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Pour Caleb. Bonne journée !
Prends cette valse
(d’après Federico Garcia Lorca, Traduction de Jean Guiloineau)
A Vienne il y a dix jolies femmes.
Il y a une épaule où la mort va gémir.
Il y a un promenoir avec neuf cents fenêtres.
Il y a un arbre où les colombes vont mourir.
Il y a un morceau déchiré du matin,
qui pend dans la Galerie du Gel –
Aïe, aïe aïe aïe
Prends cette valse, prends cette valse
Prends cette valse aux mâchoires serrées.
Je te veux, je te veux, je te veux
sur une chaise avec un magazine mort.
Dans la grotte à la pointe du lys,
dans un vestibule où n’est jamais allé l’amour.
Sur un lit où la lune a sué
dans un cri plein de pas et de sable –
Aïe, aïe aïe aïe
Prends cette valse, prends cette valse
prends sa taille brisée dans ta main.
Cette valse, cette valse, cette valse, cette valse,
avec son propre accord
d’alcool et de mort
traînant la queue dans la mer.
Il y a une salle de concert à Vienne
où votre bouche avait mille questions.
Il y a un bar où les garçons ne parlent plus,
ils ont été condamnés à mort par la tristesse.
Ah, mais qui grimpe sur ton portrait
avec une guirlande de larmes arrachées ?
Aïe, aïe aïe aïe
Prends cette valse, prends cette valse
prends cette valse, qui se meurt depuis des années.
Il y a un grenier où jouent les enfants,
où je suis vite allé m’allonger avec toi,
dans un rêve de lanternes hongroises,
par quelque doux après-midi.
Et je verrai ce que tu as attaché à tes chagrins,
tous tes moutons et tes lys des neiges –
Aïe, aïe aïe aïe
Prends cette valse, prends cette valse
avec ses « Je ne t’oublierai jamais, tu sais ! »
Et je danserai avec toi à Vienne,
je porterai un masque de rivière.
La jacinthe sauvage sur l’épaule
la bouche sur la rosée de tes cuisses.
J’enterrerai mon âme dans mon album,
avec les photos et la mousse.
Et j’offrirai au flot de ta beauté
mon pauvre violon et ma croix.
Et tu m’emmèneras danser
dans les fontaines de tes poignets –
O mon amour, O mon amour
Prends cette valse, prends cette valse
elle est à toi. C’est tout ce qu’il y a.

Dans le dédale des hommages funéraires consacrés à Jacques Martin, je ne pensais guère y trouver mon compte au-delà d’une certains nostalgie relativement à la TV de mon début d’adolescence. Jusqu’à la lecture du journal «24Heures» de ce samedi:
1975, en plein règne giscardien, Jacques Martin déboule sur les écrans aux côtés d’une joyeuse bande de farfelus. Leurs noms: Stéphane Collaro, Piem, Pierre Desproges ou encore Daniel Prévost. Leur hymne: La pêche aux moules, une scie inénarrable troussée par l’animateur lui-même.
«C’est le journal le plus amusant de France, mais je déconseille à mes ministres d’y participer», commente alors Giscard. Chaque dimanche, après la messe, la France se plie en deux. […]
L’esprit satirique de cette parodie de journal télévisé n’est cependant pas du goût de tout le monde. En 1976, la fine équipe s’exile sur Antenne 2 (aujourd’hui France 2) pour y observer l’actualité par le petit bout de La lorgnette. Le bail durera vingt ans. Le temps pour Jacques Martin de squatter la quasi-totalité des programmes dominicaux.
Désormais moins soucieux de faire rire aux dépens de ses contemporains, l’animateur «le plus populaire de France» décide de se consacrer à un public plus familial.
Ainsi fait, cet article permet de replacer le parcours télévisuel de l’animateur dans la perspective plus large de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. En effet, l’aventure de cet animateur n’aurait pas été possible dans la télé quasi-stalinienne des années de Gaulle, puis Pompidou, crispée par le choc de l’année 1968 et engoncée dans son formol.
Cette trajectoire télévisuelle nous offre une parabole du septennat giscardien. Petit retour en arrière.
Avec sa candidature, Giscard d’Estaing se positionne comme le candidat du renouveau, jeune, dynamique, désireux de réformer la France en profondeur. Une fois élu, il se propose de tourner la page du gaullisme pour engager la France dans le moule libéral. Seulement voilà, cette nouvelle société giscardienne se prend rapidement les pieds dans le tapis de la crise du système fordiste, accélérée par la crise pétrolière de 1973. Et, après deux ans d’une volonté de modernisation de la société (abaissement de la majorité à l’âge de 18 ans, loi sur l’interruption volontaire de grossesse, divorce par consentement mutuel, création d’un secrétariat d’État à la condition féminine), la deuxième partie du septennat giscardien change drastiquement de cap pour privilégier une logique gestionnaire et conservatrice sur fond de la montée d’un chômage de masse.

