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Lyonel Kaufmann blogue…

Lyonel Kaufmann blogue…

Sur la route à moto avec un café

Lyonel Kaufmann

LK blogue… fait sa Revolution*

14 avril 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Brian Gardner est un éditeur de thème pour WordPress particulièrement brillant. Il est un des initiateurs de la «mode» des thèmes dits magazines* et premiums (des thèmes de qualité et payants). A la fin de l’année 2007, il a lancé sa gamme de thème premiums intitulé «Revolution». J’ai vite été séduit et mon site histoire est le premier site a avoir bénéficié du traitement «Revolution», mis à ma sauce.

Après cette première expérience concluante, j’ai adopté par la suite d’autres déclinaisons des thèmes de Brian Gardner ou de thèmes magazine. Tout dernièrement, j’ai été séduit à nouveau par l’évolution de ses thèmes magazines lors de la sortie de «Revolution Pro Media». Après un contact avec Brian Gardner, celui-ci m’a fait le cadeau de me mettre gratuitement ce dernier thème dans sa version «Revolution All-Inclusive Developer Package». Wouah fut la seule réponse suffisamment explicite que j’ai pu lui faire en anglais.**

Mon souhait était avant tout de permettre un relookage de mon site BlogCafé. En effet, je n’arrivais pas à faire évoluer son thème dans la direction souhaitée. Mais devant le résultat une fois relooké avec «Revolution Pro Media», j’ai décidé d’en faire profiter Lyonel Kaufmann blogue…, via une petite personnalisation du thème de base. Cette personnalisation reprend ainsi le «papier peint» du thème précédent (qui est également un très bon thème magazine).

Avec cette dernière évolution, Brian Gardner me paraît être arrivé au meilleur mix possible entre blog/site conventionnel. Et par la même occasion, Lyonel Kaufmann blogue… aussi.

Pour fêter cet Revolution*, en guest star, Stefanie Heinzmann s’imposait puisqu’elle vient de sortir un remarquable album pour une artiste (suisse) de 19 ans. Elle s’imposait d’autant plus que cet album comporte un titre intitulé justement « Revolution » que j’apprécie particulièrement:

Quelques mots encore concernant Stefanie Heinzmann: c’est une artiste suisse qui a débuté sa carrière en 2005 (âgée donc de 16 ans!) avec un groupe rock dénommé Bigfish. Elle est valaisanne, née en 1989 à Eyholz. Son style musical est inspiré de Macy Gray, de Norah Jones et Joss Stone. En été 2007, elle participe à un concours de talent intitué SSDSDSSWEMUGABRTLAD (acronym de: Stefan sucht den Superstar, der singen soll, was er möchte, und gerne auch bei RTL auftreten darf, signifiant: Stephan est à la recherche de la Superstar en mesure de chanter ce qu’elle veut et peut aussi le faire avec succès sur RTL). Elle est retenue dans les 20 finalistes et, le 10 janvier 2008, elle gagne la finale devant les trois autres finalistes avec la chanson « My Man Is a Mean Man » qui est mis en vente le jour suivant:

Le 7 mars 2008, son premier album est publié : « Masterplan » dont est extrait pour vous « Revolution ».

Liens:

  • http://www.stefanieheinzmann.de/
  • MySpace – Stefanie Heinzmann
  • Wikipedia – Stefanie Heinzmann

 

* j’emploie dans cet article l’orthographe anglaise.

** Faites donc un tour chez lui si vous cherchez un thème «premium». Vous ne serez sûrement pas déçu.

Classé sous :TubesCafé Balisé avec :BrianGardner, Révolution, StefanieHeinzmann

Milow – The Ride

13 avril 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire


Avec Darkness Ahead and Behind, The Ride est mon morceau préféré du dernier album Coming of Age du chanteur belge (si, si) Milow

Crédit photo: Photo de MilOW de MilOW et Nona Mez ‘dubbelconert’ au ‘Molens van Orshoven’ à Leuven. (voir sur Flickr). Tous droits réservés (mais publique…).

