
La remontée vers le nord prend fin avec la découverte de la Trollstigen (route des Trolls), la Furka norvégienne dixit Philippe. Puis ce sera le retour vers la région olympique.
Il est 10h30 quand je reprends la route. Une heure relativement tardive. Le rythme des vacances s’installerait-il ? Ou est-ce le début du blues puisque ma remontée vers le Nord prend fin aujourd’hui ? Probablement un peu des deux.
Cependant le programme de la journée est des plus alléchants. Je souhaite avant tout prendre tout mon temps pour cette route des Trolls.
Comme chaque jour, il faut débuter par un parcours de liaison. Celui-ci m’amène à Andaslnes par la côte. Je branche le GPS sur le mode sinueux et je découvre ainsi quelque arrière-pays. Ceci me plonge brièvement dans d’autres réalités norvégiennes et c’est tant mieux.

A nouveau le soleil est de la partie. Incitation à la flânerie.
Avec Andalsnes, les choses sérieuses débutent. Le qualificatif de Philippe sur la Furka norvégienne est entièrement mérité, même si la montée des 11 épingles de la Trollstigen est plus brève.
Au début du panorama enchanteur, je laisse ma moto et pars à pied dans le chemin de montagne. Une nouvelle fois, je n’aurai pas besoin de faire du fitness à mon arrivée à l’étape !
Après environ une heure de marche, d’arrêt et de contemplation du paysage devant mes yeux, je reprends ma marche en avant. Oh, pas longtemps. Nouvel arrêt devant une cascade.

Inutile de dire que le motard rompu aux cols alpins dispose d’un avantage évident pour entreprendre cette montée et surtout dépasser les inévitables conducteurs inexpérimentés au volant de leur véhicule. Dans le palmarès, il faut particulièrement relever le comportement des conducteurs suédois. Visiblement les routes de montagne et eux font deux.
Reprise de l’ascension, j’arrive au sommet. Celui-ci dispose de passerelles permettant d’avoir un coup d’oeil inoubliable sur les Trollstigen. C’est depuis ces passerelles qu’il est possible de photographier au mieux les lacets de la route. J’admire également le paysage. Je m’arrête aussi pour boire un café et manger une gauffre. Ce sera le dîner du jour.
Il faut maintenant songer à descendre et rejoindre Linge pour prendre le ferry. Le paysage est splendide. Une nouvelle fois, le sommet s’étire avant d’entreprendre la descente.
Au milieu de celle-ci, nouvel arrêt, les chutes de Gudbrandsjuvet m’attendent. Là, à nouveau, le quidam dispose de passerelles pour les observer au mieux.
Reprise de la descente, mon GPS me propose une nouvelle variante séduisante, car autrement la route est belle sur la fin, mais quelque peu monotone pour un motard.
J’arrive au ferry et, à nouveau, je profite de l’embarquement en cours pour faufiler ma moto sur les indications du personnel d’embarquement. Nouveau trou de souris pour Captain Adventure. Le trajet coûte à nouveau 52 NOK. J’avais prévu la monnaie et paye directement l’employé à son arrivée.
La remontée depuis Eisdal est splendide (comme la descente hier). Au sommet, je bascule pour redescendre sur le Geirangerfjord. Le paysage n’a en rien perdu de sa splendeur au deuxième passage. Je ne m’arrête pas, car j’ai prévu de prendre la route privée (120 NOK) qui mène au sommet du sommet de Dalsnibba (alt. 1476 mètres). Le panorama est, paraît-il splendide.
Avant d’arriver au péage de cette route privée, je me dois néanmoins de remonter en direction de Grotil. C’est un très beau col technique. Je ne m’étais pas rendu à quel point à mon premier passage hier. Cela donne une sacrée banane.
Au sommet du Dalsnibba, le panorama est effectivement splendide sur le fjord et les montagnes avoisinantes. Beau moment.

Il est temps maintenant de rejoindre la région d’Olympie. J’ai 160 kilomètres à parcourir soit plus de deux heures de route. Je traverse d’abord le plateau montagneux avant d’arriver dans un paysage forestier. Celui-ci me donne une impression de Canada. Dépaysement assuré, je ne sais d’ailleurs plus vraiment où je me trouve. Puis reviennent des paysages avec de l’élément aquatique. Je traverse Lom sans m’arrêter au vue de l’heure. Dommage, cette localité mérite le détour.
A Vinstra, j’entreprends la montée vers Fefo où se trouve mon hôtel. Là, je me trouve dans un nouveau décor : western et station de ski. Mais où suis-je ?
Résumé du jour : 431 km, consommation moyenne 4,3 litres. Depuis le départ, j’ai parcouru 3146 kilomètres.
Prochaine étape : Lillehammer et Oslo.
Que dire c’est sublime. Merci pour ces photos magnifiques.