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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Lyonel Kaufmann

Les premières publications des photos de Robert Capa sur le débarquement en Normandie | Déjà vu

17 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le 19 juin 1944, le magazine Life publie plusieurs pages de photos et commentaires sur le débarquement en Normandie. Ces images sont désormais emblématiques du débarquement en Normandie. Patrick Peccatte revient sur l’histoire de leur prise de vue et de leur publication dans la presse lors du Débarquement ainsi que celles d’autres photographies prises par d’autres photographes. Un article fouillé et érudit qui ravira autant les amateurs d’histoire que de photographie (de presse).

Intitulé Beachheads of Normandy, l’article du magazine Life peut être retrouvé dans la collection de Life numérisée par Google. Il comporte deux parties: sept pages de photos prises par Robert Capa à Omaha Beach le 6 juin, puis six pages de clichés pris par d’autres photographes ainsi que des cartes.

Life, 19 juin 1944, page 27

La première photo de la page 27 présentée ci-dessus, parfois décrite comme The Face in the Surf, est l’une des photos les plus célèbres de Capa.

Lire l’article : Les premières publications des photos de Robert Capa sur le débarquement en Normandie | Déjà vu.

Classé sous :histoire Balisé avec :39-45, archives, Photographie, Photographies, Robert Capa

Objet | Photo du mois

15 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Comme tous les 15 de chaque mois à 12:00 tapantes, c’est l’heure de la photo du mois. Ce mois-ci, le thème est «objet».  Alors voici ma photo :

Autant le thème précédent m’a posé quelques problèmes, autant celui-ci a été l’inverse. Trois sujets différents d’objet ont occupé mon esprit. Et, pour le sujet choisi, je disposais de trois photos parmi lesquelles il m’a fallu me décider.

Après ma moto, c’est mon addiction au café qui a amené au traitement du thème du mois au travers d’une tasse à café. L’objet est là bien après que le contenant de la tasse ait été bu. Quelques résidus indiquent encore qu’avant le breuvage occupait cette tasse. Peut-être pouvez-vous encore en sentir l’odeur…

La photo des autres :

Alexinparis, Ava, Carnets d’images, Chat bleu, Dame Skarlette, Eloclemence, Galinette, _Hypeandcie, La Dum, Les voyages de Lucy, Marmotte, Zaza, Violette, Thib, Tambour Major, Sephiraph, Oscara, Meyilo, Marie-Charlotte, Lyonelk, Lavandine, La Messine, KK-huète En Bretannie, Homeos-tasie, Giselle 43, Fanfan Raccoon, E, Cocosophie, Cherrybee, CetO, Lavandine83, Caro from London , Bestofava, Ann, Agnès, Alice Wonderland, Aurélie Ménard , BiGBuGS, Cara, Cekoline, Champagne, Christelle, Cricriyom from Paris, El Padawan, Elodie, Isa, Guillaume, Isaquarel, Kob, La voyageuse comtoise, L’Azimutée, Lucile et Rod, Mes ptits plats, Nie, Pilisi, Shoesforgirls, Thalie, Un jour, une vie, Xoliv’, woocares, Une niçoise, The Parisienne, Sophie Rififi, scarolles-and-co , Photo Tuto, Nicky, Mathilde, magda627, Louisianne, Les bonheurs d’Anne & Alex, Laurent Nicolas, La Nantaise, Kia909, J’adore j’adhère, Hibiscus, Gizeh, Gilsoub, Frédéric, Djoul, Claire’s Blog, Chloé, Céline in Paris, Calamonique, Blogoth67, Arwen, Anaïs and Spip, Alban, Akaieric, Anne, Caterine, Christophe, Coco, DelphineF, Eurydice, François le Niçois, Happy Us, Josiane, Krn, La Fille de l’Air, Lau* des montagnes, M.C.O, Mamysoren, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Ori, Pixeline, Skipi, Stephane08, Testinaute, The Singapore Miminews, Tuxana, Viviane, Wolverine, Cathy, Julie, Laulinea, Monptitboudoir, Renepaulhenry, Solveig,

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Chronique de l’été : 14-18, le centenaire en phase d’approche serrée

15 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Je mets à profit la pause estivale pour publier en ce mois d’août mes chroniques mensuelles du Café pédagogique. En mai, les commémorations du centenaire de 14-18 approchant à grand pas, je présentais des ressources et des initiatives intéressantes en la matière. La plupart ont déjà été mentionnées sur ce site. Bonne (re)lecture.

