“Lorsque je travaille, j’écris généralement nu.” – Bernard-Henri Lévy (via buzzle)
Donc lui dire d’aller se rhabiller est une manière polie de lui dire d’arrêter d’écrire et donc de la fermer.

Pendant longtemps, les historiens ont pensé que toute la Shoah avait été planifiée avant le déclenchement de la guerre germano-soviétique ; ensuite est venue une école d’historiens, plus attentive à la complexité du processus révélé par les documents – en particulier au rôle des initiatives prises par les agents locaux du génocide – qui a douté et, au contraire, défendu la thèse selon laquelle rien n’avait été planifié avant juin 1941 : la Shoah serait progressivement sortie de la radicalisation de la guerre, à partir d’août 1941.
Dans son ouvrage, Heydrich et la solution finale, Edouard Husson défend lui la thèse qu’une première conception de la « solution finale » avait été planifiée dès le printemps 1941. Ce n’était pas exactement la Shoah telle qu’elle s’est effectivement déroulée – voilà l’acquis des discussions scientifiques de ces vingt dernières années – mais c’était déjà un projet de génocide : il aurait été plus progressif que la Shoah et aurait plus eu recours à la mort provoquée par famine ou par le travail forcé que ce que nous connaissons.
Cet article d’Edouard Husson fait le point sur son travail et les divergences avec les tenants d’une radicalisation dès août 1941.

Elle était fière de l’annoncer, en janvier: l’Université de Lausanne, la première en Suisse, s’invite sur la section académique de la plateforme multimédia iTunes. Cette initiative s’ajoute à d’autres lancées à Lausanne, comme la création d’Uniboard, une tablette tactile que l’enseignant utilise pour montrer des documents PowerPoint, écrire des notes projetées à l’écran, intégrer des vidéos… Vice-recteur chargé de la valorisation de l’enseignement et de la qualité, Jacques Lanarès s’explique sur ces démarches.
L’entretien: LeTemps.ch | «Pour sa pédagogie, l’université innove»

Séraphine est le film sorti grand vainqueur de la cérémonie des Césars 2009. Comme personnellement je ne connaissais pas ce film, je suis parti à sa rencontre…
En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d’apprendre que l’auteur n’est autre que Séraphine. S’instaure alors une relation improbable entre le marchand d’art visionnaire et l’humble femme de ménage dont tout le monde se moque…
Le site du film: http://www.seraphine-lefilm.com/

Voici une réflexion intéressant de François Guité sur son blog Relief » Réformer le pupitre:
« Pendant que le mobilier domiciliaire et industriel progresse à la vitesse du génie et du design, le pupitre de l’élève évolue au rythme des bancs d’église, c’est-à-dire au train de l’érosion. »
Cette réflexion nous rappelle également les origines toute religieuse des débuts de l’instruction publique au primaire. Ainsi, dans le canton de Vaud, il est bon de se rappeler que l’accréditation des instituteurs dans les communes incombait aux débuts du XIXe siècle aux pasteurs et que la seule compétence professionnelle examinée, outre la conformité morale, était la capacité des instituteurs de lire à l’envers puisque seule la bible faisait office de manuel et était tenue par l’enseignant devant les élèves. N’y a-t-il pas plus bel et pur exemple d’un enseignement magistral?
Référence historique mise à part, le billet de François Guité ne se contente pas de cette incise, mais présente quelques innovations dans le domaine du mobilier scolaire qui ont retenu son attention tel le AlphaBetter Adjustable Student Desk. Celui-ci permet aux élèves de travailler assis ou debout et comprend un appui-pied mobile pour les élèves qui ont la bougeotte. La chaîne ABC en a fait l’objet d’un reportage :



Elle était fière de l’annoncer, en janvier: l’Université de Lausanne, la première en Suisse, s’invite sur la section académique de la plateforme multimédia iTunes. Cette initiative s’ajoute à d’autres lancées à Lausanne, comme la création d’Uniboard, une tablette tactile que l’enseignant utilise pour montrer des documents PowerPoint, écrire des notes projetées à l’écran, intégrer des vidéos… Vice-recteur chargé de la valorisation de l’enseignement et de la qualité, Jacques Lanarès s’explique sur ces démarches.
L’entretien: LeTemps.ch | «Pour sa pédagogie, l’université innove»

Pendant longtemps, les historiens ont pensé que toute la Shoah avait été planifiée avant le déclenchement de la guerre germano-soviétique ; ensuite est venue une école d’historiens, plus attentive à la complexité du processus révélé par les documents – en particulier au rôle des initiatives prises par les agents locaux du génocide – qui a douté et, au contraire, défendu la thèse selon laquelle rien n’avait été planifié avant juin 1941 : la Shoah serait progressivement sortie de la radicalisation de la guerre, à partir d’août 1941.
Dans son ouvrage, Heydrich et la solution finale, Edouard Husson défend lui la thèse qu’une première conception de la « solution finale » avait été planifiée dès le printemps 1941. Ce n’était pas exactement la Shoah telle qu’elle s’est effectivement déroulée – voilà l’acquis des discussions scientifiques de ces vingt dernières années – mais c’était déjà un projet de génocide : il aurait été plus progressif que la Shoah et aurait plus eu recours à la mort provoquée par famine ou par le travail forcé que ce que nous connaissons.
Cet article d’Edouard Husson fait le point sur son travail et les divergences avec les tenants d’une radicalisation dès août 1941.


wikipedia (via Lupe, der Satire-Blog: Crazy Houses (Big Buildings, 20 Pics))
Photo du Stata center de F.Gehry (Merci à Marco Catroni pour la référence)

« Les génocides dans l’histoire », Manière de voir, numéro 76, août-septembre 2004.
Mémoire, négation et oubli : de la Shoah au génocide arménien, du passé colonial à la folie des Khmers rouges.
Voir aussi, les articles traitant de ce thème sur histoire.lyonelkaufmann.ch: Génocide

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