Le ton décapant du Petit rapporteur transpose donc sur le petit écran cet élan modernisateur. Les chroniques villageoises de Pierre Bonte remplacent la mère Denis, sans moderniser autrement que par leur ton le monde rural français. Ces chroniques illustrent ainsi l’ambiguïté de cet élan modernisateur tant télévisuel que politique du septennat.

Et deux après déjà comme le président, l’animateur Jacques Martin se voit contraint d’effectuer progressivement un virage sur l’aile. D’abord en quittant la première chaîne pour atterrir sur Antenne 2, puis en édulcorant de plus en plus ses émissions. Jacques Martin ne retrouvera son ton caustique qu’à la fin des années 1990, juste avant son éviction du petit écran à la suite de son accident cérébral.

Pour Valéry Giscard d’Estaing, les choses n’iront pas aussi bien que pour Jacques Martin et les ennuis ne cessent de s’accumuler à partir de 1978. Ainsi, lors des élections législatives de 1978, la droite l’emporte mais le RPR de Jacques Chirac remporte 154 sièges tandis que son parti, l’UDF, seulement 124. Jacques Chirac affiche son hostilité envers l’UDF qui est pour lui «le parti de l’étranger», car trop tourné vers l’Europe et non vers la Nation. Puis la crise en France est de plus en plus grave. Peu à peu, la personnalité même de Giscard est contestée : ses repas avec le Français moyen finissent par agacer ou susciter des moqueries. Enfin c’est le scandale des diamants de Bokassa qui précipitera sa déchéance.
A lire:
S. Berstein et JF Sirinelli (sous la direction de) (2007). Les années Giscard. Les réformes de société (1974-1981) ; Paris: Armand Colin. Voir le compte-rendu des Clionautes.
R. Boyer, J.P. Durand (1993). L’Après fordisme. Paris: Editions Syros. Nlle édition 1998.
Multitudes : La crise du rapport salarial fordiste : une interprétation
Une voix, un piano.
Chanson belle ou chanson triste?
Qu’importe.
Pour Fabienne et Frédérique.
Tout simplement.

Le CRID 14-18 (Collectif de Recherche International et de Débat sur la Guerre de 1914-1918) est un collectif d’historiens et d’enseignants, né en «réaction» aux historiens réunis sous l’Historial de la Grande Guerre. Ce qui les oppose? Leur interprétation de la culture de guerre et de la brutalisation des sociétés européennes du début du XXe siècle. Alors que pour l’Historial de Péronne, les poilus auraient été consentants, car ils auraient baigné dans une «culture de guerre» (messianisme patriotique, haine de l’ennemi, esprit de croisade ), les membres du CRID préfèrent mettre l’accent sur les expériences concrètes qui expliqueraient la «ténacité» des combattants et des stratégies multiples de leur part (voir une synthèse des positions sous M078 – Transposition didactique en histoire. Support de cours :: historiographie et le compte-rendu sur la Première guerre mondiale).
La cohabitation entre historiens et enseignants est féconde puisque le CRID 14-18 propose un dossier pédagogique fort remarquable dans sa conception et son articulation.
En effet, ce dossier est subdivisé en trois parties :
— Avec «Enseigner la Grande Guerre : débats et problèmes», cette partie propose un état des lieux historiographiques tant universitaires que scolaire. On y trouve notamment un état des lieux de la Grande Guerre dans les manuels scolaires ainsi qu’un Répertoire critique des concepts en lien les questions de la «culture de guerre» et de la «brutalisation».
— La deuxième partie propose un certain nombre de séquences d’enseignement, cours, exercices et évaluations CRID 14-18.
— Pour sa part, la troisième partie renvoie à des documents pédagogiques.
Des références complémentaires sont enfin proposées pour ceux qui désirent aller plus loin (bibliographies, filmographie).
Chacun-e peut aussi prolonger le dossier et la discussion au travers du forum du site.
Cette initiative est à saluer et illustre une transposition didactique réussie d’un sujet d’histoire scolaire ainsi que la force du travail en équipe.
La page : http://www.crid1418.org/espace_pedagogique/accueil_pedago.html

«Attaque contre la morale chrétienne», «endoctrinement laïc», «catéchisme socialiste». En pleine rentrée des classes, un déluge de critiques acerbes, issues des milieux les plus conservateurs, s’abat sur une matière qui fait son apparition dans les écoles espagnoles. Introduite par le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero, l’ Education para la ciudadania (l’éducation pour la citoyenneté) équivaut à un cours d’instruction civique comme ceux existant dans de nombreux pays européens, dont la France.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/277038.FR.php
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