2014 approche à grands pas et nous n’échapperons pas aux diverses entreprises de commémoration du déclenchement du Premier conflit mondial. Dans ce cadre-là, l’Internet joue déjà un rôle important et offre tant des ressources que quelques initiatives fort intéressantes pour planifier son enseignement. Cependant, vivement que l’on pense à commémorer le centenaire de la Grande Paix.

En préambule, je vous renvoie à l’interview réalisé le mois dernier avec Sébastien Ledoux. [1] Dans celui-ci consacré aux rapports entre histoire du devoir de mémoire et enseignement de l’histoire, s’exprimant sur les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, Sébastien Ledoux indiquait :

« Les commémorations sont des temps de remémoration collective. La Première Guerre mondiale connait depuis une vingtaine d’années un regain d’intérêt en constituant à la fois un nouveau patrimoine national à sauvegarder et un événement qui suscite un sentiment d’injustice et de compassion à l’égard de la souffrance vécue par les combattants.  On peut donc penser que ce centenaire va cristalliser cette évolution. Dans le même temps, les acteurs des politiques du passé veulent imprimer leur trace sur l’histoire. La commémoration est devenue un événement incontournable de l’agenda du politique, et la communication est fondée sur la nouveauté. La controverse actuelle autour du choix du 14 juillet comme date commémorative en est l’écho direct. Il restera à l’enseignant d’histoire la charge d’exercer son métier en assumant sereinement son ambivalence en toute liberté pédagogique: transmettre un événement du passé à partir des questions du présent. »

Il convient donc de garder ces propos à l’esprit en abordant les ressources présentées aujourd’hui.

A tout seigneur tout honneur, il convient de s’attarder sur le site officiel de la commémoration : L’archéologie de la Grande Guerre de la Mission Centenaire 14-18 : http://centenaire.org/fr.

Mission Centenaire 14-18 est le portail officiel français du Centenaire de la Grande Guerre. Il est actuellement mis en ligne dans une première version. Sa version finale sera proposée en 2014 pour accompagner les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. La Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale est un groupement d’intérêt public créé en 2012 par le Gouvernement français. Elle est constituée de seize membres fondateurs et travaille sous l’autorité du ministre délégué chargé des Anciens combattants, Monsieur Kader Arif. Garantie de sérieux, Antoine Prost est le Président du Conseil scientifique de la Mission du Centenaire.

Sur le plan pédagogique, le site propose un espace pédagogique comprenant plusieurs séquences en lien avec les programmes d’histoire du primaire et du secondaire. En introduction, je vous encourage à lire l’article consacré La place de la Première Guerre mondiale dans les programmes scolaires. [2] Une partie est notamment consacrée aux critiques du contenu des nouveaux programmes du secondaire concernant la Première Guerre mondiale. Il y est notamment abordé la polémique lancée par Le Figaro sur la disparition des maréchaux, qui, pour la Mission du Centenaire

« relève de la nostalgie d’une l’histoire militaire vue « d’en haut », faisant la part belle aux grands chefs, considérés comme des héros de l’histoire de France et oubliant les combattants et les civils. Elle tient d’autant moins qu’elle est fondée sur un amalgame entre programmes et manuels et que, depuis les années 1920, les programmes eux-mêmes n’ont jamais cité les noms des maréchaux. Elle s’inscrit dans un critique plus globale, récurrente dans le Figaro Magazine depuis la rentrée scolaire 2010, portant sur la disparition des héros de notre histoire nationale au profit de l’étude de civilisations lointaines (cf. la soit disant évacuation de Louis XIV et Napoléon des manuels et des programmes). »

La Mission centenaire aborde également la critique qui s’en prend à une approche du conflit considérée comme étant « compassionnelle ». A ce propos, le site indique que

« La meilleure façon d’amener les lycéens du cycle terminal à comprendre ce qu’est l’histoire est de leur montrer qu’elle n’est pas écrite une fois pour toute et qu’elle fait l’objet de débats. ».


Produits de fouilles des tranchées de Massiges

© Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale

Deux séquences d’enseignement ont retenu plus particulièrement notre attention. Il s’agit de deux séquences autour de l’archéologie de la Grande Guerre. Cette discipline est aujourd’hui en pleine expansion. Au niveau didactique, la volonté est d’offrir aux élèves une entrée dans l’étude du premier conflit mondial par le biais d’une approche à la fois concrète et pluridisciplinaire. Pour les auteurs de la séquence, l’archéologie de la Grande Guerre permet d’approcher et de découvrir la guerre par le biais de différents éléments :

  • La fouille de la tombe d’Alain-Fournier peut être un préalable à l’étude de l’œuvre de l’écrivain mort à la guerre.
  • L’étude du Feu d’Henri Barbusse ou de toute autre œuvre littéraire peut s’appuyer sur les découvertes d’objets de fouilles ou de tranchées.
  • Les sciences du repérage (vues Lidar), les techniques de fouilles, l’étude anthropologique des corps découverts, peuvent être autant d’éléments utilisés dans les disciplines scientifiques.

