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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

histoire

Travelogues : Hôtel Shepheard, Le Caire, 1906

1 mars 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire


© Burton Holmes Historical Collection

Ne pas connaître la terrasse du Shepheard est un crime de lèse-société. Le voyageur qui n’a pas foulé le pavé carrelé de cette terrasse vaut à peine mieux qu’un casanier. Et la femme du monde qui n’a pas siroté un thé aux tables de cette terrasse ne peut voir approcher cinq heures sans honte.

Holmes, B. (2018). Travelogues. Le plus grand voyageur de son temps (1892-1952). Edité par Genoa Caldwell. Cologne: Taschen, p. 314-315

L’hôtel Shepheard (Wikipedia)


Façade de l’hôtel Shepheard dans les années 1920 . Crédit : Photographer of American Colony Photo Department or its successor, the Matson Photo Service. * Public domain

L’hôtel Shepheard (« Shepheard’s Hotel ») est un ancien hôtel situé au Caire , en Égypte , en activité des années 1840 à 1952 , date de son incendie. Un hôtel moderne est construit à proximité en 1957 .

Le travelogue de Burton en Égypte (1906)

Burton Holmes réalise son premier reportage en Égypte en 1906. Il considère ce voyage comme lui permettant de retourner aux débuts de l’histoire humaine et la vallée du Nil comme le berceau de notre civilisation.

Entrée du temple d’Abou Simbel, 1906. © Burton Holmes Historical Collection

L’aube se levait un matin de la fin février. Notre guide se tenait dans la grande entée, regardant dehors vers le Nil, au-delà duquel se dessinaient les collines orientales contre la lueur du jour naissant.

Pour lui, grâce aux Britanniques, l’Egypte de 1906 est à la hauteur de ses traditions magnifiques :

L’Egypte, avant l’arrivée des Anglais, était une terre d’anarchie et de misère. […]. Aujourd’hui, l’Egypte se tient droite et prospère […].

Les extraits permettent d’inscrire et replacer Burton Holmes dans la vision occidentale et sociale de son époque. Par ailleurs, la photographie du temple d’Abou Simbel est tout simplement et techniquement remarquable.

Classé sous :Blogcafé, commeundimanche, histoire, Roadbook Balisé avec :1906, Burton Holmes, Egypte, travelogues, voyage

Boucheron, P., Loiseau, J., Monnet, P., & Potin, Y. (2009). Histoire du monde au XVe siècle. Paris: Fayard.

28 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Description: Le XVe siècle est le temps de l’invention du monde. De Tamerlan à Magellan, depuis l’Asie centrale jusqu’à la capture de l’Amérique en 1492, s’accomplit une première mondialisation. Mais la geste de Christophe Colomb est tout sauf un événement fortuit : elle est précédée, et surtout rendue possible et pensable, par une dynamique globale et séculaire d’interconnexion des espaces, des temps et des savoirs du monde. Elle ne se laisse en rien circonscrire par ce que l’on appellera plus tard l’occidentalisation du monde : les marchands de l’océan Indien, les marins chinois de l’amiral Zheng He, mais aussi les conquérants turcs ont toute leur part dans cette histoire des devenirs possibles du monde, où rien n’est encore écrit. Ni dictionnaire critique ni somme érudite, Histoire du monde au XV siècle se veut un essai collectif davantage qu’une encyclopédie. Faisant alterner les chapitres de synthèse et les textes au ton plus libre éclairant un événement, un personnage ou une oeuvre, le livre se prête à la lecture au long cours comme au hasard du cabotage. Mais dans tous les cas, il s’agit bien de susciter des étonnements par rapprochement et d’éveiller des curiosités par le déplacement du regard. Si l’accent est naturellement mis sur ce qui circule plutôt que sur ce qui cloisonne, s’inscrivant en cela dans les perspectives nouvelles d’une histoire globale attentive aux connexions des lieux et des temps, cette histoire du monde ne se réduit pas à une chronique de la mondialisation : il s’agit aussi de rendre compte des spécificités et des originalités des territoires du monde, des temps du monde, des écritures du monde, des devenirs du monde – ces quatre dimensions inspirant l’architecture d’ensemble du livre. — 4ème de couverture.

Comptes-rendus :

Le Monde :

Ce livre d’histoire est énorme (près de 900 pages in-quarto), mais il faut dire que l’objet qu’il envisage ne l’est pas moins : c’est l’« histoire du monde au xve siècle » qu’une nombreuse équipe d’auteurs emmenée par Patrick Boucheron retrace dans cette « aventure collective », qui peut être décrite comme un essai de Global History (ou World History). Pour un historien français, ce genre évoque immanquablement le souvenir de « l’ambition braudélienne d’une histoire totale » (p. 20). Mais cette référence éminente est aujourd’hui éloignée, depuis que « nouvelle histoire », micro-analyse ou encore retour du récit sont passés par là. En fait, cet essai de Global History intègre tous ces legs : si l’on est parfois tout près de l’histoire globale « à l’ancienne », retraçant les grands phénomènes, le trend et les flux – des marchandises, des hommes, des idées –, on note aussi la réelle diversité des approches et des méthodes et l’acceptation des incertitudes et des manques du savoir, loin des ambitions de cette époque des Annales et de son désir de procéder à la « pesée du monde », selon les mots fameux de Pierre Chaunu (cités p. 16).

