#Ludovia2013 : mon voyage retour

Les Grandes Causses à proximité du Cirque de Navacelle

Le retour de Ludovia à moto m’a permis tout en appréciant la route et les paysages d’avoir le temps de faire défiler dans sa tête les images, sons et impressions de cette 10e édition de Ludovia (lire Mon bilan de #Ludovia2013). Je vous présente les images du voyage de retour en guise de clôture à cette édition 2013.
Jeudi 29 août, le barcamp de synthèse terminé, il est temps pour moi de prendre congé d’Eric, Aurélie et Laurence, les chevilles plus qu’ouvrière de Ludovia. Merci à eux pour leur énergie sans faille et leur bonne humeur constante malgré la fatigue. Je prends aussi congé de mes partenaires et amis blogueurs de Ludovia ainsi que de Pascal et Virginie. Puis, je prends la route. Il est prêt de 13h00. L’objectif de cette première demi-journée consiste à s’approcher au plus près d’Alès. Pour ce faire, je démarre de suite avec le col de Chioula, puis je rejoins les routes des chemins cathares, proches du château de Quéribus pour rejoindre Narbonne, puis Bézier. Ensuite, le Massif central me tendra les bras depuis Lodève et les Grandes Causses en passant à proximité du Cirque de Navacelles.

Les Grandes Causses à proximité du Cirque de Navacelle

Les Grandes Causses à proximité du Cirque de Navacelles

A Ganges, je laisse la Grotte des Demoiselles pour rejoindre Alès où je passerai comme envisagé la nuit.

Alès de nuit avec son jet d'eau et un de ses ponts

Alès de nuit avec son jet d’eau et un de ses ponts

Vendredi 30 août, il est 10 heures lorsque je quitte Alès en direction d’Aubenas. Je me laisse dévier de mon programme initial pour emprunter les Gorges de l’Ardèche et rejoindre ensuite Bolène et la Drôme par la vallée de l’Eygues.

Les Gorges de l'Ardèche

Les Gorges de l’Ardèche

Je poursuis en direction de Gap pour rejoindre ensuite les Alpes en prenant le col de Festre, massif du Dévoluy.

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Dans la montée du col de Festre

Laissant Bourg-d’Oisan sur ma droite, j’emprunte ensuite le col du Glandon.

Barrage de Grande Maison (col du Glandon et de la Croix-de-Fer.

Barrage de Grande Maison (col du Glandon et de la Croix-de-Fer)

Il me faut ensuite rejoindre Albertville, Mégève, puis Chamonix avant de rejoindre la Suisse et Martigny par le col des Montets, les gorges du Trient et le col de la Forclaz.

Vue sur la ville de Martigny et la plaine du Rhône

Vue sur la ville de Martigny et la plaine du Rhône

Mon album photo de cette édition de Ludovia : http://lyonelk.smugmug.com/Travel/Ludovia-2013

Mon bilan de #Ludovia2013

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Ma deuxième participation en 2013 à Ax-les-Thermes après 2010 me permet de porter un regard comparatif sur ces deux éditions.

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Au moment de faire le bilan, Eric Fourcaud indiquait 700 participants à Ax-les-Thermes et un nombre comparable en ligne. A ce rythme, la participation online pourrait être supérieure à celle sur place. C’est le signe évident d’un succès de la manifestation et de la stratégie mise en place depuis 2010 avec les blogueurs invités à faire vivre Ludovia sur internet et les différents outils (podcasts et WebTV en streaming). Cette forte participation en ligne est une bonne chose puisqu’Ax-les-Thermes offre, pour l’instant, des possibilités d’hébergement limitées. Néanmoins le prochain cap sera celui des 1’000 participants sur place. Or, en 2010, on ne comptait que 250 participants… une année morose qui paraît révolue.
Comparativement à 2010, cette augmentation de la participation était très sensible à tous les événements de Ludovia des table-rondes et conférences plénière aux ExplorCamps. Seul le colloque scientifique paraît ne pas connaître une augmentation comparable. Par contre, le nombre de contributions est plus important qu’en 2010.
A côté du Ludovia officiel, des initiatives comme la WebTV tendent à créer un Ludovia «off» à l’image du Montreux Jazz tout en ménageant les partenaires officiels du «in».