Classé sous :TubesCafé Balisé avec :ComingOfAge, Milow, TheRide

U2 – With Or Without You

13 avril 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Under a Blood Red SkyDepuis l’album live « Under a Blood Red Sky », U2 fait partie de mes groupes favoris. Il était donc presque normal qu’il inaugure la rubrique A l’écoute sur ma platine… figurant désormais sur ma page d’accueil. J’espère que vous apprécierez autant cette intégration que le morceau choisi…
http://www.dailymotion.com/swf/x23p4v&v3=1&related=1
U2 – With Or Without You
envoyé par korhead

Classé sous :TubesCafé Balisé avec :musique, U2, Vidéo, WithoutYou

Où l’on se heurte, une nouvelle fois, à l’obstacle technique…

10 avril 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Ce matin, je menais une séance entièrement on-line (c’est-à-dire ici sans présentiel aucun) avec des étudiant-e-s:

  • la tâche était fournie à l’aide d’un document Google Documents;
  • les étudiant-e-s devaient rédiger une synthèse en créant un nouveau document texte dans Google Documents;
  • ils devaient partager ensuite ce document pour que chacun puisse en prendre connaissance et faire des commentaires;
  • un mode d’emploi de Google Documents (texte) était fourni sous la forme d’un Diaporama (Google Présentation);
  • un chat était mis sur pied: en premier lieu comme soutien on-line lors de la tâche, en second lieu pour la synthèse de la fin de la matinée.
Je précise que c’est la première activité de ce type menée avec ces étudiant-e-s dans le cadre de la formation de ce deuxième semestre. Elle fut riche et j’en remercie pleinement ces étudiant-e-s.  Je reviendrai certainement et prochainement sur l’activité et la démarche suivie en cette occasion.
Au travers de leur texte de synthèse et lors de la discussion, la question de la maîtrise technique est une nouvelle fois apparue. Je parle ici de la maîtrise technique des étudiant-e-s soit pour mener l’activité du jour, soit pour la mener en classe avec leurs élèves. Cette question de leur maîtrise technique est clairement pour eux un frein majeur à la réalisation de séquences recourant aux médias et technologies en classe. Cependant, il était relativement cocasse qu’à la suite de cette séance, ils soient demandeurs de cours techniques pour réaliser une séquence comparable à celle de ce matin avec leurs élèves alors qu’ils venaient d’acquérir au travers de la tâche réalisée la maîtrise de Google Documents et de son utilisation collaborative!
Ce matin, ils estimaient par ailleurs lacunaire la formation spécifique des médias et technologies qu’ils reçoivent en formation initiale (remarque d’un-e participant-e dans sa synthèse : «Il faut ici  s’intéresser  à la formation continue de ces enseignants et aux cours en lien avec les TICE qui manquent parfois de concret»). D’autre part, les spécialistes informatiques dans leur établissement ne paraissent pas être des soutiens sur lesquels ils pourraient compter pour initier une démarche telle que celle vécue ce matin (remarque d’un-e des participant-e-s au chat de ce matin: «il me semble que ce genre de dispositif est rarement mis en place même par les profs d’infos»). Le constat est cruel et ce frein vient même avant la question de l’organisation, de l’énergie-temps que prennent de tels dispositifs ou de l’équipement dans leurs établissements.
