Belle alignée de mouettes au garde à vous au bord du Lac Léman à Vevey (19.11.2012)
N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour la voir au format XL.

Le prestigieux musée d’art moderne MoMA a choisi d’ouvrir ses portes aux jeux vidéo, en annonçant l’acquisition de quatorze titres qui seront exposés à partir de mars prochain. Cette première sélection sera ensuite complétée par une liste élargie puisque le musée compte disposer d’une collection d’environ quarante jeux.
Les quatorze premiers jeux choisis par le MoMA sont les suivants :
Source : Les jeux vidéo entrent au musée d’art moderne de New York.


La Public Domain Mark constitue une signalétique, développée par Creative Commons International, que les institutions culturelles peuvent employer pour certifier qu’une oeuvre appartient bien au domaine public et la diffuser sans rajouter de couches de droits qui restreignent sa réutilisation. C’est une manière de respecter l’intégrité du domaine public. Le fait qu’un établissement comme la British Library décide de l’utiliser est important.
:: S.I.Lex :: propose une traduction des conditions d’utilisation que la Bibliothèque juge important de respecter en cas de réutilisation des documents. En voici, la traduction en remerciant :: S.I.Lex :: pour son travail et en vous encourageant de lire l’entier de son toujours très intéressant article :
Ces consignes d’utilisation sont basées sur la bonne volonté. Elles n’ont pas de valeur contractuelle. Nous vous demandons simplement de les respecter.
A lire donc : La British Library adopte la Public Domain Mark pour ses manuscrits enluminés | :: S.I.Lex ::.
« L’évadé », Oakoak (Lyon), Oakoak.canalblog.com
Rue89 nous présente son « best of du street art 2012 », deuxième édition.
A voir : Le meilleur du street art 2012 : la sélection de Rue89 en photos | Rue89 Culture.


En raison des premiers travaux de réalisation d’un parking souterrain au centre-ville à La Tour-de-Peilz, il faut admettre que ce centre-ville ressemble à un no man’s land très déstabilisant.
Tous se brouille et modifie notre perception d’un espace jusqu’alors familier et connu. Cela amène à un traitement photographique particulier concernant les images prises et ce paysage urbain.
Retrouver ici, le reportage photo intégral de ce début de chantier.
N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour la voir au format XL.

Carnets 14/18…C’est le nom d’une application pour smartphone qui permet la visite de 5 grands sites de bataille de Première Guerre Mondiale en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais.
Au grenier Guillaume Naylor tombe sur un vieux carnet. Au fil des pages jaunies, il découvre le témoignage poignant de son arrière grand-père, Andrew. Ce jeune brancardier britannique vit les grandes offensives de 1914 à 1918 et nous livre son récit de la Grande Guerre. Suivez les aventures d’Andrew du Westhoek au Chemin des Dames, en passant par les champs de batailles de l’Artois et de la Somme.
Cette initiative s’inscrit dans le projet européen Mémoire de la Grande Guerre qui préfigure les cérémonies du centenaire de la Grande Guerre en 2014. D’un coût total d’environ 10 millions d’euros, elle est financée à près de 50% par l’Union européenne.
Source de l’information : Les champs de bataille de 14/18 en Picardie sur votre smartphone
Le projet «Mémoire de la Grande guerre» et son application pour smartphone. On peut aussi signaler l’exposition virtuelle «Sur les chemins de la Grande guerre».
Unintended Consequences
© Mateo Dineen
La galerie berlinoise de Zozoville propose un monde de freaks tous plus attachants les uns que les autres.
De petits monstres à l’aspect mélancoliques observent les passants, cachés derrière la vitre d’une galerie. Un univers digne d’Alice au Pays des Merveilles, créé par Johan Potma et Mateo Dineen.
Qui aurait prédit, lors de sa création, qu’il attirerait douze millions de visiteurs en 25 ans ? Peu de projets ont, à l’origine, suscité autant de controverses que le Musée historique allemand (DHM).
Qui aurait prédit, lors de sa création, qu’il attirerait douze millions de visiteurs en 25 ans ? Peu de projets ont, à l’origine, suscité autant de controverses que le Musée historique allemand (DHM). Pourtant, un quart de siècle plus tard, l’institution berlinoise s’est imposée comme une pièce maîtresse du paysage culturel allemand. Son succès, en Allemagne comme à l’étranger, a été célébré cette semaine lors d’une cérémonie d’anniversaire, que prolongent deux expositions exceptionnelles.
See on www.allemagne.diplo.de

