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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Lyonel Kaufmann

Les 10 applications Web que j’utilise le plus [version 2011]

3 janvier 2012 by Lyonel Kaufmann 2 commentaires

Après avoir fait le point de la situation concernant 2008 et 2009 au sujet des principales applications Web que j’utilisais dans mon activité quotidienne, ce début 2012 me semble opportun pour refaire le point de la situation sur mon utilisation des applications Web. Depuis deux ans, le monde des technologies a vécu l’apparition de l’iPad et l’explosion du web mobile. Pour quel impact sur nos usages?

A fin 2008, à l’invitation de Benoit Descary qui dressait la liste des vingt applications Web qu’il avait utilisées le plus en 2008 ((Les vingt applications Web que j’utilise le plus [version 2008]))), j’avais procédé à un exercice comparable ((Les 10 applications que j’utilise le plus [version 2008])). Histoire de faire le point et de comparer la situation à fin 2009, j’avais réédité l’opération ((Les 10 applications Web que j’utilise le plus [version 2009])).

Avant de présenter mes applications, je débuterai par deux considérations sur ma/nos vies numériques et les outils qui nous accompagnent au quotidien.

Depuis 2003 et le début de ma «vie numérique», j’ai toujours placé au centre de mes préoccupations la question de la maîtrise de cette dernière. Cette préoccupation concerne autant la question de la production de contenu, leur diffusion et leur archivage que celle de la collecte des informations, de leur mise en valeur et de leur conservation. Il en résulte que le choix d’applications Web doit notamment se faire en ayant à l’esprit leur durabilité et la possibilité qu’elles disparaissent du jour au lendemain. Dès lors, il est important soit de pouvoir dupliquer leurs données sur des espaces dont l’internaute est véritablement propriétaire, soit de pouvoir les sauvegarder sur son ordinateur. S’ajoute encore la nécessité lorsque c’est possible de privilégier le choix d’une solution OpenSource.

Avec l’arrivée de l’iPad ((Sorti début 2010, j’ai relu avec intérêt ce que je disais à propos de l’iPad à sa sortie ainsi que la revue de presse que j’en avais fait : iPad le chaînon manquant?)) et l’explosion du web mobile, nous consultons nos données sur différents appareils (ordinateurs de bureau, ordinateurs portables, smartphones, tablettes). Il devient alors primordial dans le choix de nos outils que ceux-ci s’adaptent à chacun d’eux et soient donc multiplateformes. De plus en plus, le web se conjugue avec mobile et mobilité.

1. Le début de ma vie numérique débute dès l’ouverture de mon navigateur internet et ma tour de contrôle (privée) tournant sur WordPress (http://wordpress.org/). De la sorte, quelque soit mon ordinateur et appareil, je dispose d’un portail d’entrée accessible et protégé par mot de passe.

Depuis celle-ci, je peux accéder à mes principaux espaces de travail comme y stocker une ressource dont je vais avoir besoin ou prendre des notes ou un premier brouillon. Grâce à l’extension postalicious ((je pourrais également utiliser lifestream)), je récupère également et quotidiennement les fruits de ma collecte d’informations que j’agrège sur Pinboard (http://pinboard.in).

WordPress est évidemment la plate-forme de publication que j’utilise pour mes différents sites et blogs.

2. Chaque jour, une des premières choses que je fais consiste à traiter l’information du web à l’aide de Fever (http://feedafever.com/). Devant le grand nombre de mes sources d’informations répondant à mes différents centres d’intérêt, mon agrégateur de flux rss reste en 2011 l’outil qui m’est indispensable au quotidien. Articulé pour une partie de mes flux avec GoogleReader, Fever me permet en même temps de ne pas être dépendant d’un service tiers. Et Fever est adapté pour la lecture sur mon iPhone ou mon iPad. ((En complément vous ous pouvez en lire mon compte-rendu: Fever : le lecteur de flux rss dont vous êtes le propriétaire.))

