
Pour la commémoration du 69e anniversaire du bombardement nucléaire de la ville d’Hiroshima au Japon le 6 août 1945, difficile de ne pas présenter l’un des mangas les plus célèbres dans le monde : Gen d’Hiroshima de Keiji Nakazawa. Gen d’Hiroshima fait partie des classiques des mangas. Sciences Dessinées nous présente le manga et analyse la planche.
Keiji Nakazawa, Gen d’Hiroshima, tome 1, 1973-1985.
Les espaces de la destruction font place à une représentation des corps des habitants d’Hiroshima qui “ont tous l’air de monstres, déformés par les brûlures. Cette planche, tristement réaliste, emprunte des souvenirs d’enfance de Keiji Nakazawa, qui a lui-même vu son enfance transformée par la bombe atomique qui a détruit sa ville, pour devenir celle d’un survivant.
Le manga, sous la forme qu’il a prise après 1945, est imprégné de l’expérience historique unique du Japon. […] Le manga contemporain est né dans le feu d’Hiroshima, qui lui a donné ce que Saya Shiraishi a baptisé “l’Expérience originelle” : l’histoire d’un groupe de jeunes survivants orphelins, soudé par l’amitié et le refus de mourir, qui lutte dans un univers postapocalyptique et fait se lever l’aube d’un monde nouveau. Ce scénario traumatique se retrouve sous mille et une formes dans le manga et ka japanimation. Dans sa version première, telle que Keiji Nakazawa l’a mise en scène en 1972 dans Gen d’Hiroshima, de jeunes héros à l’optimisme increvable luttent avec une claire conscience pour reconstruire un monde meilleur” (Jean-Marie Bouissou, 2008, “Pourquoi le manga est-il devenu un produit culturel global ?“, Esprit, n°7/2008, pp. 42-55).
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