▶ LA PEUR Bande Annonce (2015)

« Tu crois pas qu’on nous a bourré le crâne avec la « haine des races » ? » 

Sortie le 12 août du film La Peur, basé sur le livre de Gabriel Chevalier. Sa bande-annonce :

« La terre molle, gorgée d’hommes, vivants ou morts, semblait maudite. Les jeunes gens, ceux du pays de Balzac et ceux du pays de Goethe, qu’ils fussent retirés des facultés, des ateliers ou des champs, étaient pourvus de poignards, de revolvers, de baïonnettes, et on les lançait les uns contre les autres pour s’égorger, se mutiler, au nom d’un idéal… »

Rarement un livre aura été aussi mal servi par le sort. Paru en 1931, parmi une pléthore de témoignages de la Grande guerre et de récits cocardiers, La Peur a été retiré de la vente en 39 pour « Défaitisme ». Le livre est republié en 1951, sans réel écho. Puis les éditions les Belles Lettres en reprennent d’abord les droits… mais les exemplaires brûlent dans l’incendie du stock de l’éditeur, le 29 mai 2002.

En 2004, Dominique Gaultier, patron des éditions du Dilettante, retente sa chance auprès de la veuve de Chevallier. Il le réédite en 2008 La Peur, ouvrage magistral sur la guerre de 14, qui mérite alors de rencontrer enfin son public, l’année du 90eanniversaire de l’armistice et de la mort du dernier poilu, Lazare Ponticelli.

Filmer la Grande Guerre – avec Laurent Véray | Nonfiction.fr

Parce qu’elle est contemporaine du premier âge du cinématographe, l’histoire de la Première Guerre mondiale n’est pas vraiment dissociable de celle du cinéma. Les tranchées ont donné leur matière à ses bandes ; les armées et les gouvernements ont pour la première fois mobilisé les opérateurs au service du divertissement des soldats, de l’information des populations et de la propagande ; et de très nombreuses façons, l’intensification et la diversification de la production cinématographique en a transformé les techniques, l’esthétique, et jusqu’à la géographie. Mêmes et autres, l’histoire de la Grande Guerre et celle du cinéma sont aussi un entrelac centenaire, puisque de 1914 à 2014, des Croix de Bois à Un long dimanche de fiançailles, de Capitaine Conan à Apocalypse, on n’a cessé de remonter ou de recréer des images de la guerre.

Parler de l’histoire cinématographique de la guerre 14-18, ou encore, de 14-18 dans l’histoire du cinéma, c’est ainsi traverser un champ de questionnements particulièrement vaste, structuré par un faisceau d’interactions singulièrement vertigineux, et entrecoupé d’innombrables plis. C’est une aventure pionnière, dont Laurent Véray est incontestablement l’un des explorateurs les plus expérimentés. Professeur d’études cinématographiques et audiovisuelles à l’université Paris III.

Ce premier volet de cet interview avec Laurent Véra est consacré au film «Les croix de bois». A suivre donc… : ENTRETIEN – Filmer la Grande Guerre – avec Laurent Véray – Nonfiction.fr le portail des livres et des idées.

Revue de presse : TF1 dépolitise la résistance et réécrit l’histoire de mon père | Rue89

Réaction à la diffusion par TF1 de la série Résistance :
«Pourquoi jouer ainsi avec la réalité historique ? Pourquoi rendre Français des résistants étrangers ? Et quand le « procès » des militants de l’OS (procès dit « de La Maison de la Chimie » en avril 1942) est porté à l’écran, quel dommage de ne pas dire que trois autres condamnés sont étrangers : deux Italiens et… un Allemand.
Ce n’est pas contre les Allemands en tant qu’Allemands que se battaient ces jeunes, mais contre les nazis, les fascistes et leurs complices français.
Encore un effort, TF1 ! Pour participer au nécessaire devoir de mémoire, encore faut-il renoncer à une représentation de l’histoire en forme d’image d’Epinal. Et montrer la résistance dans sa réalité, avec toutes ses couleurs politiques.»

TF1 dépolitise la résistance et réécrit l’histoire de mon père | Rue89

Revue de presse : Le premier film antinazi américain redécouvert à Bruxelles

Le premier film de propagande antinazi américain, montrant des actions antisémites dès 1933, sera projeté en octobre à New York après que son unique copie a été redécouverte et restaurée par la cinémathèque de Bruxelles.