L’attrait de Ludovia réside et reste dans la diversité des publics présents : membres ou offices du ministère de l’éducation, représentants des collectivités locales, éditeurs/producteurs de contenus éducatifs, enseignants et futurs enseignants, universitaires, chercheurs et geeks. Ils ont ainsi l’occasion d’échanger et d’un peu mieux se comprendre sur leurs attentes de l’éducation du/au/par le numérique. Ce dialogue est facilité par le code vestimentaire décontracté préconisé par les organisateurs. Le short et les sandales en font partie… en cas de soleil et de chaleur (trop absents cette année à mon goût).

Au côté de l’augmentation de la participation, l’augmentation des démarches entreprises par les collectivités locales m’impressionne. Le nombre de chargés de mission ou d’intégration du numérique en atteste. En trois ans, le nombre de retours d’expérimentation augmente aussi. Je note aussi qu’il ne s’agit plus seulement d’investir dans tel ou tel outil numérique, mais que les collectivités locales fixent désormais des objectifs mesurables à leurs démarches. Le chemin sera encore long, mais un effet de halo peut être espéré et les désabusements de 2010 à la suite des résultats du projet «un ordinateur pour tous» des Landes sont derrière. L’outil passe aussi au deuxième plan par rapport aux projets pédagogiques et aux effets attendus. On parle projets, collaboration ou changements.

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La mutliplication des outils utilisés par les participants m’a aussi frappé comparativement à 2010. Ceux-ci déambulaient avec deux ou trois dispositifs numériques entre smartphone, ordinateur et tablette. Les participants tweetaient avec leur smartphone et prenaient des notes avec leur ordinateur ou leur tablette. Dans les ExplorCamps, les animateurs jonglaient régulièrement avec les trois. D’une ou deux tablettes en 2010, celles-ci dominaient en 2013 en termes de présence sous toutes leurs tailles et la diversité des systèmes d’exploitation. La tablette est devenue un outil professionnel. Le web 2.0 et l’html5 permettent de s’affranchir de la question du système d’exploitation de nos machines. Cette même diversité d’outils doit se retrouver entre les mains de nos élèves et permettre de nous concentrer sur les usages et les démarches pédagogiques. Le changement véritable est à ce prix.
Au final, cette édition de Ludovia a été une réussite. La morosité perceptible au terme de l’édition de 2010 fait partie désormais du passé.

#Ludovia2013 : ma journée du mercredi 28 août

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Journée studieuse pour votre serviteur en ce mercredi 28 août. En effet, j’étais chargé de deux compte-rendus de table-ronde à publier sur le site de Ludovia. Celle du matin et celle de l’après-midi. Donc à chaque fois, prise de notes, puis discussion avec ma co-rapportrice, Stéphanie de Vanssay le matin et Laurence Juin l’après-midi. Heureusement, la fin de journée m’a permis de gagner une boîte de sirop d’érable et de manger le soir avec les blogueurs ludoviens.
La table-ronde du matin était consacrée a cet outil qu’est l’ENT (espace numérique de travail) et qui fait l’objet souvent à Ludovia de débats enflammés entre les autorités politiques qui les installent et les geeks ludoviens. Rien de tout cela cette année, les geeks ont ignoré superbement cette table-ronde au profit de la web-tv nouvellement instaurée cette année à Ludovia.
En 2013, le thème était «Environnement Numérique de Travail et d’apprentissage à distance, entre promesses pédagogique et imaginaires technologiques» et les participants étaient Isabelle Marx (Délégation Wallonie), Benjamin Viaud Beneylu (School ATOS), Roger Masson (Région Rhône-Alpes), Marie Deroide (DGESCO), Jean-Marie Clerc (CNED) avec Dorothée Danielewski (DGESCO) comme modératrice.

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Les participants à la table-ronde avec de gauche à droite : I. Marx, B. Viaud, M. Deroide, J.-M. Clerc, R. Masson et D. Danielewski
La présence d’Isabelle Marx de la Wallonie, présentant une autre conception dans l’implantation dans un établissement d’un ENT, et celle de Benjamin Viaud, qui développe des ENT au primaire, donnaient un peu de fraîcheur au sujet et surtout des ouverture sur d’autres possibles pour l’ENT au secondaire français. Au terme de notre synthèse, Stéphanie et votre serviteur avons donné l’avis suivant :

