Revue de presse : Faut-il permettre l’usage de Facebook pendant les cours? – UdeMNouvelles

Ou quand les usages concrets dépasse le travail d’enquête : Au terme d’un sondage mené auprès de 31 000 collégiens du Québec – dont 92 % avaient un profil Facebook actif –, Bruno Poellhuber et ses collègues ont réalisé que des élèves avaient formé des groupes Facebook pour leurs cours et y engageaient des discussions sur des sujets abordés en classe, le plus souvent à l’insu de l’enseignant.

Faut-il permettre l’usage de Facebook pendant les cours? – UdeMNouvelles

Revue de presse : Les adolescents gèrent de mieux en mieux leur vie privée sur Facebook

Les adolescents américains partagent de plus en plus d’informations personnelles sur les réseaux sociaux comme Facebook mais ils font en sorte de protéger leur vie privée, indique une étude publiée mardi 21 mai aux Etats-Unis.

Les adolescents gèrent de mieux en mieux leur vie privée sur Facebook

Revue de presse : Is Facebook Destroying the American College Experience? | Danah Boyd

« It’s high time we recognize that college isn’t just about formalized learning and skills training, but also a socialization process with significant implications for the future. The social networks that youth build in college have long-lasting implications for youth’s future prospects. One of the reasons that the American college experience is so valuable is because it often produces diverse networks that enable future opportunities. This is also precisely what makes elite colleges elite; the networks that are built through these institutions end up shaping many aspects of power. When less privileged youth get to know children of powerful families, new pathways of opportunity and tolerance are created. But when youth use Facebook to maintain existing insular networks, the potential for increased structural inequity is great. »

Is Facebook Destroying the American College Experience? | Danah Boyd

Facebook/Instagram : nouvelle Compagnie des Indes et esclavage numérique?

Pour certains, le rachat d’Instagram par Facebook fait craindre l’apparition d’une nouvelle bulle internet. Mais ce rachat n’est-il pas plutôt l’illustration d’une forme d’esclavage à l’ère numérique et de la politique mercantiliste et colonisatrice du cyberspace social par les nouvelles Compagnies des Indes que sont Google ou Facebook?
Le rachat d’Instagram par Facebook marque les esprits par le montant déboursé de 1 milliard de dollars.
Ce montant joue avec une symbolique (le milliard). C’est aussi 1 milliard pour 30 millions d’utilisateurs inscrits, «vendus» au plus offrant. Tout cela pour une entreprise qui n’avait que 551 jours d’existence publique et 5 millions de clichés publiés chaque jour.
C’est aussi l’équivalent de 1,8 million de dollars de chiffre d’affaire journalier pour un service gratuit et ne gagnant rien par la publicité.

Est-ce pour autant le signe d’une nouvelle bulle internet?

En préambule, ce rachat ne concerne pas qu’internet, mais toute l’industrie du divertissement et de l’information qui se restructure sous l’impulsion du numérique. Ainsi, à titre d’exemple, Marcus Brauchli, le directeur de la rédaction du Washington Post, explique à Libération d’une part que «désormais Internet est le quotidien de référence» et présente, d’autre part, la politique en ligne du journal basée sur la gratuité qui doit lui permettre de développer sa base de lecteurs/utilisateurs.1 En elle-même, cette politique n’est guère différente de celle utilisée jusqu’à aujourd’hui par Instagram ou hier par Facebook.
Le numérique a ainsi bouleversé les modèles économiques traditionnels et développe un modèle économique particulier dans le domaine de l’information et du divertissement.
Désormais, il s’agit en premier lieu de développer une base d’utilisateurs qui consomment, mais également produisent du contenu. Plus les utilisateurs sont nombreux et publient des données et du contenu, plus la valeur du service augmente alors que précédemment c’est le contenu produit par ces industries et le nombre de consommateur achetant ce contenu qui formait la valeur d’une société.
ll est important également de développer en premier sa base d’utilisateurs, car, si il y a beaucoup d’élus au départ, le marché se caractérise par son caractère très fortement monopolistique mondialisé à l’exemple de Google comme quasi unique moteur de recherche, Facebook comme LE réseau social des particuliers ou Amazon comme seule librairie en ligne. Cela n’empêche par forcément la fragilité de ces mastodontes comme le démontre la chute rapide de MySpace.