Alchimie du collège. Chronique d’une utopie chaotique est un blog tenu par Mara Goyet, enseignante en Histoire-géographie. Cette chronique est une vraie bouffée de fraicheur et une leçon de vie d’enseignant-e qui doit devenir une lecture obligatoire et jubilatoire pour tout (futur) enseignant d’histoire. Je ne peux que chaleureusement vous en recommander la lecture.
Reprenons. Mara Goyet est professeur d’Histoire-Géographie (et d’Education civique) depuis quinze ans. Après dix ans passés à Saint-Ouen (93), elle enseigne maintenant à Paris. Elle a déjà écrit trois livres consacrés au collège : Collèges de France (Fayard, 2003), Tombeau pour le collège (Flammarion, 2008) . Le dernier, Collège brutal, vient de paraître aux éditions Flammarion. ((Ces livres suscitent cependant quelques interrogations : http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article24 comme http://lmsi.net/Une-prof-d-en-haut-dans-un-college et Une prof en colère))
Pour vous donner un premier aperçu des raisons qui, à mon avis, en font une lecture obligatoire pour tout enseignant d’histoire, je vous en propose un premier extrait. Il s’agit d’un (long) passage de son billet intitulé «Arnaquer ses élèves de manière éthique et responsable» :
«L’une de mes [arnaques pédagogiques] préférées c’est de prétendre qu’un truc a priori rebutant est follement désirable. Avec aplomb. « Si vous n’arrêtez pas de bavarder, il est hors de question que je vous fasse le cours promis sur l’iconoclasme byzantin. Vous y perdriez vraiment car c’est quelque chose d’incroyable, que peu de gens connaissent et qui n’est même pas au programme, c’est dire si vous êtes des privilégiés…Mais si vous ne vous en sentez pas dignes, je peux vous dicter un vulgaire résumé passe-partout sur l’Empire byzantin… « . Là, la classe se tait, elle veut, elle croit vouloir tout savoir de l’iconoclasme (je trouve ça bien d’entamer ainsi, l’air de rien, dès la 6ème la question de la représentation possible ou non du divin…hum, hum) (ruse dans la ruse). Dans le plus grand silence, je leur balance la différence entre iconolâtrie et iconodoulie, la proskynèse, des histoires d’images acheiropoïètes, les affres de l’empereur Constantin Copronyme (« au nom de merde », il aurait chié dans les fonts baptismaux lors de son baptême), je leur explique les enjeux et débats de l’iconoclasme etc…Les élèves tiennent à noter les mots compliqués (ils adorent ce type de mots qui deviennent ensuite notre vocabulaires d’initiés, ça crée une belle complicité), se marrent, posent des questions drôles ou profondes, se passionnent. C’est quand même un sujet aride et ardu, mais ça passe.»
Vous le constatez une vraie leçon de pédagogie et de didactique pour une discipline généralement aride et peu motivante pour les élèves. Le tout dans un style jouissif et enjoué. Le tout est enrobé dans une vraie tranche de vie de classe. Rare et précieux.
Dans notre deuxième extrait, c’est la spécificité du collège, de cet enseignement aux jeunes adolescent-e-s qui entre en jeu et nous renvoie à ce que fut ce temps d’écolier et ce sentiment, parfois, pour l’enseignant-e de collège d’y replonger durement :
«Pour la plupart d’entre nous, le collège charrie de pénibles souvenirs : premiers boutons, pieds trop grands, vexations, piscine en hiver, méchancetés, ragots, seins à poussées variables, bandes, classes imprévisibles, éparpillement et professeurs au bord de la crise de nerf. Retourner au collège, une fois que l’on est enseignant, n’est pas une mince affaire. Nous avons alors tout loisir de constater que nous ne sommes pas encore guéris de notre scolarité, que les élèves viennent gratter nos plaies adolescentes si peu cicatrisées, que nous avons une propension inentamée à déprimer le soir, à nous y faire difficilement des amis, à nous montrer incapable de tempérer nos enthousiasmes et nos mélancolies.
Et puis vient un jour où l’on se surprend à l’aimer.»
Je vous laisse le soin de lire la suite de ce billet pour y découvrir les raisons et les conditions de ce soudain amour. Je vous laisse aussi le soin de lire L’Art de bordéliser son propre cours. Ce dernier est un billet thérapeutique et ne peut que faire du bien à tout enseignant-e qui, sortant de sa classe, a vu son cours partir en quenouille. Il devrait être remboursé par l’assurance-maladie pour traitement prophylactique contre le burn-out.
Je terminerai par un extrait qui montre que les élèves aussi peuvent être réticents à sortir des sentiers battus, mais qu’il vaut aussi la peine de tenir bon et de les emmener plus loin…
La classe est comme immobilisée. Non, ça ils ne peuvent pas. Ça va trop loin. Autant ça peut être marrant à l’oral, et encore, en passant, au débotté, mais de là à écrire ces mots infâmes dans le cahier, il y a un fossé. Le cahier d’Histoire ne peut accueillir d’ignobles vocables tels que « Batman », « Superman » ou « Spiderman ». Je les rassure. Ils hésitent. « Madame, ça ne se fait pas, c’est le cahier ». J’ordonne. Ils ont clairement l’impression que l’on est en plein dérapage. Que l’on a bondi hors du socle commun. Je leur demande ensuite de préciser qu’il s’agit de « super-héros ». Ils tentent de négocier. Ils souhaitent remplacer ce terme par celui de « héros », plus convenable dans le cadre scolaire qu’il veulent me voir respecter (eux, c’est une autre histoire).
Là aussi, après le paragraphe introductif de ce billet, je vous laisse à votre joie d’en lire le miel qui découle par la suite.
Mara Goyet puissiez-vous encore longtemps nous instruire et nous égayer! Merci.
Mise à jour (02.12.2012)
Un interview récent de Mary Goyet, histoire de vous faire votre opinion concernant cette enseignante : Entretien avec Mara Goyet | Histoire pour tous

Si l’ordinateur ou la tablette ne tueront pas les livres, ils tueront cependant un certain type de livre. C’est peut-être le cas du livre de poche, c’est à coup sûr celui du manuel scolaire. Cela pour une raison très simple : si le manuel numérique a mieux à offrir que son jumeau de papier, alors l’espérance de vie de ce dernier est menacée. Cet article écrit à deux pouces, quatre mains, vingt doigts (ou – si l’on préfère – à deux par Ghislain Dominé et Yann Houry), ambitionne non seulement de le démontrer, mais aussi de montrer en quoi cela est possible et souhaitable.

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