I believe I can fly…
Deux jours d’amitiés et de joie à Avignon lors du week-end de Pentecôte.
Facebook et le web sans se casser les dents | Stephanie Booth
La présentation de Stephanie Booth utilisée hier utilisé dans le cadre de sa conférence à l’attention des élèves de l’ECCG de Monthey. Basique, mais efficace.
Pour un meilleur confort, allez sous « More », puis « Fullscreen ».
Photos Normandie
En clin d’oeil au film Robin des Bois et pour Rémy Besson -sans oublier Patrick Peccatte— suite à notre échange sur Facebook…
La photo a très certainement à Weymouth Portland Harbour à l’embarquement début juin 1944. Robert Capa a fait des photos semblables au même endroit à la même époque voir ici: www.flickr.com/photos/mlq/4269315786/
PhotosNormandie (droits réservés)
Firefox ou Google Chrome: Etre son propre maître ou choisir de qui nous serons l’esclave?
La liberté est un bien trop précieux pour la remettre entre les mains de quiconque, fut-il même un maître bienveillant et attentionné.

Dans un dernier billet de Framablog (Google Chrome m’a tuer ou le probable déclin de Firefox si nous n’y faisons rien – Framablog), l’auteur s’inquiète par anticipation
si le navigateur Google Chrome n’est pas en route pour doucement mais sûrement tout écraser sur son passage et si la communauté du Libre peut ou doit y faire quelque chose, sachant que l’une des principales victimes collatérales pourrait bien être Firefox.
Deux constats l’invite à s’inquiéter pour l’avenir de Firefox:
- si Internet Explorer voit ses parts de marchés diminués, c’est Google Chrome qui en bénéficie alors que Firefox stagne et que certains utilisateurs de Firefox migrent même vers Google Chrome depuis que ce dernier accepte les extensions;
- y a-t-il de la place pour plusieurs navigateurs dans un secteur où a régné longtemps l’absence de concurrence.
Ce dernier point interpelle dans la mesure où le monde du web se concentre généralement sur un nombre limité de services-phares comme le prouve la mainmise de Facebook sur les réseaux communautaires d’échange ou twitter relativement au micro-blogging.
Dans cette optique, la fondation Mozilla et l’ensemble de la communauté du logiciel libre se retrouvent régulièrement en situation précaire face aux quatre grands: Microsoft, Google, Apple et Facebook. La tendance libertaire du net a certes toujours été forte et inventive, mais bien évidemment rien n’est jamais coulé dans le bronze en la matière.
D’autant plus que la maîtrise de sa vie numérique ne préoccupe finalement que peu la grande partie des internautes, y compris, si j’interprète bien la migration de certains de Firefox vers Google Chrome, du côté de certains adeptes du logiciel libre. En la matière, Google bénéficie encore d’une certaine aura malgré d’évidentes volontés hégémoniques en la matière.
L’ambiguïté est même nichée au coeur du projet puisque Google Chrome —comme Chrome OS— repose sur une couche de logiciel libre (Chromium) sans que le navigateur de Google soit lui-même un logiciel libre et que Google finance à 90% la fondation Mozilla. Sur ce dernier point, Google maîtrise parfaitement les règles de concurrence monopolistique, mais en est-il de même de la part des partisans du logiciel libre et de l’open source? Comme l’indique lucidement l’article de Framablog:
Quand vous dépendez financièrement d’un partenaire qui se transforme jour après jour en votre principal concurrent, vous vous sentez légèrement coincé aux entournures !
On peut aussi entrevoir la situation à la lumière d’une nouvelle version de la fable du loup et de l’agneau.
La situation paraît d’autant plus préoccupante que Google Chrome— si l’on fait abstraction des données transmises par les internautes en l’utilisant— est, contrairement à Internet Explorer, un produit de qualité damant le pion à la version actuelle de Firefox:
Là aussi il ne faut pas se le cacher, Google a réussi à innover en débarquant avec Chrome, directement sur les trois plateformes Windows, Mac et GNU/Linux. Sécurité, interface épurée (fidèle à la tradition Google), affichage fluide et agréable, onglets indépendants, une très pratique recherche à même la barre d’adresses, la présence d’extensions dans la dernière version… et puis cet argument massue : la rapidité.
Dans le fond, la question est de savoir si les internautes se soucient uniquement de choisir leur maître et de passer ou non de Microsoft à Google (ou Facebook… ou éventuellement Apple avec son iPad) ou s’ils sont prêts à faire les efforts nécessaires pour être leur propre maître.
Personnellement, j’ai fait le choix de Firefox (3.6) malgré le fait que j’étais extrêmement satisfait de Safari (Apple) et que la migration vers Firefox m’a coûté dans un premier temps. (1) J’ai également fait le choix de mon propre hébergement et d’y confectionner mon serveur mail malgré la qualité des produits tels que Google Sites ou Google Mail. Enfin, je privilégie aussi identi.ca (ou status.net) à twitter par mesure de précaution et j’ai généré mon propre outil de gestion des flux de ma vie numérique (La vague et le roseau).