3. Depuis deux ans, Twitter (http://twitter.com/lyonelkaufmann) est devenu un écho système à part entière et LE flux mondialisé de l’actu. Pour maîtriser le «bruit», je l’utilise au travers de filtre comme TweettedTimes ou Summify. Comme je l’indiquais déjà début 2009, Twitter est un mélange de veille informationnelle et de réseau d’échanges.

4. Une fois toutes ses informations collectées, consultées, certaines vont être conservées et triées selon mes centres d’intérêt. C’est ici qu’intervient Pinboard (http://pinboard.in) que j’ai déjà évoqué. Je m’efforce de rédiger des descriptions/commentaires dans la logique du concept de journalisme de liens (http://aaaliens.com/). Certains éléments seront ensuite publiés automatiquement sur mes différents blogs en fonction d’un tag dédié. Ce sera ma Revue de presse quotidienne. Pinboard a remplacé delicious (http://delicious.com/).

5. Pour la gestion de mes fichiers sur mes différents appareils et indépendamment de la plate-forme, DropBox (http://www.getdropbox.com/) est le service que j’ai attendu d’Apple et que ce dernier ne me fournit que partiellement et imparfaitement tant avec MobileMe qu’iCloud. J’apprécie que chacun de mes ordinateurs servent également de sauvegarde via DropBox. Son grand point fort est qu’il permet la modification et l’enregistrement automatique des fichiers.

6. Mon mail: perso, dédié et créé à partir d’un de mes sites. Je le consulte directement en ligne ou via le logiciel Mail d’Apple. Il fonctionne avec le protocole IMAP.

7. Depuis 2010, Evernote (http://www.evernote.com) a pris une importance accrue dans mon univers de travail. Son principal avantage réside dans son aspect multiplateformes: application classique (Mac et Windows), application web et application mobile (iPhone, iPad, BlackBerry, Android, Palm Pre, Windows Mobile, Sony Ericsson X series). Il est devenu mon carnet de note et de voyage principal avec mon iPhone et mon iPad. Il est aussi très utile pour consulter mes pdf en séances.

8. Flickr (http://www.flickr.com/photos/lyonelkaufmann/) s’occupe toujours a satisfaction des mes albums photos publiés en ligne.

9. Tumblr. est utilisé comme bloc-notes lors de mes surfs. Je l’ai décliné en fonction de mes principaux pôles d’intérêt/blogs (http://lyonelkaufmann.tumblr.com/; http://histoire.tumblr.com/; http://politis.tumblr.com/). C’est un peu mon bulletin de l’AFP puisque le widget dédié me permet d’insérer ces brèves sur une page dédiée de chacun de mes blogs.

Je l’utilise aussi pour des travaux réalisés avec mes étudiant-e-s. Dans ce cadre-là, il se révèle beaucoup plus simple à utiliser pour mes étudiants que GoogleDocuments (http://docs.google.com/?hl=fr#home). Il me simplifie aussi la vie concernant tous les aspects de maintenance et gestion.

10. Arrivé à ce stade, il reste la question de Facebook et de Google+. S’il est difficile d’échapper à Facebook, celui-ci occupe une place en périphérie de mon activité numérique. Tout d’abord, il y est répercuté sans intervention humaine les publications de mes différents blogs (liens) ainsi que mes photos publiés sur flickr. C’est un lieu de passage pour moi et non un lieu de vie. Concernant Google+, j’y suis en observation sans vraiment réussir jusqu’à maintenant à me jeter dans la piscine.

Au terme de ce parcours, je constate une grande stabilité dans les outils que j’utilise au quotidien depuis 2009. L’évolution se fait par affinage successif — Dropbox a supplanté par exemple ses «concurrents» — ou suite à la disparition ou aux problèmes rencontrés avec un service web tel a été le cas avec delicious. Pour le reste, le classement subit quelques modifications en fonction de l’intensité de leur utilisation. Enfin peu de nouveautés sont intervenues alors que certains services ont acquis depuis 2009 une grande notoriété; c’est le cas de Dropbox et Twitter.