Bien évidemment en ces débuts d’enseignement la question pour eux de la maîtrise de la classe est centrale et il est difficile pour eux de lâcher prise sur l’ampleur de la maîtrise technique dont ils devraient faire preuve pour gérer une telle leçon. Néanmoins cette question de la maîtrise technique nécessaire revient quelque soit le type d’enseignant en formation initiale ou en formation continue. Cette question de la maîtrise technique est donc centrale à plus d’un titre concernant le frein à l’intégration des médias et technologies en milieu scolaire, car
  • c’est l’identité professionnelle qui est en jeu: l’enseignant-e reste le maître, ce dispensateur de savoir tant d’un savoir «pur» que des savoirs procéduraux;
  • c’est la représentation de comment on apprend qui est en jeu: d’abord maîtriser la littératie informatique, les savoirs-faire logiciels, après s’intéresser à ce qu’on peut en faire avec les élèves;
  • c’est le modèle institutionnel de l’école qui intervient, car dans ce dernier le savoir du maître précède celui de l’élève dans un modèle bottom-up avec la difficulté (ou la crainte) d’intégrer le fait que les élèves viennent en classe avec des savoirs ou des bouts de savoir sur lesquels ces derniers ainsi que leurs professeurs peuvent s’appuyer.
Cet ensemble d’éléments conduit essentiellement à privilégier le maintien des ordinateurs dans des cartons ou confinés dans des salles informatiques, sanctuaires d’enseignant-e-s chargés de dispenser seuls la bonne parole. 
Pourtant, il ne s’agit pas de nier l’importance d’une maîtrise élémentaire de la littératie numérique pour les enseignant-e-s, car il est évident qu’il s’agit de déterminer quel est le niveau de compétence informatique que les enseignants doivent avoir ou ont à acquérir pour être des enseignant-e-s en ce début du 21e siècle. Néanmoins, aujourd’hui et à titre d’exemple, la maîtrise de Google Documents ou de logiciels comparables aux fonctions élémentaires me paraît plus fondamentale que celle très approfondie de la suite Office. Autrement dit, dans de nombreux domaines, les applications du Web 2.0 par la nécessaire épure qu’elles nécessitent pour qu’on puisse travailler en ligne de manière convenable m’apparaissent fournir un horizon intéressant du niveau de littératie élémentaire à acquérir pour les enseignant-e-s. De même, la maîtrise de la vidéo de son téléphone portable est plus fondamentale que celle d’une caméra numérique haute-définition. Ces démarches simplifieront non seulement l’acquisition du savoir technique par les enseignant-e-s, mais également la littératie technique à acquérir par leurs élèves. En définitive, tout cela sera un gain pour se concentrer sur les démarches pédagogiques et les savoirs disciplinaires, ainsi qu’interdisciplinaires à faire acquérir à l’aide des médias et des technologies ou pour comprendre les enjeux d’une société numérique.
Un dernier élément encore. Mes étudiant-e-s sortent de l’Université. Ils sont jeunes. Pourtant leur perception de leur niveau de maîtrise technologique leur fait dire qu’ils sont peu habiles en ce domaine. En cela, ils sont comparables aux étudiant-e-s que je formais dans les années quatre-vingt-dix. Ceci est évidemment un frein à leur formation, car cela s’ajoute aux autres éléments qu’ils doivent acquérir en formation initiale. Mais surtout la conséquence prévisible est que, malgré leur bonne volonté, leur utilisation des outils informatiques en classe devrait rester limitée. Dans quel domaine professionnel peut-on aujourd’hui encore
a) maîtriser si peu les outils informatiques à usage professionnel?
b) ne pas les utiliser quotidiennement  dans ses actes professionnels?

