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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Blogcafé

Enseigner les logiciels sociaux avec les logiciels sociaux

3 juillet 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans la revue on-line Innovate (Innovate – Teaching Social Software with Social Software), Ulise Mejia explore l’utilisation en formation des logiciels sociaux dans l’apprentissage des savoirs collectivement construits et partagés.
Sont englobés dans la définition des logiciels sociaux :

  • les blogs en tant que système de publication internet personnel;
  • les wikis en tant que système de management de contenu collaboratif;
  • les systèmes de classification distribuées de l’information via des mot-clés ou tags tels del.icio.us;
  • les fils d’informations de type rss qui permettent aux utilisateurs de signaler leur publication de nouveaux contenus ou la modification de ces derniers.

A chacun de ses systèmes, Mejias attribue un rôle particulier dans l’apprentissage social.
Pour le blog, il s’agit d’un outil personnel permettant à son auteur de trouver son chemin personnel/individuel. Mejias a donc demandé à chacun de ses étudiants de tenir son blog en parallèle à son cours. Pendant le cours, le blog était utilisé pour les lectures à rendre par les étudiants (fonction traditionnelle de journal du blog). A la fin du cours, il s’est agi pour les étudiants de procéder à son auto-évaluation de celui-ci en résumant les expériences de formation. Il est donc utilisé comme une forme de portfolio électronique du cours.

Relativement au wikis, ceux-ci étaient utilisés comme outil de synthèse et de collaboration en rapport avec un/des projets à conduire collectivement dans le cadre du cours.

En conclusion de sa démarche, Mejias indique :

In conclusion, while the size of the class does not represent a large enough sample to make generalizations, I do believe based on my experience teaching this course that social software can be used to create effective distributed research communities. I also feel that a similar design can be used to teach classes in different subject matters. Most importantly, I think the application of social software in this manner supports a constructivist pedagogy where students feel empowered to take charge of their own learning.

[tag]éducation, médiaTICE, wiki, blogs, RéseauSocial, LogicielSocial [/tag]

Technorati Tags: blog, éducation, LogicielSocial, médiaTICE, RéseauSocial, wiki

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Le monde du Web 2.0 : Le gratuit n’est pas Open source (2)

3 juillet 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans le domaine actuel du Web et plus particulièrement du Web 2.0, une certaine confusion existe à mon avis entre le modèle du gratuit et celui de l’Open Source. Par ailleurs, le gratuit est actuellement le modèle dominant.
Cependant, la confusion entre gratuit et Open source pourrait s’avérer problématique tant pour l’utilisateur que pour l’Open source.

Premier constat :
Contrairement à l’Open source, un service ou une plate-forme basée sur le gratuit appartient en exclusivité à ses propriétaires. Il s’agit de services commerciaux et d’entreprises ayant comme objectif de générer des revenus et des profits.
Si l’internaute ne paye rien, c’est que les sources de revenus sont d’une autre source :

• la publicité;
• la revente du service à un groupe important : exemple de Writely racheté par Google ou de del.icio.us racheté par Yahoo!;
• le portefeuille de clients et la valorisation des données attachées à ceux-ci;
• la levée de fonds pour la capitalisation de l’entreprise, basée sur les perspectives futures de la société et des services à valeur ajoutée.

Ce faisant l’utilisateur et les informations gracieusement fournies appartiennent désormais à des sociétés qui vont s’en servir pour générer trafic et revenus.

Pas trop grave me direz-vous. A voir. En premier lieu, je ne sais généralement rien de l’utilisation qui sera faite des données recueillies par le prestataires; notamment celle en rapport avec mon comportement sur la toîle. A tel point que certains parlent au sujet du Web 2.0 de l’Esclavage 2.0 (voir Esclavage 2.0 : Eux, nous et moi)

Ainsi, cette pléthore de service, censé nous rendre service, centralisent, concentrent, contrôlent et exploitent nos données. Ce qui au final signifie :