Cette stabilité est, à mon avis aussi, le signe d’un environnement d’applications web arrivées à maturité. A ce stade de la maturité, chaque créneau s’articule autour d’une application leader et, parfois, de quelques outsiders. Cela n’empêchera pas cependant la chute possible de l’un ou l’autre leader et la nécessité, pour l’utilisateur, d’avoir tant une solution de rechange que le moyen de récupérer/transférer ses données.

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :web 2.0, Wordpress

Première résolution 2012 : je change de crémerie !

2 janvier 2012 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Non rassurez-vous je ne quitte ni mon emploi, ni la maison. Par contre, devant les lenteurs de mon hébergeur internet, j’avais pris la résolution à fin 2011 de changer de crémerie pour mes différents sites et la migration s’est effectuée hier. Presque sans souci. Compte-rendu.

Mais pourquoi diable changer de crémerie, me direz-vous? Je dois dire que plus j’ai été de l’avant avec mon hébergement chez MediaTemple, plus la frustration a augmenté principalement au niveau de la vitesse de chargement des pages de mes blogs sous WordPress. En plus, la fâcheuse impression qu’avec le décalage horaire certains ralentissements se produisaient plus particulièrement dans les heures de bureau ici. J’ai pas eu l’impression non plus que les choses s’arrangeaient au fil des modifications qu’ils ont apportées à leurs infrastructures.

Avant de tout migrer (c’est du boulot et cela comporte une part d’angoisse hein), j’ai pris un nouvel hébergement pour un des mes domaines. J’ai aussi choisi de retrouver un hébergement en Suisse qui puisse héberger plusieurs domaines dans le même compte. Mes sites tournant tous sous WordPress, j’ai jaugé également qu’il n’était pas nécessaire que l’hébergeur propose des scripts d’installations de différentes solutions (cms, blogs, etc.). Expérience faite, je pense qu’il vaut mieux installer soi-même le logiciel pour éviter que la solution retenue soit «bridée» — ou difficilement modifiable — par l’hébergeur. Mon choix s’est porté sur switchplus.

Le test s’est révélé positif. Il restait donc à préparer la migration soit la sauvegarde des fichiers principaux (thèmes, uploads, extensions), et l’exportation des bases de données (via l’interface wordpress et non via php admin). Pour WordPress, j’ai pris l’option de repartir avec de nouveaux fichiers de la dernière version (francophone). Une fois ceci fait, il a fallu modifier les serveurs de noms, puis attendre que les changements soient effectifs (ce qui peut prendre jusqu’à 24h ou 48h…). Une demi-journée plus tard environ, cela était fait.

En choisissant le 1er janvier, je ne risquais pas de perdre beaucoup de trafic. Une fois le transfert effectué auprès du nouvel hébergeur, j’ai donc patiemment reconstruit mes sites en commençant par déposer les fichiers WordPress, puis les fichiers récupérés sur mon ancien hébergeur (thèmes, uploads, extensions). Après avoir configuré les accès aux nouvelles bases de données, je pouvais ensuite importer mes anciennes bases de données. C’est évidemment la partie la plus délicate.

Le seul problème rencontré a tenu à la taille de la base de donnée de ce blog. En effet, la configuration par défaut permet d’importer des fichier de 8MB au maximum. Or, ce blog regroupe des articles rédigés depuis janvier 2004 (pour un petit coup de nostalgie : Ils étaient Suisses… mais également négrier, 15 janvier 2004). Huit ans plus tard, j’en suis à mon 1972ème article — soit une moyenne de 246,5 article par année — ma base de donnée culmine désormais à 11.5 MB. Grâce à cet article (Increasing the upload_max_filesize in WordPress), son fichier récupéré puis déposé sur mon site via ftp et la souplesse de configuration de mon nouvel hébergeur, la question a été rapidement résolue.

Désormais, mon site a regagné — du moins de mon côté — en vélocité. J’espère qu’il en est de même pour vous en naviguant sur ce blog. Vos remarques seront les bienvenues.

