée n&#039;est de mon point de vue pas un simple mythe auquel il faut s&#039;accrocher : bien comprise, elle reste, certes malheureusement, en ce qui concerne la langue, le seul moyen « universel » (...entendu : connu et maîtrisé de tous) de contrôler qu&#039;un élève arrive à mobiliser et à mettre en cohérence ses acquis en la matière en vue de fournir un produit intelligible par un tiers, cela qu&#039;il ait appris une matière donnée au moyen des méthodes fournies par les Tic ...ou sous la férule d&#039;un régent la trique à la main.

Très cordialement,
François]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Lyonel,</p>
<p>Ce qui me dérange chaque fois que je lis ce type d&rsquo;études (&#8230;ce qui était rare avant que je ne lise les billets/articles d&rsquo;un certain Lyonel Kaufmann 😉 ), c&rsquo;est que, d&rsquo;une part elles prennent généralement pour exemple les élèves « à l&rsquo;aise » &#8211; ou « talentueux &#8211; par opposition aux élèves [dits] « en difficulté », et d&rsquo;autre part qu&rsquo;elles passent souvent sous silence &#8211; voire évacuent du champ de la réflexion &#8211; un intervenant ou un acteur incontournable, celui-là même à l&rsquo;origine du « ressenti conservateur » que « la qualité [des] produits [de l&rsquo;enseignement tel qu&rsquo;il se pratique aujourd&rsquo;hui] est [&#8230;] inférieure à celle qu’avaient connus nos parents » : les parents !</p>
<p>J&rsquo;en veux pour preuve que dans cette étude, très intéressant au demeurant, les parents n&rsquo;y sont cités que deux fois : la première, je viens de le faire ci-dessus, la seconde pour n&rsquo;évoquer que leur rôle « [d&rsquo;initiateurs] à la vie en société, donc de ses droits, mais aussi de ses contraintes et de ses frustrations à surmonter ». C&rsquo;est, finalement, assez réducteur.</p>
<p>Dans le cadre de la scolarité de leurs enfants &#8211; si je me base sur mon vécu de parent d&rsquo;un élève de primaire, le parent a aussi &#8211; et je dirai surtout &#8211; un rôle de garant que son enfant, qui ne fait pas forcément partie de la catégorie des « élèves en difficulté » ou de celle des « élèves à l&rsquo;aise », mais bien de la masse des élèves sans difficultés ou talents scolaires particuliers, ne se trouvent pas un jour en butte aux biais interventionnistes de la « machine pédagogique » (&#8230;c&rsquo;est un peu fort, c&rsquo;est vrai, mais je fais là un parallèle avec les dérives de « l&rsquo;interventionnisme social », bien connues des chercheurs en sciences sociales).<br />
J&rsquo;entends par là que si les parents n&rsquo;ont pas en mains les outils employés en classe pour, en dehors du temps de classe, aider leur enfant à passer un écueil ou une résistance d&rsquo;apprentissage momentanée, ou a préparé une évaluation, ils n&rsquo;ont d&rsquo;autre alternative que de se fier à l&rsquo;affirmation de l&rsquo;institutrice, de l&rsquo;instituteur, du·de la prof&rsquo; qui lui dira à un moment ou un autre, sur la base d&rsquo;outils d&rsquo;apprentissage et d&rsquo;évaluation &#8211; que le parent ne maîtrise pas, donc dont il ne peut pas juger de la validité par rapport à ce qu&rsquo;il a connu lors de sa propre scolarité &#8211; que sa fille·son fils se trouve en difficulté, voire en situation d&rsquo;échec sur une matière spécifique ou de manière générale, et qu&rsquo;il lui faut donc, au mieux des cours d&rsquo;appoint, au pire intégrer une classe qui correspondra mieux au potentiel ou aux capacités de son enfant. Souvent, le début de la spirale réductrice&#8230;<br />
Entre-nous, il faut une sacrée dose de confiance &#8211; quasi aveugle &#8211; dans un système pour accepter cela. Qui plus est, en sachant pertinemment &#8211; parce qu&rsquo;il ne peut en être autrement &#8211; qu&rsquo;au sortir de sa scolarité obligatoire ou supérieure, les compétences, aptitudes, qualités ou capacités de sa fille ou e son fils dit en difficulté ou en échec ne seront pas appréciées par des employeurs au fait des méthodes d&rsquo;enseignement ou d&rsquo;évaluation nouvelles, étant donné qu&rsquo;ils ne peuvent pas avoir été formé au moyen de méthodes d&rsquo;apprentissage et d&rsquo;évaluation actuellement en cours d&rsquo;introduction.</p>
<p>En l&rsquo;occurrence, il faut absolument garder à l&rsquo;esprit dans les recherches faites sur l&rsquo;introduction des Tic qu&rsquo;elles n&rsquo;impactent pas que l&rsquo;élève et l&rsquo;enseignant dans l&rsquo;univers confiné de la classe, mais aussi les parents ! Dans la recherche et le développement des Tic, il faut aussi étudier en parallèle des outils qui permettent aux parents de vérifier, en dehors du temps de classe, que l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas en train d&rsquo;accumuler un retard qui poindra le bout de son nez avec le « PA » ou le « NA » au sortir de l&rsquo;évaluation, à l&rsquo;évidence trop tard, le parent n&rsquo;ayant pas eu en mains les moyens de préparer son enfant en vue de l&rsquo;évaluation, dont « comme au bon vieux temps » seul le résultat compte pour avancer dans le cursus scolaire. Ces outils, et c&rsquo;est peut-être là que réside toute la difficulté, doivent assurer un pont entre les « évidences d&rsquo;apprentissage » acquises par les parents au moment de leur propre scolarité et celles qui se dessinent pour demain. D&rsquo;ici à parvenir à ce but, la dictée n&rsquo;est de mon point de vue pas un simple mythe auquel il faut s&rsquo;accrocher : bien comprise, elle reste, certes malheureusement, en ce qui concerne la langue, le seul moyen « universel » (&#8230;entendu : connu et maîtrisé de tous) de contrôler qu&rsquo;un élève arrive à mobiliser et à mettre en cohérence ses acquis en la matière en vue de fournir un produit intelligible par un tiers, cela qu&rsquo;il ait appris une matière donnée au moyen des méthodes fournies par les Tic &#8230;ou sous la férule d&rsquo;un régent la trique à la main.</p>
<p>Très cordialement,<br />
François</p>
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