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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Blogcafé

Ouvrage : Compagnie K de William March

8 novembre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Décembre 1917. Une compagnie de l’US Marines Corps débarque en France et est envoyée au front. Pour la première fois, les hommes de la Compagnie K découvrent la guerre : attaques de nuit, balles qui sifflent, obus qui explosent, ordres absurdes, grondement de l’artillerie, la pluie et le froid, la tentation de déserter. Les cent-treize soldats qui composent cette compagnie prennent tour à tour la parole pour raconter leur guerre, toutes les guerres. L’un après l’autre, ils décrivent près d’un an de combats, puis le retour au pays pour ceux qui ont pu rentrer, traumatisés, blessés, hantés à jamais par ce qu’ils ont vécu.

WILLIAM MARCH (1893-1954) de son vrai nom William Edward Campbell, est né en Alabama. En 1917, il s’engage dans l’US Marine Corps et combat en France pendant la Première Guerre mondiale d’où il revient décoré de la Croix de Guerre, de la Distinguished Service Cross et de la Navy Cross. Hanté par la guerre, il mettra dix ans à écrire Compagnie K, son premier roman publié en 1933. Il se consacre ensuite à l’écriture et publie plusieurs recueils de nouvelles et romans. Finaliste du National Book Award, il était, selon l’écrivain et critique Alistair Cooke, “le génie méconnu de notre temps”.

Le 5 juin 1917 s’ouvre la conscription américaine qui marque l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. William Campbell, alors âgé de 23 ans, s’engage comme des millions d’Américains ce jour là. La Compagnie F de l’US Marine Corps, à laquelle il est affecté, aborde les côtes françaises à la fin du mois de février 1918 et traverse la France pour rejoindre la ligne de front à quelques kilomètres de Verdun, où la guerre s’est enlisée dans les tranchées. Le 6 juin 1918 a lieu la première grande offensive à laquelle participent les troupes américaines : la bataille du bois de Belleau, tristement célèbre pour détenir le record de soldats américains tués en une seule bataille. Blessé, William Campbell est évacué vers l’arrière. Soixante pour cent des effectifs de sa compagnie connaissent le même sort ou sont tués au cours de ces combats. À son retour au front, il participe aux batailles de Soissons, Saint-Mihiel, Blanc Mont jusqu’à ce que l’armistice entraîne sa compagnie dans la marche vers le Rhin. Promu rapidement au grade de caporal, puis de sergent, il reçoit la Croix de guerre, la Distinguished Service Cross et la Navy Cross.

De tous les auteurs américains qui écriront sur la Première Guerre mondiale, William Campbell, alias William March, est le plus décoré et celui qui eut la plus longue expérience du conflit. Il revint aux États-Unis avec la réputation d’être un combattant qui restait en toutes circonstances étranger à la peur. Il laissera pourtant planer une grande part de mystère sur cette expérience. Dans l’une de ses lettres, il écrivit à sa famille qu’il serait marqué de manière indélébile par ce qu’il avait vécu. À son retour de France, et bien que tous les rapports médicaux le déclarent en parfaite santé, il annonce à ses proches qu’il n’a que peu de temps à vivre, les gaz allemands lui ayant causé des dommages pulmonaires irrémédiables.

Inspiré par son expérience du conflit, Compagnie K est un roman qui s’inscrit dans la droite ligne d’À l’Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque. William March dresse là un tableau de la Grande Guerre du point de vue d’un soldat américain. Compagnie K est salué comme un chef-d’œuvre par de nombreux critiques et écrivains. Le livre est traduit pour la première fois en français.

via Éditions Gallmeister | Compagnie K | William March.

Classé sous :Blogcafé, histoire

Yvorne | Photo du jour

8 novembre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Village d’Yvorne, la ville d’Aigle au deuxième plan et plaine du Rhône depuis les vignes.

Par une belle journée d’automne, cette photo a été prise en-dessus du village d’Yvorne (VD). Un petit air d’été indien régnait cet après-midi du 25 octobre 2013.
Pentax K5 – Sigma 17-70mm

Classé sous :Blogcafé

Vendanges & automne | Photo du jour

7 novembre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Plans de vigne @ Yvorne

Par une belle journée d’automne, cette photo a été prise en-dessus du village d’Yvorne (VD). Un petit air d’été indien régnait cet après-midi du 25 octobre 2013.

Pentax k5 – Sigma 17-70mm

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Sur les traces de Banksy à New York | Le Monde

6 novembre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Du 1er au 31 octobre, Banksy a pris ses quartiers à New York. Manhattan, Brooklyn, le Bronx, le Queens et Staten Island : chacun des cinq « boroughs » de la ville a été revisité par la star du street art. Chaque jour, ses fans, ses détracteurs, la police et les curieux du monde entier ont pu suivre en temps réel son dialogue avec la rue new-yorkaise sur son site et les réseaux sociaux. Le journal Le Monde a placé les œuvres réalisées par l’artiste sur une carte de la ville. Retour sur cette art-attack.

bansky_new-yorkChaque œuvre journalière est également présentée.

