Photo Normandie : Viaduc de Clécy

Vue aérienne du viaduc ferroviaire de Clécy qui enjambe l’Orne sur la ligne Caen-Flers.
Selon le récit de l’abbé Joseph Delacotte, il est bombardé plusieurs fois sans jamais être atteint, une bombe touche une arche dont le sommet s’écroule sur la route le 12 août 1944, trois jours avant la libération.

Voir la p011903 juste avant : www.flickr.com/search/?w=58897785@N00&q=p013145

Bombardement par des Martin B-26 Marauder du 323rd Bombardment Group (USAAF – Ninth Air Force). Voir ce film NARA 111-ADC-1924 en 2:43 : www.youtube.com/watch?v=ixYRMCEPcIQ

Ces images du film NARA ont souvent été reprises dans des documentaires ou des docu-fictions. C’est notamment le cas dans la série Apocalypse et de The War. A lire à ce sujet : Kaufmann, L. (2011). L’enquête historique à l’âge d’ApocalypseLe Café pédagogique, No 127, novembre.

Pour en savoir plus: www.flickr.com/photos/mlq/1258343884/

L’image sur Flickr : https://www.flickr.com/photos/photosnormandie/13919661633/

Faire la guerre avec la peau des autres | Mémorial 14-18.net

Qui a dit :

« La valeur éducative de la guerre n’a jamais fait de doute pour quiconque est capable d’un peu d’observation réfléchie. L’histoire entière le prouve : les époques de forte culture intellectuelle n’apparaissent chez les peuples qu’après qu’ils ont traversé la douloureuse mais féconde école du sacrifice sanglant […].»

Vous l’apprendrez en consultant le blog Mémorial 14-18.net de Fabrice Bompard, passionné d’histoire et doté d’une bonne plume. Ce dernier se propose depuis juillet 2013 de

faire la chronique, plus ou moins régulière, de la période 14-18, celle qui fut bien entendu marquée par la première guerre mondiale et dont nous allons bientôt célébrer le centenaire.

Je vais donc faire « comme si » je vivais il y a cent ans. Tous mes articles évoqueront cette époque « comme si » elle faisait notre actualité commune. Je ne sais pas si j’y parviendrai car il est très facile de tomber dans l’anachronisme ou de prévoir un peu trop rapidement la suite d’événements connus de tous. En tous les cas, je vais essayer.

Le billet où vous trouverez la réponse à cette question : Faire la guerre avec la peau des autres http://www.memorial-14-18.net/?p=2282

Histoire : comment les Albanais perçoivent-ils la Première Guerre mondiale ? – Le Courrier des Balkans

L’historien Shkelzen Gashi a analysé les livres d’histoire en Serbie, en Albanie et au Kosovo. Il a ainsi constaté que les textes albanais ne mentionnent pas du tout l’existence, dans l’Albanie du début du vingtième siècle, de différents mouvements politiques aux positions inconciliables. Au contraire, on parle d’un mouvement national homogène, avec des objectifs clairement identifiés. Les auteurs des livres kosovars et albanais ont souvent recours au cliché du « peuple qui résiste à l’unisson contre l’envahisseur ». Cette résistance aurait été conduite par Idriz Seferi dans la zone d’occupation bulgare et par Azem Bejta dans la zone d’occupation autrichienne. On ne trouve nulle part mention des batailles communes menées par Azem Bejta et les Serbes locaux contre les forces austro-hongroises. Shkelzen Gashi note également que, dans ces mêmes livres, on ne fait jamais mention des crimes commis par les Albanais contre les Serbes. Les criminels sont toujours les autres, tandis que « notre peuple » serait toujours la victime.
Source: Histoire : comment les Albanais perçoivent-ils la Première Guerre mondiale ? – Le Courrier des Balkans.