Classé sous :histoire Balisé avec :Didactique, Histoire, MédiaTIC, Réflexion

Désormais Flickr embarque aussi vos vidéos

9 avril 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Désormais votre compte Flickr hébergera également vos vidéos. Celles-ci ne devront pas dépasser les 90 secondes et les 150MB. L’objectif n’est donc pas de concurrencer YouTube ou de favoriser le piratage. Vos vidéos sont placées au coté des photos et dans des albums et peuvent être taggées.
Bien entendu, vous pouvez incorporez vos vidéos sur votre site web ou dans un billet de blog. En voici la preuve:

Plus que jamais, l’histoire de la photo semble liée à celle de la vidéo (Conférence d’André Gunthert “La photographie numérique et la parenthèse du film”)

Précision de 10h43: il faut disposer du compte pro (25$ par an) pour disposer de cette fonctionnalité (l’envoi de clip).

Classé sous :Blogcafé

Evaluation des compétences en histoire

2 avril 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Déroulement, références et compléments relatif à la quatrième et cinquième séance du module MSHIS11 : Didactique de l’histoire au secondaire I

http://docs.google.com/EmbedSlideshow?docid=dcbwsjrn_129f6st2bc3

Classé sous :histoire

Décédé, Lazare Ponticelli fait basuler la Grande Guerre dans l’Histoire

13 mars 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Depuis le 24 janvier 2008, Lazare Ponticelli était le dernier poilu survivant de la Première Guerre mondiale. En effet, Louis de Cazenave, ancien combattant de la guerre 1914-1918, venait de décéder à l’âge de 110 ans. Un peu moins de 2 mois plus tard, Lazare Ponticelli rejoignait à 110 ans également ses camarades de tranchées et les 8,5 millions de Français ayant combattu en 1914-1918 (pour 1,4 millions de morts).
Dans l’intervalle, l’Etat français a réussi à faire revenir Lazare Ponticelli sur sa décision de ne pas être l’objet d’obséques solennelles de portée nationale, promise en 2005 par Jacques Chirac. Chose que Lazare Ponticelli avait refusée dans un premier temps, estimant que « ce serait un affront à ceux qui sont morts avant moi« . En définitive, Lazare Ponticelli l’a accepté à la condition que la cérémonie soit simple et sans tapage et qu’un hommage national soit rendu à l’ensemble des soldats pour célébrer la mémoire cette fois de tous les morts, hommes et femmes.Son décès marque donc la disparition du dernier témoin-combattant et, par là-même, fait basculer définitivement le Premier Conflit Mondial du côté de l’histoire soit ce temps où les témoins directs ne sont plus là, ce temps aussi appelé «histoire du temps présent».
Alors que la Première Guerre Mondiale a repris une place historiographique importante ces dernières années comparativement à la Deuxième Guerre Mondiale avec le concept de brutalisation et son rôle dans la compréhension de la violence des sociétés du XXe siècle industriel, comment replacer le témoignage de Lazare Ponticelli ou de quelle manière sera-t-il récupéré dans le débat historiographique et dont la question-clé —autour de laquelle le Historial de la Grande Guerre de Péronne et le CRID s’écharpent— est:

dans la boue, sous les obus, comment diable les soldats ont-ils tenu ?

A ma droite, l’équipe du Mémorial de Péronne, les poilus —élevés dans une société occidentale en voie de « brutalisation »—auraient baigné dans une « culture de guerre » – messianisme patriotique, haine de l’ennemi, esprit de croisade – qui les aurait rendus globalement « consentants ». En résumé, la chair à canon a accepté d’être de la chair à canon… » et les mutineries de 1917 sont un phénomène isolé.
A ma gauche, le CRID préfère mettre l’accent sur les expériences concrètes qui expliqueraient la « ténacité » des combattants. Des stratégies d’esquive aux refus d’obéissance, et des mutilations volontaires à la désertion, il y a, pour l’équipe du CRID, toute une gamme de sentiments et de gestes que l’on trouve chez la plupart des soldats, y compris chez ceux qui tiennent par ailleurs un discours nationaliste. Il y aurait donc lieu de s’interroger sur les multiples formes de contrainte qui se cachent derrière le « consentement » patriotique. Les mutineries feraient alors partie d’une multitude de stratégies pour échapper à la contrainte comme les mutilations volontaires et ne seraient plus un phénomène isolé.

Malheureusement pour les tenants de l’école historique officielle du Mémorial de Péronne tant Lazare Ponticelli que Louis Cazenave, l’avant-dernier poilu encore vivant, donnent leur crédit de témoin —et de témoin quasi pathéonisé pour Ponticelli— au CRID. Ainsi, Lazare Ponticelli avait retenu la leçon de chose suivante:

«Vous tirez sur des pères de famille, c’est complétement idiot»

Lazare Ponticelli, c’est aussi un poilu qui a fraternisé avec l’ennemi:

« Dans le Tyrol, nous étions dans les tranchées à quelques mètres de l’armée autrichienne. Nos rangs étaient composés de soldats italiens germanophones, ce qui facilita les contacts avec « l’ennemi ». On en venait même à échanger nos boules de pain contre leur tabac. On a ainsi fraternisé. Mais au bout de quelques jours, n’entendant plus de bruits de balles, les états majors se sont méfiés et ont changé les bataillons des premières lignes ».

