Une des belles chansons de Francis Lalanne en public interprétée par Linda Lemay et accompagnée par Francis Lalanne.
via YouTube – Lynda Lemay & Francis Lalanne – Pleure un bon coup ma ptite Véro.

Une des belles chansons de Francis Lalanne en public interprétée par Linda Lemay et accompagnée par Francis Lalanne.
via YouTube – Lynda Lemay & Francis Lalanne – Pleure un bon coup ma ptite Véro.
Tout d’abord dépêchez-vous si vous souhaitez voir aujourd’hui la reine à Wimbledon!
Ensuite, vous pouvez suivre en direct le tournoi de Wimbledon via Twitter (il existe aussi une application Wimbledon spécifique pour l’iPhone). On notera aussi l’utilisation de Twitpic pour publier des photos autant sur les joueurs que sur les à-côtés du tournoi. La photo ci-dessus est la 89e publiée depuis le début du tournoi. Qui plus est, ces photos sont libres de droits (aucune mention restrictive n’est mentionnée).
Wimbledon sur twitter: http://twitter.com/Wimbledon
Source: Wimbledon sur twitter et twitpic.

Dans son article, Robert Rosenstone part du constat que les historiens critiquent les films historiques, car ils interprètent ces derniers à l’aune de leurs propres exigences académiques. Pour l’auteur, cette critique masque un double déni. En fait, d’un côté les historiens critiquent les films car ils se rendent compte qu’ils assument également la transmission du passé et, de l’autre, ils refusent d’accepter que les films influencent également leur vision du passé. Il invite par conséquent ses collègues à “prendre au sérieux” le cinéma (p. 164). Il divise ensuite le cinéma en trois catégories (fiction, documentaire, docudrama) et choisit de s’intéresser à la fiction. Il divise cette catégorie en deux : les films grand public et les films expérimentaux, qu’il nomme post-modernes.
Robert A. Rosenstone, “”Like writing history whith lighting” : Film historique/vérité historique“, Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n°46, 1995, p. 163
Pour le reste, je ne peux que vous inciter à lire l’entier de l’excellent article de Rémy Besson. En plus, vous avez aussi la possibilité de lire en ligne l’article de Rosenstone.
via Quand le film défie l’historien – Robert A. Rosenstone | Cinémadoc.

Les préoccupations des historiens peuvent aider les enseignants à construire une problématique à laquelle leurs élèves devront ensuite répondre. En voici un exemple à l’aide d’un article de 2008 paru dans la Revue historique des armées.
En 2008, Georges-Henri Soutou s’interroge : 1918 représentait-elle la fin de la Première Guerre mondiale? Son article s’intéresse notamment à la situation en Allemagne après la signature de l’armistice ainsi que sur les motivations de Ludendorff. De manière générale, pour Soutu, il s’agissait non pas d’armistices militaires, mais politico-militaires. D’où l’importance de cette période au cours de laquelle s’arrête la Grande Guerre, mais alors que les traités de paix se font attendre. La fin de son article, fort intéressant dans son ensemble, nous offre ensuite un bel exemple permettant de problématiser la fin du conflit et de projeter les élèves dans l’étude de l’entre-deux-guerres et la Deuxième Guerre mondiale. Nous sommes également en présence d’un travail d’histoire maniant une histoire-événementielle et une histoire-problème.
Il conclut par une interrogation: Un armistice de 21 ans ?
Puis il poursuit en posant les termes du débat historiographique apparu dans les années 1980:
Une question préoccupe les historiens depuis les années 1980 : la Deuxième Guerre mondiale, guerre totale, qui a fait 50 millions de morts, qui a vu les génocides les plus graves de l’histoire, qui a vu l’utilisation de l’arme nucléaire, était-elle un phénomène spécifique ? Ou bien faut-il considérer qu’elle prolongeait la Première Guerre mondiale, après une sorte d’armistice de 21 ans, dans ce que certains appelaient une « guerre de Trente Ans » (l’expression fut employée à l’époque par de nombreux grands responsables, comme Churchill et de Gaulle, qui avaient très nettement l’impression d’assister à la suite de l’épisode précédent) ?
Dans les lignes précédentes, l’article proposait des éléments qui peuvent être exploité dans le sens d’une Guerre de Trente Ans. Puis, dans les lignes conclusives, l’article propose ensuite des éléments invitant dans le sens d’une spécificité du deuxième conflit mondial. Ainsi en est-il de son caractère de conflit idéologique alors que la Première Guerre mondiale était essentiellement un affrontement de type national ou de conflit total, «s’évadant très largement des lois de la guerre et du droit des gens traditionnel, encore à peu près respectés en 1914-1918.»
Dans tous les cas, un joli point de départ pour construire une séquence d’enseignement englobant la conclusion de 1918, l’entre-deux-guerres et la Deuxième Guerre mondiale. Une problématique non négligeable lorsqu’on ne dispose que d’une ou deux périodes d’enseignement par semaine.

