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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Lyonel Kaufmann

« We made history »

6 novembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Barack Obama: "We Made History" Prints
© Hyperakt

Je pourrais dire que cela n’a pas traîné. Hier, je proposais un parcours de l’ascension de Barack Obama au travers de son utilisation de l’histoire dans les discours. Aujourd’hui, je peux vous présenter la traduction graphique du fait qu’en devenant le premier président des Etats-Unis issu de la communauté afro-américaine [1] Barack Obama fait histoire.

Ce poster fait partie d’un ensemble de travaux graphiques qui ont agrémentés la campagne américaine et qui eux-aussi s’appuiaient, réinterprétaient et renouvelaient l’image d’Obama en s’appuyant sur des codes graphiques chargés d’histoire. Ce sont les fameux travaux utilisant notamment les slogans « Hope », « Change » ou « Progress »:

Obama Hope
Obama "Hope" © Shepard Fairey

Dès janvier 2008, ces posters faisaient entrer Barack Obama dans la culture populaire. Dans un premier temps, il s’agissait de tirages en série limitée permettant à leurs acquéreurs tout à la fois de soutenir la campagne du candidat et d’effectuer un achat de nature artistique. Dans un deuxième temps, imprimés en grand nombre, ils servaient à l’affichage en milieu urbain. [2]

Lors de la convention démocrate de Denver, Deroy Peraz, graphiste new-yorkais, d’Hyperakt réalisait une série d’affiches, déclinée en cinq combinaison de couleurs différentes, comportant le slogan « The New Hope », le nouvel espoir (Obama “The New Hope” Wallpapers). La référence historique au New Deal est on ne peut plus évidente de même que l’association Obama-Roosevelt.

Obama The New Hope - © Hyperakt
Obama "The New Hope" - © Hyperakt

Dans la nuit de mardi à mercredi, Deroy Peraza a changé le slogan pour «We made history», nous avons fait l’histoire, au-dessus de «President Obama». Dans la foulée, il a également créé une affiche du couple présidentielle Barak et Michelle Obama avec pour seul slogan «Victory!» (Source: Le Temps)

L’alliance pop-art et les références aux New Deal ne peuvent ainsi que parler aux classes moyennes. D’une part de leur véritable émergence comme acteur central de la vie politique, sociale et économique américaine. D’autre part, en les renvoyant à l’âge de leur prospérité pour leur faire envisager, alors qu’elles sont durement touchées par la crise, un nouvel âge de prospérité dont Barack Obama serait le porte-drapeau. Les référents culturels utilisés sont donc connus et intégrés par une largre frange de la population. L’art du poster est également des plus intéressant associant message artistique, politique et production de masse.

D’autre part, ces artistes sont des militants progressistes, voire radicaux, de plus ou moins longue date qui ont fait leurs armes pendant la présidence de George W. Bush, notamment lors de la campagne de 2004. Voici à titre d’exemple deux travaux récents réalisés par Shepard Fairey [3]

Mao, Hand Painted Multiple, Silkscreen and Mixed Media on Cotton Rag Paper. 29″ x 42″ © Shepard Fairy
Mao, Hand Painted Multiple, Silkscreen and Mixed Media on Cotton Rag Paper. 29″ x 42″ © Shepard Fairey
Shepard Fairey @ Jonathan LeVine Gallery
Shepard Fairey @ Jonathan LeVine Gallery

Ces artistes et leurs travaux jouent avec les références culturelles et s’inscrivent dans tout un mouvement tendant à refonder un discours progressiste tranchant avec le discours des néo-conservateurs qui domine la scène américaine depuis Ronald Reagan. Comme leurs prédécesseurs des années 1930, leurs productions démocratisent l’art pour former un nouvel art populaire.

[1] Sur sa couleur de peau:

Un sans-faute dans la communauté noire : près de 95% des électeurs afro-américains ont choisi Obama.