Le long-métrage Hitler, le règne de la terreur (Hitler’s Reign of Terror) était considéré comme perdu jusqu’à ce qu’une copie soit retrouvée dans une boîte en métal sur les étagères des archives de la Cinémathèque royale de Belgique.

Le premier film antinazi américain redécouvert à Bruxelles

Revue de presse : Allier le récit et l’exigence scientifique | unetudianthistorien

Michel Deniau nous dit son intérêt devant le dock-fiction réalisé en 2012 par une maison de production autrichienne et diffusé sur Arte. Ce docu-fiction s’intéresse à la vie de Charlemagne, depuis sa jeunesse et sa rivalité avec son frère cadet Carloman à sa mort en 814.
Michel Deniau est plus particulièrement séduit par la présence, au sein de la fiction, de plusieurs séquences de recherche historique au sein du déroulement du récit. C’est le plus et l’intérêt de la série. Pour Deniau:

«Cet exemple démontre qu’un plutôt bon équilibre entre un récit et des démonstrations scientifiques est possible. En un temps où les historiens de garde sont de sortie et que l’indigence documentaire est plutôt récurrente voir des documentaires comme cette série redonnent foi en la capacité de mélange entre un récit, dans tout ce que cela a de ludique, et une approche historique, tout ce qu’elle de plus scientifique.»

La série sur Arte :
http://videos.arte.tv/fr/videos/charlemagne-1-3–7454096.html
http://videos.arte.tv/fr/videos/charlemagne-2-3–7454100.html
http://videos.arte.tv/fr/videos/charlemagne-3-3–7454104.html

Le billet : Allier le récit et l’exigence scientifique | unetudianthistorien

Le témoin, l’historien et le réalisateur : la place du conseiller – documents de cours | Cinémadoc

Cette note reprend les documents et films utilisés pour le cours Histoire et cinéma (Université de Montréal) du 13 mars 2013. L’objectif principal de cette séance est de s’interroger sur le statut et la fonction du conseiller historique à partir d’exemples de films portant sur le Moyen Âge. Les deux axes principaux du cours sont les suivants:

– La question des rapports entre imagination/interprétation et attestation/positivisme.

– Les fonctions possibles du chercheur quand il participe à la réalisation d’un film à sujet historique.

La note  : Le témoin, l’historien et le réalisateur : la place du conseiller – documents de cours | Cinémadoc.

Revue de presse : Documentaires et films sur l'histoire et l'art | Derville

Vous trouverez sur ce blog des liens vers des documentaires historiques à voir en ligne, des documentaires sur l’art, des films historiques et des adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires, ainsi que vers des émissions et spectacles.
Le mérite principal de ce site est d’offrir des liens vers des extraits en ligne de ces émissions. C’est un inventaire brut. Tout le travail de contextualisation de l’oeuvre (voir de trouver les indications élémentaires sur la production du film) est à faire pour celui qui chercherait à utiliser tel ou tel extrait. Curieusement également le film La Révolution française de Robert Enrico est classé dans les documentaires et non dans les films de fiction.

Documentaires et films sur l’histoire et l’art | Derville

L'innocent mariage entre l'histoire et la fiction autour du couple Marie-Antoinette- Louis XVI ? Un entretien avec Aurore Chery.

Via Scoop.ithistoire

On peut donc tenir pour certain que le couple royal qui fut balayé par la Révolution Française fait un retour en force sur les écrans, les ont -ils jamais quitté d’ailleurs ? A l’aide de l’expertise d’Aurore Chery, doctorante en histoire moderne à l’Université de Lyon III dont les recherches portent sur l’image des rois Louis XV et Louis XVI, Samarra nous propose de passer dans l’envers du décor et de relire ces fictions avec le regard de l’historien.
Via mondomix.com

Le rôle des média généralistes dans le devenir-référence de Shoah (1985-1987)

Merci à Rémy Besson pour sa mise à disposition de sa contribution  Le rôle des média généralistes dans le devenir-référence de Shoah (1985-1987) proposée lors du colloque Si la photographie est bonne, organisé par André Gunthert (Lhivic/ EHESS), à l’INHA le 20 octobre 2011.
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Source : Le devenir référence de Shoah (1985-1987)

Le rôle des média généralistes dans le devenir-référence de Shoah (1985-1987)