  1. Mes données ne sont pas sous mon contrôle. ?
  2. Ce qui est fait avec mes données n’est pas sous mon contrôle direct.
  3. Mes données deviennent la propriété du prestataire de service.
  4. La valeur ajoutée que j’ai créée profite à ce prestataire de service.
  5. Je paie le prestataire de service pour avoir le droit d’utiliser et de manipuler la valeur ajoutée que j’ai  contribué à créer. (voir billet La nouvelle sagesse du web ou “l’esclavage 2.0? ? )

Deuxième constat :

Contrairement à un logiciel présent sur mon ordinateur, un service gratuit made in Web 2.0 peut disparaître d’un jour à l’autre et mes données avec.
Un logiciel Open source également me direz-vous. Ben justement pas vraiment. En effet, le code source est mis à ma disposition ainsi que de l’ensemble de la communauté des internautes. Eux et moi avons la possibilité de modifier, développer et faire évoluer un programme Open source. Et mettre nos modifications à disposition de toute la communauté via internet.
Un des exemples connus réside dans le logiciel Netscape et de sa version Open source Mozilla. Sur la base de son moteur, Firefox ou Camino en sont devenus les clones les plus connus.

Troisième constat :
Contrairement à l’idée répandue, l’Open source n’est lui pas gratuit. Derrière, il y le travail des développeurs. Plus celui-ci prend du temps, plus les questions de la rémunération de ce travail pour la poursuite de son développement se posent.
Dans un grand nombre de situation, le problème n’est pas trop important puisque ce sont des entreprises qui font évoluer les logiciels Open source pour leurs propres besoins, puis qui mettent à disposition de l’ensemble de la communauté leurs code de programmation.
L’argent investi par ces entreprises est récupéré via les activités traditionnelles des entreprises et les économies réalisées par le non achat de logiciels commerciaux (et protégés, donc non modifiable par l’entreprise).
Toutefois, dans certains cas, ce modèle ne suffit. Ainsi, les développeurs de la suite bureautique NeoOffice ont introduit un nouveau mode de financement qui permet de disposer de la primeur des nouvelles versions moyennant un financement modique. Ils ont dû s’y résoudre devant la faiblesse des contributions financières volontaires des utilisateurs.
Dans ces cas-là, la réaction d’une partie des utilisateurs est vive, car pour eux l’Open source est synonyme de gratuit.

Conclusion :
Il paraît primordial de garantir à l’utilisateur

  • a) l’accès à ce qui apparaît comme le nouveau service universel;
  • b) la mise à disposition d’outils échappant à une pure logique commerciale;
  • d) la propriété de ses données et donc aussi leur valeur ajoutée;
  • c) le respect de ses données personnelles, de son identité et de sa sphère privée et la non-utilisation de ces données à des fins commerciales ou de contrôle social.

Dans ce cadre-là, il convient de redéfinir la notion de service public et de mettre à disposition du public des outils Open source en suffisance. Une nouvelle régulation régalienne est urgente.
Je partage l’avis de Margarita Pérez-García (esphère identitaire) relativement à la nécessité que, parallèlement à un service comme del.cio.us, des services Open source de système de classement distribué se développent, car je ne souhaite pas non plus que « ces données soient contrôlées par Yahoo! », ni forcément toutes les ouvrir à la terre entière (tww2.0 : le nouveau tag del.icio.us de Michael Feldstein pour « Teaching with Web 2.0 »). Je souhaite pouvoir mieux contrôler les données que je mets ou ne mets pas à disposition des autres.
Ce service universel offrirait ainsi à chaque utilisateur des espaces de stockage, de publication et de communication préservé de l’économie marchande et véritablement gratuit.

Par ailleurs, l’importance de l’éducation des jeunes apparaît dans toute son urgence. Les données se multiplient à une vitesse exponentielle et les habitudes de surf de nos chers têtes blondes s’établissent de plus en plus tôt.

[tag] web2.0, esclavage2.0, NeoOffice, Writely, Google, Yahoo!, OpenSource, Gratuit [/tag]

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Le monde du Web 2.0 : bilan (1)

2 juillet 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Depuis un peu plus de 6 mois et mon retour à WordPress, j’explore l’univers dit du Web 2.0. Cela fait partie d’ailleurs du recadrage de la ligne éditoriale [ok c’est pompeux!] de ce site (voir au sujet de…).
Beaucoup d’éléments s’entrechoquent.
Ils seront donc proposés au travers de plusieurs billets.

