J’avais même mis les paroles de Pen and Paper et renvoyé à son site.
Et si vous pouviez l’écouter directement? Ce serait bien, non? Live en plus !
Sitôt dit, sitôt fait :


Chère page blanche,
Tu accompagnes mes pas depuis tant d’années. Fidèle parmi les fidèles.
Tu attends que mes pas portent vers toi. Que l’atmosphère soit propice aux échanges, aux confidences. De mon âme, de mes parti-pris, de mes colères ou de mes joies. De la vie qui coule, qui s’écoule furieusement ou apaisée, mais toujours passionnée et passionnante.
Combien d’autres égarés accompagnes-tu à la veillée? Combien de pages enflammées as-tu étreintes par-dessus une épaule fiévreuse? Combien de tristesses refoulées as-tu accueillies jusqu’à toi-même couler? Combien de déclarations d’amour tues t’ont fait rougir? Combien de douleurs ont fini par s’épancher silencieuses, révérencieuses, pathétiques ou colériques?
Sans relâche tu veilles. Les yeux légèrement rougis. Comme le chien fidèle tu ne dors jamais que d’une oreille légère. Prête à l’emploi.
Pour quels palmes? pour quels éloges?
Qu’importe.
Abnégation est un autre de tes noms.
Secrétaire des propos inassouvis.
Ton panthéon est fait de tous ces petits riens qui finissent souvent au fond d’une poubelle de papier ou de celles virtuelles qui désormais essaiment comme des petits pains.
Merci pour ta fidélité alors que je ne l’ai pas été. Je t’ai plus qu’à mon tour trompée pour l’action-chimère. A m’en étourdir.
Puis,
un soir,
c’est toujours un soir,
je reviens de trouver, accompagné d’un air ou d’un autre égrenant son vague à l’âme musical. Emargent des tréfonds de la nuit.
Alors, revenant à toi, j’espère que quelques mots libres parviendront encore à voltiger dans les particules de l’air alentour. Que la musique, elle, continuera à atteindre l’espace des rêves des autres. Jusqu’à une prochaine page blanche.
Bonne nuit. Je ne te dis pas à demain, mais à bientôt. Merci encore pour ton affectueuse compagnie.
PS : dans ces moment-là, j’ai toujours une pensée affectueuse en direction de ton plus fidèle serviteur : Dino Buzzati. Lui qui tous les jours s’efforçait d’écrire ne serait-ce qu’une ligne dans ses carnets. Allant jusqu’à implorer sa page blanche (“En ce moment précis”). Bel exemple de l’assiduité que je n’ai pas. Toute la différence entre l’écrivain, au combien géant qu’il était, et le scribouillard, même pas constant, que je suis.
Merci à Joan Armatrading (« Willow ») d’accompagner ma page blanche de ce soir :

Hier, mon admiration allait à Joan Armatrading. Elle la garde.
Aujourd’hui, je vous propose une des représentantes de la jeune garde : Amy Winehouse.
Difficile de distinguer parmi toutes les sorties, les objets marketings des véritables chanteuses qui, sur la durée, seront en mesure de « régater » avec une artiste telle Joan Armatrading.
Actuellement Amy Winehouse est presque trop encensée pour que cela soit honnête. Pourtant, en grattant un peu, les deux vidéos live suivantes donnent une idée intéressante d’Amy. Du vrai live d’abord, juste sa voix et un accompagnement à la guitare -comme pour la Joan Armatrading de ses débuts. Ensuite, j’ai pas choisi le single qui tourne en boucle. A vous de voir —et surtout entendre.