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :hébergement, Wordpress

Sites de presse et blogueurs : la fin de « l’économie de la gratitude » | Arrêt sur images

2 janvier 2012 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Qui paye ses blogueurs ? Combien ? Pourquoi ? Arrêt sur images nous propose un intéressant état de la question et de la situation. 

Il y a ceux qui le font sans le dire. Ceux qui ne le font pas et le disent ; ceux qui ne le font pas et aimeraient que ça ne se sache pas trop. Et tous les autres, qui hésitent, ou bricolent. Un site d’information doit-il payer les contributeurs extérieurs « invités » qui écrivent dans ses colonnes? La question est récurrente, et très sensible dans le petit milieu de la presse française en ligne.

Si les réponses ne sont pas toujours aisées à obtenir, il n’y a pas de modèle dominant non plus.

Reste maintenant une question : quand est-il du côté des éditeurs de presse suisses? 

A suivre…

via Arrêt sur images – Sites de presse et blogueurs : la fin de « l’économie de la gratitude ».

Classé sous :Blogcafé, L'Expresso

L’histoire par le bas contre le récit national ? d’une configuration des années 68 et de sa déliaison | aggiornamento hist-geo

2 janvier 2012 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Cet article pose les termes du débat sur l’enseignement de l’histoire en France sous l’éclairage des débats post-1968 et ceux issus de la fameuse polémique initiée par Alain Decaux dans le Figaro : Français, on n’apprend plus l’histoire à vos enfants !

D’un côté, de 1984 à 1992, la parution échelonnée des Lieux de mémoire au titre de la trilogie République / Nation / France engage le renouvellement du genre qu’est le récit national par l’apport de l’approche mémorielle et la topique du lieu.

De l’autre, en terme historiographique, l’histoire par le bas en France peut se lire soit comme l’expression de la Nouvelle histoire pratiquée par l’Ecole des Annales, soit comme l’écho de pratiquée outre-manche par E.P Thompson. Si toutes deux participent d’une déconstruction du roman national, la première de ces approches trouve à s’inscrire peu ou prou dans l’édifice disciplinaire de l’histoire entre recherche et enseignement quand la seconde s’entend davantage comme l’irruption d’une radicalité politique sur la scène française de l’histoire. Le récit national est alors interrogé à partir d’une histoire centrée sur le récit des luttes populaires. Suzanne Citron est la principale figure de proue pour son intégration au niveau scolaire.

Ce texte est une intervention de Vincent Chambarlhac au séminaire “La fabrication du commun/récits de l’histoire nationale par des élèves. Il est à comprendre comme une réflexion “en cours” propre au travail d’un séminaire.

via L’histoire par le bas contre le récit national ? d’une configuration des années 68 et de sa déliaison | aggiornamento hist-geo.

Classé sous :histoire

Tous mes meilleurs vœux pour 2012

1 janvier 2012 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Tous mes meilleurs vœux pour 2012.

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :instagram, Tous mes meilleurs vœux pour 2012

Revue de presse: Tablettes tactiles et enseignement (31 décembre 2011)

1 janvier 2012 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

  • Tablettes tactiles et enseignement : prise en main avec des élèves | Tablette-tactile.net – Tout l’intérêt, l’avantage d’une tablette numérique en classe par rapport à un ordinateur :
    «le gros intérêt réside dans le fait que mes élèves ne bougent plus du laboratoire.  La tablette est simplement posée sur la table parmi leurs affaires. Elle s’allume et l’application se lance en moins de 5 secondes alors que le même travail réalisé auparavant sur les ordinateurs de la salle équipée de l’établissement prend plus de 4 min juste pour allumer l’ordinateur et lancer l’application, temps auquel il faut rajouter le temps de déplacement vers la dite salle, le temps d’installation inversement proportionnelle à l’âge de nos élèves, le tout pour réaliser une activité qui dure moins de 10 min! Autant dire que j’avais renoncé à bloquer la salle multimédia pour faire ce type d’activité.»
    J’y ajoute pour compléter mes propos tenus dans le journal Le Temps (30.12.2011) :
    «L’école s’est souvent barricadée face à l’informatique. Car l’ordinateur fait écran devant le professeur. En ce sens, je vois davantage l’école se saisir des tablettes, moins intrusives, proches d’un livre… Et qui, dans la foulée, faciliteront l’intégration des nouvelles technologies.»
    Le lien : http://t.co/tzyQMsVG

