
A vous de retrouver sur quelle pochette de disque ce nain apparaît.
Cette image a été retravaillée avec la version 2 de CameraBag pour iPhone.


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Devant le sapin de Noël, alors que la fête bat son plein, l’heure est aussi à jeter un dernier regard sur l’année écoulée pour en faire un bilan. En parcourant, mois par mois, les articles publiés sur mon blog professionnel, les éléments suivants ont acquis suffisamment de relief pour s’y arrêter avant de s’engager résolument dans la nouvelle année.
a) Sur l’enseignement de l’histoire à l’ère du numérique
Que l’on soit pour ou contre le numérique à l’école, la question est dans tous les esprits sans attendre la prochaine réforme scolaire en France comme ailleurs. Il convient cependant de se méfier de ses zélateurs ou de ses détracteurs absolus. Ni âge d’or passé, ni lendemains qui changent tout. À ce titre, je vous propose deux regards.
Le premier est celui d’Eric Sanchez qui en mai s’interrogeait sur les défis et les opportunités de l’enseignant à l’ère du numérique. ((http://lyonelkaufmann.ch/histoire/2012/05/19/etre-enseignant-a-lere-du-numerique-defis-et-opportunites/ )) Eric Sanchez a le grand mérite de ne pas tomber dans l’idolâtrie béate devant le numérique, mais de jalonner et de documenter intelligemment le paysage de l’enseignement à l’ère du numérique. Si généralement, je décroche très rapidement lorsque je visionne une conférence mise en ligne tel n’est pas le cas avec cette intervention d’Eric Sanchez sur l’enseignant et l’enseignement à l’ère du numérique. Partant de son expérience dans l’enseignement supérieur, sa conférence interpelle tout enseignant et futur enseignant sur l’évolution de l’enseignement à l’ère numérique. Au final, je vous propose la citation suivante issue de son intervention:
«Il faut arrêter de se dire on va transposer des pratiques usuelles avec le numérique et on va faire moins bien finalement parce qu’on va forcer les choses, mais plutôt on va se dire « ok » ça nous offre des possibilités de faire des choses qu’on ne pouvait pas faire avant.»

Capture d’un slide de la conférence d’Eric Sanchez
Le deuxième regard est celui porté depuis de nombreuses années par le professeur Larry Cuban et son concept organisationnel du «conservatisme dynamique». Ce concept explique à la fois la continuité et le changement à l’oeuvre à l’école comme dans d’autres institutions qui permet de maintenir un équilibre fragile dans les salles de classe et les écoles. Ce concept, pour Cuban, explique la grande stabilité des pratiques scolaires malgré les réformes initiées par les autorités pour les faire évoluer. ((http://lyonelkaufmann.ch/histoire/2012/08/10/conservatisme-dynamique-et-stabilite-des-pratiques-enseignantes-larry-cuban ))
L’école avant l’arrivée des ordinateurs portables…
Prenant l’exemple de l’introduction et de l’utilisation des ordinateurs portables dans les classes états-uniennes, Larry Cuban observe que les enseignants ont apporté des changements dans la façon dont ils enseignent tout en conservant leur ordre habituel des tâches et des activités dans leurs cours. Ils ont mixé moyens traditionnels et non traditionnels. Si le changement se produit tout le temps dans les écoles et les salles de classe, il ne se produit ni à la portée, ni dans les conceptions, ni au rythme des réformes initiées par les décideurs politiques.