Mais en ne se posant jamais comme un représentant de la communauté noire, le démocrate a convaincu qu’il pouvait être le « président de tous les Américains » et non le porte-parole des Afros-américains. L’historien Jacques Portes va plus loin :

« Les Etats-Unis nous étonneront toujours oui ! Mais je pense que si Obama avait été un Noir du Sud des Etats-Unis, portant des revendications contre l’esclavage, il n’aurait pas eu ses chances. »

Historique, émouvante, réjouissante : l’entrée de Barack Obama à la Maison Blanche prouve que cette question n’était pas la plus importante. L’Amérique aurait donc changé ?

« Non, répond Vincent Michelot,l’Europe voit mal ce qui change aux Etats-Unis. Sur l’effet Bradley, on se trompait, le pays a changé depuis une vingtaine d’années ! L’enjeu était é-co-no-mi-que. »

Rue89: Qui a vraiment fait gagner Barack Obama ?

[2] Sur le travail de Shepard Fairey pour la campagne d’Obama lire Shepard Fairey: Obey Obama. The designer’s endorsement as a striking poster series.

[3] Shepard Fairey a exposé en octobre 2007. Deux articles en lien avec cette exposition et le travail de l’artiste:

  • Artcal
  • Shepard Fairey @ Jonathan LeVine Gallery

A noter aussi ce poster de Martin Luther King réalisé par Fairey:

Shepard Fairey MLK, Spray Painted Stencil and Mixed Media on Cotton Rag Paper, 30″ x 44″
Shepard Fairey MLK, Spray Painted Stencil and Mixed Media on Cotton Rag Paper, 30″ x 44″

Ce billet a été proposé à un concours organisé par Designer Daily. N’hésitez pas à participer! (délai 15 novembre 2008)

Classé sous :histoire

Der Wahlsieger heisst Howard Dean | Le vainqueur s’appelle Howard Dean

5 novembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

  • Der Wahlsieger heisst Howard Dean | Politix | neuroscience – informatics – green politix
    Neuroscience (en allemand) redonne à Howard Dean ce qui lui revient dans la victoire d’hier soir de Barack Obama. Clairement opposant sincère et convaincant à la guerre en Irak et Georges W. Bush en 2004, Howard Dean et son équipe ont jeté les bases et utilisés les outils de l’internet (y compris la récolte de fond et la mobilisation des internautes pour aller sur le terrain) que Barack Obama a récupéré. Barack Obama a également récupéré l’équipe internet d’Howard Dean. Howard Dean est venu juste un peu trop tôt. Il faut souligner aussi l’abandon de sa carrière de présidentiable pour reprendre et remettre en ordre de bataille un parti démocrate moribond. Sa stratégie est également gagnante concernant les élections au Congrès (+5 au Sénat, +15 à la Chambre des représentants ce jour auxquels s’ajoutent les gains de 2004). Il a fait gagne Obama et lui donne les moyens de sa politique devant le Congrès. Pas mal, non? J’avoue que je suis nettement plus fan d’Howard Dean que d’Obama.
    (tags: politis.monde politis.décodeur USA2008 HowardDean)

Classé sous :Blogcafé

« An American Dream » : Obama et l’histoire

5 novembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

D’ici demain, Barack Obama entrera peut-être dans l’histoire en devenant le premier afro-américain à accéder à la fonction présidentielle, mais depuis le début de sa campagne il n’a cessé de se positionner par rapport à un ensemble de figures historiques américaines. Cet article vous propose de revenir vers les étapes principales de ce rapport à l’histoire du candidat Obama.

Avec Barack Obama, comme avec Nicolas Sarkozy, le candidat reinterprète l’histoire à sa manière. Cette utilisation de l’histoire lui permet de mettre en scène non seulement sa vision de l’histoire, mais de proposer un récit autour du candidat ce qu’on appelle le Storytelling (Une machine à fabriquer des histoires, par Christian Salmon) [1] Dans la mise en scène de ces rapports à l’histoire, comme pour le reste de sa campagne, les vidéos publiées sur youtube.com sont centrales dans la diffusion de ces messages. Dès le départ de sa campagne, le candidat Obama propose les versions intégrales de ses discours souvent fleuves. C’est probablement une des originalités de sa campagne et de la diffusion de ce récit. Dès le début, Barack Obama non seulement se pose en successeur de figures historiques importantes de l’histoire américaine, mais en pasteur conduisant le troupeau d’abord de ses fidèles avant le peuple américain tout entier vers sa terre promise à l’aide de mots soigneusement choisi et scandé à répétion (Hope – Change – Yes we can…).