Classé sous :histoire Balisé avec :Histoire, iPad, médiaTICE, numériques, RevuePresse, tablettes

Journée de ski – Ovronnaz

29 décembre 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire


Journée de ski – Ovronnaz, première mise en ligne par lyonelkaufmann.

Journée à ski à Ovronnaz (VS) Cette deuxième journée à ski de la semaine, cette fois-ci à Ovronnaz (VS) était tout aussi magnifique que la première à Villars. Et quoi de plus beau qu’un choucas dans les airs…

Classé sous :Blogcafé, L'Expresso

Qu’est-ce que ça change ? | Educavox

28 décembre 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Un excellent article de Pierre Frackowiak que n’aurait pas renié Larry Cuban. A intégrer à ses bonnes résolutions pédagogiques pour 2012.

Tout d’abord le constat :

«Surprenant quelques auditeurs convaincus que le seul fait d’utiliser les technologies nouvelles est un progrès, j’ai posé la question « qu’est-ce que ça change ? ». J’évoquai le saint exercice bled réalisé sur l’ordinateur. Où est le progrès ? Qu’est-ce que ça change de le faire sur l’ordinateur plutôt que sur le cahier de brouillon ? Pour les élèves, l’attrait de la technique et de l’écran seraient-ils des facteurs de progrès ? Peut-être obtient-on une plus grande attention ?
Pour l’enseignant, la possibilité de mettre les travaux des élèves en mémoire serait-elle un atout ? Les réponses à la question « est-ce que cela change quelque chose dans l’apprentissage lui-même ? » restent floues.
L’autre exemple, que j’ai vu maintes fois dans les classes équipées ou lors du passage d’une classe de 9 h à 10 h en salle informatique (un non sens pour moi), est celui du calcul mental. Tous les enseignants de plus de 30 ans se souviennent du procédé La Martinière : une ardoise, un morceau de craie, le maître tape dans les mains, les élèves écrivent le résultat sans copier sur le voisin, il frappe dans les mains à nouveau, les élèves lèvent l’ardoise au dessus de leur tête, le maître constate les résultats, commente, tape dans les mains : « on efface ! »…Cette technique ancestrale est incontestablement plus rapide et plus économique que l’ordinateur. Pourquoi alors perdre du temps à utiliser l’ordinateur s’il n’apporte pas de plus-value ? Est-ce pour donner et se donner l’apparence de la modernité, de vivre avec son temps ?»

Ensuite la question fondamentale :

Tout pédagogue doit se poser la question : en quoi le numérique, et ses immenses potentialités, permet-il de garantir le progrès des apprentissages?

Enfin les indicateurs de Pierre Frackowiak pour mesurer l’impact et le bénéfice de l’utilisation d’une nouvelle technologie dans l’enseignement :

  • L’élève a-t-il de meilleures possibilités d’exploiter ses savoirs et ses compétences acquis antérieurement même hors l’école ?
  • L’élève peut-il davantage « produire » en amont du cours ou pendant le cours ? Travail à distinguer de l’exercice d’application toujours réalisé, par définition, après le cours.
  • L’élève peut-il davantage s’exprimer réellement et communiquer avec ses pairs directement sans la médiation de l’enseignant, y compris hors l’école en utilisant ses réseaux ? Travail à distinguer de la réponse individuelle de l’élève à une question fermée ou inductrice du maître.
  • L’élève peut-il accéder plus facilement aux transversalités qui donnent du sens aux savoirs scolaires cloisonnés ?
  • L’élève peut-il garder la trace de sa démarche, de ses tâtonnements, des procédures utilisées, les exploiter, les comparer avec d’autres démarches ? Cette entrée dans les apprentissages est déterminante, elle est un indicateur majeur d’un changement.