N’est-ce pas plutôt l’illustration de l’existence d’un marché aux esclaves numériques?

Ainsi, ce qui se joue sous nos yeux dépasse la seule question d’une éventuelle bulle internet. Il faut poser la question du modèle économique de cette industrie du divertissement et de l’information à l’heure d’internet. Ce modèle est également en lien avec l’aspect de l’internet «libertaire» qui fait partie des «gênes» de l’Internet et explique aussi le modèle des start-up comme Instagram qui tendent, dans un premier temps, à masquer leurs aspects mercantiles.
Le choc entre le modèle gratuit/libertaire et la logique mercantile explique en partie la réaction de nombreux utilisateurs d’Instagram lors de son rachat.
En effet, le rachat met alors en évidence les logiques marchandes sous-jacente du modèle

Instablack est le mouvement de protestation des utilisateurs d’Instagram.
Photo de sarahonherown

Soudain, les utilisateurs-producteurs sont vendus avec leurs données et contenus. Un marché d’esclaves numériques apparaît. Certains cherchent alors à s’affranchir et à rompre leurs chaînes alors que d’autres restent dans l’illusion de leur libre-arbitre et changent docilement de maître. Pas un seul coup de fouet n’a alors été échangé.

Facebook et Google : nouvelles Compagnies des Indes ?

Dans ce cadre-là, les références au rachat d’Instagram par Facebook sont plus à rechercher du côté de la politique de développement des comptoirs sur le continent asiatique et de l’histoire des Compagnies des Indes que de la crise des Tulipes et des bulles spéculatives.2
A ce titre, le rachat d’Instagram est autant une politique de conquête des espaces sociaux numériques en absorbant un concurrent et une menace potentielle qu’une manière de se prémunir devant l’arrivée de nouveaux prédateurs (Pinterest). Pour l’analyste Rob Enderle3

«L’acquisition d’Instagram pourrait valoir des dizaines de milliards de dollars si elle permet à Facebook de garder l’avantage et neutraliser Pinterest.»

Il ne s’agit pas d’oublier non plus la menace d’une autre compagnie dominante aux dents longues (Google). Cette dernière n’est pas sans servir de modèle au rachat d’Instagram. En effet, en 2005, Google avait réalisé une opération similaire et qui est restée dans les annales avec l’acquisition de YouTube pour 1,6 milliard de dollars. Depuis, l’importance prise par la plate-forme vidéo sur le Web et les revenus publicitaires qu’elle génère ne font plus rires les observateurs de l’époque qui s’étaient gaussés d’un rachat à un tel prix.
De plus, ce rachat d’Instagram tombe d’autant plus à pic qu’il intervient pour Facebook préalablement à une nouvelle étape de son développement et de sa propre valorisation financière.
Reste à déterminer auquel des destins des Compagnies des Indes, l’histoire de Facebook s’apparentera-t-elle. Sera-t-elle, face à Google, la Compagnie anglaise des Indes orientales anglaises supplantant la Compagnie néerlandaises des Indes orientales?4 Ou connaîtra-t-elle le triste destin de la Compagnie française des Indes orientales qui disparaît dans le cadre d’un scandale politico-financier en 1793?

Etre son propre maître ou choisir de qui nous serons l’esclave?

