Le blog : Estampe japonaise
Les Fanatiques de l’Apocalypse (Norman Cohn)
Dürer, Cavaliers de l’Apocalypse, 1498
Pourquoi des individus éprouvent-ils le « besoin psychique de purifier le monde par l’annihilation de certaines catégories d’êtres humains que l’on imagine comme des facteurs de corruption et des incarnations du mal »?: »(Le Monde.fr : Norman Cohn, historien britannique) »:
Pour Cohn (édition de 1957), les deux grands courants autoritaires et révolutionnaires de ce défunt vingtième siècle, nazisme et communisme seraient des réminiscences directes de ces révolutions mystiques du moyen-âge. Sans faire l’amalgame entre ces deux régimes, ils possèdent néanmoins des caractéristiques communes : les conditions socio-économiques de leur apparition, l’avènement prochain d’un âge d’or (la société communiste et le Reich de mille ans), ce dernier passant par l’extermination des «méchants» (taxés qui d’esprit bourgeois, qui de judaïsme).
Un résumé de lecture de l’ouvrage : Les fanatiques de l’Apocalypse. Lecture du livre de Norman Cohn
Steve McCurry – Photographe
Faudra-t-il réécrire les albums d’Astérix?

Astérix : Le domaine des dieux
La vision du village gaulois perdu dans la forêt face à la grande civilisation romaine est à revoir pour les archéologues.
‘What we have found here proves that the Gauls were much more civilised than we thought. The Asterix albums will need to be completely rewritten, as they are based on the typical image of the Gauls which has been passed down through the centuries, one of a prehistoric man who lives in the forest. We have discovered that they had not only complex military structures, but civilian and trading structures too. »
Source: Revealedix: the Gaul of Asterix was no joke – Telegraph.
(Via History News Network.)
“C’est une bonne situation, scribe ?”
« Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je dois résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent « Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? », je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi… »
Grande dépression et New Deal : 3. Ressources en ligne
Dans notre prochain billet, nous ébaucherons une planification possible du sujet.

Worker Tending a Phosphate Furnace
Crédit: Palmer (OWI Photographer)
Numéro de controle: Photographs (General): TVA: Dams: Alabama: Muscle Shoals
Propriétaire: Franklin D. Roosevelt Presidential Library
Sources documentaires sur la Grande Dépression et le New Deal
– United States in the 1930s and 1940s
– Scenes of Rural America
Comment représenter une crise économique ?
Le site Modern American Poetry comporte un dossier sur la Grande Dépression. Ce site propose notamment un dossier de photographies et de travaux d’artistes peintres:
– A Photo Essay on the Great Depression : les photographies;
– A Depression Art Gallery : pour les travaux des artistes peintres.
A l’aide de ce site, il me paraît intéressant de comparer de quelle manière la crise est présentée au travers de ces deux médias (thèmes abordés, personnages présentés, lieux choisis, …). Il serait aussi possible de s’interroger sur l’utilisation de la couleur dans les tableaux. Nous y reviendrons dans notre prochain article.
Démarches et réflexions pédagogiques d’enseignants
Roosevelt et le New Deal (D. Letouzey)
«Le New Deal, un moment très important dans l’histoire des Etats-Unis, fait partie des questions qui ont été abandonnées en chemin par l’histoire scolaire. Cette situation pourrait nourrir une intéressante étude de cas sur les choix de contenus opérés par les concepteurs des programmes. Ces choix dépendent de nombreux facteurs, notamment de l’évolution de la recherche historique (le triomphe récent de l’histoire culturelle aux dépens de l’histoire sociale), du contexte politique et idéologique… Ainsi, les instructions actuelles qui écrivent, à propos des » transformations de l’âge industriel » : » le phénomène majeur est la croissance économique » laissent peu de place à l’étude de » la catastrophe collective » décrite par Russell Aven (cf Jean Heffer La grande dépression, les EU en crise, Archives Gallimard).» (introduction de Daniel Letouzey relativement à sa page sur le New Deal)
New Deal et cinéma ou comment sortir de la crise en images (C. Robinot – Académie de Versailles)
Pour Claude Robinot, «la grande force des Américains c’est de traduire, presque immédiatement, leur histoire en scénarios de film. Regardez le photogramme extrait de « Gold diggers 1933 », il est antérieur au travail de Dorothy Lange et des autres photographes de la Farm security administration (1935-1942). Pourtant ils se confondent et se répondent dans un dialogue entre réel et fiction qui crée le fond d’une histoire culturelle américaine.»