Cadrage :
Comme d’habitude dans le monde des technologies, j’ai pu mesurer le foisonnement inhérent à une phase de démarrage. Elle existe d’ailleurs toujours, puis -dans un deuxième temps- une stabilisation intervient. Ce foisonnement est difficile à suivre. C’est bien l’ère des happy few [les geeks] prompts à s’enthousiasmer pour la dernière quart de nouveauté. Dès que ces technologies auront été adoptées par les gens normaux, les happy few chercheront un nouvel eldorado ou un nouveau far west.

Premier constat :
Comme répercuté dans un précédent message : on reconnaît un produit du web 2.0 au fait qu’il est toujours en version bêta !
Et le chroniqueur d’en trouver des raisons positives, notamment du fait de la co-construction de telle nouvelle plate-forme ou tel nouveau produit.
Dingue !
Ceci n’est possible qu’avec les happy few des technologies. Parce que l’utilisateur lambda lui attendra le produit normé et standardisé; il n’est pas prêt à changer de produit après six mois parce que celui-ci pourrait disparaître. L’utilisateur lambda, c’est celui qui a Windows ou Word parce que 95% des utilisateurs les utilisent.
Les technologies ? L’utilisateur lambda doit pouvoir les utiliser comme son téléviseur, sa voiture ou son téléphone. Faut pas charrier quand même ! Il attendra que le cimetière des produits innovants ait fait le tri !

Deuxième constat :
Et comment il se fait ce tri ?
Pas forcément en faveur des meilleurs produits. Soyons clairs !
Du fait de l’attente de durabilité du produit, l’utilisateur lambda recherchera la compagnie bien établie —ou qui donne l’impression de l’être.
Là, le choix se restreint très vite.
Dans le domaine des technologies, il y a (encore ?) Microsoft, puis probablement Google ou Yahoo! qui sont susceptibles de convaincre l’utilisateur lambda. S’il a un peu de moyens, l’utilisateur moyen se tournera vers Apple peut-être surtout au travers d’iTunes et du iPod.
Et point barre !

Troisième constat :
En quoi l’utilisateur (lambda ou non) gagnera-t-il au change si Google remplace Microsoft dans sa position monopolistique et hégémonique ?
A mon avis, rien !

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Un Nuage de Tags pour Anne Dominique et Fredoche

24 juin 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Comment concilier deux conceptions de la catégorisation des billets de blogs ?

Voilà en résumé, la discussion lancée dans mon dernier billet et répercutée dans les commentaires.

A ma droite, Steph [sans é 😉] pour laquelle le nombre de catégories ne devrait pas être de beaucoup supérieur à trois.

A ma gauche, Fredoche [qui est à la concision ce que Raph est à la profusion 😉] et Anne Dominique [sans trait d’union 😉] qui défendent le point de vue adverse : une utilisation intensive d’une multitude de catégories pour les billets.

Ceci au moment où je change l’habillage de mon site et que j’en profite pour en diminuer le nombre de catégories.

Les arguments des uns et des autres sont d’autant plus à prendre en compte que je les rencontre régulièrement maintenant en « live ». Ouille !

C’est un peu la quadrature du cercle entre la volonté de simplifier et celle de de l’exhaustivité (ou presque).

J’ai alors repris des anciennes tentatives visant à intégrer un système de référencement par tag des billets au sein même de WordPress.

Via Google, les mots-clés utiles ont été « wordpress tags plugin ». Mais je suis également passé via un autre excellent site romand, celui de David Touvet [sans h 😉 ], et j’ai pu retrouver son billet « WordPress et les tags avec le plugin Ultimate Tag Warrior ».

Reste plus qu’à partir, télécharger, installer, paramètrer et intégrer les tags (qui s’ajoutent alors à ceux de technorati).

Le résultat ? Vous le trouverez
a) sous le titre de chaque billet
b) à la fin de chaque billet
c) sur ma droite avec l’intitulé « Nuage de Tags ».