Pour ces séquences, l’enseignant dispose de supports variés dont des vidéos. Ces vidéos peuvent être utilisées en classe entière mais aussi en salle informatique lors de séances de groupes. Les séquences interrogent et impliquent également les élèves autour des documents médiatisés.

Ces deux séquences pédagogiques proposent des activités pédagogiques de différents niveaux taxonomiques jusqu’à la synthèse/créativité tant pour les élèves du primaire que du lycée.  Ce faisant, ces séquences offrent un travail centré sur une véritable approche par compétence. Rare et précieux.

Poursuivons avec une autre démarche émargeant cette fois-ci des milieux académiques. Il s’agit de la Bibliographie collaborative de la Grande Guerre, hébergée sur Zotero :

https://www.zotero.org/groups/first_world_war_studies_bibliography/items

L’idée démarre lors d’un colloque organisé par l’International Society for First World War Studies à Innsbruck en septembre 2011. [3] Elle consiste transformer la bibliographie statique de cette société en bibliothèque interactive. Désormais, le blog de la société affiche en temps réel le contenu de la bibliothèque, sans qu’une mise à jour manuelle ne soit nécessaire. Chaque modification apportée par l’équipe de rédaction est automatiquement transmis non seulement aux autres membres du groupe Zotero, mais aussi au site web de la société, sur un un compte Twitter dédié à cet usage et sur une page Facebook. Cet exemple est transposable à d’autres thématiques en histoire ou dans d’autres disciplines. [4]

Concernant les ressources numérisées consacrées à la Première Guerre mondiale, Biblioweb consacre un article et propose une liste de ressources pouvant intéresser l’enseignant d’histoire : La Grande Guerre numérisée (http://biblioweb.hypotheses.org/8710). De son côté, L’encyclopédie collaborative en ligne du Pas-de-Calais, Wikipasdecalais (http://www.wikipasdecalais.fr/index.php/Accueil), mène deux projets autour de la Grande Guerre. Ceux-ci mobilisent de manière complémentaire les sources d’archives publiques et privées : l’établissement de notices biographiques pour les quelques 35.000 victimes militaires du Pas-de-Calais, dont plus de 12.000 sont déjà en ligne ; et le projet intitulé « Un nom, un visage, une histoire », qui prévoit la collecte de fonds privés pour enrichir ces notices, mais aussi la publication de documents originaux accompagnée de leur transcription. Pour vous tenir à jour des sources publiées sur l’Internet concernant la Première Guerre mondiale, je vous invite à suivre le blog « Sources de la Grande Guerre » (http://sourcesdelagrandeguerre.fr/WordPress3/).

Parmi les ressources fréquemment utilisées en classe d’histoire, les affiches de guerre et les cartes postales tiennent la corde. Je vous signale deux ressources à leur sujet. En premier lieu, une sélection de liens sur les Affiches de la Grande Guerre :

http://sourcesdelagrandeguerre.fr/WordPress3/?p=2191.

En second lieu, la Mission centenaire consacre un article à la vie sur le front au travers des cartes postales :

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/carte-postale/la-vie-au-front-travers-les-cartes-postales

 

On trouve de plus en plus d’application pour mobiles, dont nos élèves sont friands, consacrés à l’histoire. Carnets 14/18 est le nom d’une application pour mobile qui permet la visite de 5 grands sites de bataille de Première Guerre Mondiale en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais. Cette initiative s’inscrit dans le projet européen Mémoire de la Grande Guerre. D’un coût total d’environ 10 millions d’euros, elle est financée à près de 50% par l’Union européenne. Dans le cadre de ce projet, signalons également l’exposition virtuelle « Sur les chemins de la Grande guerre » :http://expositionvirtuelle.memoire1418.org/. Cette exposition virtuelle comporte également des dossiers pédagogiques. Les thématiques abordées sont les suivantes :

  • les combattants entre front et arrière-front ;
  • le parcours des blessés ;
  • des corps déplacés : la gestion des morts» ;
  • les déplacements de civils ;
  • les déplacements d’après-guerre.