Dans la construction de ce nouvel « american dream« , le prologue est constitué par son adresse à la convention démocrate de Boston en 2004 lorsque cette dernière se choisit John Kerry comme candidat face à Georges W. Bush. Il y prononce alors le Keynote, le discours conçu pour enthousiasmer les délégués. Après le discours, A star is born:

Barack Obama à la convention de Boston en 2004

Dès l’annonce officielle de sa candidature le 10 février 2007, Barack Obama se sert de l’histoire pour sa mise en scène. En effet, il ne choisit pas Springfield par hasard. C’est la ville d’Abraham Lincoln. Dans cette ville, alors candidat républicain à la Présidentielle, Lincoln y prononce le 16 juin 1858 un discours qui met en évidence le danger de désunion du pays sur le problème de l’esclavage (« A House Divised Against Itself Cannot Stand« ). Obama se place ainsi sous une auguste figure tutélaire, se pose en rassembleur ainsi qu’en homme par lequel viendra la rupture et le changement. Il représente aussi la dernière marche qui sépare les Afro-Américains de l’émancipation intégrale: l’accession à la présidence des Etats-Unis. Enfin, le décor choisit n’est pas sans évoquer « Mr Smith au Sénat » soit celui qui veut nettoyer les écuries d’Augias à Washington et le discours comprend également un passage sur le nécessaire besoin de changement de Washington et de son rapport aux lobbys. Membre de cet establishment, car sénateur, Barack Obama se construit pourtant une figure anti-establishment qui doit le servir dans les primaires face à la candidate de l’establishment démocrate: Hillary Clinton.

Barack Obama: l’annonce de sa candidature (Springfield, 10 février 2007)

Et le message passe. Le duo Lincoln-Obama fonctionne:

Approches alors les premières primaires et la première d’entre elle, celle du New Hampshire. La victoire d’Obama donne lieu à ce discours de victoire qui martèle le désormais fameux « Yes we can »:

Un style (13 minutes de discours), un ton de pasteur en chair. Avec indéniablement une référence au pasteur Martin Luther King (voir mon billet Révérend Obama?). Discours fondateur et hypnotique, il sera resamplé et repris par le tout aussi fameux clip suivant:

Indéniablement la deuxième personnalité qui va servir d’étalon-historique pour le candidat Barack Obama est le pasteur Martin Luther King. Le calendrier commémoratif américain fait bien les chose puisque, dans la foulée du New Hampshire, le 22 janvier, on commémore le 40e anniversaire de la mort par assassinat de Martin Luther King. Pour chacun des candidats démocrates, c’est un passage obligé. Le discours de Barck Obama ce jour-là à l’Ebenezer Baptist Church:

Mais c’est avec son discours fleuve sur la question raciale (A More Perfect Union) qui définitivement cale le candidat Obama sur la vie et l’oeuvre du pasteur:

J.-F. Kennedy est une autre figure historique tutélaire qui est régulièrement convoqueé, par la presse, pour présenter le candidat Obama. D’ailleurs, ce dernier obtient les ralliements de la plupart des membres encore en vie de la famille Kennedy dont le sénateur Edward Kennedy. Voici une photo de campagne qui n’est pas sans rappeler la référence à J.F.K.

Barack Obama à Reno, Nevada, Vendredi 18 janvier 2008 (New York Times).