La table-ronde a mis en évidence, d’un côté, la mise en place au secondaire d’ENT répondant d’abord à des besoins institutionnels et administratifs (gestion des notes, des absences, etc.) et, d’un autre côté, au primaire, la mise en place d’ENT répondant aux besoins pédagogiques des enseignants. Peut-on faire de l’ENT un mouton à 5 pattes qui serait LA solution unique à la gestion et la pédagogie de l’école, soit un objet total ? Nous en doutons… ne risque-t-il pas d’être plutôt un frein et un facteur d’enfermement.
Ne faudrait-il pas changer de tactique/inverser la tendance en partant des demandes des équipes enseignantes comme en Wallonie, pour une démarche plus porteuse favorisant l’adoption de l’environnement et les pratiques collaboratives ?
Enfin on peut à nouveau regretter l’absence d’usagers et de chercheurs à la table-ronde, qui auraient pu apporter des témoignages et des observations sur les usages effectifs des ENT.

Le compte-rendu fait et transmis, il était temps d’aller manger… pour au retour se préparer à la deuxième table-ronde de la journée.
Cette fois-ci, le sujet était «La classe est-elle plus mobile avec le numérique ?» avec André Delacharlerie (Délégation Wallonie), Jean-Loup Burtin (Directeur de la société FORMATICE pour BIC Education), Marie-Noëlle Martinez (chercheur AC Toulouse), Michèle Monteils (DGESCO) et Jean-Paul Moiraud avec Corinne Martignoni (DGESCO) comme modératrice.

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C. Martignoni, M. Monteils, J.-P. Moiraud, A. Delacharlerie et J.L. Burtin écoutent (ou pas…) M.-N. Martinez
Contrairement au matin, les retours d’expérimentation d’outil numérique mobile par M.-N. Martinez et M. Monteils donnaient à voir concrètement sur l’utilisation du numérique par les élèves et leurs professeurs.
Au niveau de la réalisation de cette synthèse, nous avons opté Laurence et moi pour travailler «en live» avec un document Google Drive. C’était une première pour nous deux et cela était assez fascinant à faire et à voir. Impressionnante prouesse technologique qui fait qu’un texte se construit simultanément par deux personnes sans jamais rencontrer un seul problème technique. Dans tous les cas, nous avons gagné un précieux temps à l’issue de la table-ronde pour finaliser notre synthèse et l’envoyer aux organisateurs. Le temps ainsi récupéré m’a permis de rédiger mon article Ebauche de sémantique historique : les mots de #Ludovia2013 et de prendre un peu de temps pour moi juste avant de gagner, grâce à Christelle Lison, ma boîte de sirop d’érable.

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Ebauche de sémantique historique : les mots de #Ludovia2013

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Que sont devenus les mots de Ludovia entre 2010 et aujourd’hui? Que peuvent-ils nous dire sur l’avenir des mots et de l’école de 2013? Merci à Michel Guillou pour m’en avoir soufflé l’idée avec son billet (Chroniques axéennes, premier épisode #ludovia2013) ou l’illustration que l’imaginaire se crée à plusieurs.
En reprenant mes billets de 2010 et mes souvenirs, les mots suivants se détachent relativement à Ludovia 2010 : ENT – manuels numériques – TBI – classes mobiles – web 2.0 – twitter – blogues – influenceurs – innovations – réseaux sociaux – nomadisme/mobilité.
Aucun de ces mots n’a véritablement disparu du paysage, même si certains reviennent comme des spectres ou des mantras : ENT, manuels numériques, TBI ou classes mobiles. Cependant, ces derniers sont tous retraversés ou redéfinis par trois à quatre ans de vie (ou de non vie) éducative. Ils sont quasiment en échec définitif lorsqu’il s’agit d’observer leurs usages pédagogiques et leurs impacts sur l’apprentissage. Seuls les moyens investis et la persévérance de leurs producteurs les maintiennent en vie.
Depuis 2010, le web 2.0 et les réseaux sociaux ont tout renversé sur leur passage. Ils sont soit préconisés, soit honnis pour leur impact sur les élèves et les apprentissages scolaires. Désormais, certains de ces outils fêtent leur 10 ans ou plus et ont démontré de leur durabilité à l’exemple des blogues.
Pour leur part, les influenceurs sont rejoints par les demandes et les usages d’une part significative d’enseignants et surtout par le discours des autorités locales et nationales autour des mots de collaboration et de changements. L’innovation se sent soudain un peu moins seule dans le paysage. Il reste que les discours doivent se traduire en actes dans la durée, mais une étape paraît être franchie. On est loin cependant de la généralisation dans le quotidien des classes et le seuil à partir duquel l’école versera véritablement dans le numérique reste une comète.
En 2013, certains mots sont apparus qui ne sont que la remise au goût du jour de démarches plus anciennes. Il en est ainsi des MOOCs ou de la classe inversée. Passons…
En 2013, les TICE sont définitivement renvoyés au placard au profit du numérique. Désormais, il convient de parler d’éducation par/au/du numérique. Il serait intéressant d’analyser ce changement à l’aide de Reinhart Koselleck. Dans quelle mesure l’histoire langagière du concept d’«école numérique» et son évolution langière indiqueraient, par son changement de sens et sa dimension normative, un changement social majeur et annonceraient donc un basculement du monde scolaire (ou son dépassement ou sa fin) ?
Un dernier concept a fait, cette année une entrée remarquée, c’est celle du «bring you own device». Ce concept ne manquera pas de susciter des débats nourris et nécessaires autour de la fracture scolaire et des inégalités scolaires tout en bousculant les concept de classe, d’établissement et de temps scolaire. Pour le meilleur et pour le pire, ce concept concrétise l’effacement de la distinction entre vie privée et vie publique ou leur mixité. En ce sens, ce mot participe bien au basculement du monde hors et à l’école.