Je suis convaincu que nous ne devons pas badiner avec ces choses-là en cette matière comme dans les autres de l’existence. La liberté est un bien trop précieux pour la remettre entre les mains de quiconque, fut-il même un maître bienveillant et attentionné.
(1) Depuis je me régale avec l’adoption de l’extension Mozilla Weave qui me permet de synchroniser mes signets en toute sécurité entre mes différents ordinateurs que ce soit sur Windows, Mac ou Linux (Ubuntu). Pour le reste, je sélectionne avec attention mes extensions Firefox pour en limiter l’embonpoint.
Source: Google Chrome m’a tuer ou le probable déclin de Firefox si nous n’y faisons rien – Framablog.
Quand Gladiator rencontre Robin des Bois
J’ai pas boudé mon plaisir ce vendredi soir en assistant à la projection de Robin des Bois de Ridley Scott. Après Gladiator, le couple Ridley Scott – Russel Crowe nous en remet ainsi une couche.
En même temps, il m’est difficile d’être uniquement spectateur dans ce genre d’ouvrage. Cependant, il faudra quelque temps à l’historien pour défaire l’écheveau ainsi concocté.
Voici un bref compte-rendu de ce qui a titillé mon attention.

En premier lieu, derrière un Robin des Bois prolo, Ridley Scott nous propose avant tout une vision de ce fameux Moyen-Âge noir qui tranche avec la version des versions hollywoodiennes antérieures. Comme si à Prince Vaillant, Herman et sa série de Tours du Bois Maury ou Bourgeon et ses Compagnons du Crépuscule avaient pris le relais dans la transcription picturale du Moyen-Âge.
En second lieu, il est difficile de ne pas faire quelques rapprochements avec Gladiator du même duo. Dès le début d’ailleurs, puisque comme dans Gladiator, Robin des Bois débute avec une bataille épique. L’empereur Commode est remplacé par le roi Jean qui lui parvient à rester vivant et au pouvoir à la fin du film. Pas de retour à la République donc, mais une vague promesse que l’aventure ne fait que commencer pour Robin et Marianne réunis dans la forêt de Nottingham.
Enfin, en passant, les barges de débarquements des troupes françaises sur les côtes anglaises paraissent tout droit sorties de Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg!
Ah, j’oubliais lors de ma première rédaction, le petit côté Le Retour de Martin Guerre lorsque Robin vient à Nottingham et que Sir Walter Loxley lui propose de remplacer son fils et de jouer le rôle de l’époux de Lady Marianne!
Voilà mes premières impressions d’après projection.
A lire aussi: la critique de Libération Robin débarque- Ecrans.
Bruce Springsteen – Last to die
Sur ma platine ce soir… The Boss dans cette chanson issue de son album Magic (2007).
Who’ll be the last to die for a mistake
The last to die for a mistake
Darlin’ your tyrants and kings form the same fate
Strung up at your city gates
And you’re the last to die for a mistake
AC/DC Shoot to Thrill
Dimanche matin à l’heure du culte…
Yeasayer – « Ambling Alp »
http://www.dailymotion.com/video/xbab94_yeasayer-ambling-alp-video_music
Ils seront à Vevey le 18 août au Jardin du Rivage. Pour autant que les autorités acceptent cette soirée aux Jardins du Rivage avec Yeasayer (c’est eux donc, hein!), The Morning Benders (US), The Ruby Suns (NZ) et Überreel (CH). Pour soutenir le projet, un groupe Facebook a été créé: Nox Orae – La Nuit du Rivage. Qu’on se le dise et le répète !
Larry Cuban blogue… sur les réformes scolaires et les tice. (1)
Désormais, je sais que Larry Cuban blogue à propos des réformes scolaires et des tice et je me réjouis de l’y retrouver après avoir lu avec grand intérêt ses ouvrages sur l’histoire de l’enseignement, les conditions pour que les réformes et les politiques scolaires se traduisent dans les faits et l’utilisation des technologies à l’école par les enseignants et les élèves. Thanks Larry!
Larry Cuban est probablement une des personnes les plus intéressantes que j’ai rencontrées, par livre et article interposés, relativement à trois questions importantes pour moi: « comment est-ce que les enseignants enseignent ou ont enseigné depuis la fin du 19e siècle » , « comment peut-on réussir à réformer l’école (dans un sens progressiste) » et « quel est l’impact de l’intégration des technologies dans l’enseignement ».
Un de ses grands mérites tient en sa volonté de ne jamais se contenter des discours sur l’enseignement ou l’intégration des tice, mais de constamment franchir le seuil de la porte pour entrer dans les classes et observer ce qui s’y passe réellement. Ainsi en a-t-il été, notamment avec «How Teachers taught?» où il observait sur près d’un siècle (!) si l’enseignement avait été plutôt centré sur le maître ou sur l’élève (et son évolution) et dans «Oversold & Underused. Computers in the Classroom» sur l’utilisation effective par les enseignant-e-s des ordinateurs dans leurs classes.