A partir des documents multimédias proposés, C. Robinot propose les pistes suivantes de travail:
– Texte : Comment Roosevelt décrit-il la crise ? (mécanisme économique et effets sociaux)
– Film 1 : Quelles images retenir de la crise économique, pourquoi est-elle particulièrement cruelle pour cette génération ?
– Texte 2 : Quels sont les remèdes proposés pour relancer l’économie ?
– Film 2 : Pourquoi, dans une démocratie, faut-il convaincre l’opinion publique de la justesse des choix politiques ? Comment les Américains s’y prennent-ils pour essayer de convaincre ?
Articles précédents de cette «série de l’été» :
L’ennemi intime (Dossier pédagogique)

L’Agence Cinéma Education et Zérodeconduite.net proposent un accompagnement substantiel autour de ce film :
Dossier pédagogique, renseignement et réservations :
http://www.zerodeconduite.net/lennemiintime
La bande annonce sur le site officiel du film : http://www.lennemi-intime-lefilm.fr/
Critiques du film:
L’enseignement en ligne : A l’université et dans les formations professionnelles Pourquoi ? Comment ?
L’enseignement en ligne : A l’université et dans les formations professionnelles Pourquoi ? Comment ? (2007) est un ouvrage publié sous la direction de Jean-Claude Manderscheid & Christophe Jeunesse. ISBN : 978-2-8041-5329-8
Présentation de l’éditeur :
L’avènement des TIC a permis de révolutionner, non seulement l’enseignement à distance, mais également l’approche pédagogique, économique et géographique de la formation en général. L’apprentissage totalement ou partiellement en ligne offre une multitude de possibilités nouvelles, en particulier aux filières limitées par des contraintes diverses. Cet ouvrage est une invitation à s’engager dans la conception et la gestion d’enseignements en ligne. Il a été voulu accessible à tous les enseignants et à tous les formateurs, de tous les niveaux et de toutes les disciplines. Le défi consistait à combiner, d’une part, les bases conceptuelles de psychopédagogie indispensables pour permettre à chacun de concevoir une formation adaptée à un champ de savoir et à un public spécifiques et, d’autre part, la réappropriation de ces concepts dans le cadre d’expériences concrètes. En effet, le succès d’un’ projet de formation en ligne est fortement conditionné par une bonne connaissance de quelques outils techniques, mais aussi et. surtout par la maîtrise et la mise en œuvre de pédagogies spécifiques. Pour relever le défi, les chapitres théoriques, les chapitres techniques et les comptes rendus d’expériences s’appellent les uns les autres. Cet ouvrage tente de répondre à deux questions : » l’enseignement et la formation en ligne, pourquoi et comment ? « . En d’autres termes, il accompagne le lecteur pour l’amener à » vouloir » et à » pouvoir » former en ligne. Les chapitres des enseignants, mais aussi des étudiants, non seulement donnent des solutions possibles, mais transmettent l’enthousiasme de leurs auteurs. Enfin, la réflexion initiée par cet ouvrage se veut évolutive et vivante en mettant à la disposition de ses lecteurs un forum sur lequel ils pourront échanger entre eux et avec les auteurs, dans un esprit ouvert et constructif.
Commentaire : Généralement, les ouvrages traitant de l’enseignement en ligne sont anglo-saxons: »(Je parle des ouvrages réflexifs et didactiques sur la pratique de l’enseignement en ligne et pas d’ouvrages consacrés au choix d’une plate-forme ou les aspects de maintenance technique de celle-ci. Si vous en connaissez d’autres en français, je serai très heureux que vous me les indiquiez…) »:. Ce livre est donc à la fois utile et récent pour les lecteurs francophones.
Compléments sur l’enseignement en ligne : Marc Walckiers & Thomas De Praetere (2004) «L’apprentissage collaboratif en ligne : huit avantages qui en font un must». In Distances et Savoirs, CNED & Hermès-Lavoisier, numéro de Décembre (extrait) (fichier .pdf) dont voici le résumé :
Après un énoncé des caractéristiques des enseignements en face-à-face, à distance et en ligne ainsi qu’une définition de l’apprentissage collaboratif en ligne, cet article relate quatre expériences de ce nouveau processus d’apprentissage et tire huit avantages de sa comparaison à son équivalent « présentiel ».
Néanmoins, l’apprentissage collaboratif en ligne peut être inapproprié à certaines disciplines ou certains apprenants, et il comporte certaines limites cognitives ; de plus, il nécessite des dispositifs appropriés, une redistribution des rôles traditionnels de l’enseignant et de nouvelles compétences des formateurs en ligne.