« Histoire du monde au XVe siècle », sous la direction de Patrick Boucheron : et le monde se globalisa…
https://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/19/histoire-du-monde-au-xve-siecle-sous-la-direction-de-patrick-boucheron_1269182_3260.html

Écrire l’histoire :

Depuis une trentaine d’années, ce qu’on appelle la « World History » a fait d’un monde décloisonné son objet d’étude privilégié, jouant des rapprochements et des comparaisons pour dépasser des récits nationaux au cadre souvent étriqué et surtout artificiel. Ainsi, en France, l' »histoire connectée » a été encouragée par les travaux de Serge Gruzinski et de Sanjay Subrahmanyam.L’ambitieuse Histoire du monde au XVe siècle que présentent Patrick Boucheron, Julien Loiseau, Pierre Monnet et Yann Potin, coordinateurs de cette oeuvre de grande ampleur, propose une application convaincante de cette nouvelle méthode. Conçu comme un « essai collectif » plutôt que comme une encyclopédie, le livre rassemble les articles d’une soixantaine d’historiens, médiévistes pour la plupart. Ils y explorent les prémices de la mondialisation avant l’âge des empires coloniaux, considérant que le XVe siècle, « ample et large, complexe et divers », en constitue une étape décisive. Les auteurs parcourent donc les « territoires du monde », depuis la prise du pouvoir par le conquérant turco-mongol Tamerlan, dans les années 1370, jusqu’au passage du fameux détroit par Magellan en 1520.Refusant de se limiter à une histoire globale conçue comme une accumulation d’études nationales, ils ont à coeur de privilégier une approche en termes de comparaisons et d’échanges. Trente ans après Civilisation matérielle, économie et capitalisme de Fernand Braudel, il s’agit ici de dépasser une « histoire totale » fondée sur une « grammaire des civilisations » aujourd’hui remise en question. Voici donc une somme importante et originale, qui n’offre pas seulement une synthèse inédite des recherches les plus récentes. Elle invite également à s’interroger sur la pertinence et la possibilité de penser un « monde » connecté avant le XVIe siècle. S’il semble aujourd’hui impensable d’échapper à la mondialisation, c’est en interrogeant sa genèse, ses formes et sa signification que nous parviendrons à mieux la comprendre.

https://journals.openedition.org/elh/408

Disponibilité et emplacement:

Bibliothèque cantonale et universitaire – Lausanne, site Unithèque histoire UPB 8188 94.1

Classé sous :Blogcafé, histoire Balisé avec :lecture

Samedi après-midi antique

30 novembre 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Un samedi après -midi entre cinéma et bande dessinée aux couleurs de l’Antiquité et de ses représentations contemporaines.

Classé sous :Blogcafé, histoire, Photo du jour

L’Allemagne de l’Est est-elle la grande perdante de l’unification ?

8 novembre 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Ouverture du « rideau de fer » lors du pique-nique européen de Sopron, à la frontière austro-hongroise, le 19 août 1989. Tamás Lobenwein/Paneuropean Picnic’ 89 Foundation

Trente ans plus tard, la fête n’est plus aussi belle que le 9 novembre 1989 quand est tombé le mur de Berlin sous la pression des Berlinois de l’Est venus vérifier s’il était bien « ouvert » comme venait de le déclarer, lors d’une conférence de presse, le porte-parole nouvellement nommé du SED (le parti communiste au pouvoir en RDA), Günter Schabowski. Pour autant le tableau est-il forcément négatif ?

Source : L’Allemagne de l’Est est-elle la grande perdante de l’unification ?

Classé sous :histoire, politis

Révolution par Alessandro Barrico

8 octobre 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

« Révolution est un terme plutôt générique que nous employons avec une certaine désinvolture. Nous nous en servons aussi bien pour définir des bouleversements historiques qui ont fait des milliers de morts (Révolution française, Révolution russe) que pour qualifier des broutilles telles que le passage à trois défenseurs de notre équipe préférée (une « révolution tactique »).
Quels farceurs. »

« The Game » d’Alessandro Baricco

Source : http://amzn.eu/0xhkJXH

Classé sous :Blogcafé, histoire, L'Expresso

Images de sirop d’érable maintenant sur Flickr

5 mars 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le sirop d’érable est fabriqué en faisant bouillir ou réduire de l’eau d’érable : érable à sucre, érable rouge ou érable noir. Ce délice sucré, produit exclusivement en Amérique du Nord, est apprécié dans le monde entier.

Eau d’érable en train de bouillir dans une cabane à sucre [e010862109]
Eau d’érable en train de bouillir dans une cabane à sucre [e010862109]

Les Premières Nations du sud-est canadien et du nord-est des États-Unis ont été les premières à découvrir les nombreux bienfaits de l’eau d’érable, qu’elles récoltaient et transformaient en sirop.