Dans ce contexte, pour l’internaute, il s’agit bien de maîtriser sa vie numérique et d’être son propre maître plutôt que de choisir de qui il sera l’esclave.5
Comme je l’indiquai encore en janvier 20126

J’ai toujours placé au centre de mes préoccupations la question de la maîtrise de cette dernière. Cette préoccupation concerne autant la question de la production de contenu, leur diffusion et leur archivage que celle de la collecte des informations, de leur mise en valeur et de leur conservation. Il en résulte que le choix d’applications Web doit notamment se faire en ayant à l’esprit leur durabilité et la possibilité qu’elles disparaissent du jour au lendemain. Dès lors, il est important soit de pouvoir dupliquer leurs données sur des espaces dont l’internaute est véritablement propriétaire, soit de pouvoir les sauvegarder sur son ordinateur. S’ajoute encore la nécessité lorsque c’est possible de privilégier le choix d’une solution OpenSource.

Si ajoute encore le fait que, du jour au lendemain, un service peut être racheté et vos données être reprises rapidement par un nouveau propriétaire que vous n’avez pas choisi.
La liberté est un bien trop précieux pour la remettre entre les mains de quiconque, fut-il même un maître bienveillant et attentionné. 7

  1. « Le quotidien de référence, c’est Internet » []
  2. Une brève histoire des crises financières. Des tulipes aux subprimes []
  3. Le Point. fr : http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/facebook-s-offre-instagram-pour-un-milliard-de-dollar-10-04-2012-1449877_47.php []
  4. Ces Compagnies sont créée alors que le capitalisme est encore en gestation dans un monde féodal, elles ont inspiré plusieurs grandes caractéristiques des entreprises modernes : le modèle de la société anonyme émettant des actions et obligations ainsi que le modèle de la multinationale implantée dans des pays à l’autre bout du monde. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales a fortement contribué à l’Histoire des bourses de valeurs. []
  5. Firefox ou Google Chrome: Etre son propre maître ou choisir de qui nous serons l’esclave? []
  6. Le 10 applications web que j’utilise le plus []
  7. Firefox ou Google Chrome: Etre son propre maître ou choisir de qui nous serons l’esclave? []

Revue de presse : Facebook et Instagram : une nouvelle bulle gonflée ? | Télérama.

Dennis K. Berman, journaliste économique au Wall Street Journal, note qu’en moins de deux ans, la start-up la plus cool d’Internet a réussi à peser plus lourd que le vénérable New York Times – 116 ans d’existence – estimé à 967 millions de dollars. Berman a fait le calcul : si l’on en croit son prix de rachat, Instagram a créé 1,8 million de dollars chaque jour depuis sa naissance. Fermez les yeux, replongez-vous en 2001. Ça y est, vous y êtes ? Time Warner vient de racheter AOL pour 164 milliards de dollars. Nous sommes alors en pleine bulle Internet.

Facebook et Instagram : une nouvelle bulle gonflée ? | Télérama.

Instagram au feu? Facebook au milieu?

La nouvelle vient de tomber ce soir, Facebook rachète Instagram.
Cela n’est pas du goût de nombre d’utilisateurs. Certains clôturent déjà leurs comptes. D’autres cherchent d’abord à récupérer leurs photos avant de le faire.1

C’est l’occasion de rappeler que la propriété de ses données n’est pas négociable et de rechercher des solutions qui vous préserve.

A ce sujet, le billet de Michelle Carrupt tombe à  pic : Que faire de toutes nos photos?

Sur la question (ou la mode) des (fausses) photos vintage, Nathan Jurgenson2 soutient que ces photos provoquent un sentiment d’authenticité qui manquent souvent aux photos numériques postées sur les réseaux sociaux. Un supplément d’âme en quelque sorte.
Jurgenson indique également que

l’essor des fausses photos vintage est une tentative de créer une sorte de «nostalgie pour le présent,» une tentative de rendre nos photos plus importantes et réelles. Nous voulons doter nos vies présentes des sentiments puissants liés à la nostalgie. Et, finalement, cela va bien plus loin que des photos imitation vintage ; la popularité momentanée des photos style-Hipstamatic souligne une tendance plus large de voir le présent de plus en plus comme un éventuel passé documenté.