Pour terminer, il convient encore à l’enseignant d’histoire de construire une problématique historique à laquelle ses élèves devront ensuite répondre.. A ce titre, les préoccupations des historiens peuvent l’aider les enseignants. En voici un exemple à l’aide d’un article de 2008 paru dans la Revue historique des armées (http://rha.revues.org/index288.html). En 2008, Georges-Henri Soutou s’interroge : 1918 représentait-elle la fin de la Première Guerre mondiale ? Son article s’intéresse notamment à la situation en Allemagne après la signature de l’armistice ainsi que sur les motivations de Ludendorff. De manière générale, pour Soutu, il s’agissait non pas d’armistices militaires, mais politico-militaires. D’où l’importance de cette période au cours de laquelle s’arrête la Grande Guerre, mais alors que les traités de paix se font attendre. La fin de son article, fort intéressant dans son ensemble, nous offre ensuite un bel exemple permettant de problématiser la fin du conflit et de projeter les élèves dans l’étude de l’entre-deux-guerres et la Deuxième Guerre mondiale. Nous sommes également en présence d’un travail d’histoire maniant une histoire-événementielle et une histoire-problème. En effet, il conclut son article par une interrogation : Un armistice de 21 ans ?

Dans le corps de son article, il proposait à la fois des éléments pouvant être exploité dans le sens d’une Guerre de Trente Ans. Dans les lignes conclusives, l’article propose également des éléments invitant dans le sens d’une spécificité du deuxième conflit mondial. Dans tous les cas, un joli point de départ pour construire une séquence d’enseignement englobant la conclusion de 1918, l’entre-deux-guerres et la Deuxième Guerre mondiale. Une problématique non négligeable lorsqu’on ne dispose de peu de périodes d’enseignement d’histoire par semaine.

Lyonel Kaufmann, Professeur formateur,

Didactique de l’Histoire, Haute école pédagogique du canton de Vaud, Lausanne (Suisse)

Référence du Café pédagogique : Kaufmann, L. (2013). 14-18, le centenaire en phase d’approche serrée . Le Café pédagogique, No 143, mai

Notes

[1] La chronique de Lyonel Kaufmann. Histoire du devoir de mémoire et enseignement de l’histoire. Une interview de Sébastien Ledoux. Chronique mensuelle no 142, avril 2012 :

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/histoire/Pages/2013[…]

[2] http://centenaire.org/fr/espace-scientifique/la-place-de-la-prem[…]

[3] http://www.firstworldwarstudies.org/

[4] Sur la présentation complète de la démarche :

http://www.boiteaoutils.info/2013/01/bibliographie-collaborative-de-la.html

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A WWII Propaganda Campaign Popularized the Myth That Carrots Help You See in the Dark

13 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

See on Scoop.it – histoire

How a ruse to keep German pilots confused gave the Vitamin-A-rich vegetable too much credit

Lyonel Kaufmann‘s insight:

Le mythe des carrottes bonnes pour les yeux dans la propagande de à Deuxième Guerre mondiale !

See on blogs.smithsonianmag.com

Classé sous :histoire

Chronique de l’été : Histoire du devoir de mémoire et enseignement de l’histoire, une interview de Sébastien Ledoux

13 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Je mets à profit la pause estivale pour publier en ce mois d’août mes chroniques mensuelles du Café pédagogique. En avril, à la suite d’un article de Sébastien Ledoux [1] paru sur le site du Comité de Vigilance face aux Usages Publics de l’Histoire (CVUHV), j’interrogeais ce dernier sur quelques questions concernant les aspects scolaires de l’écriture du devoir de mémoire. Bonne lecture.

Affiche de la FNDIRP, signée Jicap, 1945, 80 x 58,5. Un slogan qui sera souvent répété

Le travail de Sébastien Ledoux ne peut qu’intéresser les enseignants d’histoire. En effet, la demande du devoir de mémoire sature l’espace scolaire ou les attentes du politique à l’égard de cet enseignement. Je remercie Sébastien Ledoux d’éclairer ainsi la Fabrique de l’enseignement de l’histoire.

1° Quelle place prend et quel rôle joue, dans votre travail sur l’écriture du «devoir de mémoire», les programmes et l’enseignement de l’histoire à l’école ?