Bien avant Tracy Chapman ou Macy Gray, il y a eu Joan Armatrading. Coiffure afro, guitare et chanson à texte. Aujourd’hui, Joan Armatrading nous revient avec un album rempli de blues et de guitare.
Certes, le temps est passé par là. Mais qu’importe ! La qualité est toujours là. Hier entre pop/jazz/folk. Aujourd’hui pour du blues-rock. Du bon.
Elle chante parce qu’elle sait avant tout écrire. Elle vit pour. Alors prenez le temps de l’écouter, mieux de l’entendre.
« Woman in Love » extrait de « Into the Blues »
Et si la nostalgie vous gagne, YouTube vous permettra de plonger dans les années 1970. Par exemple, pour ré-entendre son premier succès, « Love and Affection » (1974)
Mieux vous pouvez acheter, sur iTunes notamment, son album live paru en 2004 « Live All The Way From America ». L’essentiel des meilleures chansons de sa carrière y figure avec l’intensité du concert en bonus.
Et si la nostalgie persiste alors sûr que ce dernier extrait vous ira comme un gant:

Cette année l’expostion est à Bruxelles et le journal Le Soir a sorti le 4 avril dernier un numéro exceptionnel autour des photographies de Yann Arthus-Bertrand. 24 photos sont également présentes dans un portofolio à voir.
Pour sa part, le site de Yann Arthus-Bertrand vous permettra de rêver et même de pouvoir utiliser l’une ou l’autre de ses photos comme fond d’écran.Infos pratiques de l’exposition bruxelloise: « La Terre vue du ciel, un portrait aérien de notre planète » de Yann Arthus-Bertrand Exposition photos gratuite du 4 avril au 27 juin 2007, visible 24h/24 au Parc de Bruxelles (côté Palais Royal). Accès : métro Parc, Gare centrale. Visites pédagogiques gratuites pour les écoles. Programme complet sur 02/ 775 75 75www.bruxellesenvironnement.be – www.yannarthusbertrand.org.

Réfléchis avant de poster (Think Before You Post) est une campagne de sensibilisation auprès des élèves américains.
Simple et efficace. Même pour des non anglophones.
– donner à voir
– donner à faire
– donner à réfléchir.

Réfléchis avant de poster (Think Before You Post) est une campagne de sensibilisation auprès des élèves américains.
Simple et efficace. Même pour des non anglophones.
Ce spot fait partie de la campagne Don’t Believe The Type. Think Before You Post est le 8e danger recensé par le site et le programme de sensibilisation.

« Si votre iPod est irréparable, vous pouvez ainsi le confier à l’équipe de PodSpital. Pour chaque pièce réutilisée sur un autre iPod, vous recevrez un bon valable dans le magasin Sounds Records, à Genève. Ainsi, vous pouvez recevoir jusqu’à trois CDs chez Sounds pour un baladeur hors d’usage. Et ça marche: l’équipe de PodSpital a déjà reçu les organes de deux iPod, et en moyenne quatre baladeurs sont déposés chaque jour pour réparation. » (Le Temps)
A Neuchâtel, Matthias Studer tient également depuis plusieurs mois un petit atelier. Les prix? 50 francs pour restaurer presque complètement l’état d’une batterie, et 90 francs pour la changer.
Et chez Apple ? Garantie d’un an; pour 12 mois supplémentaire, il vous en coûtera frs 75.-. Après? La société exige ensuite entre 99 et 139 francs par batterie, et 375 francs pour la réparation complète d’un iPod.
Les adresses : PodSpital se trouve à Genève, dans le magasin Sounds Records au 8, avenue du Mail. Sur le web: http://www.macworks.ch/podspital et http://www.myspace.com/podspital Matthias Studer: http://www.macianer.com