En cela, son positionnement relativement à la Première Guerre mondiale ne différait pas de celui de Louis de Cazenave, dernier combattant vivant ayant connu le «Chemin des Dames»:

Sur les fraternisations:

« Il faut avoir entendu les blessés entre les lignes. Ils appelaient leur mère, suppliaient qu’on les achève. C’était une chose horrible. Les Allemands on les retrouvait quand on allait chercher de l’eau au puits. On discutait. Ils étaient comme nous, ils en avaient assez. »

Sur l’année 1917

« Nous avions fraternisé mais quand c’est arrivé aux oreilles de l’État-major, il a ordonné une attaque. »

Sur la guerre en général:

« La guerre ? Hay hay hay ! Un truc absurde, inutile ! A quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien ! »

« La gloire, l’héroïsme ? De la fumisterie ! »

« Le patriotisme ? Un moyen de vous faire gober n’importe quoi ! »

Ainsi voici deux chantres d’un certain pacifisme et de la fraternisation élevés au rang de nouvelles îcones du patriotisme et, par leurs propos, nous permettent de mieux comprendre leurs réticences à être «canonisés» devant les risques d’instrumentalisation et de récupérations politiques d’une telle démarche étatique. Lazare Ponticelli ne manquait d’ailleurs pas de rappeller qu’il avait fallu attendre 2005 et Jacques Chirac pour que la France officielle s’intéresse à ses poilus survivants:

« Je refuse ces obsèques nationales. Ce n’est pas juste d’attendre le dernier poilu. C’est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu’ils méritaient. On n’a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant… Même un petit geste aurait suffit».
« On s’en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n’était plus nombreux et qu’on était fatigués. ».

Mais eux partis, le risque existe aussi que la mémoire escamote ce passage à l’histoire au profit d’une récupération par l’histoire officielle et par une sursaturation mémorielle. Ce risque est d’autant plus grand que maintenant leur destin individuel est élevé au rang d’icône. Lazare Ponticelli se transforme en icône jumelle du soldat inconnu. En ce jour de disparition, Nicolas Offenstadt ne manque pas de souligner, au moment où Larare Ponticelli disparaissait, que les projets d’hommage au dernier poilu fonctionnaient comme «des remake des cérémonies de l’entre-deux-guerres sans souci d’actualiser les rites autour de la Grande Guerre, sans souci apparent de relier de manière innovante ce passé de 14/18 et le présent, comme cela a pu être fait au moment du bicentenaire de la Révolution française.» (Le «dernier poliu», une nouvelle icône? )
Cependant, comme le note encore Nicolas Offenstadt, les réticences de Lazare Ponticelli ont infléchi les projets d’une cérémonie idéale en prenant des chemins de traverse: «d’une part le dernier poilu est un italien engagé dans la légion étrangère en France, qui termina la guerre sous uniforme italien (il dût rejoindre les troupes de son pays après que celui-ci soit entré en guerre en 1915) et d’autre part le personnage est loin de se plier initialement à ce que l’on voulait faire de sa mort.»
Il n’en demeure pas moins que la cérémonie de lundi prochain fournira d’utiles indices sur les usages qui sont faits du soldat et de la Grande Guerre aujourd’hui. Pour Offenstadt, il ne fait aucun doute que les derniers poilus «sont devenus des icônes mémorielles, comme Guy Môquet, à qui l’on fait parler beaucoup plus du présent que du passé.»

Sources :
• http://www.lemonde.fr/carnet/article/2008/03/12/lazare-ponticelli-le-dernier-poilu-francais-est-mort_1022139_3382.html
• http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3687533,00-avant-dernier-poilu-est-decede-.html
• http://www.libelabo.fr/2008/03/12/lazare-ponticelli-le-dernier-poilu/
• http://pagesperso-orange.fr/memoire78/pages/ponti.html
• http://fr.wikipedia.org/wiki/Lazare_Ponticelli
• http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Cazenave
• Nicolas Offenstadt, « Le pays a un héros : le dernier poilu », L’Histoire, n° 320, mai 2007, pp. 25-26.
• Sur le débat historiographique: http://lyonelkaufmann.ch/histoire/historiographie_sujets/pages/_29.html

Classé sous :histoire

Sources de l’histoire ancienne et médiévale

7 mars 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

http://docs.google.com/EmbedSlideshow?docid=dcbwsjrn_66gzrvr3gp
Version remaniée du cours du BP110 – Faire de l’histoire aujourd’hui de 2006 avec seulement la partie consacrée aux sources ainsi qu’aux représentations portant sur le moyen-âge. Cette version permet aussi de mettre en avant les possibilités offertes par Google Documents et plus particulièrement ici le module de présentation.
Les possibilités d’utilisation, de publication et de collaboration pour un enseignant ou pour des étudiant-e-s et des élèves me paraissent très intéressantes. Encore faut-il approuver de se placer sur le partage des savoirs et de la collaboration…