Un nombre limité de catégorie + un nuage de Tags devraient maintenant contenter tout le monde. Y compris votre serviteur. Qu’en pensez-vous ?

[tag]Tags, UltimateTagWarrior, WordPress[/tag]

technorati tags:Tag, UltimateTagWarrior, WordPress

Blogged with Flock

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Habits d’été

21 juin 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le calendrier est clair à ce sujet : l’été arrive !
Après un printemps bizarre, ici.

De toute façon, c’est l’occasion de changer d’habits.
C’est ce que fait le site en changeant de thème. Plus frais, plus de couleurs. J’espère que cela vous rafraîchira.

Un grand merci à l’auteur du thème : Fredrik Fahlstad. J’avais déjà zieuté sur quelques-unes de ses créations. Ce thème est sa dernière création (c’est l’ancien thème de son site). J’aime bien son implémentation des trois colonnes — même s’il est nécessaire de disposer d’un écran d’au moins 1024 * 768.

Les autres changements :

Technorati Tags: bloggyfriday, Fahlstad, FredrikFahlstad, WordPress


[Lire plus…] à proposHabits d’été

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Thot / 100 références sur le ePortfolio par Robert Bibeau

16 juin 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Robert Bibeau a rassemblé 100 références sur le ePortfolio en français et quelques références en anglais :

  1. Références générales
  2. Le ePortfolio dans le monde francophone
  3. Le portfolio et l’évaluation des apprentissages
  4. Des outils pour construire son portfolio (cartable) ou son ePortfolio
  5. Exemples de Portfolios
  6. Réflexions sur les outils pour le portfolio numérique
  7. Normes et standards pour le ePortfolio
  8. Le portfolio de développement professionnel
  9. Protection des renseignements personnels, éthique et droit d’auteur
  10. Ressources pour le Curriculum Vitae

100 références sur le ePortfolio

Information trouvée via: Thot / 100 références sur le ePortfolio par Robert Bibeau

En un seul mot : I.N.D.I.S.P.E.N.S.A.B.L.E. !
Et merci à M. Bibeau

Technorati Tags: eLearning, ePortfolio


[tag]eLearning, ePortfolio[/tag]

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Historic Cities (cartes historiques)

4 juin 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le site Historic Cities offre une collection unique de cartes historiques.
C’est vraiment le lieu pour débuter une recherche sur l’histoire urbaine.
Le Vieux Monde est mieux couvert que le Nouveau Monde.
16 cartes de villes suisses dont Berne, Genève, Saint-Gall, Sion, Zurich, mais pas Lausanne.

http://historic-cities.huji.ac.il/historic_cities.html
Cartes de villes suisses : http://historic-cities.huji.ac.il/central_europe/central_europe.html

Source de l’info : Le Café pédagogique

Technorati Tags: HistoireUrbaine

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Thot / Du libre comme s’il en pleuvait !

31 mai 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le site Thot (Nouvelles de la formation à distance) propose un article-annuaire qui répertorie une liste fort utile de logiciels libres, axés éducation et formation, à télécharger.
La première version de cette page date d’août 2004 et la dernière mise à jour date d’hier.
Comme l’auteure, Martine Jaudeau, l’indique : À consulter sans modération !

Le lien : Thot / Du libre comme s’il en pleuvait !

Une petite déception : je n’y trouve pas la suite NeoOffice, équivalent de la suite OpenOffice, mais développée tout spécialement pour les ordinateurs d’Apple. Leur lien : NeoOffice

Technorati Tags: NeoOffice, OpenSource, Outils

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Dur d’enseigner en ZEP (Bondy Blog)

28 mai 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Morceau choisi relativement à un témoignage d’une enseignante de ZEP (Zone d’éducation prioritaire) par Sada Fofana du Bondy Blog.