Un dernier et tout récent discours-fleuve (« American Stories, American Solutions« ) a été prononcé dans le prolongement de la crise de ce mois d’octobre:

Comme le souligne André Gunthert (Pour Obama, la classe moyenne a le visage de la famille):

Brûlant de ses derniers feux, la campagne de Barack Obama nous a livré hier un objet devenu rare: un vrai film de propagande à l’ancienne, sous la forme étonnante d’un publi-reportage de 27 minutes diffusé simultanément sur sept chaînes nationales.

En se replaçant au coeur de la classe moyenne et dans le contexte de crise actuelle rapportée inlassablement à la crise économique du début des années 1930, Barack Obama fait référence à l’autorité de Roosevelt et son action de changement devient le nouveau New Deal dont les Etats-Unis ont besoin pour sortir de la crise économique:

Or cette classe moyenne n’est pas née par enchantement, ni par la seule force des volontés individuelles. Elle a été en bonne partie le fruit de l’action de l’Etat à partir des années 1930 qui, en soutenant les plus défavorisés, a rendu le jeu moins inégal, le terrain plus praticable pour tout le monde. En permettant aux fils des familles modestes de faire des études supérieures, il leur a donné l’opportunité de faire valoir leur talent face à des jeunes plus favorisés qu’eux au berceau. En protégeant les citoyens les plus vulnérables contre les risques de la vie (vieillesse, maladie…), il a aidé de nombreuses familles à envisager l’avenir avec un minimum de sérénité, et donc d’optimisme.

L’Amérique veut retrouver son rêve Yann Mens (Alternatives économiques)

Lincoln, Marin Luther King, Kennedy et Roosevelt: le décompte historique de Barack Obama est bon les trois mousquetaires d’Obama sont donc quatre.

[1] Storytelling is the ancient art of conveying events in words, images and sounds often by improvisation or embellishment. Article de Wikipedia.

Classé sous :histoire Balisé avec :BarackObama, Histoire, Storytelling, USA2008

Spécial crise : retour sur la plus grande crise financière depuis 1929

4 novembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

  • Spécial crise : retour sur la plus grande crise financière depuis 1929 par * – issu de Spécial crise n°274 Novembre 2008
    Ensemble d'articles d'Alternatives Economiques pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de la situation, y compris pour la suite des opérations. A lire notamment, «La crise d'un modèle de croissance inégalitaire» de Michel Aglietta, un des papes de l'Ecole de la régulation.
    (tags: politis.décodeur politis.monde CriseEconomique CriseFinancière)

Classé sous :Blogcafé

Once : un conte de fée à l’irlandaise

3 novembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Glen Hansard et Marketa Irglova, compositeurs et interprètes de Once
Glen Hansard et Markéta Irglová, compositeurs et interprètes principaux de Once
(Photo de J. Emilio Flores pour The New York Times)

Il est parfois de petits films qui sont de véritables contes de fées. ONCE en fait partie à plusieurs titres.
En premier lieu, il a bien failli ne jamais avoir lieu après la défection de l’acteur engagé pour tenir le rôle principal et du producteur du film. Qu’importe, il en fallait beaucoup plus pour décourager ces Irlandais. Ni une, ni deux c’est l’auteur-compositeur de la plupart des titres de ce film musical, Glen Hansard, chanteur du groupe The Frames, qui reprend au pied levé le rôle. Il n’y a plus beaucoup d’argent alors l’équipe tournera directement dans les rues de Dublin. Tourné en deux semaines dans l’urgence, cette économie de moyen et cette energie servent
finalement le propos du film qui nous offre la rencontre de deux outsiders, un peu paumés et à la recherche d’eux-mêmes.