Une place très importante. Ma recherche sur l’histoire du « devoir de mémoire » avait d’ailleurs commencé par ce biais-là, il y a 6 ans, en analysant l’évolution des programmes, et en menant une enquête auprès d’enseignants du primaire et du secondaire. L’institution scolaire a joué un rôle essentiel dans l’adhésion au devoir de mémoire dans les années 1980-1990, comme dans les  controverses que la notion a pu susciter dans les années 2000. L’école a donc été à la fois un miroir et un acteur de l’évolution des pratiques et des représentations sociales concernant notre rapport au passé. J’ai ainsi pu évoquer à travers ce prisme la construction d’un nouveau roman national autour des valeurs des Droits de l’homme et de la notion de justice restauratrice face aux crimes du passé, à partir des années 1980 et dont l’enseignement de la Shoah, comme on le sait, a constitué une sorte de paradigme. En promouvant l’adhésion à des valeurs communes par l’intermédiaire d’un devoir de mémoire censé pacifier et/ou construire le corps social et national, l’enseignement de l’histoire n’a fait que jouer le rôle qui lui est assigné depuis la IIIe République. Ce n’est donc pas tant dans la fonction sociale de l’enseignement de l’histoire que dans le contenu des savoirs et des représentations du passé que l’irruption du devoir de mémoire a reflété un changement.

2° Dans quelle mesure, «devoir de mémoire» et histoire entrent-ils en confrontation, s’opposent-ils dans les programmes et l’enseignement de l’histoire à l’école? Y a-t-il à l’œuvre des exemples de mémoires opposées? Quelles questions et problèmes cela pose-t-il à l’enseignement de l’histoire ?

Je dirai au préalable que les oppositions « mémoire/histoire » ou plus récemment « devoir de mémoire/devoir d’histoire » sont devenues aujourd’hui des formules assez commodes qui ont imprégné le champ scolaire, des cabinets ministériels aux enseignants, en passant par les inspecteurs, et qui occultent une réalité souvent plus complexe et ambivalente. Ces formules ont avant tout servi à nous donner une intelligibilité des situations afin de répondre à des enjeux sociaux et didactiques. Le devoir de mémoire a ainsi été perçu comme une libération salutaire de l’inconscient collectif national (complicité de Vichy dans le génocide des Juifs)), puis comme une intrusion du politique dans les programmes et les manifestations commémoratives (loi du 23 février 2005, lettre de Guy Môquet, parrainage des enfants juifs exterminés par les élèves de CM2).

En fait, les usages du devoir de mémoire à l’école révèle l’ambivalence constitutive du métier de professeur d’histoire, identique à « l’ambivalence constitutive » du métier d’historien (Jacques Revel) : celui-ci doit à la fois transmettre des connaissances du passé tout en instituant avec ses élèves un rapport spécifique au passé à partir de notre présent et de notre futur. On peut donc, me semble-t-il, faire un très bon cours d’histoire en étant animé par un devoir de mémoire. Il peut y avoir opposition entre les deux quand l’injonction de la transmission d’un passé, ainsi formulée, s’élabore dans un acte plus ou moins conscient de bons sentiments ou de bonne conscience venant soulager pour l’enseignant une culpabilité collective diffuse, qui n’est d’ailleurs pas forcément ressenti par les élèves au départ. En revanche, l’approche de l’histoire par les lieux de mémoire, les mémoriaux, les témoins, n’est pas à bannir en tant que tel bien évidemment. Cette approche nécessite cependant une méthodologie rigoureuse de la part du professeur d’histoire qui a parfois tendance à se dessaisir de sa fonction face à des autorités narratives jugées plus opérantes pour les élèves. Or, un témoin en classe, un lieu de mémoire, reste des sources à confronter, contextualiser et mettre en perspective pour les élèves, ce qui ne retire en rien leur efficacité pédagogique, au contraire. Ces sources ne peuvent donc tenir lieu de cours d’histoire.

L’enseignement des questions d’histoire corrélée au devoir de mémoire (Shoah, fait colonial/décolonisation, esclavage) implique ainsi, de la part de l’enseignant, de s’adosser à un savoir disciplinaire solide ainsi qu’à une méthodologie des sources. Le nouveau programme d’histoire de collège, concernant l’étude des sociétés africaines et des traites et de l’esclavage est actuellement le lieu de conflits de mémoires. Ce nouveau programme qui contextualise pourtant les traites transatlantiques dans une histoire globale et pas seulement dans une histoire de reconnaissance (voir l’article 2 de la loi Taubira de 1998), est devenu le symbole pour certains de la fin de l’histoire de France et donc de l’abandon de tout récit national censé créer un sentiment d’appartenance à la Nation. Les pressions et même les intimidations auprès d’acteurs du ministère de l’Éducation nationale démontrent que ces conflits mémoriels font surgir des enjeux identitaires s’exprimant parfois violemment.

3° Comment articulez-vous la démarche des Lieux de mémoire de Pierre Nora, la construction d’un récit national et le devoir de mémoire? Dans le champ scientifique et à l’école.