Compte-rendu : 1914-1918: l’écriture de la guerre, une affaire politique

AFP

Elle est la première guerre à avoir inspiré autant décrits: d’abord par les nationalistes dont les plaidoyers encouragent l’esprit belliciste, ensuite par les troupes elles-mêmes. Du poilu à l’écrivain, de la correspondance au récit, du témoignage au roman, la littérature s’est engagée.    

AFP

AFP

Jamais une guerre, la première dite mondiale, n’avait suscité une telle quantité de littérature ! Le premier à la recenser fut, concernant l’édition française et les récits publiés durant les années de guerre, Jean Norton Cru, professeur de lettres franco-américain, dans l’étude fameuse, et controversée, qu’il consacre au sujet (Témoins, 1929, réédition 1993) étudie plus de 300 textes.

Plus récemment, Nicolas Beaupré, qui travaille sur les Ecrits de guerre, 1914-1918 CNRS, Biblis, 2013, a rassemblé un échantillon de 291 ouvrages français et 242 ouvrages allemands. Les auteurs composant l’échantillon devaient répondre à au moins une des caractéristiques suivantes : « avoir écrit sur la guerre, avoir porté l’uniforme et avoir combattu, avoir été tué au combat, avoir été officier, avoir été engagé volontaire, avoir publié entre 1914 et 1920″.

Lire la suite 1914-1918: lécriture de la guerre, une affaire politique - Le Monde.

Bref je suis prof…

Peut-être vous reconnaîtrez-vous ? Dans tous les cas, bonne journée…

Les films du cycle sur la Première Guerre mondiale | Arte

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A l’ouest rien de nouveau (All Quiet on the Western Front, 1930) de Lewis Milestone

Le dimanche 16 février à 20h50 sur ARTE débute avec la diffusion de La Grande Illusion de Jean Renoir un cycle de huit films sur la guerre de 14-18 à l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Huit films français ou américains produits entre 1930 et 2006 dont certains comptent parmi les plus grands classiques de l’histoire du cinéma, véritables chefs-d’œuvre sur et contre la guerre. ARTE eu envie d’en discuter avec le cinéaste français Damien Odoul qui prépare actuellement le tournage d’un long métrage coproduit par ARTE France Cinéma et inspiré du livre autobiographique « La Peur » de Gabriel Chevallier, sur l’expérience de quatre ans de guerre dans les tranchées d’un jeune soldat français, et qui a choisi de commenter ses quatre films préférés du cycle.
A lire : Les films du cycle sur la Première Guerre mondiale sur ARTE vus par Damien Odoul http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/2014/02/14/les-films-du-cycle-sur-la-premiere-guerre-mondiale-sur-arte-vus-par-damien-odoul/

Revue de Presse : Des malles retracent la vie d’une famille disparue à Auschwitz

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Entreposées depuis 1945 dans les combles de la mairie du village d’Auvillar, une quinzaine de valises n’avaient jamais été réclamées. Elles appartenaient à une famille juive qui a péri à Auschwitz. Un témoignage posthume poignant et un travail de reconstitution remarquable.1

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Des vêtements pliés dans une des valises des Kurzweil. A gauche, Bruno, Gisela et Adèle Kurzweil en janvier 1942. (Photos DR et Collection Pascal Caïla)

Adèle Kurzweil avait 17 ans. Sur sa photo d’identité en noir et blanc, elle a les cheveux longs, les lèvres boudeuses, et un regard songeur qui ne fixe pas l’objectif. Le 26 août 1942, au petit matin, la jeune fille a été rafée avec ses parents à Auvillar, un village de Tarn-et-Garonne. Déportés, ils mourront gazés à Auschwitz. Ils auraient pu disparaître à jamais des mémoires, mais l’acharnement de quelques-uns en a décidé autrement.
Source : Des malles retracent la vie d’une famille disparue à Auschwitz – Le Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140123.OBS3609/des-malles-retracent-la-vie-d-une-famille-disparue-a-auschwitz.html
Lire aussi : Arkheia 25-26-27 / octobre 2013 / Enfance brisée, enfance cachée. Le sort des enfants juifs dans le Sud-Ouest (1940-1945) : http://www.arkheia-revue.org/-Arkheia-25-26-27-.html