Source : Qu’est-ce que ça change ? – Educavox.

Classé sous :Blogcafé, histoire Balisé avec :Larry Cuban, médiaTICE

Qu’est-ce que ça change ? | Educavox

28 décembre 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Un excellent article de Pierre Frackowiak que n’aurait pas renié Larry Cuban. A intégrer à ses bonnes résolutions pédagogiques pour 2012.

Tout d’abord le constat :

«Surprenant quelques auditeurs convaincus que le seul fait d’utiliser les technologies nouvelles est un progrès, j’ai posé la question « qu’est-ce que ça change ? ». J’évoquai le saint exercice bled réalisé sur l’ordinateur. Où est le progrès ? Qu’est-ce que ça change de le faire sur l’ordinateur plutôt que sur le cahier de brouillon ? Pour les élèves, l’attrait de la technique et de l’écran seraient-ils des facteurs de progrès ? Peut-être obtient-on une plus grande attention ?
Pour l’enseignant, la possibilité de mettre les travaux des élèves en mémoire serait-elle un atout ? Les réponses à la question « est-ce que cela change quelque chose dans l’apprentissage lui-même ? » restent floues.
L’autre exemple, que j’ai vu maintes fois dans les classes équipées ou lors du passage d’une classe de 9 h à 10 h en salle informatique (un non sens pour moi), est celui du calcul mental. Tous les enseignants de plus de 30 ans se souviennent du procédé La Martinière : une ardoise, un morceau de craie, le maître tape dans les mains, les élèves écrivent le résultat sans copier sur le voisin, il frappe dans les mains à nouveau, les élèves lèvent l’ardoise au dessus de leur tête, le maître constate les résultats, commente, tape dans les mains : « on efface ! »…Cette technique ancestrale est incontestablement plus rapide et plus économique que l’ordinateur. Pourquoi alors perdre du temps à utiliser l’ordinateur s’il n’apporte pas de plus-value ? Est-ce pour donner et se donner l’apparence de la modernité, de vivre avec son temps ?»

Ensuite la question fondamentale :

Tout pédagogue doit se poser la question : en quoi le numérique, et ses immenses potentialités, permet-il de garantir le progrès des apprentissages?

Enfin les indicateurs de Pierre Frackowiak pour mesurer l’impact et le bénéfice de l’utilisation d’une nouvelle technologie dans l’enseignement :

  • L’élève a-t-il de meilleures possibilités d’exploiter ses savoirs et ses compétences acquis antérieurement même hors l’école ?
  • L’élève peut-il davantage « produire » en amont du cours ou pendant le cours ? Travail à distinguer de l’exercice d’application toujours réalisé, par définition, après le cours.
  • L’élève peut-il davantage s’exprimer réellement et communiquer avec ses pairs directement sans la médiation de l’enseignant, y compris hors l’école en utilisant ses réseaux ? Travail à distinguer de la réponse individuelle de l’élève à une question fermée ou inductrice du maître.
  • L’élève peut-il accéder plus facilement aux transversalités qui donnent du sens aux savoirs scolaires cloisonnés ?
  • L’élève peut-il garder la trace de sa démarche, de ses tâtonnements, des procédures utilisées, les exploiter, les comparer avec d’autres démarches ? Cette entrée dans les apprentissages est déterminante, elle est un indicateur majeur d’un changement.

Source : Qu’est-ce que ça change ? – Educavox.

Classé sous :histoire Balisé avec :Larry Cuban, médiaTICE

Journée de ski – Villars

26 décembre 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire


Journée de ski – Villars, première mise en ligne par lyonelkaufmann.

Les conditions du jour étaient tout simplement exceptionnelles pour cette première journée à ski de la saison 2011-2012.

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