Dans cet extrait, Enzo Traverso revient sur la question du fascisme et de l’anti-fascisme dans l’entre-deux-guerres :
Cette guerre civile se poursuit avec l’avènement des fascismes. Or, le regard sur l’antifascisme fait depuis l’objet de débats importants…
J’appartiens à cette catégorie d’historiens pour lesquels le fascisme et l’antifascisme ne sont pas seulement des catégories historiques mais aussi un héritage actuel et vivant pour la définition des démocraties dans lesquelles nous vivons. Je pense en effet qu’une Europe démocratique qui n’aurait pas tiré les leçons de l’anéantissement de la démocratie par le fascisme serait bien fragile. Récuser l’antifascisme, comme le font certains historiens d’orientation libérale par exemple François Furet , fragilise donc nos démocraties, qui ont trouvé leurs raisons d’être dans le combat contre le fascisme. Mais cela implique aussi pour les historiens une réflexion et un travail d’historicisation critiques sur cette expérience historique, visant à reconnaître les contradictions et les limites de l’antifascisme. Une de ses limites a bien sûr été sa relation de complicité avec le stalinisme, qui fut le fait parfois d’une simple incompréhension de la véritable nature de ce dernier, parfois d’une complicité assumée, parfois encore d’une attitude de complaisance avec lui, considérée comme un prix à payer en dépit de tout ce qu’on pouvait connaître.
Une autre limite se trouve dans l’incompréhension de la nature exterminatrice de l’antisémitisme nazi, même si cette incompréhension a frappé la culture européenne dans son ensemble. Il faut ajouter que cela ne permet en rien de plaquer sur le conflit entre fascisme et antifascisme des lectures rétrospectives projetant des catégories de notre temps. Je ne crois pas non plus qu’on puisse analyser ce conflit à la lumière de la notion de totalitarisme, en y plaquant l’opposition totalitarisme/antitotalitarisme. En effet, si on contextualise les postures de l’époque, on voit bien que les (rares) « antitotalitaires » qui renvoyaient alors fascisme et stalinisme comme deux visages d’un même totalitarisme se condamnaient non seulement à l’isolement mais aussi à l’impuissance. C’est pourquoi je parle dans mon livre d’anachronisme vis-à-vis de ceux qui tentent de défendre aujourd’hui cette thèse. Les figures les plus lucides de la culture libérale de l’époque ont en effet fait un choix : Raymond Aron a décidé d’aller à Londres et de rejoindre le camp allié à l’Union soviétique contre l’Allemagne nazie…
J’appartiens à cette catégorie d’historiens pour lesquels le fascisme et l’antifascisme ne sont pas seulement des catégories historiques mais aussi un héritage actuel et vivant pour la définition des démocraties dans lesquelles nous vivons. Je pense en effet qu’une Europe démocratique qui n’aurait pas tiré les leçons de l’anéantissement de la démocratie par le fascisme serait bien fragile. Récuser l’antifascisme, comme le font certains historiens d’orientation libérale par exemple François Furet , fragilise donc nos démocraties, qui ont trouvé leurs raisons d’être dans le combat contre le fascisme. Mais cela implique aussi pour les historiens une réflexion et un travail d’historicisation critiques sur cette expérience historique, visant à reconnaître les contradictions et les limites de l’antifascisme. Une de ses limites a bien sûr été sa relation de complicité avec le stalinisme, qui fut le fait parfois d’une simple incompréhension de la véritable nature de ce dernier, parfois d’une complicité assumée, parfois encore d’une attitude de complaisance avec lui, considérée comme un prix à payer en dépit de tout ce qu’on pouvait connaître.
Une autre limite se trouve dans l’incompréhension de la nature exterminatrice de l’antisémitisme nazi, même si cette incompréhension a frappé la culture européenne dans son ensemble. Il faut ajouter que cela ne permet en rien de plaquer sur le conflit entre fascisme et antifascisme des lectures rétrospectives projetant des catégories de notre temps. Je ne crois pas non plus qu’on puisse analyser ce conflit à la lumière de la notion de totalitarisme, en y plaquant l’opposition totalitarisme/antitotalitarisme. En effet, si on contextualise les postures de l’époque, on voit bien que les (rares) « antitotalitaires » qui renvoyaient alors fascisme et stalinisme comme deux visages d’un même totalitarisme se condamnaient non seulement à l’isolement mais aussi à l’impuissance. C’est pourquoi je parle dans mon livre d’anachronisme vis-à-vis de ceux qui tentent de défendre aujourd’hui cette thèse. Les figures les plus lucides de la culture libérale de l’époque ont en effet fait un choix : Raymond Aron a décidé d’aller à Londres et de rejoindre le camp allié à l’Union soviétique contre l’Allemagne nazie…

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