Les historiens sont des acteurs sociaux qui s’appliquent à faire de l’histoire, mais qui vivent toujours dans le désir plus ou moins secret de « faire l’histoire ». La démarche des Lieux de mémoire de Pierre Nora est née de la préoccupation d’un homme qui devient hanté par le morcellement, voire le délitement d’une mémoire nationale au cours des années 1970 et du besoin de la voir se reconstituer à travers un projet scientifique.  Au vu du succès de l’entreprise et de la formule éponyme, force est de constater que ce sentiment était partagé par bien d’autres que lui. Il y a donc bien là une question liée à un devoir de mémoire s’articulant tant au niveau individuel et collectif: ne pas perdre la trace d’un passé qui ferait notre identité narrative. Ce souci nait dans le même temps d’un changement de régime d’historicité au cours de ses années qui fait de l’avenir non plus la promesse d’un progrès irrémédiable mais la protection d’un monde soumis au règne temporel du « durable ». Face à cette évolution, le passé est devenu un lieu de conservation, voire parfois un lieu-refuge de l’entre-soi validant une autochtonie à protéger des « menaces extérieures » et qui peut prendre des formes inquiétantes, comme on l’observe actuellement avec Casali, Deutsch et autres.

4° Selon vous, quel est l’impact de la montée du primat du compassionnel et des traumas de l’histoire dans notre société, à l’exemple de la Première Guerre mondiale, sur les programmes et l’enseignement de l’histoire ?

C’est une tendance lourde de notre société et dont le regard porté vers tel ou tel évènement du passé n’est que le produit. La question du passé est devenue une question d’ordre individuel relié à des qualifications morales et curatives concernant la dignité humaine et le traumatisme. Dans les années 1980, un statut social de la victime s’élabore à travers une qualification officielle et une réparation. Cette qualification passe par la reconnaissance du trauma passé. De fait, l’enseignement de l’histoire a constitué un dispositif validant rétroactivement ce nouveau statut social pour les victimes des crimes du passé. Au-delà de ce vocabulaire de la santé sur fond d’éthique morale, il me semble fondamental dans l’enseignement de l’histoire de ne pas éluder pour autant les mobilisations collectives et les conflictualités sociales et politiques qui sont bien souvent au cœur des processus historiques. Il y a, par exemple, bien eu des Justes en France qui ont, à titre individuel, sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, mais une partie notable d’entre eux l’ont fait au sein des mouvements collectifs de la Résistance sans lesquels leurs actions de sauvetage auraient été vaines.

5° Concernant la Première guerre mondiale, les commémorations du centenaire démarrent. Vont-elles accentuer ce primat du compassionnel ou une inflexion est-elle, selon vous, perceptible? Que peut-on espérer ou craindre de ces commémorations relativement au «devoir de mémoire» ? Que conseilleriez-vous à l’enseignant d’histoire devant enseigner la Première Guerre mondiale dans ce contexte des commémorations du centenaire ?

Les commémorations sont des temps de remémoration collective. La Première Guerre mondiale connait depuis une vingtaine d’années un regain d’intérêt en constituant à la fois un nouveau patrimoine national à conserver et un événement qui suscite un sentiment d’injustice et de compassion à l’égard de la souffrance vécue par les combattants.  On peut donc penser que ce centenaire va cristalliser cette évolution. Dans le même temps, les acteurs des politiques du passé veulent imprimer leur trace sur l’histoire. La commémoration est devenue un événement incontournable de l’agenda du politique, et la communication, comme on le sait, est fondée sur l’annonce d’une nouveauté. La controverse actuelle autour du choix du 14 juillet comme date commémorative en est l’écho direct. Il restera à l’enseignant d’histoire la charge d’exercer son métier en assumant sereinement son ambivalence en toute liberté pédagogique: transmettre un événement du passé à partir des questions du présent.

Dans le prolongement de cet interview, la prochaine chronique s’intéressera aux matériaux que l’on peut trouver sur le web et dédiés aux commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Lyonel Kaufmann, Professeur formateur,

Didactique de l’Histoire, Haute école pédagogique du canton de Vaud, Lausanne (Suisse)

 Référence du Café pédagogique : Kaufmann, L. (2013). Histoire du devoir de mémoire et enseignement de l’histoire, une interview de Sébastien Ledoux. Le Café pédagogique, No 142, avril

