
Une puissante bougie d’allumage! Voilà un qualificatif qui décrit parfaitement Sara Dufour. La brillante auteure- compositrice-originaire de Dolbeau Mistassini a déjà un EP et 3 albums à son actif. Depuis la sortie de son album éponyme en 2019, elle parcourt le Québec et la France et empile les honneurs. Elle a joué plus de 400 spectacles devant un public conquis et grandissant, notamment en première partie des Cowboys Fringants. Dans ce nouvel album, Sara Dufour montre un visage musical globalement moins country, reprenant plutôt certaines textures de guitares électriques semées sur quelques pièces du précédent.
L’histoire de son troisième disque, On va-tu prendre une marche ?, c’est celle d’un album de retour aux sources, creux dans le bois aux alentours de Dolbeau (Lac Saint-Jean) d’où elle vient, mais cette transition a mené à son propre étonnement à des chansons « à coeur ouvert », plus proches de son âme et de ses émotions.
J’avais perdu un peu la connexion avec la nature au fil des années. Puis là, en allant marcher dans le bois, dans ma piste de raquette que je me suis faite avec mon chien, puis de voir un lièvre passer, de voir une perdrix s’envoler, la senteur, d’apprendre à différencier une épinette d’un sapin… c’est simple comme bonjour, mais c’est comme si je retissais ce lien-là.
– Sara Dufour
Sur On va-tu prendre une marche ?, la chanteuse montre aussi un visage musical globalement moins country, reprenant plutôt certaines textures de guitares électriques semées sur quelques pièces du précédent album. Pour Torpille,
Du point de vue musical, les tonalités de guitare électrique et l’influence de Tom Petty se font ressentir. L’orgue joue un rôle significatif, créant une atmosphère céleste en hommage à sa mère. L’album ose également des expérimentations, notamment avec des touches de punk et des sections instrumentales étendues, permettant à l’auditeur de s’immerger dans une réflexion profonde, à l’image de la démarche artistique de Sara lors de la création de « On va-tu prendre une marche? ». L’album se distingue par son caractère non linéaire, adoptant un flux de conscience artistique qui défie les conventions.
– Torpille : http://torpille.ca/2023/11/sara-dufour-nouvel-album-on-va-tu-prendre-une-marche/
Ce troisième disque complet de Sara Dufour est aussi teinté par un triste événement, la mort de sa mère. On sent son regard bienveillant sur Chu mêlée alors que la bien nommée Ma mère est un hommage à sa force et à ses valeurs.
Alors que le Québec et la Francophonie pleure la disparition de Karl Tremblay, Sara Dufour, qui était encore en première partie des Cowboys Fringants au Festival d’été de Québec en août de cette année, prouve, s’il était encore nécessaire de le faire, que la chanson québécoise parvient à être universelle tout en étant inscrite profondément dans son quotidien et son terreau. L’avenir est assuré.
A lire : « On va-tu prendre une marche » l’effet paradoxal du bois sur Sara Dufour Le Devoir
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