Merci à Rémy Besson pour sa mise à disposition de sa contribution  Le rôle des média généralistes dans le devenir-référence de Shoah (1985-1987) proposée lors du colloque Si la photographie est bonne, organisé par André Gunthert (Lhivic/ EHESS), à l’INHA le 20 octobre 2011.
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Source : Le devenir référence de Shoah (1985-1987)

Revue de presse : Images d'archives : ce qu'elles nous racontent | Télérama

Pas un jour sans qu’un documentaire puise dans la masse surabondante des archives cinématographiques pour rappeler 1914-1918, 1939-1945, Mai 68 ou mai 1981. Prises de vues arrachées au passé, sans lesquelles on n’imagine pas évoquer les événements du XXe siè­cle, qui fut aussi celui du cinéma. En quoi ces images permettent-elles d’écrire l’Histoire ? L’historien du cinéma Laurent Véray, maître de conférence à l’université Paris-III Sorbonne Nouvelle, explore cette question dans un ouvrage abondamment illustré : Les Images d’archives face à l’Histoire. L’occasion pour Télérama d’aborder l’évolution et la variété des usages qu’en font cinéma et télévision.

Images d’archives : ce qu’elles nous racontent | Télérama

Revue de presse : Images d'archives : ce qu'elles nous racontent | Télérama

Pas un jour sans qu’un documentaire puise dans la masse surabondante des archives cinématographiques pour rappeler 1914-1918, 1939-1945, Mai 68 ou mai 1981. Prises de vues arrachées au passé, sans lesquelles on n’imagine pas évoquer les événements du XXe siè­cle, qui fut aussi celui du cinéma. En quoi ces images permettent-elles d’écrire l’Histoire ? L’historien du cinéma Laurent Véray, maître de conférence à l’université Paris-III Sorbonne Nouvelle, explore cette question dans un ouvrage abondamment illustré : Les Images d’archives face à l’Histoire. L’occasion pour Télérama d’aborder l’évolution et la variété des usages qu’en font cinéma et télévision.

Images d’archives : ce qu’elles nous racontent | Télérama

Revue de presse (16 novembre 2011)

  • Sur France 3, un téléfilm réécrit l’histoire du procès de Nuremberg | Rue89 – Les téléspectateurs de France 3 ont vécu une expérience un peu surréaliste mardi soir.
    Après la diffusion de « J'étais à Nuremberg », une fiction reconstituant avec soin le procès des dignitaires nazis à la fin de Seconde Guerre mondiale, ils ont pu assister à un débat pendant lequel des spécialistes de la période ont pointé les erreurs historiques et curieux parti-pris du téléfilm.
    Principal grief soulevé par les invités de « Ce soir ou jamais » : le rôle attribué à Auguste Champetier de RIbes, représentant de la France au sein du Tribunal militaire de Nuremberg, incarné par Patrick Raynal.
    Dans plusieurs scènes, on le voit tenter de dissuader son adjoint Pierre Bernard (un personnage inventé pour l'occasion) d'évoquer le rôle de Vichy dans la déportation des juifs de France.
    Le problème, c'est que cette scène n'a jamais existé…
  • L’image de la Suisse | Mots d’images – Les banques, le chocolat, la propreté ou l’horlogerie sont autant de clichés très répandus de la Suisse. Si ces derniers s’inspirent bien de faits concrets, qu’en est-il de tous les mythes, croyances et symboles qui fabriquent l’imaginaire du pays ? Comment sont-ils nés ? Comment fonctionnent-ils ? Gianni Haver, sociologue de l’image, vient de publier L’image de la Suisse pour faire le tour de ces questions. Mots d'image nous en offre un compte-rendu.

Exposition Metropolis : le passé a de l’avenir | Il était une fois le cinéma

  • Exposition Metropolis : le passé a de l’avenir | Il était une fois le cinéma – Jusqu’à ce jour, les cinéphiles ne connaissaient de Metropolis qu’une version incomplète, amputée de plus de 30 minutes. Aussi, en 2008, la découverte inespérée d’une copie intégrale du film fait vite figure d’événement. Dans la foulée, la Cinémathèque Française choisit aujourd’hui de rendre hommage à Fritz Lang et à son chef d’œuvre. Une grande exposition comme une jolie revanche sur l’Histoire, pour ce film dont le cinglant échec commercial lors de sa sortie ne laissait pas présager une telle postérité.