Personnellement, j’aime bien la création du 28 octobre :

bansky_new-york2Et vous? Laquelle?

A voir : Sur les traces de Banksy à New York | Le Monde

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C’est l’histoire d’un mec… | Ace

3 novembre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

C’est l’histoire d’un mec à qui personne ne fait attention jusqu’à ce qu’il croise les gars qui sont dans la lumière. Il s’y trouve alors par défaut. Parce qu’on regarde le gars d’en face, on est bien obligé de le voir, lui aussi. Mais, même là, il n’intéresse pas grand monde. C’est l’histoire d’un mec qui, quoi qu’il fasse, n’aura probablement jamais tout à fait l’attention qu’il mérite. Parce qu’il ne dégouline pas de talent depuis la fin de sa puberté comme d’autres. Parce qu’il n’a jamais un mot plus haut que l’autre. Ni plus bas d’ailleurs. Il n’a jamais un mot en fait. Parce qu’il n’est pas glamour. Ni lui ni son jeu. Il est sympa, poli. Mais au fond, tout le monde s’en fout. On le respecte, poliment. Mais si rares sont ceux qui l’admirent. On admire ou on déteste Nadal. Idem pour Federer ou Djokovic. Même Murray suscite davantage de clivages. Mais lui, qui a une opinion vraiment tranchée sur lui?

Ce mec, c’est David Ferrer.

Lire la suite : C’est l’histoire d’un mec… – Ace – Eurosport.

Classé sous :Blogcafé, L'Expresso

Kindle MatchBook : recyclage numérique de vos livres achetés

3 novembre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Amazon a commencé à vendre des livres électroniques en 2007. Désormais, Amazon vend plus d’ebooks que de livres physiques aux Etats-Unis. D’où le programme MatchBook.


Avec MatchBook, les clients américains de la plateforme pourront obtenir une copie numérique des livres physiques achetés sur Amazon durant ces quinze dernières années, soit depuis 1998. 70’000 titres font actuellement partie de ce programme et peuvent coûter au maximum 2.99$.

Le programme se limite à la boutique américaine d’Amazon.

via Kindle MatchBook : des réductions sur les versions numériques des livres achetés.

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Non, «La Guerre des mondes» d’Orson Welles n’a pas paniqué les Etats-Unis | Slate

1 novembre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

A l’occasion du 75e anniversaire de l’émission radiophonique d’Orson Welles, Slate revient sur la panique qu’aurait provoqué par sa diffusion.

Orson Welles

Selon Slate, le nombre d’auditeurs affolés aurait été ridicule. Comment dès lors cette histoire d’auditeurs affolés a-t-elle débuté?
« La faute est à rechercher du côté des journaux américains. En siphonnant les revenus publicitaires de la presse papier durant la crise de 1929, la radio leur avait gravement nui. Aussi, ces derniers sautèrent sur la chance fournie par le programme de Welles pour discréditer la radio comme source d’informations. »
L’article : Non, «La Guerre des mondes» dOrson Welles na pas paniqué les Etats-Unis | Slate.

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Compte-rendu : Misère de l’humanité numérique | La Vie des idées

29 octobre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

La compréhension du monde et sa transformation peuvent-elles se réduire à de simples questions de programmation ? Alors que vient de paraître son deuxième ouvrage, Who Owns the Future ?, La Vie des idées discute des intuitions du geek humaniste Jaron Lanier qui dénonce la standardisation des consciences et la démonétisation croissante de l’économie. L’article est très fouillé et intéressant à lire.

Pour Lanier, internet est devenu le principal instrument de réduction de l’humain à des bits mesurables et organisables. Alors qu’il offrait il y a vingt ans le spectacle d’une grande anarchie extrovertie, le web est aujourd’hui constitué de troupeaux anonymes et standardisés conduits par de grands groupes commerciaux, tels que Facebook, Google, Yahoo et Amazon (Lanier oublie généralement de citer son employeur actuel, Microsoft), ainsi qu’une poignée d’associations comme Wikimedia et Mozilla.

Cette transformation du web en une série d’oligopoles produit, selon lui, quatre effets regrettables : la standardisation des contenus numériques et des comportements, laquelle s’accompagne d’un considérable appauvrissement culturel ; l’éloge des masses anonymes au détriment des individus singuliers ; le rabougrissement de l’économie et l’érosion des classes moyennes occidentales ; l’appauvrissement de notre conception même de l’humanité.

Quatre phénomènes que Lanier tend à entremêler forment cet avenir funeste : la napsterisation de l’économie soit la perte de la valeur d’un bien, comme la musique, une fois que celui-ci est devenu consommable gratuitement et reproductible à l’infini, l’automatisation, l’auto-entrepreneuriat, et le travail en ligne non rémunéré. Tout cela aboutirait au fait qu’Internet détruit plus d’emplois qu’il n’en crée.