Classé sous :histoire Balisé avec :HistoireAncienne, MédiaTIC, MoyenAge

Une nouvelle ère du logiciel en ligne

28 février 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Les applications en ligne gagnent maturité et l’industrie du software est certainement entrée dans une nouvelle ère. Rien qu’hier ZohoWriter , Picnik ont déposé dans ma boîte mail l’annonce de nouvelles fonctionnalités.
En premier lieu, ZohoWriter ne cesse de s’améliorer et il peut prétendre non seulement à concurrence GoogleDocuments , mais aussi les logiciels de traitement de texte classique que sont Word ou OpenOffice. Aujourd’hui, il nous annonce:

  • le support des fichiers au nouveau format word (.docx);
  • un dictionnaire des synonymes en 10 langues;
  • la possibilié de partager ses documents au sein de groupe;
  • des améliorations dans la gestion des notes bas de page et de fin de documents (principalement à l’exportation);
  • des améliorations au niveau des en-têtes et pieds de page (principalement à l’exportation).

Ces améliorations s’ajoutent à d’autres dont:

  • la possibilité de travailler hors ligne au sein de son navigateur (très pratique si vous n’avez pas de connexion et que vous devez terminer votre rapport, travail, mémoire, thèse);
  • un correcteur orthographique en français;
  • la gestion des en-têtes, pieds de page, notes bas de page ou fin de documents;
  • un mode plein écran.

Si GoogleDocuments garde l’avantage dans le partage des documents, dans une simplicité d’utilisation digne de Apple et des Mac, ZohoWriter prend l’avantage dans le remplacement d’un traitement de texte pour des tâches complexes et les étudiants peuvent très bien rédiger leurs travaux de séminaire, voire leur thèse avec. Publier sur le web ne lui fera pas peur, car ils est possible de le paramètrer pour la publication de billets sur son blog ou différents blogs. Pour autant que les utilisateurs disposent sur leur Mac, soit Firefox, soit Flock concernant la possibilité de continuer dans le mode «hors ligne».

Concernant Picnik, les améliorations sont d’abord pour les utilisateurs de la version payant Premium (24.95$ par an), mais elles indiquent que le projet est maintenant mature et rend d’inestimables services, y compris dans sa version gratuite.

Toujours est-il que ces annonces associées à d’autres logiciels ou plate-forme tels que par exemple HelloTxt pour publier ces microbillets sur Twitter, Jaïku, Pownce, FaceBook ou Tumblr ., de modules complémentaires de Firefox (et Flock) tels Zotero et aux vertus du mode offline (hors-ligne) permettent aujourd’hui à un utilisateur de recourir uniquement son navigateur en sus de son logiciel d’exploitation. Le MacBook Air et ses semblables devraient avoir de beaux jours devant eux.

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :GoogleDocuments, HelloTXT, MacBookAir, Picnik, web2.0, ZohoWriter, Zotero

Film & Histoire : Mississippi Burning (Alan Parker)

27 février 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En prolongement du travail à réaliser relativement à l’utilisation du Film de fiction en classe d’histoire, voici quelques liens et des pistes d’utilisation possible en classe pour Mississippi Burning d’Alan Parker.

Les fiches de présentation du film sur Wikipedia:
– Mississippi Burning en français
– Mississippi Burning en anglais. Avec notamment plus de précision sur les faits réels à la base du film.

Les Grignous – Mississippi Burning quelques pistes d’analyse à partir de deux axes : Les indices de la réalité historique et une réalité fragmentaire et reconstituée.

Une Proposition d’exploitation pédagogique: Mississipi Burning de l’académie d’Amiens, prévue pour une classe d’anglais.

Les résultats de la recherche sur youtube pour la requête Mississippi Burning. Dont:

A comparer, pourquoi pas avec ceci:

Discours qui donna lieu à ceci:

Classé sous :histoire Balisé avec :DroitsCiviques, film&histoire, Histoire, Mississippi Burning

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