Scène du début du film : la rencontre

En second lieu, ce film réalisé avec des bouts de ficelles vole, à sa sortie aux USA, la vedette à quelques blockbusters américains et rapporte 9 millions de dollars de recettes.
Puis, le conte de fées continue et le film raffle l’oscar 2008 de la musique originale de film:

http://www.dailymotion.com/swf/k5H64AuoVSgYrOvGBt&related=1
Glen Hansard y Marketa Iglová en los Oscars
envoyé par videoyouth

Avec cet oscar, Markéta est la plus jeune artiste à en recevoir un et également la première tchèque lauréate. Elle prononcera les mots suivants en recevant son oscar:

“Hi everyone. I just want to thank you so much. This is such a big deal, not only for us, but for all other independent musicians and artists that spend most of their time struggling, and this, the fact that we’re standing here tonight, the fact that we’re able to hold this, it’s just the proof that no matter how far out your dreams are, it’s possible. And, you know, fair play to those who dare to dream and don’t give up. And this song was written from a perspective of hope, and hope at the end of the day connects us all, no matter how different we are. And so thank you so much, who helped us along way. Thank you.”

Mais c’est aussi le conte de fées de la rencontre de Glen Hansard et de Markéta Irglová. Celui-ci est en tournée à Prague lorsqu’il rencontre par hasard Markéta Irglová jeune pianiste tchèque de 17 ans. Leur rencontre n’est pas sans rappeler le film. Puis ils jouent ensemble et Glen Hansard sort en 2007 avec Markéta Irglová son premier album solo The Sweel Season dont certains morceaux figureront dans le film et sur la B.O.
D’amitié, leur recontre se transforme en relation amoureuse pendant le tournage du film et actuellement ils continuent ensemble tant leur chemin musical que sentimental (ils se sont même mariés depuis).


Au studio d’enregistrement : une des scènes du film (When your minds made up)

Le succès du film n’est pas sans rappeler celui de Chtis le film de Dany Boon, car il doit beaucoup à son authenticité et à sa simplicité. Un film musical dont les chansons servent également dans ces moments-là de dialogue et de progression à l’histoire. Il doit beaucoup aussi à la qualité de la bande musicale et de l’interprétation des chansons. Un simple et pur moment de bonheur et d’émotion pour les spectateurs. Si vous l’avez manqué à sa sortie en salles, vous pouvez toujours vous rattraper avec son DVD.

Once (2007)  film musical de John Carney

Sources:

  • Mélancolie enchantée, Interview de Marketa Irglova et Glen Hansard (Evène, novembre 2007)
  • « Falling slowly » (« Once ») : Glen Hansard et Markéta Irglova
  • Markéta Irglová (bio sur Wikipedia en anglais)
  • Glen Hansard (bio sur Wikipedia en anglais)
  • Life Imitating Film (article du New York Times, consultable gratuitement en vous inscrivant sur le site du journal)
  • « Once » a Hero (EW.com)
  • La page MySpace de The Swell Season


Classé sous :TubesCafé Balisé avec :FilmMusical, GlenHansard, MarketaIrglova, Once

USA2008: dernière ligne droite | Michel Rocard s’en va

2 novembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

  • Projections sénatoriales | En Amérique
    Il n'y aura pas que l'élection présidentielle le 4 novembre aux Etats-Unis, mais également des élections sénatoriales pour lesquelles les démocrates ont également beaucoup d'ambition. Cet article les rappelle. A noter aussi qu'il y a deux ans, Howard Dean avait été critiqué ne pas avoir fait une campagne plus ciblée sur un nombre limité de circonscription, principalement par le camp Clinton. Cela n'avait pas empêché la progression des démocrates et cela a certainement jeté les bases tant de la présidentielle que des élections tant du Sénat que de la chambre des Représentants pour 2008. D'ailleurs, Barack Obama a développé une stratégie de campagne identique à celle d'Howard Dean en faisant une large campagne dans tous les Etats, y compris des bastions républicains. Et cette stratégie semble lui avoir réussi…
    (tags: politis.monde USA2008)
  • Daily Kos: Internet surpasses newspapers as source for campaign news
    En 2004, internet faisait irruption dans la campagne ainsi qu'Howard Dean sans que ni le nouveau médium, ni le candidat arrivent à transformer l'essai. En 2008, Internet a supplanté les anciens médias comme source d'information dans la campagne. Il reste trois jours pour savoir si Barack Obama transformera à son tour l'essai…
    (tags: politis.médias politis.monde USA2008)
  • Richard Hétu
    Ohio (un des Etats flottants): Bush en 2004 y avait attiré 20'000 partisans, John McCain en 2008… 6'000 partisans.
    (tags: politis.monde GeogesWBush JohnMcCain)
  • Michel Rocard s’en va « Politics / world / life / culture // le blog de Louis LEPIOUFLE
    Michel Rocard a annoncer qu'il quittait la politique active (en ne sollicitant pas un nouvea mandat de député européen). Michel Lepiourle revient sur ce départ en évitant tout manichéisme à l'égard de l'homme qui, en tant que premier ministre, a été au coeur de la CSG et du RMI, ce qui n'est assurément pas rien!
    (tags: politis.monde MichelRocard France)
  • Classé sous :Blogcafé