#Ludovia2013 : ma journée du mardi 27 août 2013

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Le rythme soutenu de Ludovia me laisse peu de temps pour un article de fond. Je vous propose donc en attendant le compte-rendu en photos de ma journée.
Au lever de ce mardi, le temps est plutôt maussade, mais la bonne humeur règne au petit déjeuner.
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Vue depuis la chambre

Départ ensuite pour la première table-ronde. Je suis chargé avec Laurence Juin d’en rédiger la synthèse. Le thème était « Expression 2.0 des élèves et culture numérique à l’École» ou Comment accompagner les élèves dans un choix critique et raisonné des outils, des ressources et des usages du numérique ? Les intervenants étaient Sébastien Reinders (Délégation Wallonie), Florence Canet (enseignante documentaliste AC Toulouse), Françoise Maine (représentante de l’Enseignement Catholique), Blandine Raoul Réa (DGESCO) et Jean-Marc Merriaux (CNDP). La modération était assurée par François Guité. Notre compte-rendu sur ludovia.org Table ronde : Expression 2.0 des élèves et culture numérique à l’école. Laurence et moi en ressortons avec une impression mitigée.
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Problèmes techniques pour François Guité en début de table-ronde.

Après avoir rédigé en début d’après-midi notre compte-rendu, je suis en mesure de faire un saut au colloque scientifique pour en prendre la température. Les interventions sont de qualité devant un public quelque peu clairsemé, mais attentif et fidèle.
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Je me rends ensuite aux ExplorCamp. Nettement plus de monde y assiste. Il s’agit surtout d’enseignants. Le tout se déroule dans un stimulant brouhaha. J’y retrouve Virginie et Pascal qui, cette année, proposent une intéressante démarche de soutien à la lecture à l’aide de QR codes.
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Virginie et Pascal à l’oeuvre
Après le souper, ce sera ensuite l’heure de la Conférence politique. J’y constate une fort convergence entre les différents acteurs : académies, ministère, collectivités locales. J’apprécie particulièrement les propos de Catherine Bizot, représentante du ministère de l’éducation nationale. On y parle de société numérique, de changement, d’innovation et de mode d’évaluation. On y retrouve le mot d’ordre 2013 de cette édition : l’éducation par/au numérique. La volonté également de sortir de la seule question de l’outil de la part de l’Etat et des collectivités locales est à souligner, mais méritera d’être confirmée dans les actes et les actions.
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Je termine en photo par ce dernier clin d’oeil pris à l’ExplorCamp.