  1. Par contre certains commentaires postés à la suite de l’article sont honteux et hors propos. []

Enseigner l’histoire locale à l’aide d’internet | Résonances

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Pour son numéro de décembre 2013, la Revue éducative valaisanne Résonances consacrait son dossier à l’enseignement de l’histoire suisse. J’y ai contribué à propos de l’enseignement de l’histoire locale à l’heure d’internet.
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L’introduction de mon article :
«De tout temps, et plus particulièrement à l’école primaire, l’histoire locale ou familiale est un terreau riche pour intéresser les élèves à l’histoire. Internet permettra de leur offrir une situation de communication véritable et de riches interactions avec leur univers proche ou plus lointain. Petit tour d’horizon. »
Les références :
Kaufmann, L. (2013). Enseigner l’histoire locale à l’aide d’internet. Résonances, No 4, Décembre, p. 7. Consultable en ligne : http://issuu.com/resonances22/docs/no4_resonances_dec_2013

Histoire et Numérique | Thot Cursus

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Un dossier de Thot Cursus de 20 articles en accès libres consacrés à l’histoire à l’ère numérique. La présentation du dossier.
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Il existe bel et bien une histoire « populaire », faite de chronologies, de grands hommes et de batailles, et quand les choses vont mal dans le monde, c’est celle-ci que nous voudrions que nos enfants apprennent. Elle rassure et a puissamment contribué à forger l’identité nationale, quitte parfois à s’arranger avec la vérité des faits.
Mais désormais, nos nations comptent bien moins que les mouvements mondiaux qui travaillent la planète. L’histoire est globale. 
Aussi la bataille des programmes fait-elle rage, des deux côtés de l’Atlantique. Au Québec comme en France, les tenants du « global » affrontent ceux qui estiment que le « national » a encore droit de cité.
Dans les classes comme dans les laboratoires de recherche, on expérimente les outils numériques pour accéder aux sources, les étudier, les organiser. Des historiens enthousiastes se familiarisent avec les pratiques collectives du web 2.0, sans ignorer le défi que cela pose à leur discipline. 
La divulgation de documents secrets subtilisés aux gouvernements par ceux que l’on appelle les lanceurs d’alertes pose justement un défi phénoménal aux historiens : que signifie cette exigence de transparence à tout prix ? 
Savoir analyser une information fait partie des compétences numériques essentielles. L’histoire nous apprend à le faire. Alors, tous historiens ? Sans doute pas. Mais tous inspirés par l’histoire, c’est souhaitable.  

Illustration : lolloj, Shutterstock.com

Source : Histoire et Numérique | Thot Cursus : http://cursus.edu/dossiers-articles/dossiers/128/histoire-numerique

Revue de Presse : 14-18 à donner le vertige

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La commémoration de 14-18 tourne déjà à plein régime et les matériaux mis à disposition sur le net prolifèrent. Petite sélection dans la production éditoriale issue du web.

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Soldats allemands quittant Munich en 1914. | Gallica/BnF