En conclusion, comparé à son équivalent « présentiel », l’apprentissage collaboratif en ligne bien organisé par interaction textuelle asynchrone entre apprenants dispersés offre huit avantages constituant un saut qualitatif tel qu’il devrait être pratiqué dans tout enseignement, tant à distance que sur site, de façon appropriée à chaque programme et à ses apprenants.
Grande dépression et New Deal : 2. Que nous dit l’historiographie? (2)
Une controverse principale traverse tant l’interprétation historique que celle des économistes :
le New Deal a-t-il prolongé et aggravé la crise économique des années 1930?
A nouveau, la réponse est fortement marquée en fonction de son positionnement idéologique entre ceux qui estiment que sans intervention de l’Etat il n’aurait pas été possible avant longtemps de sortir de la crise (Keynésiens principalement) et ceux qui estiment que l’intervention de l’Etat a nui à une reprise plus rapide qui était en cours (les monétaristes, les libéraux). On retrouve donc le débat entre Keynésiens et monétaristes.
Une enquête menée en 1995 par Robert Whales (The Great Depression: Consensus among American Economic Historians) posait la question suivant à un panel d’historiens et d’économistes : « Etes-vous d’accord avec l’affirmation que le New Deal a prolongé et aggravé la crise de 1929? » 27% des économistes et 6% des historiens répondaient favorablement à cette affirmation alors que 51% des économistes et 75% des historiens pensaient le contraire :
The minority view is represented by Harold L. Cole and Lee E. Ohanian who argue that the « New Deal labor and industrial policies did not lift the economy out of the Depression as President Roosevelt and his economic planners had hoped, » but that the « New Deal policies are an important contributing factor to the persistence of the Great Depression. » They claim that the New Deal « cartelization policies are a key factor behind the weak recovery. » They say that the « abandonment of these policies coincided with the strong economic recovery of the 1940s. » Lowell E. Gallaway and Richard K. Vedder argue that the « Great Depression was very significantly prolonged in both its duration and its magnitude by the impact of New Deal programs. » They suggest that without Social Security, work relief, unemployment insurance, mandatory minimum wages, and without special government-granted privileges for labor unions, business would have hired more workers and the unemployment rate during the New Deal years would have been 6.7% instead of 17.2%.
Par ailleurs, en fonction du positionnement politique, la droite conservatrice a développé les critiques suivantes à l’égard du New Deal :
– Le New Deal était infiltré par des communistes;
– Le New Deal est en partie (mais pas dans sa totalité) un programme fasciste équivalent à une dictature présidentielle: telle est notamment la position de Hoover, le prédécesseur de Roosevelt, dans ses mémoires. Cette position est rejetée par des historiens spécialistes du fascisme : « What Fascist corporatism and the New Deal had in common was a certain amount of state intervention in the economy. Beyond that, the only figure who seemed to look on Fascist corporatism as a kind of model was Hugh Johnson, head of the National Recovery Administration. » : »(Stanley Payne, History of Fascism, 1995, p 230) »:
Il existe également des critiques de gauche au New Deal recensée par un article de Wikipedia (Critics of the New Deal – From the Left)
Relativement au caractère révolutionnaire ou non du New Deal, les trois positions suivantes situent les tendances principales de ce débat qui vont du caractère révolutionnaire, au conservatisme en passant par une légère dose de réformiste social.
1.- Le texte de Carl N. Degler intitulé « The Third American Revolution » tente de prouver que le New Deal proposé par Roosevelt constitue la troisième révolution américaine. Le New Deal, qui a été la progéniture de la crise, a fait émerger de cette dernière une nouvelle conception de ce que constitue une société satisfaisante. Il a complètement bouleversé l’ordre établit en revivifiant le Parti démocrate, en protégeant la syndicalisation des travailleurs américains, en régularisant l’économie et en garantissant un minimum de bien-être à la population.
2.- Barton J. Bernstein, quant à lui, tente de démontrer dans l’article intitulé « The New Deal: The Conservative Achievements of Liberal Reform » que le New Deal n’a pas transformé le système américain en opérant une redistribution du pouvoir, mais a plutôt aidé à conserver et à protéger le capitalisme corporatif. Les moyens employés par Roosevelt étaient avant tout libéraux, et ne servaient que des buts conservateurs. Le New Deal n’a donc pas révolutionné la société américaine par ces changements, mais a avant tout permit une continuation. Malgré les améliorations apportées, il a échoué à maints égards.