Visitez l’album Flickr maintenant!

-Lire la suite Images de sirop d’érable maintenant sur Flickr

Classé sous :Blogcafé, histoire

Livre : Le Magicien de Magdalena Parys. Edition Agullo Noir 

23 février 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans «le Magicien», la polonaise Magdalena Parys remonte la machine policière qui a tenu quarante ans durant l’Allemagne de l’Est dans une poigne de fer. 

Présentation de l’éditeur : 

Dès 1970, la Stasi et les garde-frontières bulgares montent une opération pour arrêter tous ceux qui tentent de fuir le bloc communiste. Opération qui sert également à assassiner des opposants politiques au régime…

En 2011, dans un immeuble abandonné de Berlin squatté par des Roms, on retrouve le cadavre atrocement mutilé de Frank Derbach, employé aux archives de la Stasi. Au même moment, Gerhard Samuel, photo-reporter, meurt dans d’étranges circonstances à Sofia, où il enquêtait sur la mort d’un de ses amis, disparu en 1980 à la frontière entre la Bulgarie et la Grèce.

Kowalski, le commissaire chargé de l’enquête berlinoise, est rapidement écarté au profit de la police fédérale et des services secrets. Mais Kowalski est un rebelle et il décide de poursuivre ses investigations discrètement, aidé par la belle-fille de Gerhard. Ce qu’ils vont découvrir pourrait mettre en cause un homme politique allemand très en vue…

Opérations secrètes, chantage et vengeance personnelle s’entrelacent dans ce roman à mi-chemin entre « noir » et roman historique, qui entremêle habilement réalité et fiction.

 Lire le premier chapitre

Source : Agullo Noir — Agullo Éditions

Avis sur le roman :

« On a une petite idée de ce que ce roman d’espionnage de près de 500 pages nous réserve : une plongée glaçante dans une machine policière impitoyable mise au service d’une poignée d’hommes que la réunification broiera ou propulsera vers les sommets avec son lot de trahisons, de complots et de vengeances. Dense, compliqué, mais passionnant. »

  • Jeudi polar : la vengeance tardive des victimes de la Stasi | Libération

« Le genre du roman policier sert donc de cadre pour montrer au lecteur le potentiel explosif de l’oubli sur une société qui n’a plus d’autres perspectives que de se perdre dans la mondialisation, dont Berlin est une ville-phare. […] Ce roman, dont Magdalena Parys assure qu’il est le premier d’une trilogie, prouve que quelques écrivains, au carrefour des deux anciens blocs, prennent en charge la fonction de veilleur et rappellent à leurs contemporains pressés de tourner la page qu’un monceau de cadavres privés de sépulture sert de base à leur quotidien. »

  • Magdalena Parys réveille les morts d’Allemagne de l’Est avec son roman « Le Magicien » | Le Monde

Le Magicien, de Magdalena Parys, traduit du polonais par Margot Carlier et Caroline Raszka-Dewez. Editions Agullo, 512 pp., 22,50 euros.

Classé sous :Blogcafé, histoire

Il y a 60 ans, Vaud devenait le premier canton à laisser voter les femmes – rts.ch

1 février 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Vaud a été le premier canton de Suisse à accorder le droit de vote aux femmes, 12 ans avant que ce droit ne soit étendu au niveau fédéral (image d’illustration). [ – Keystone]
Canton précurseur, Vaud a accordé le droit de vote aux femmes le 1er février 1959. Mais il a encore fallu douze ans de combat pour que ce droit soit étendu au niveau fédéral, rappelle la féministe lausannoise Simone Chapuis-Bischof.
— À lire sur www.rts.ch/info/regions/vaud/10183613-il-y-a-60-ans-vaud-devenait-le-premier-canton-a-laisser-voter-les-femmes.html

Classé sous :Blogcafé, histoire, politis

En 1898 paraissait La Fronde, premier journal féministe du monde

13 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

durée : 00:05:00 – C’était à la une – Fondé par Marguerite Durand en 1897, La Fronde est le premier quotidien féministe du monde. Le 4 décembre 1897, le journal La Presse informe ses lecteurs de la naissance de ce journal d’un genre nouveau, le premier à être entièrement conçu et dirigé par des femmes.

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-11.01.2019-ITEMA_21947433-2.mp3

Source : En 1898 paraissait La Fronde, premier journal féministe du monde

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Le quotidien singulier de la jeunesse française sous l’Occupation

13 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

      

La jeunesse des années 1940, vivant sous l’Occupation allemande au rythme de la guerre totale, est ballottée entre interdits, restrictions, peur des bombardements – et crainte toujours vive des représailles de l’occupant. Ce que l’on appelé a posteriori la « Génération 40 » rassemble les jeunes Français nés dans les années 1920 et au début des années 1930, âgés de 13 à 21 ans au moment où éclate la Seconde Guerre mondiale.

Source : Le quotidien singulier de la jeunesse française sous l’Occupation

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