C’est dans le cadre d’un projet multimédia pour son Master de l’Université de Rennes que Richard Simon a réalisé cette mise en scène en typographie animée de l’appel du 22 juin 1940 du Général de Gaulle. Appel qui, au contraire de celui du 18 juin, a bien été archivé.
Source de l’info: Libération

Décidément la Deuxième Guerre est à l’honneur que ce soit en Suisse autour du Général Guisan, en France avec la commémoration des 70 ans de l’Appel du 18 juin ou en Angleterre avec la retouche d’une photographie de Winston Churchill. Elle est même doublement à l’honneur dans la presse cette semaine.
Tout d’abord, un article du Daily Mail révélait qu’une affiche représentant Winston Churchill au fronton du musée “Britain at War” avait été retouchée, ôtant son célèbre cigare de la bouche du vainqueur de la barbarie nazie.
Ensuite, la presse française illustrait l’Appel du 18 juin par une photo du général de Gaulle assis devant un micro mise en scène une année après cet Appel. Il y est notamment revêtu des symboles de la France Libre encore inexistante en ce 18 juin 1940.
Le mot de la fin revient à André Gunthert dans son Atelier des icônes:
Les figures de cette histoire de carton-pâte s’inscrivent dans le droit fil des images pieuses que l’on donnait en récompense aux catéchumènes méritants, et n’ont ni plus ni moins de réalité qu’un Christ en croix. Ces icônes sont des symboles auxquels on ne demande pas de dire la vérité, mais d’être les supports de l’histoire qu’on a envie de leur faire raconter.
La véritable erreur de la correction de la photo de Churchill n’est pas d’avoir effacé un détail gênant, mais d’avoir oublié que le cigare faisait partie de la représentation standard du grand homme. Le tort de la retouche n’est pas d’avoir truqué le document, mais d’avoir trahi la légende.

« Nous arrivons ainsi à une première proposition : le film historique serait, davantage que beaucoup d’autres, un film situé, étroitement dépendant d’un contexte en dehors duquel il n’aurait pas de sens. Il serait, d’autre part, sous un vêtement d’emprunt, consacré d’abord et avant tout aux questions contemporaines ; par une voie détournée, il aborderait des thèmes d’actualité, prendrait position sur des conflits du moment ; en un mot, sa première caractéristique serait la retraduction, la mise au présent des événements passés. »
Pierre Sorlin, “Clio à l’écran, ou l’historien dans le noir”, Revue d’histoire contemporaine, avril-juin 1974, p. 266
Rémy Besson nous offre une série de courts billets fort passionnant concernant l’état du champ concernant l’histoire et le cinéma au travers d’oeuvres charnières. Ici, il s’agit d’un texte de Pierre Sorlin.
Plus que toute oeuvre historique, le film serait un formidable révélateur des préoccupations du temps présent relativement au passé. Cela renforce, à mon avis, son intérêt en classe d’histoire pour notamment mettre en évidence la question du point de vue en histoire.
J’en profite pour adresser un grand merci à Rémy Besson pour son excellente initiative.
via L’historien, le film et l’anachronique – Pierre Sorlin | Cinémadoc.
«Depuis sa tendre histoire d’amour avec la belle Zahia, l’image publique de Franck Ribéry, héros de la movida ch’ti, qui portait haut les valeurs d’abnégation, d’humilité et de ténacité, est singulièrement flottante dans l’espace médiatique, entre l’admiration du joueur énergique et le jugement désapprobateur envers le client d’une protituée mineure, les médias n’ont pas tranché, dans la perspective du mondial…»
Homme politique, diplomate, géographe et historien suisse, Aegidius Tschudi est considéré comme le père de l’histoire suisse.
Le glaronais Aegidius Tschudi est l’auteur en 1569 d’une Chronicon Helveticum composée d’un millier de documents retraçant l’histoire du pays de l’antiquité jusqu’à son époque. Cet ouvrage ne sera toutefois pas imprimé avant 1734, soit près de 200 ans après sa rédaction.
Ses travaux, sans perdre de leur valeur, ont cependant été largement corrigés par des études récentes. Il aurait également falsifié certaines inscriptions latines dans le but de repousser les origines de sa propre famille aux débuts de l’histoire de la Confédération helvétique et de Glaris.

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