
Photo prise en fin de journée depuis notre terrasse
«Le roman policier historique a sa bible. On la doit à Jean-Christophe Sarrot et à Laurent Broche, qui, il y a trois ans déjà -mais, comme chacun sait, un bon livre d’histoire ne vieillit pas- nous ont offert une magistrale histoire du genre. Ils l’ont défini et daté. Ils en ont inventorié les variations et ils nous en ont fait comprendre les ressorts. Ils ont recueilli les intentions des auteurs et mesuré les bonnes ou mauvaises fortunes éditoriales. Ils ont apprécié l’engouement que le genre suscitait chez les lecteurs et regretté la condescendance des critiques. Ils ont analysé, enfin, les relations que le roman policier historique entretient avec l’histoire tout court.»
See on www.lexpress.fr

Rodney King, dont le passage à tabac par la police de Los Angeles a contribué à déclencher les émeutes de 1992 de Los Angeles, est décédé dimanche à son domicile de Rialto. Il avait 47 ans.
Rodney King dead at 47 | History News Network
Mise à jour (18.06.2012)
George Holliday, le vidéaste amateur qui a filmé le tabassage de Rodney King dans la nuit du 3 mars 1991, ne savait pas qu’il faisait du journalisme. Vingt et un ans plus tard, tout a changé: le matériel, les médias, les circuits de diffusion de l’information…
Marc Mentre revient sur ces vingt ans de journalisme citoyen et les différences qui existent entre cette vidéo amateur de Georges Holliday et l’ère youtube.
via Avec la mort de Rodney King, retour sur vingt et un ans de journalisme citoyen | Media Trend.
L’exosquelette du moustique lui permet d’encaisser la force de compression exercée par les gouttes d’eau | Tim Nowack Photography
David Hu, chercheur au département d’ingénierie mécanique et de biologie de l’Institut de technologie de Géorgie à Atlanta (Etats-Unis), explique avoir eu l’idée de son projet de recherche un soir d’été lorsque, sur le porche de sa maison, il vit que son fils de six mois venait d’être méchamment piqué au front par un de ces satanés moustiques alors qu’il pleuvait à verse. Il voulut alors comprendre comment ces frêles insectes se jouent des lourdes gouttes de pluie qui devraient les écraser, un moustique recevant en moyenne un impact toutes les 25 secondes.
Lire la suite Pourquoi les gouttes de pluie n’écrasent pas le moustique.
D’autres photos de Tim Nowack sur l’expérience : http://www.timnowackphotography.com/research/pnas-mosquito/

Cette fois, cela a débuté de la manière suivante par Stéphane Dupoux (et qui nous en cherchaient)
Le thème du mois de juin est donc… (roulements de tambours) « transparence ». Le but est de prendre une photo à travers un objet qui laisse passer la lumière, et de jouer avec la réfraction et la réflexion de la lumière. Bonne réflexion et bonnes photos ! Rendez-vous le 15/06 🙂
Bon maintenant, il me fallait décoder la consigne. C’est aussi le côté intéressant d’une consigne. L’ai-je bien descendu? Qu’importe. J’ai commencé à faire des essais un peu par hasard, mais on se pique rapidement au jeu. Voilà le résultat et mon interprétation personnelle du thème réalisé avec mon tourne-disque et un 33T:

Les travaux des autres :
100driiine, A&G, Agnès, Agrippine, Akaieric, Alban, Alexanne, Alexinparis, Alice Wonderland, André Éric, Anita, Anne, Anne Laure T, Anne-Cécile, Annick, Aparça, Aude, Ava, Babou, Batilou, Bestofava, Blogoth67, Cara, Carnets d’images, Caro, Carole In England, Cathy, Cécile, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Cessna, oui !, Champagne, CHIFFONS and Co, Chris et Nanou, Clara, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dan, David et Mélanie, DNA, Dorydee, Dr CaSo, Dreamteam, E, Egedan, Elapstic, Emily58, Emma, Filamots, Flo, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Guillaume, Hélène d’avril, Hibiscus, Isabelle, Isabelle et Gilles, J’adore j’adhère, Jean Wilmotte, jen et dam, Karrijini, Krn, Kyn, Kyoko, La Fille de l’Air, La Flaneuse, La Nantaise, La Papote, La Parigina, LaGodiche, Laura, Laure, Laurent Nicolas, Lauriane, Lavandine, L’Azimutée, Le Mag à lire, Le-Chroniqueur, Les petits supplices !, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Les zinzins, Lesegarten, Leviacarmina, Lhise, Lost in London, Louiki, Louisianne, Lucile et Rod, Ludovic_P, Lyonelk, M, M.C.O, magda627, Maïder, Mamysoren, Manola, Marion, M’dame Jo, Melting Pot, Mgie les bons tuyaux, Minicecile, Mistinguett, Narayan, Nataru, Nathalie, Nicky, Nikit@, Nomade57, Nora, Olivier, Ori, Où trouver à Montréal ?, Ovan, Petite Marie, Pilisi, Quelbazar, Renepaulhenry, Sébastien, Sephiraph, Sinuaisons, Skipi, Stephane08, Stéphie&lesCacahuètes, Surfanna, Tam, Tambour Major, Terhi Schram, Testinaute, The Mouse, The Parisienne, Titem, Typh’, Un jour une rencontre, Une niçoise, Valoutyne, Vanilla, Véro Beramelo, Violette, Viviane, Xavier Mohr, Xoliv’, Zaromcha.


J’avais oublié l’odeur du vinyle neuf
J’avais oublié la puissance du Boss
J’avais oublié la rondeur du son
J’avais oublié toute la puissance et la nostalgie du Boss
J’avais oublié l’émotion en tournant la galette
De se sentir encore vivant…

Au final, cela faisait longtemps que je n’avais pas aussi senti fort l’urgence d’écouter un album de Bruce Springsteen. Et tout le bonheur qui l’accompagne.
Bonus:
We are alive
And though our bodies lie alone here in the dark
Our spirits rise to carry the fire and light the spark
To stand shoulder to shoulder and heart to heart
Nous sommes vivants
Et si nos corps se trouvent seuls dans le noir
Nos esprits s’élevent à porter le feu et la lumière de la bougie
Pour se tenir épaule contre épaule et de cœur à cœur
Peut-on humblement demander à François Hollande et Raymond Depardon de placer cette image sous licence libre CC-BY-SA, afin qu’elle devienne l’image de tous les Français, et pas uniquement de ceux qui paieront 7,6 euros à la Documentation française !
via Pourrons-nous un jour légalement diffuser le portrait de François Hollande ? « Droits d’auteur.

See on Scoop.it – Médias sociaux et enseignement
Les recherches les plus fréquentes, souvent construites sur une comparaison « avec et sans technologie » et axées sur les effets en termes de « réussite » des apprenants dans un contexte limité (par exemple : une institution donnée, un outil particulier, une discipline spécifique) ont la plupart du temps été marquées par un no significant difference, un phénomène amplement relevé dans la littérature (Russell, 2009). […]
Les causes les plus probables de ces résultats peu probants et peu décisifs, en termes de stratégie institutionnelle, par exemple, sont selon nous :
– soit que le véhicule technologique n’implique pas nécessairement une refonte des ressources ou de la pédagogie utilisée (le dispositif pédagogique) … pas plus que le camion qui amène les victuailles au supermarché n’améliore la nutrition d’une communauté (Clark, 1983),
– soit que les objectifs, les méthodes et les évaluations se modifiant par les usages « bien pensés » des TIC (les Technologies de l’Information et de la Communication), la comparaison avec des approches plus traditionnelles est rendue difficile ou caduque,
– soit encore que les effets recherchés (en termes de compétences ou de savoir-être) restent hors de portée des évaluations certificatives encore largement basées sur des compétences de bas niveau comme la restitution ou l’application (Bloom, 1956).
Marcel Lebrun ouvre des pistes afin de mieux comprendre ces rapports interactifs et de définir ainsi des perspectives pour des recherches plus fines et mieux circonstanciées.
See on sticef.univ-lemans.fr