1. 14-18 : les 5 sites qu’il faut avoir consulté selon Télérama
Téléréma a sélectionné 5 sites pour son hors-série spécial 14-18. Parmi ces cinq, citons plus particulièrement Europeana. Europeana 1914-1918 a organisé à l’automne dernier La Grande Collecte de documents privés pour le côté français. Une collecte qui continue aujourd’hui en ligne et qui constitue un panorama historique inédit de la Grande Guerre puisqu’il est tracé du point de vue des civils et des mobilisés. A chacun donc d’arpenter les archives personnelles déjà disponibles. A chacun, aussi, d’y glisser son histoire de famille : les documents seront examinés par l’équipe du projet avant d’être diffusés. Indispensable tribune interactive, qui ouvre, en plus, un champ mémoriel à tous les pays belligérants. Le site :
http://www.europeana1914-1918.eu/fr
L’article de Télérama : 14-18 : les 5 sites qu’il faut avoir consulté http://www.telerama.fr/medias/14-18-les-5-sites-qu-il-faut-avoir-consulte,107479.php#xtor=RSS-18
2. Enseigner la Première guerre mondiale
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Ce DVD du CNDP aborde l’ensemble des grandes problématiques soulevées par la Première Guerre mondiale, dans toutes ses dimensions, militaires, politiques, économiques, sociales et culturelles, avec une attention particulière accordée aux représentations. 32 films de 2 à 18 min : Cartes animées, archives, visites de lieux de mémoire, reconstitutions, analyses d’images, portraits d’acteurs connus ou anonymes, études de cas, récits d’anciens combattants et de témoins, éclairage des historiens. Antoine Prost et Stéphane Audoin-Rouzeau… Une organisation en 5 rubriques : Chronologie ; Lieux de guerre ; Acteurs ; Des sociétés bouleversées ? ; Représentations et analyses.
Pour commander : Enseigner l’histoire de la première guerre mondiale
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_librairie/?p=716
3. Les nouvelles thèses sur les causes de la Grande Guerre passionnent l’Allemagne
Voilà que cent ans après le déclenchement de la guerre, une nouvelle génération d’historien vient secouer l’ancienne image de cette guerre et de ses responsables, notamment l’Australien Christopher Clark, avec le livre Les Somnambules (Flammarion, 2013), et le professeur de sciences politiques berlinois Herfried Münkler. Comme d’autres auteurs, ils apportent beaucoup de nuances à la question de la faute et se placent au-delà des simples modèles d’explication. A lire leurs travaux, tous les participants portent une part de responsabilité dans l’explosion meurtrière de ce mélange fait de politique classique, d’oppositions intérieures, de prises de décision opaques, par exemple au sein des appareils diplomatiques, que fut le déclenchement de la guerre en 1914. Pour l’Allemagne, cela ne signifie pas u’elle n’en ait pas eu aucune restonsabilité dans le déclenchement du conflit, contrairement à ce qu’affirmaient les apologistes conservateurs jusque dans les années 1970.
L’article du Monde : Les nouvelles thèses sur les causes de la Grande Guerre passionnent l’Allemagne : http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2014/01/15/les-nouvelles-theses-sur-les-causes-de-la-grande-guerre-passionnent-l-allemagne_4348422_3208.html
4.
14-18 : les 10 films qu’il faut avoir vu | Télérama.fr
De Chaplin à Tavernier, la Grande Guerre a laissé des traces dans le septième art. La sélection sans surprise de “Télérama” pour son hors-série.

Shoulder Armes, de Chaplin (1918)
La sélection et l’article : 14-18 : les 10 films qu’il faut avoir vu : http://www.telerama.fr/cinema/14-18-les-10-films-qu-il-faut-avoir-vu,107258.php

Un documentaire d’Hitchcock sur l’holocauste nazi sorti d’un long silence … | histoireetsociete

Le Musée impérial de la guerre de Londres a restauré numériquement le documentaire, réalisé en 1945 par le futur maître du suspense, Memory of the camps sur le génocide hitlérien. Il sera présenté en 2015, à l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Entre l’horreur des camps nazis et le cinéaste britannique Alfred Hitchcock, il n’existait jusqu’à présent aucun lien connu. Pourtant, l’auteur de La Main au collet et de La Mort aux trousses, bouleversé par les événements qu’il découvre en même temps que le monde entier, a réalisé un documentaire sur les camps, intitulé Memory of the camps. Jamais diffusées publiquement, les bobines, qui ont été exhumées des archives puis restaurées numériquement, montrent sans aucun artifice la cruauté du système concentrationnaire nazi.

L’article complet : un documentaire d’Hitchcock sur l’holocauste nazi sorti d’un long silence … | histoireetsociete.