Prof, le plus dur métier du monde?
« Et si les galériens, c’étaient eux ? Et si les victimes du racisme anti-Etat, anti-femme, anti-adulte, anti-tout – c’étaient eux… les enseignants. A juste titre, l’actualité braque ses projecteurs sur les jeunes des banlieues, leurs galères, leur horizon bouché par les tours grises des cités et par le chômage. Mais on oublie trop souvent ceux qui leur servent de souffre-douleur quotidiens : leurs profs. Lâchés dans l’univers cruel des ZEP pour y enseigner Racine et Euclide à un public qui souvent n’en a que faire, avec pour seule formation quelques « modules » de « préparation à l’enseignement en banlieue », les enseignants y sont, au même titre que les policiers, les derniers représentants du service public. Et rejetés comme tels par certains jeunes. Dans les salles de classe, le rapport pédagogique, bien souvent, cède la place à un rapport de forces. « Autrefois, c’était les profs qui punissaient les élèves. A présent, dans certains cas, ce sont les élèves qui punissent leur prof pour une mauvaise note ou un mot de trop », me résume crûment une enseignante.

A lire pour le regard et le désir d’enseigner qui s’impose au travers de ce témoignage, beau comme la vie.

Source : Dur d’enseigner en ZEP (Bondy Blog)

Technorati Tags: éducation

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Marie Antoinette en ado lassante (Zéro de conduite)

24 mai 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

L’excellent site Zéro de conduite (L’actualité éducative au cinéma) propose son compte-rendu du film, attendu sur la Croisette, de Sofia Coppola consacré à Marie Antoinette.

Le titre donne immédiatement le ton de l’article: Marie Antoinette en ado lassante

Sur le plan historique, Zéro de conduite s’appuie justement sur l’analyse des films tournés par des Américains sur la Révolution française —analyse qui bien entendu n’a pas attendu le film de Sofia Coppola. La parole est donnée au maître ès histoire au cinéma : Marc Ferro (in Cinéma, vision de l’histoire, Ed. du Chène, 2003) :

« tourner les fastes de l’aristocratie et de la cour offre un cadre merveilleux pour les « usines à rêve » ; ce qui n’est pas le cas de la misère paysanne ou de la collecte de la taille . (…) Aux Etats-Unis, où la révolution est globalement rejetée par la société depuis l’indépendance, celle-ci joue le rôle  de catastrophe et elle anime le genre favori des cinéastes, le mélodrame. On y retrouve toujours un personnage de victime, une jolie femme de préférence, et là Marie-Antoinette ainsi que madame du Barry jouent les vedettes ; un traitement pathétique fait adopter au spectateur le point de vue de la victime. La Révolution, comme l’a bien montré l’historien du cinéma Jean-Louis Bourget, exerce la fonction de la catastrophe, ce qui, en profondeur, connote ces films d’une signification réactionnaire. »

A ceci près, précise Zéro de conduite que le film de Sofia Coppola ne va pas jusqu’à la catastrophe : le film s’arrête au moment du départ pour Paris.  Pour le reste, Zéro de conduite n’y va pas avec le dos de la cuillère relativement aux intentions de la cinéaste :

Le film s’ouvre sur un personnage digne de Sissi impératrice, se rebellant contre l’étiquette, puis Marie-Antoinette devient une sorte de fashion victim à la Paris Hilton […]

Seule les allusions à l’amitiés franco-américaine trouvent grâce aux yeux de Zéro de conduite

En revanche les allusions appuyées à une certaine amitié franco-américaine, peuvent se lire comme une révérence de Sofia Coppola à une certaine idée de la culture française (Gilles Jacob, les groupes Air et Phoenix, les macarons Ladurée), et à son public qui l’avait jusqu’à présent plébiscitée.

Mais

Cela ne suffit pas à imprimer un souffle et du rythme à un film qui rate le virage de la nostalgie désenchantée que sait d’habitude donner Sofia Coppola à ses œuvres.

Si après cela vous osez l’utilisez en classe d’histoire pour y enseigner la Révolution française…

[Marie Antoinette de Sofia Coppola. 2005. Durée : 2 h 03. Sortie le 24 mai 2006. Distribution : Pathé]

Technorati Tags: RévolutionFrançaise, MarieAntoinette, SophiaCoppola, film&histoire, FestivalCannes

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