Or, la technologie n’est qu’un outil au service de l’humain, rappelle Lanier à raison dans son premier ouvrage. Contrairement à une vue très répandue, la technologie n’est ni vertueuse ni corruptrice en elle-même. Elle tend simplement à rendre nos activités plus efficaces, que l’on gère un camp de réfugiés, que l’on cherche l’adresse d’une pizzeria ou que l’on prépare un attentat.

Comme solution (ou antidote), Lanier propose trois remèdes : rester critique, se méfier de l’hyperspécialisation et garder l’humain au centre du problème.

Cependant, pour Thibault Le Texier, auteur de cet article, « loin de représenter une grande rupture historique, Internet n’est en un sens qu’un outil de plus dans la panoplie que l’être humain se constitue depuis toujours pour contrôler son environnement. »

L’article : Misère de l’humanité numérique – La Vie des idées

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Compte-rendu : Wikipedia est-elle en déclin?

26 octobre 2013 by Lyonel Kaufmann 1 commentaire

Dans un article de MIT Technology Review (The Decline of Wikipedia) du 22 octobre 2013, Tom Simonite indique quel le nombre de contributeurs de l’édition anglaise est en baisse depuis 2007, année ou ce nombre a culminé à 51’000 contributeurs. Cet été, il était de 31’000. En grandissant, le projet a généré une forme de bureaucratie décourageante pour les nouveaux éditeurs. En effet, devant la progression du nombre de contributeurs, un système complexe de gouvernance du projet éditorial a été établi:

Pour améliorer la situation, Sue Gardner, Directrice exécutive de Wikimedia, a entrepris un projet visant à rendre l’interface, et par extension le site, moins intimidante. Ainsi, la saisie d’un article a été revue pour offrir aux contributeurs un éditeur visuel, proche d’un traitement de texte, pour leur rédaction. Cependant, en faisant cela, la fondation a heurté les anciens contributeurs qui ont fait remettre par défaut l’ancien éditeur de texte (wikitext).

Cependant, la cause de la baisse des contributeurs a peut-être des causes plus profondes que la simple question de l’éditeur de texte. En effet, les grandes tendances culturelles sont susceptibles de rendre problématique de faire appel à une plus grande partie du public pour rédiger des articles de Wikipédia. Comme les sites commerciaux ont pris de l’importance, la vie en ligne s’est éloignée des communautés ouvertes et autogérées du type Wikipedia. Aujourd’hui, le Web est dominé par des sites tels que Facebook et Twitter, basés sur la publication d’éléments personnels et l’égocentrisme. En dehors des jeux massivement multijoueurs, relativement peu de gens se mêlent dans un espace virtuel partagé. Pour Clay Shirky, professeur à l’Université de New Yord et conseiller auprès de la Wikimedia Foundation, les gens, nourris de Facebook et de Twitter, auront du mal à comprendre comment et pourquoi ils devraient contribuer à Wikipedia ou à tout autre projet semblable.  Aujourd’hui le modèle du web est l’agrégation plutôt que de la collaboration.

Néanmoins, Wikipedia ne va pas disparaître. Ainsi, les fonds récoltés par la Fondation Wikimedia pour soutenir le site ont augmenté de 4 millions de dollars à 45 millions de dollars par année. Le service n’est ainsi pas menacé.

Par contre, il lui sera plus difficile de réaliser son objectif ambitieux de rassembler toutes les connaissances humaines. La communauté de Wikipedia a construit un système de ressources unique dans l’histoire de la civilisation. Mais cette communauté a également construit des barrières qui découragent les nouveaux arrivants nécessaires pour terminer le travail. Peut-être que c’était trop s’attendre à ce qu’une foule d’étrangers à Internet permette de démocratiser vraiment la connaissance. Wikipedia n’est que la meilleure encyclopédie en ligne… comprenant une part d’articles de médiocre qualité et ne représentant pas toute la diversité du monde (peu de femmes contributrices ou de contributeurs hors Europe et Etats-Unis).

L’article en entier et en anglais: The Decline of Wikipedia: Even As More People Than Ever Rely on It, Fewer People Create It | MIT Technology Review.

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Liège

20 octobre 2013 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Shopping @LiègeRue des Fossés @ LiègeLe dentisterieLa Meuse @LIègeLa Meuse @ LIègePlace de l'Opéra @Liège
Gare de LiègeGare de LiègeFoire de Liège (1)Foire de Liège3Foire de Liège2Foire de Liège4
Foire de Liège10Foire de Liège9Foire de Liège8Foire de Liège7Foire de Liège 11Foire de Liège5
Liège by nightFriday night @Liège

Liège, un album sur Flickr.

Toutes les photos prises lors de mon dernier séjour à Liège en octobre 2013.
J’ai choisi le noir/blanc pour les photos prises de jour et la couleur pour les photos nocturnes.

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