et après l’arrivée des ordinateurs portables en classe…
Dès lors, il est important de s’accorder sur les conditions optimales d’une intégration réussie des TIC en classe. Cela est, par exemple, l’objet de l’analyse menée par G. Béliveau au Québec sur l’impact des TICE au collégial, avec des références à des recherches françaises et américaines. ((cursus.edu))
b) Portable or not portable?
Aujourd’hui, ce n’est plus l’ordinateur portable que l’on interroge concernant son utilisation ou non en classe. Deux choses retiennent l’attention, les tablettes numériques et les portables que nos élèves apportent avec eux dans leurs cartables. Dans ce contexte, une autre étude québécoise a recueilli les avantages et les inconvénients du téléphone cellulaire en contexte scolaire. ((Faut-il interdire le cellulaire à l’école ? | L’actualité.)) Parmi les éléments négatifs, on peut noter le fait que si les phénomènes de médisance et d’intimidation ne datent pas d’hier,
«une cyberagression laisse plus de traces. Un nombre illimité de personnes en sont témoins, et même si l’auteur efface les photos ou les commentaires, des copies subsistent. Une seule photo compromettante ou dénaturée peut causer des dommages graves.»
En positif, je note les propos de Benoit Petit, conseiller au RECIT
«On entend souvent dire qu’il n’y a pas suffisamment de technologie dans les écoles, mais c’est faux. C’est simplement qu’elle se trouve dans la poche des élèves et qu’ils n’ont pas le droit de s’en servir ! Un iPod Touch est un outil plus puissant que ne l’était un ordinateur de bureau il y a sept ans, mais les élèves n’en ont pas conscience, puisqu’ils l’utilisent seulement pour leurs loisirs.»
On lira ensuite avec attention Mario Asselin. Ce dernier fait le point sur les différentes attitudes possibles relativement à la place et à l’utilisation (ou non) du téléphone portable en classe.Il a notamment regroupé plusieurs vidéos et témoignages d’enseignants et il s’intéresse à cette question de l’école primaire à l’enseignement universitaire. Bien vu. ((Cachez ce cellulaire que je ne saurais voir à l’école… | Mario tout de go))
De manière générale, avec ou sans les profs, le futur de l’école se conjuguera avec le portable de nos élèves.
c) Les blogs meilleurs que la dissertation
Si au départ, le blog était très personnel avec un côté assez péjoratif, l’arrivée de Facebook et des réseaux sociaux a quelque peu détourné l’utilisation du blog et l’a recentré sur ses vraies valeurs : produire du contenu (du vrai contenu), le commenter, le partager. Cathy Davidson — qui veut remettre au goût du jour certaines inventions pédagogiques plus anciennes — flingue même l’exercice de la dissertation et vante la plus-value des blogs pédagogiques :
«Les blogs destinés aux pairs présentent moins d’erreurs typographiques et factuelles, moins de plagiat, et sont généralement mieux écrits, en prose élégante et plus persuasive, que ne le seront jamais toutes ces dissertations rédigées en classe par les mêmes auteurs »
De plus, au contraire de la dissertation, les blogs offrent, par exemple, une solution adéquate à la question du plagiat. ((Son livre « Now you see it », présenté par le New York Times. À lire également l’avis de Caroline Chanlon: http://blog.educpros.fr/blog/2012/08/31/le-blog-la-star-du-web-20/))
Les pratiques du blog se sont particulièrement bien insérées dans les pratiques universitaires. C’est ainsi que, depuis février 2011, Audrey Leblanc donne des cours à Paris 3 Sorbonne Nouvelle à un groupe de 35 étudiants en moyenne. Par commodité, elle a ouvert un blog comme support de ce cours. Un an après, il est toujours actif et Audrey Leblanc nous offre quelques remarques fort instructives sur cet outil de travail. ((culturevisuelle.org))
Pour prolonger sur l’utilité des blogs en éducation, je vous propose l’intéressante lecture de cet article récent : What are you writing for? et qui rejoint les observations de Cathy Davidson. Je vous renvoie également à ma chronique du numéro 132 du Café pédagogique : Piéger les élèves ou les former avec les médias sociaux?
d) Pour quels contenus?
Nous terminerons ce regard dans le rétroviseur avec deux ressources et un clin d’oeil.
À l’été 2012, le Moyen Âge se vendait très bien. En témoignait la « saga de l’été » Inquisitio de France Télévisions, diffusée à partir du 4 juillet 2012.. Dans une volonté de produire un objet marketing évoquant le Moyen Âge du XIVe siècle et répondant au diktat de la sainte audience audiovisuelle, à la fascination populaire pour la période et mais aussi à des fins de distraction estivale, Inquisitio nous proposait une approche de l’histoire religieuse méridionale des plus discutables, et qui s’inscrivait – comme d’autres productions mises à l’écran ces dernières années – dans les mésusages du Moyen Âge à la télévision. Le blog «Sources médiévales» nous proposait alors ses réflexions sur cette fiction historico-moyenâgeuse. ((sourcesmedievales.unblog.fr))
Une équipe de l’Université de Villanova (Pennsylvanie – États-Unis) a réalisé une visite virtuelle en 3D de la Chapelle Sixtine (Michel-Ange). À cette occasion, Eduscol nous propose une sélection de ressources en ligne sur la Chapelle Sixtine, Michel Ange et la Renaissance italienne, avec quelques suggestions de recherche (affichage de la roue magique et de la frise chronologique sur Google) pouvant donner lieu à des scénarios pédagogiques. Des pistes pour l’enseignement, en histoire, histoire des arts, arts plastiques, italien… ((http://lyonelkaufmann.ch/histoire/2012/12/13/la-chapelle-sixtine-michel-ange-visite-virtuelle-en-3d/ ))
En août, et ce sera notre clin d’oeil, Slate nous annonçait que même Silvester Stallone avait abandonné l’utilisation des chiffres romains pour ses films avec la sortie de «Expandables 2» alors qu’auparavant il trouvait que les chiffres arabes faisaient «efféminés». Une raison de moins de faire apprendre les chiffres romains à l’école et une défaite de plus pour les chiffres romains. Comment une telle chose a pu arriver?
Cet article est également ma chronique du mois de décembre pour le Café pédagogique : http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/histoire/Pages/2012/138_lachronique.aspx

Vous trouverez sur ce blog des liens vers des documentaires historiques à voir en ligne, des documentaires sur l’art, des films historiques et des adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires, ainsi que vers des émissions et spectacles.
Le mérite principal de ce site est d’offrir des liens vers des extraits en ligne de ces émissions. C’est un inventaire brut. Tout le travail de contextualisation de l’oeuvre (voir de trouver les indications élémentaires sur la production du film) est à faire pour celui qui chercherait à utiliser tel ou tel extrait. Curieusement également le film La Révolution française de Robert Enrico est classé dans les documentaires et non dans les films de fiction.