    La campagne d’Obama sur le web

    31 octobre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

  • Le blog politique de Fabien Fivaz: Obama a redéfini la manière de faire une campagne électorale
    Voici un billet de blog qui montre ce que pourrait être aujourd'hui un vrai travail de journaliste sur la campagne américaine plutôt que de pondre à la chaîne des articles scrutant le moindre bout de sondage ou de sortir du placard l'effet Bradley. Plutôt que de se perdre en conjectures ou en opinions, on attend principalement un travail sur des faits, encore des faits et toujours des faits de la part des journalistes. Triste à dire, mais c'est dans certains blogs que ce travail se fait aujourd'hui. Pour le travail d'analyse, idem. Que reste-t-il donc aux journalistes?
    (tags: politis.monde USA2008 BarackObama Web2.0)
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    Crise financière : il y a plan et plan

    28 octobre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

    • Crise financière : il y a plan et plan par Guillaume Duval – issu de Articles web Alternatives Economiques n°052 Octobre 2007
      Comparaison par Guillaume Duval des plans britanniques et français Chapeau de l'article: Les banques britanniques ont dû accepter des conditions très strictes pour bénéficier des fonds publics, tandis qu'en France, l'Etat offre les mêmes garanties sans guère de contreparties réelles. Sa seule demande : un nouveau code de conduite qui risque d’être aussi inefficace que ses prédécesseurs.
      (tags: politis.monde CriseFinancière France Grande-Bretagne)

    Classé sous :Blogcafé

    Musées et Web 2.0

    27 octobre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

    • Les outils 2.0 s’installent durablement dans les universités
      Oxford, l’université anglaise s’apprête à déployer un portail Web 2.0 pour faciliter l’échange d’informations et de connaissances entre ses trente deux milles membres, qu’il s’agisse de personnels administratifs, d’enseignants ou d’étudiant
      (tags: Histoire MédiaTIC Web2.0)
    • About This Project – The American Image – The Photographs of John Collier Jr.
      Site consacré aux photographies de John Collier Jr. prises pour le compte de la « Farm Security Administration/Office of War Information (FSA/OWI) et présentant la vie quotidienne des Américains pendant ces années-là. Le site propose aussi des plans de leçon pour leur utilisation en classe à l’aide d’une méthode d’analyse de l’image qui interroge les images en les mettant notamment en relation avec d’autre matériel tel que des textes, des fichiers audio ou des vidéos. Les images sont également publiées sur un compte Flickr.
      (tags: Histoire Image&Histoire 39-45 MédiaTIC)
    • Museum Exhibit and Design News | Ideum blog » Blog Archive » Planning for Social Sites
      Ideum a développé le site American Image (http://americanimage.unm.edu/) en conjonction avec une publication de la collection sur Flickr. L’article revient sur l’utilisation de médias sociaux tel Flickr par les musées. Où il apparaît notamment la nécessité pour les institutions de d’abord comprendre le fonctionnement des médias sociaux choisis avant de les utiliser. La question du temps nécessaire à passer et à interagir n’est pas à négliger non plus. D’autant plus, qu’au final, il y a un intérêt évident à se saisir des opportunités proposées par les médias sociaux pour des musées qui ont généralement une audience limitée, mais pour cela la nécessité existe aussi d’atteindre une masse critique de visiteurs en ligne minimum pour conduire une interaction en ligne présentant une certaine plus-value.
      (tags: Histoire, MédiaTIC MédiasSociaux)

    Classé sous :histoire

    Faut-il en finir avec la Google dépendance?