3.- Quant à Susan Ware, dans son livre intitulé « Beyond Suffrage:Women in the New Deal », elle tente de prouver qu’un certain nombre de femmes à la maison blanche, constituant le « network », ont joué un rôle important dans les politiques du New Deal, en aidant à en diffusé le contenu et en faisant du lobbying. Toutefois, elle avoue que ce programme de réformes constituait des lacunes. Sur le plan social et même dans les campagnes électorales, les femmes ont été d’un grand intérêt, ce qui constitue une innovation importante pour l’époque.

Manifestation contre la guerre d’Espagne. « Alexander, 177 Thompson Street, New York. » . Source (?)
Enfin, sortant du prisme uniquement politique ou économique, l’histoire culturelle s’est attachée à la production culturelle, issue du New Deal, sous l’impulsion ou non de l’Etat au niveau littéraire, photographique, pictural ou cinématographique. Deux thématiques principales pourrait émerger :
- Comment représenter une crise économique?
- Dans quelle mesure, la production culturelle joue-t-elle un rôle dans la sortie de la dépression morale accompagnant la crise économique? Quel rôle les artistes ont-ils joués dans la diffusion du discours du New Deal que proposé Roosevelt?
Par ailleurs, concernant le cinéma américain, C. Robinot, de l’Académie de Versailles (New Deal et cinéma ou comment sortir de la crise en images), souligne que «la grande force des Américains c’est de traduire, presque immédiatement, leur histoire en scénarios de film. Regardez le photogramme extrait de « Gold diggers 1933 », il est antérieur au travail de Dorothy Lange et des autres photographes de la Farm security administration (1935-1942). Pourtant ils se confondent et se répondent dans un dialogue entre réel et fiction qui crée le fond d’une histoire culturelle américaine.» De plus, relativement à l’utilisation de deux films, il est proposé les questionnements suivants aux élèves:
- Film 1 : Quelles images retenir de la crise économique, pourquoi est-elle particulièrement cruelle pour cette génération ?
- Film 2 : Pourquoi, dans une démocratie, faut-il convaincre l’opinion publique de la justesse des choix politiques ? Comment les Américains s’y prennent-ils pour essayer de convaincre ?
En synthèse, je mettrai en évidence la richesse des questionnements et des problématiques pouvant être traitée en classe d’histoire concernant le New Deal. Elle couvre des champs économique, politique et social ainsi que et culturel :
- économique : sans le New Deal, les Etats-Unis seraient-ils sortis de la crise versus le New Deal a-t-il prolongé et aggravé la crise de 1929?
- politique et social : le New Deal représente-t-il, après les Guerres d’Indépendance et de Sécession, la troisième révolution de l’histoire américaine versus le New Deal représente-t-il la solution apportée (un écran de fumée) par l’élite conservatrice au pouvoir pour s’y maintenir?
- culturelle : les artistes et l’industrie culturelle ont-ils accompagnés ou initiés par leurs productions la société issue du New Deal?
Dans mon prochain article, j’aborderai la question des ressources pédagogiques autour du New Deal.
Articles précédents de cette «série de l’été»:
31 jours pour réaliser un meilleur blog
La présentation de son projet : 31 Days to Building a Better Blog – 2007
La liste des sujets déjà publiés :
Day 1 – Email a New Reader
Day 2 – Run a ‘First Time Reader Audit’ on your Blog
Day 3 – Search for and Join a Forum
Day 4 – Interlink Archived Posts
Day 5 – Conduct an ‘About Page Audit’
Day 6 – Email an Old Timer Reader
Day 7 – Plan Your Next Week’s Posting Schedule
Day 8 – Comment on a Blog You’ve Never Commented On Before
Day 9 – Run an Advertising Audit On Your Blog
Day 10 – Declutter Your Sidebar
Day 11 – Dig into Your Blog’s Statistics
Day 12 – Introduce Yourself to another Blogger
Day 13 – Search for an Affiliate Program that Fits Your Blog
Day 14 – Analyze Your Blog’s Competition
Day 15 – Make Your Most Popular Posts Sticky
Day 16 – Create a Heatmap of Where Readers Click on Your Blog
Day 17 – Run a StumbleUpon Campaign for Your Blog
Day 18 – Create a Sneeze Page and Propel Readers Deep Within Your Blog
Day 19 – Respond to Comments on Your Blog
Day 20 – Run a Reader Survey
Day 21 – Make a Reader Famous
Sa sélection de billets rédigés par ses lecteurs : 113 Must Read Blogging Tips.
Bonne lecture !














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