Après le maelström en 2008 des commémorations du quatre-vingt-dixième anniversaire de la signature de l’armistice de Rethondes et de la disparition la même année du dernier poilu, le temps de la recherche historique est peut-être revenu. Renouvellera-t-il notre enseignement de 14-18, voire notre enseignement de l’histoire tout court à l’ère du numérique ?
Dans le champ éditorial, il faut relever la parution à fin 2011 de l’ouvrage d’Emmanuel Saint-Fuscien, À vos ordres ? La relation d’autorité dans l’armée française de la Grande Guerre ((Emmanuel Saint-Fuscien, À vos ordres ? La relation d’autorité dans l’armée française de la Grande Guerre, Paris, Éditions de l’EHESS, 2011, 310 p.)) qui apporte une nouvelle pierre à notre compréhension des liens entre les soldats du rang et leur hiérarchie au long de la Grande Guerre. Dans cet ouvrage, note La Vie des idées
«[Emmanuel Saint-Fuscien] prend le problème à bras-le-corps en cherchant à décrire et à expliquer les mécanismes par lesquels l’autorité militaire a pu s’exercer, apparemment sans trop de heurts, quatre années durant.» ((Nicolas Mariot, « Obéir en 1914-1918 », La Vie des idées, 3 mai 2012. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Obeir-en-1914-1918.html))

Ce compte-rendu met en évidence la qualité du travail réalisé sur les archives par l’auteur sur quatre grands massifs documentaires soit environ 150 écrits militaires consacrés à l’autorité et à l’obéissance avant et dans l’immédiat après-guerre confrontés à 140 témoignages de guerre visant à saisir ce qu’a été, sur le terrain, l’exercice effectif de l’autorité auxquels s’ajoutent encore les archives du contrôle postal et finalement les archives judiciaires du tribunal du conseil de guerre de la 3e division d’infanterie (DI).
Un tel ouvrage sera utile à l’enseignant dans l’appréhension d’une dimension importante dans le champ historiographique français comme il pourrait permettre à l’élève d’appréhender le métier de l’historien et la distance qui sépare le travail scolaire sur un corpus limité, formalisé et généralement convenu de sources et documents du travail de bénédictin réalisé ici pour un travail de thèse désormais publié.
Par ailleurs, avec la lecture du compte-rendu, l’enseignant dispose même de deux problématiques à proposer à ses élèves.
La première se poserait de la manière suivante : «obéir est-ce adhérer à la guerre?»
Une deuxième problématique envisageable prend corps alors que l’analyse des archives judiciaires mettent en évidence que
«la justice militaire vise quasi exclusivement (97% des 1 078 individus incriminés) les hommes du rang, […], issus presque exclusivement des classes populaires et marginalement, de la petite bourgeoisie.»
Cela amène Nicolas Mariot, auteur du compte-rendu, à poser la question : «une justice de classe?»
Ainsi donc deux questionnements issus d’un travail d’historien deviennent un matériau pour la compréhension historique de nos élèves et peuvent s’inscrire dans l’espace de la classe. ((D’autres matériaux sont disponibles en la matière. Concernant les travaux d’Emmanuel Saint-Fuscien, signalons le dossier du CNDP sur les fusillés de la Grande Guerre qui comprend notamment un interview de l’auteur [http://www.cndp.fr/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/les-fusilles-de-la-grande-guerre-essai-de-definition/crimes-et-delits-que-juge-t-on-dapres-emmanuel-saint-fuscien.html] et des documents issus de son travail ainsi qu’une émission du «Bien commun» sur France culture (20 mai 2010) sur les Conseils de Guerre [http://www.franceculture.fr/emission-le-bien-commun-les-conseils-de-guerre-en-14-18-2010-11-13.html]))
Ceci doit nous amener à réfléchir aux conséquences de l’enseignement à l’ère numérique en rapport avec nos pratiques habituelles, car l’enseignant qui complète sa connaissance d’une problématique historique côtoiera peut-être l’élève qui cherche de l’information sur le même sujet. A moins qu’ils n’abordent cette histoire côte à côte dans un enseignement renouvelé de l’histoire ? ((A ce titre je vous invite à méditer sur les propos d’Eric Sanchez
«Il faut arrêter de se dire on va transposer des pratiques usuelles avec le numérique et on va faire moins bien finalement parce qu’on va forcer les choses, mais plutôt on va se dire « ok » ça nous offre des possibilités de faire des choses qu’on ne pouvait pas faire avant.»
Eric Sanchez. Être enseignant à l’ère du numérique, défis et opportunités. URL : http://www.canal-u.tv/))
Cet article est la reprise de ma chronique mensuelle du Café pédagogique. (No 133, Mai)

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