  1. Si vous êtes de ceux qui chercher à récupérer vos photos publiées sur Instagram, vous pouvez le faire via Instaport. Depuis hier soir, le site rencontre quelques difficultés à répondre à la demande. Un peu de patience s’imposera donc. []
  2. Fausses photos vintages | OWNI []

Facebook : la mémoire cachée | Ecrans

L’appétit vorace de Facebook pour les données personnelles n’est un secret pour personne. Ce que personne ne semble savoir, en revanche, c’est que le monstre est dépourvu de système digestif. Il se contente de stocker les données, toujours plus de données, sans jamais en effacer aucune. A ce titre, les tribulations et les découvertes du jeune Max Schrems sont effarantes. Au mois de juillet, cet étudiant autrichien en droit a réussi à se procurer l’ensemble des données dont Facebook dispose sur lui. En épluchant les 1222 pages ( !) de son dossier, il a constaté que le réseau social avait soigneusement archivé toutes les informations qu’il croyait avoir supprimées depuis belle lurette. Depuis, à 24 ans, il est en passe de devenir une sérieuse épine dans le pied du réseau qui valait 70 milliards de dollars.

L’histoire : Facebook : la mémoire cachée- Ecrans.

Ouvrage : Facebook et Twitter expliqués aux parents

La présentation de l’éditeur

On les accuse parfois d’être à l’origine de violences dans les collèges ou les lycées, voire d’être les principaux responsables des émeutes de l’été 2011 en Grande-Bretagne : les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête, inquiètent, en particulier les parents, qui ne voient pas forcément d’un œil très enthousiaste le monde virtuel envahir la vie sociale de leurs enfants. Pourtant, qu’on le veuille ou non, le Web dit social, ce Web où l’on partage, commente, like, et retweete à volonté fait désormais partie de la vie des ados et des parents. Comment s’y retrouver dans cet univers numérique, qui donne naissance à de nouveaux usages, des nouvelles pratiques ? Comment aider nos enfants à faire leurs premiers pas sur les réseaux sociaux ?

Avec sa propre expérience de twitteuse, facebookeuse, blogueuse, avec des témoignages de familles sur leur utilisation des réseaux, des retours d’expériences pédagogiques en classe, avec l’éclairage de Yann Leroux, à la fois psy et geek, qui connaît parfaitement les réseaux sociaux, Laurence Bee a conçu ce guide pour aider parents et enfants à tirer le meilleur parti du Web social. Parce que le Web social est un outil formidable, pour peu qu’on s’y intéresse, et qu’on sache s’en servir.

via Notre librairie en ligne | Les Éditions Numériklivres.

Etudier une oeuvre littéraire avec Facebook

Si Lorenzaccio avait ouvert un compte Facebook à quels groupes appartiendrait-il ? Qui seraient ses amis ? Des lycéens bretons redonnent vie ainsi aux personnages de la pièce de Musset. « L’usurpation d’identité se confond ici, savoureusement, avec l’imposture littéraire », prévient Jean-Michel Le Baut.

via cafepedagogique.net

Après l’activité menée par Françoise Cahen, professeure de lettres modernes au lycée Maximilien Perret d’Alfortville, autour du roman de Maupassant Bel-Ami (Café pédagogique, no 117), c’est autour de Musset et de Lorenzaccio d’être au centre d’une activité menée par Jean-Michel Baut avec ces lycéens.

Ceci est votre vie privée donnée pour vous | Zéro seconde

Il n’y a pas de revers sur Internet, pas de coin pour parler dans le dos de qui que ce soit du moins pas sur une longue période. Tout finit par se savoir. L’espace privé, finalement, se réduira à terme à tout ce qui nest pas capté par un appareil de reproduction, volontaire ou non. L’espace pour l’hypocrisie n’existera plus: ce qui émergera éventuellement dans la société en réseau sera soit une obligation de confronter les autres avec nos idées ou de se taire. La confrontation entraînera soit une stratégie de respect mutuel et de conciliation à long terme, soit à une manipulation par pression sociale des pensées à une échelle encore jamais vue sauf dans les dictatures.

via ZERO SECONDE: Ceci est votre vie privée donnée pour vous par Martin Lessard.