    13 octobre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

    Un jour ou l’autre, j’imagine que la question se pose de sa/ses relation(s) avec l’entreprise Google. Voilà mon histoire. 😉

    Google dépendance : les faits

    Il ne s’agit pas seulement de sa dépendance/relation avec le moteur de recherche, mais à tous les services que l’entreprise propose, je cite en vrac:
    – Blogger, sa plate-forme de blog
    – Google Reader, son aggrégateur de flux rss
    – Google Docs, sa suite office collaborative en ligne
    – Google Site, sa solution d’hébergement de pages web
    – Google Calendar, son calendrier collaboraatif
    – Gmail, sa plate-forme client-mail
    – YouTube et Google Vidéos, hébergement et consultation de vidéos en ligne
    – Picasa, album et partage de photos en ligne
    – Chrome, son navigateur internet.

    Une jolie toile, déjà, non? Je pourrais encore y ajouter Google Ads (sa régie publicitaire), Google Analytics (mesure d’audience pour site web) ou Google News (son agence de nouvelles en ligne). Et j’en passe, mais vous conviendrez que cette courte énumération dresse le portrait d’une entreprise qui s’intéresse à votre vie numérique sous toutes ses formes.
    Bien sûr, les risques d’une mainmise de Google sur nos vies quotidiennes ont été évoqués depuis un bon bout de temps. Alors pourquoi est-ce que je m’en préoccupe maintenant? Bonne question. C’est l’objet de ce billet.

    En préambule, je dois avouer que je suis (ou plutôt devrai-je dire étais) un utilisateur satisfait des produits offerts par Google ou rachetés par lui. Je leur reconnais l’avantage de la sobriété et de la simplicité à la Apple, mâtiné d’une couche collaborative de très bon aloi. Je peux même y ajouter une ouverture vers l’extérieur, car il est toujours possible de récupérer ses données dans des formats standards et aujourd’hui universels.

    Qu’est-ce qui m’est arrivé alors? Qu’est-ce qui a changé?

    Je peux dater le moment du changement: l’arrivée de Chrome.
    Ainsi une dépêche de l’ATS du 9 septembre 2008 nous apprenait que:

    Le Préposé fédéral à la protection des données recommande aux utilisateurs du nouveau navigateur internet Chrome de Google de bien s’informer. Il conseille en outre aux internautes de ne pas utiliser tous les services du géant américain de l’internet. Du point de vue de la protection des données, il est préoccupant qu’un seul prestataire de services recueille énormément de données, a expliqué le porte-parole du Préposé fédéral à la protection des données. De plus, les risques pour la sphère privée s’accroissent à mesure qu’une société internet ajoute des fonctionnalités. /ATS

    Personnellement, je ne suis guère tenté par la paranoïa (y a qu’à voir la diversité d ma présence sur le net), mais là je dois dire que lorsqu’il s’agit d’une annonce faite par un haut responsable de l’Administration suisse, peu contraignante et regardante à l’égard des entreprises privées (qui a dit « Sécuritas »?) cela devient sérieux, non? Enfin, moi, cela m’a fait réfléchir. Même si les outils proposés par Google me convenaient individuellement, le doute a pris le dessus et, en bon citoyen helvétique, j’ai décidé d’appliquer ses recommandations.

    Début octobre a donc marqué le début de mon entreprise de Dégoogolisation. D’une part personnelle en choisissant ou revenant à d’autres outils que ceux proposés par Google. Ensuite ma démarche a également touché les outils ou widgets utilisés par mes sites.

    A suivre…

    Classé sous :Blogcafé Balisé avec :Dégoogolisation, Google

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