Notes

[1] Enjeux d’une écriture historienne du devoir de mémoire (1) par Sébastien Ledoux :

http://cvuh.blogspot.ca/2013/04/enjeux-dune-ecriture-historienne-du.html

Sébastien Ledoux termine actuellement une thèse sur L’histoire du “devoir de mémoire? à Paris 1 (Centre d’histoire sociale du XXe siècle). Il a déjà publié Le « devoir de mémoire » à l’école. Essai d’écriture d’un nouveau roman national, Sarrebruck, Études universitaires européennes, 2011, et de nombreux articles sur le sujet :

http://histoire-sociale.univ-paris1.fr/spip.php?article265

Classé sous :histoire

Le monde des acariens | Photo du jour

13 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

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Le monde des acariens est un univers extrêmement hostile et mystérieux…

Classé sous :Photo du jour

L’abbaye de Saint-Maurice révélée dans sa grandeur burgonde | LeTemps

12 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Les dernières fouilles à l’abbaye de Saint-Maurice (Valais) attestent de l’importance religieuse et politique du sanctuaire dès ses origines au 6e siècle de notre ère.

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Les archéologues viennent de mettre à jour les vestiges de deux bâtiments importants : une église et une vaste salle de 500 m2 avec ses annexes. Retrouvées à l’occasion d’une réfection de chaussée, ces constructions remontent vraisemblablement au 6e siècle de notre ère, soit à l’époque de la fondation de l’abbaye. Elles confortent en tout cas l’idée de l’importance religieuse et politique prise d’emblée par cette institution. Cela ne pouvait mieux tomber, au moment où Saint-Maurice se prépare déjà à célébrer en grande pompe, en 2015, le 1500e anniversaire de sa fondation.

La suite : LeTemps.ch | L’abbaye de Saint-Maurice révélée dans sa grandeur burgonde.

Classé sous :histoire

Commémoration du bombardement d’Hiroshima : une mémoire sous contrôle national | Histoire, Mémoire et Société

12 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

50 000 : c’est le nombre de japonnais qui se sont rendus à la cérémonie commémorative du bombardement d’Hiroshima le 6 août 2013, 68 ans après la catastrophe. Ils étaient déjà 50 000 en 2012 et plusieurs dizaines de milliers en 2011, quelques mois seulement après le drame de Fukushima. Il s’agit donc aujourd’hui d’une des cérémonies commémoratives les plus importantes à l’échelle internationale… qui passe pourtant presque inaperçue dans les médias. L’analyse de Mickaël Bertrand

Mémorial d’Hiroshima

L’article : Commémoration du bombardement d’Hiroshima : une mémoire sous contrôle national – Histoire, Mémoire et Société.

Classé sous :histoire

Col du Susten & Lac de Brienz

12 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dimanche, cette troisième et dernière journée de notre virée à moto et en duo dans les Alpes suisses nous mènera de Disentis/Mustér à La Tour-de-Peilz en passant par trois cols (l’Oberalp, le Susten et le Jaun) et des Grisons au canton de Vaud en passant par les cantons d’Uri et de Berne.
A notre réveil, c’est une nouvelle journée ensoleillée qui s’annonce à nous. Après un copieux déjeuner, nous reprenons la route. Disentis/Mustér est un carrefour entre le Tessin et le canton d’Uri. En effet, au coeur du village, il vous faut choisir soit d’emprunter la route du col du Lukmanier pour rejoindre Biasca, soit d’emprunter la route du col de l’Oberalp pour rejoindre Andermatt (1316m). Choix cornélien… La raison nous entraîne sur les pentes d’accès du col de l’Oberalp (2044m). De la vallée du Rhin, nous passerons à la vallée de la Reuss.
Nous sommes séparés du sommet par 21km alors qu’Andermatt n’est qu’à 10 km du col. La route est particulièrement impressionnante depuis Disentis/Mustér alors qu’elle déroule ensuite en descendant vers Andermatt, même si la déclivité moyenne est plus importante. Il est 9h50 et la circulation encore peu importante. La route du col suit grandement la ligne du Glacier Express. Le paysage est splendide.
Arrivé à Andermatt, il nous faut maintenant rejoindre Wassen (796m) pour retrouver la route du col du Susten (2224m). Depuis Andermatt, c’est une longue procession de véhicules en tout genre qui serpente tant à la montée qu’à la descente. A Wassen, le début du col est des plus étroits. Autant ne pas se retrouver derrière un motorhome, coincé lui-même derrière un cycliste. En cette fin de matinée, la circulation est déjà plus dense et hétéroclite. Cependant, le paysage est magnifique.
Arrivés au sommet, nous en profitons pour faire une halte et admirer le paysage qui s’offre à nous.