#Ludovia2013 : arrivée et ouverture (26 août 2013)

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Deuxième jour de mon déplacement à Ax-les-Thermes, retrouvailles d’anciens et nouveaux compères et ouverture officielle de Ludovia ont agrémenté ma journée de lundi. Le tout avec une météo largement décevante…
Au niveau du voyage, le programme était plus léger puisqu’il me fallait être sur place entre 15h00 et 16h00 à Ax-les-Thermes pour la traditionnelle séance des blogueurs avec Eric Fourcaud (The Big Chief). Le temps était couvert au départ, franchement humide après Sainte-Afrique jusqu’à Revel et nuageux pour terminer.
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Cela ne m’a pas empêcher de découvrir la jolie ville de Castres. Comme vous le savez (je fais le malin maintenant), c’est la ville où est né Jean Jaurès qui y dispose aujourd’hui d’une statue et d’un musée (que je n’ai pas visité).
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La statue de Jean Jaurès

Arrivé avant 15h00 et la première navette (charrette) de blogueurs/participants, j’ai d’abord eu le temps de retrouver mes petits camarades et de participer au briefing d’Eric Fourcaud. J’y ai appris que ma principale tâche consisterait à faire la synthèse (en duo) de trois tables-rondes. Chouette. Si vous voulez maintenant mieux connaître Ludovia et son Big Chief, je vous invite à lire cet article du Café pédagogique : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/08/26082013Article635131009654719798.aspx
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La réunion des blogueurs prise sur le vif par Laurence Juin
Vers 19h00, la partie officielle a ouvert cette 10e édition, puis le buffet.
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La partie officielle.
Après le buffet, nous avons eu droit à la conférence inaugurale assurée par Pascal Cotentin CTICE et Directeur CRDP de l’académie de Versailles en Tandem avec Marcel Lebrun Techno-pédagogue Université de Louvain-la-neuve. Elle s’intitulait «Imaginaires et promesses de 10 ans de numérique en éducation». Pour un compte-rendu de cette conférence, je vous renvoie à mon compère Michel Guillou (Chroniques axéennes, premier épisode #ludovia2013).

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Pascal Cotentin à gauche et Marcel Lebrun, à droite, lors de leur causerie.
Les principales vedettes en furent deux robots.
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La fin de la soirée fut elle placée sous le signe d’une bonne bière en compagnie de Virginie et Pascal (Paul n’était pas dispo…) et d’intervenants tic ariégeois essayant de promouvoir les montagnes pointues de l’Ariège. Pas facile… ;-)

Sur la route de #Ludovia2013

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Comme en 2010, je joins l’utile à l’agréable en profitant de rejoindre l’Ariège et la 10e édition de Ludovia en deux jours et à moto. Cette année, je suis parti ce dimanche avant 8h00 pour rejoindre Millau et son viaduc. Bien évidemment, la ligne droite n’est pas le plat principal. Aperçu en quatre photos.

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Le barrage de Villefort entre Langogne et Alès

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La corniche des Cévennes depuis le col de Perjuret

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En arrière-plan, l’impressionnant Viaduc de Millau surplombe la ville. Pas banal.

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La tour du beffroi à Millau

En #Ludovia2013 :  » Imaginaire et promesses du numérique »

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En 2010, j’ai eu la chance de participer à Ludovia, l’Université d’été organisée par le Conseil général de l’Arriège à Ax-les-Therme et consacrée aux technologies dans l’enseignement. En 2011 et 2012, mes nouvelles fonctions m’ont amené à renoncer à ce déplacement. En 2013 pour la 10e édition, j’y retourne à partir de lundi après-midi et je m’en réjouis.

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Cette année, le thème de ce Ludovia 2013 est  » Imaginaire et promesses du numérique ».

Je vous rendrais compte de cette édition sur ce blog, via twitter (@lyonelkaufmann + hashtag #Ludovia2013). Comme tous mes billets, ils seront également annoncés sur ma page Facebook.

Les outils que j’utiliserai seront mon iPad mini + son clavier ainsi que mon appareil de photo numérique. Un matériel léger puisque je m’y rends, comme en 2010, à moto.

Pour vous mettre en bouche, je vous invite à lire l’article que j’avais rédigé concernant l’édition 2011 : «Ludovia 2011 : Tous nomades?». Vous pouvez également consulter le programme de cette 10e édition : http://www.ludovia.org/2013/

A suivre…

#Ludovia2012 : Tablettes en classe : un outil à intégrer

A Ludovia, Carole Lopez, enseignante en maternelle, a présenté un exemple très convaincant d’utilisation d’une tablette numérique en classe.

Carole Lopez n’utilise pas la tablette pour la tablette, mais pour sa plus-value dans certaines activités d’apprentissage. Elle l’emploie également en complément à d’autres techniques et activités.

La vidéo nous présente une activité d’apprentissage du lexique.

