| http://cdn.last.fm/widgets/radio/18.swf | |||
|
|
Tout ceci grâce à Last FM.
Vous pouvez donc désormais lire les billets en musique.

| http://cdn.last.fm/widgets/radio/18.swf | |||
|
|

Pour Caleb. Bonne journée !
Prends cette valse
(d’après Federico Garcia Lorca, Traduction de Jean Guiloineau)
A Vienne il y a dix jolies femmes.
Il y a une épaule où la mort va gémir.
Il y a un promenoir avec neuf cents fenêtres.
Il y a un arbre où les colombes vont mourir.
Il y a un morceau déchiré du matin,
qui pend dans la Galerie du Gel –
Aïe, aïe aïe aïe
Prends cette valse, prends cette valse
Prends cette valse aux mâchoires serrées.
Je te veux, je te veux, je te veux
sur une chaise avec un magazine mort.
Dans la grotte à la pointe du lys,
dans un vestibule où n’est jamais allé l’amour.
Sur un lit où la lune a sué
dans un cri plein de pas et de sable –
Aïe, aïe aïe aïe
Prends cette valse, prends cette valse
prends sa taille brisée dans ta main.
Cette valse, cette valse, cette valse, cette valse,
avec son propre accord
d’alcool et de mort
traînant la queue dans la mer.
Il y a une salle de concert à Vienne
où votre bouche avait mille questions.
Il y a un bar où les garçons ne parlent plus,
ils ont été condamnés à mort par la tristesse.
Ah, mais qui grimpe sur ton portrait
avec une guirlande de larmes arrachées ?
Aïe, aïe aïe aïe
Prends cette valse, prends cette valse
prends cette valse, qui se meurt depuis des années.
Il y a un grenier où jouent les enfants,
où je suis vite allé m’allonger avec toi,
dans un rêve de lanternes hongroises,
par quelque doux après-midi.
Et je verrai ce que tu as attaché à tes chagrins,
tous tes moutons et tes lys des neiges –
Aïe, aïe aïe aïe
Prends cette valse, prends cette valse
avec ses « Je ne t’oublierai jamais, tu sais ! »
Et je danserai avec toi à Vienne,
je porterai un masque de rivière.
La jacinthe sauvage sur l’épaule
la bouche sur la rosée de tes cuisses.
J’enterrerai mon âme dans mon album,
avec les photos et la mousse.
Et j’offrirai au flot de ta beauté
mon pauvre violon et ma croix.
Et tu m’emmèneras danser
dans les fontaines de tes poignets –
O mon amour, O mon amour
Prends cette valse, prends cette valse
elle est à toi. C’est tout ce qu’il y a.
Une voix, un piano.
Chanson belle ou chanson triste?
Qu’importe.
Pour Fabienne et Frédérique.
Tout simplement.
Le blog : Estampe japonaise

« Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je dois résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent « Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? », je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi… »

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.