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Un décor de rochers bruts avec une pointe d’eau s’offre à nous avant la descente sur Innertkirchen (625m) et la vallée de l’Aar

Après Innertkirchen, c’est les lieux du tourisme alpestre bernois qui nous attendent avec Meiringen ou Interlaken et leurs excursions vers les chutes du Reichenbach ou la Jungrfrau. Les propos de Marc Dufour faits en 1865 résonnent à mes oreilles:

«Nous évitons Meiringen en passant au plus court sur la rive gauche de l’Aar. Des tourbillons de poussière aqueuse annoncent à quelque distance la dernière chute du Reichenbach; nous l’apercevons depuis le chemin, un peu cachée par une scie et un moulin. Pour la visiter mieux il faudrait payer 25 centimes. Gustave nous montre d’en bas les chutes supérieures auprès desquelles il y a un pavillon très peu rustique. Une paroi de planches fait son possible pour cacher la cascade à ceux qui ne veulent pas payer les finances d’entrée… C’est indigne!…»
Marc Dufour. Une course à quatre. Cinq jours au travers de la Suisse centrale en 1865. Lausanne : Edition d’en bas, p. 75

Peu de choses ont changé depuis. Bien au contraire. Nous en profitons néanmoins pour faire une halte sur les bords du lac de Brienz à Ringgenberg (602m). Nous en profitons pour admirer le paysage et le lac.

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Le lac de Brienz depuis l’hôtel Seeburg à Ringgenberg

La journée est magnifique et nous reprenons la route pour rentrer tranquillement à la maison, via le col du Jaun (1509m). Plus nous approchons de la maison, plus le flot de circulation se calme. Les paysages restent magnifiques comme tous ceux que nous avons rencontrés durant nos trois jours.

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Col de l’Albula & Alpes grisonnes

11 août 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Samedi, deuxième journée de notre petite virée à moto et en duo dans les Alpes suisses, cette étape partant d’Altdorf nous a mené d’abord au col du Klausen, puis à Davos, au col de la Fluela, à Zernez, au col de l’Albula pour rejoindre enfin Disentis/Mustér.
Si la nuit porte conseil, elle a surtout permis de chasser la pluie et les nuages à notre réveil. Les températures restent relativement basses, mais agréables.
Après un petit déjeuner copieux, nous embarquons. Petite frayeur cependant lorsque je cherche la clé de la moto dans ma veste. Rien. Fouille dans les sacs. Rien. Puis illumination, la clé se trouve dans la veste de pluie ! Départ.
A la sortie d’Altdorf (458m), c’est tout de suite la route du col du Klausen (1948m) qui s’offre à nous. Large au début, elle se rétrécit ensuite pour, vers le sommet, se réduire à un mano a mano entre les rochers et le précipice. Toujours aussi impressionnant depuis mon premier passage en 2011. Cependant, la circulation est moins dense et je ne rencontre pas de problème lors de croisements. Au sommet, les randonneurs ont remplacé les skieurs d’hors piste. A la descente, la route n’est pas plus large qu’en montant. Passablement de motards sont déjà à l’assaut du sommet. La chaleur s’installe quelque peu.
Arrivé à Mollis (417m), nous prenons la route en direction de Lanquart. Contrairement à l’autoroute, la route serpente sur les hauts du lac de Walensee. Superbe. Petit aperçu:

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Petit bout du lac de Walensee

A Landquart, nous prenons la route qui mène à Davos. La circulation est intense dans les deux sens. Croisement de vacanciers? Toujours est-il que nous passons d’une altitude de 563m à 1560m. A Davos, nous empruntons alors la route du col de la Fluela (2383m). Paysage rocailleux et désertique à souhait. Les Alpes grisonnes nous voilà.
Nous redescendons ensuite rapidement sur Zernez (1474m) où nous faisons une très agréable pause au l’hôtel Bär and Post.

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Hotel Bär and Post @ Zernez

Bien restaurés, nous allons entreprendre le troisième col du jour. L’Albula (2312m) est le seul que je n’ai pas encore eu le temps de franchir. La route du col est des plus étroites, encore plus qu’au sommet du col du Klausen. Il convient d’être prudent. Cependant, le spectacle est grandiose, particulièrement lors de la descente sur Tiefencastel en raison notamment des ouvrages d’art de la ligne de chemin de fer.

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Praticable depuis 1695, l’Albula comporte un hospice à son sommet, autrefois destiné à héberger les voyageurs.

Il ne nous restera plus qu’à rejoindre Disentis/Mustér (1130m) où nous passerons la nuit.

20130811-180721.jpg
Disentis et son Abbaye qui a connu une histoire fort tumultueuse.

A suivre…

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