Les plus de la tablette résident dans les capacités multimédias de la tablette numérique : enregistrement de la voix, possibilité de prendre très facilement des photos. Elle permet également le travail à deux et n’isole pas l’élève comme le faisait l’ordinateur auparavant. Son abord est également plus facile pour les élèves que l’ordinateur. De plus, pour l’enseignante, la tablette ne bouleverse pas l’organisation de sa classe : elle s’intègre «naturellement».

je vous laisse regarder la vidéo où le regard des élèves de Carole Lopez, avec ou sans tablette, dit tout.

L’article : Tablettes en classe : un outil à intégrer | ē.l@b.

#Ludovia 2012 : Plaisir d’apprendre et d’enseigner avec le numérique

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Grand moment de rencontre des acteurs du numérique éducatif, la 9ème édition de l’Université d’été Ludovia se tiendra de ce lundi 27 au jeudi 30 août à Ax-les-Thermes en plein coeur des Pyrénées Ariégeoises avec comme thème de quoi rendre la rentrée plus suave : « plaisir d’apprendre et d’enseigner avec le numérique ».

A quelques jours de la rentrée scolaire en France, les quelques 650 participants de l’Université d’été Ludovia vont démarrer sur quatre jours un marathon de discussions, présentations de retours d’expériences, démonstrations et fabrication de ressources en direct devant leurs collègues, chercheurs, enseignants, Inspecteurs de l’Education Nationale, Référents Numériques ou encore professeurs stagiaires.

Le site de Ludovia vous permettra de suivre l’événement en direct. Vous avez aussi rendez-vous aussi sur twitter via le hashtag #ludovia2012. Sans oublier, les blogueurs invités qui agrémenteront l’événement de leurs billets : http://www.ludovia.org/2012/presse-et-bloggeurs/

Pour y avoir participé en 2010, c’est un événement à ne pas manquer sur place ou en ligne.

Le site : ludovia 2012.

Ludovia 2011 : Table Ronde «Les tablettes numériques, le futur cartable numérique»?

Cette table-ronde de Ludovia consistait en un retour d’expérience sur les premières expérimentations sur Tablettes et Netbooks au sein des établissements. Les thèmes abordés étaient les suivants : fiabilité des matériels, adaptation au contexte de l’établissement, évolutions envisagées, le point sur le contenu et les ressources disponibles… Cet article synthétise les discussions.

Après une année d’utilisation par les enseignants d’un collège avant que tous les élèves en soient équipés, Claudio Cimelli, de l’académie de Créteil, relève que

Les tablettes s’avèrent plus maniables et ne semblent pas faire barrière entre l’enseignant et les élèves. Parmi les limites de l’outil, il note les problèmes de compatibilité de formats en passant à des appareils Apple. Par ailleurs, on n’a pas résolu tous les défis de catalogage et de mutualisation de l’information pour faciliter le partage et la recherche de ressources pour les enseignants.

Je note que la tablette, contrairement aux ordinateurs même portables, ne modifie pas la gestion de la classe et l’habitus des enseignant-e-s. Quelque part, elle se rapproche du manuel scolaire facilement accessible que l’on peut sortir ou ranger sur ou sous les pupitres de classe. Elle est facilement transportable également d’une classe à l’autre jusqu’à la maison. Ce sont des éléments-clés pour une intégration réussie,  à mon avis, d’une technologie éducative.

Pour leur part, Stéphane Carasco et Philippe Mittet, de l’académie de Bordeaux, soulignent que

On note un net avantage dans l’utilisation des tablettes quand elle s’accompagne d’une réflexion pédagogique.

Dire cela paraît être d’une banalité sans nom, mais indique bien que ce n’est pas toujours le cas, voire rarement le cas, lors de l’intégration d’outils technologiques en classe. D’où les échecs à répétition par le passé.

Dans les interventions, je constate que désormais les collectivités qui investissent dans les outils numériques sont très soucieuses de déployer ces outils par étapes, d’analyser les actions effectivement réalisées en classe et d’accompagner leur introduction par une formation sur les usages de l’outil. Cela me paraît primordial. En effet, précédemment, l’essentiel des ressources engagées portaient sur l’équipement matériel seul alors qu’il faudrait au moins au 50% pour l’équipement et un 50% pour les ressources, la formation et l’accompagnement.

Source : 3ème Table Ronde «Les tablettes numériques, le futur cartable numérique»?.