Larry Cuban a observé l’école à plusieurs niveaux puisqu’il a été successivement enseignant de high school pendant 14 ans, superintendant de district scolaire (7 ans) et professeur d’université (20 ans). Il fait partie de l’école progressiste américaine dans la lignée de John Dewey et c’est sous cet angle-ci qu’il faut comprendre son scepticisme relativement aux technologies. En effet, les résultats de ses travaux ont toujours mis en évidence l’écart entre les discours des réformateurs pédagogiques ou des propagandistes technologiques («l’intégration des technologies changera les méthodes et démarches d’enseignement», «l’école sera plus efficace») et la réalité de la mise en oeuvre effective de leurs politiques dans les classes. De ces travaux et de son expérience de superintendant, il en a généralement et notamment conclu
- que les réformes scolaires avaient une chance d’aboutir à la condition de les conduire de bas en haut et non de haut en bas (hors c’est généralement l’inverse);
- que la structure scolaire du secondaire découpée en périodes de 45 à 50 minutes était le frein le plus important au développement d’une pédagogie progressiste;
- et que la baisse du nombre d’élèves par classe était le plus sûr moyen de développer un enseignement centré sur l’élève (et non la technologie).
Ses projets récents de recherche porte sur l’étude des réformes scolaires à Austin au Texas de 1954 à 2009 et à Mapleton (Colorado) de 2001 à 2009. Elles ont donné lieu à deux ouvrages publiés en février 2010: pour Austin, As Good As It Gets et, pour Mapleton, Against the Odds avec Gary Lichtenstein, Arthur Evenchik, Martin Tombari et Kristen Pozzoboni. Actuellement, il étudie le cas d’une high school où chaque enseignant et élève dispose depuis quatre ans d’un ordinateur portable.
Et surtout depuis août 2009, il rédige des chroniques sur son blog hébergé sur wordpress.com: Larry Cuban on School Reform and Classroom Practice. Une aubaine que de pouvoir suivre le fil de ses réflexions en fonction de l’actualité, de ses expériences passées ou de ses travaux actuels.
Son jugement sur les technologies à l’école reste tranché:
For decades, we have heard from policymakers that teachers using computers in schools will improve student learning and doctors using electronic health records will improve patient care and reduce costs. Yet these champions of electronic technologies are wrong.
[…]
In an alternate universe, these devices might transform behavior but in the gritty world of schooling no metamorphosis in teaching and learning has yet occurred.
Source: High-tech Magical Thinking for Doctors and Teachers (19 août 2009)
Ce constat général ne veut pas dire que des changements ne s’opèrent pas dans un certain nombre d’écoles ou chez certains enseignants (The Good and The Bad of High-Tech in Classrooms), mais qu’on assiste pas à la généralisation des pratiques attendues ou de l’emploi des ordinateurs. Ainsi, si les Etats-Unis sont passés du début des années 1980 à aujourd’hui d’un ordinateur pour 125 élèves à moins de 4 élèves aujourd’hui, voire dans certains districts scolaires à un portable par élèves, les études relèvent que le pourcentage d’enseignant-e-s recourant régulièrement aux ordinateurs dans leur enseignement en classe ne dépasse pas les 30%.
Pour Larry Cuban, le problème des structures demeure pour expliquer de tels écarts:
Contrary to what promoters claim, the problem is neither limited nor unimaginative use of new technologies by practitioners; the problem remains anchored in the structures that shape the critical relationship between professionals and those who they serve.
Source: High-tech Magical Thinking for Doctors and Teachers (19 août 2009)
A cet élément s’ajoute les croyances des enseignant-e-s relatives à l’apprentissage qui ne peuvent être modifiées par la seule intégration des ordinateurs en classe:
Has teacher use of high-tech devices like desktop computers, laptops, and interactive whiteboards altered how teachers usually teach? Thus far, the answer is that teachers will use high-tech devices consistent with their experience and beliefs about teacher- and student-centered practices. Researchers following Apple Classrooms of Tomorrow (ACOT) and subsequent work with teachers found that pattern in their studies as have others. My work supports the conclusion that most teachers use computers in a teacher-directed manner rather than in ways that cultivate student-centred practices.
Source: The High-Tech Classroom: Now the Ugly after The Good and The Bad (6 septembre 2009)
Ses premières chroniques s’appuient ainsi largement sur ses publications et travaux antérieurs. Elles permettent de situer le bonhomme. Je m’arrêterai là pour ce premier billet consacré à Larry Cuban et à son blog.
Dans mon prochain billet, il sera question du regard porté par Larry Cuban et d’autres sur les expériences d’un ordinateur portable pour un élève ou un des derniers objets à la mode scolaire: le TBI (Tableau blanc interactif).













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