Vous trouverez sur ce blog des liens vers des documentaires historiques à voir en ligne, des documentaires sur l’art, des films historiques et des adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires, ainsi que vers des émissions et spectacles.
Le mérite principal de ce site est d’offrir des liens vers des extraits en ligne de ces émissions. C’est un inventaire brut. Tout le travail de contextualisation de l’oeuvre (voir de trouver les indications élémentaires sur la production du film) est à faire pour celui qui chercherait à utiliser tel ou tel extrait. Curieusement également le film La Révolution française de Robert Enrico est classé dans les documentaires et non dans les films de fiction.

Il a suffi d’une volonté d’Instagram de changer ses conditions générales pour que l’attitude d’une partie de ses utilisateurs change à son égard. Dans le même temps, Flickr refondait son application iPhone en incluant à son tour des filtres. Indépendantes l’une de l’autre, ces deux actions ont remis Flickr sous le feu des projecteurs. De «has been», Flickr redevenait in et Instagram le vilain petit canard.
Tant mieux pour Flickr qui vaut mieux que son air de «has been». Il faut avouer cependant que depuis son rachat par Yahoo, Flickr perdait au fil du temps de son intérêt. Les choses sont peut-être en train de changer. Il vaut la peine de rappeler que Flickr est une application pour les photographes avertis ou non. Vous pouvez protéger vos photos en les gardant privées, les réserver à vos amis ou les placer sous copyright ou Creative Commons (cc). Toute une série de garanties pour l’utilisateur, contrairement à Instagram, de garder la main sur la propriété de vos images. Et ceci depuis fort longtemps.
Avec ses filtres pour son application iPhone (et Android je suppose), Flickr ajoute la possibilité de l’utiliser à la manière d’Instagram. Même si ce n’est certainement pas sa fonction première, c’est fort bien venu. D’autre part, vous pouvez très facilement publier vos photos à partir de Flickr sur votre blog, twitter, pinterest ou facebook. De cette manière-là également, vous garder la main puisque votre fichier «orignal» est hébergé sur Flickr avec les droits afférents.
Concernant Instagram, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que le nouveau propriétaire tente de changer le contrat liant Instagram à ses utilisateurs. Lors du rachat, je titrais Facebook/Instagram : nouvelle Compagnie des Indes et esclavage numérique? (13 avril 2012) et j’indiquais que
Soudain, les utilisateurs-producteurs sont vendus avec leurs données et contenus. Un marché d’esclaves numériques apparaît. Certains cherchent alors à s’affranchir et à rompre leurs chaînes alors que d’autres restent dans l’illusion de leur libre-arbitre et changent docilement de maître. Pas un seul coup de fouet n’a alors été échangé.
Je n’ai donc pas de quoi être surpris par ce dernier épisode. De plus, même si certains se sont alors réveillés, la grande majorité des utilisateurs n’a pas bronché.
En avril 2012, comme en 2011 ou en 2013, l’internaute se doit de maîtriser sa vie numérique et d’être son propre maître plutôt que de choisir de qui il sera l’esclave. La liberté est un bien trop précieux pour la remettre entre les mains de quiconque, fut-il même un maître bienveillant et attentionné. ((Firefox ou Google Chrome: Etre son propre maître ou choisir de qui nous serons l’esclave?))
Comme disait l’autre, It’s a Brave New World. ((http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes))
Après le Festival Images 2012, la fresque de Liu Bolin est toujours là majestueuse pendant que les travaux continuent au Château de l’Aile. La photo en noir/blanc lui va bien également.
L’édition 2012 du Festival images a été d’une grande cuvée. Je me réjouis de l’édition 2014.
Un article du Temps consacré à Liu Bolin : bit.ly/ThIq8i


C’est un mystère vieux de plus de trois millénaires qui vient d’être résolu. Un mystère sous forme de véritable tragédie antique, une histoire de complot royal au pays des pharaons, qui se déroule en 1155 av. J.-C.
Souverain depuis plus de trois décennies, Ramsès III vit la fin de son règne. Son successeur désigné, aussi nommé Ramsès, est un fils qu’il a eu avec sa première épouse. Cela n’est pas du goût de tous et une autre épouse, Tiy, monte une conspiration de harem pour que son fils Pentaouret accède au trône. En tout, une trentaine de conjurés qui échouèrent, furent jugés et condamnés à mort ou à se suicider. Ce que, curieusement, l’on ignore, c’est le sort du principal intéressé, Ramsès III : les documents ne disent pas clairement ce qu’il est advenu du souverain si ce n’est que les procès se sont achevés après sa mort.
Le décès de Ramsès III constitue donc une sorte de cas non résolu mais, avec des méthodes dignes de la police scientifique, une équipe vient de mettre un terme au mystère dans une étude publiée lundi 17 décembre par le British Medical Journal.
La suite : Plus de 3 000 ans après, la vérité sur la mort de Ramsès III | Passeur de sciences.
ou écouter la chronique de France info :
http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=836875

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