Blogcafé
L’essor et le déclin du RSS
Avant que l’Internet ne soit consolidé dans des silos d’information centralisés, le RSS imaginait un meilleur moyen de permettre aux utilisateurs de contrôler leurs personnalités en ligne et d’agréger les contenus consultés en créant leurs propres canaux personnalisés à partir de tout ce que le Web avait à offrir. L’article The Rise and Demise of RSS offre une très intéressante histoire des flux rss et des raisons à la fois de son essor, puis de son effondrement.
L’histoire de ce qui s’est passé est en fait deux histoires. La première est l’histoire d’une vision large de l’avenir du web qui ne s’est jamais vraiment concrétisée. La deuxième histoire raconte comment un effort de collaboration pour améliorer une norme populaire s’est transformé en l’une des étapes les plus controversées de l’histoire du développement de logiciels libres.
Personnellement, les flux rss restent à la base de ma veille informationnelle. C’est un outil indispensable même. Feedly me sert d’agrégateur de contenus, « poussant » vers moi les nouvelles informations produites par les sites suivis, sauvegardant -à l’aide de tags, notes et mise en surbrillance- les articles intéressants et permettant aussi leur rediffusion sur Twitter ou sur mes différents blogs.
Le rss reste aussi important pour les producteurs de contenus à propos de leur diffusion et la fidélisation d’abonnés. Ce nombre reste modeste par rapport aux lecteurs arrivant sur mes blogs via un moteur de recherche, mais nettement plus significatif que via Twitter ou Facebook (par ordre d’importance).
Avec la perte de confiance de Facebook et des réseaux sociaux généralistes, un retour en grâce du RSS reste possible, moyennant probablement de le rendre plus « user-friendly » et surtout que ses développeurs parviennent à un consensus à son sujet. C’est certainement une condition pour un retour à un Web plus décentralisé que les promoteurs du RSS appelaient de leur vœux.
-À lire : The Rise and Demise of RSS
Ouvrage : Les petites mains de l’intelligence artificielle
Pour Antonio A. Casilli, le remplacement des hommes par des robots n’est que pur fantasme. Derrière le monde virtuel, c’est une nouvelle précarisation du travail humain.

Bâti pour séduire investisseurs et consommateurs (et sur ce point parfaitement efficace), ce discours du remplacement ne résiste pas longtemps à l’enquête sérieuse d’Antonio A. Casilli.
« Derrière chaque plate-forme numérique se cache, en effet, démontre le sociologue, une armada de « travailleurs du clic » invisibilisés, délocalisés, précarisés. Les robots ne font pas disparaître le travail, ils l’occultent et, ce faisant, le reconfigurent dans des formes toujours encore désirables. En réalité, loin de libérer l’homme de la besogne, ils la lui « tâcheronnisent ». »
-À lire sur Les petites mains de l’intelligence artificielle | Le Monde
Antonio Casilli envisage trois évolutions possibles pour une reconnaissance sociale, économique et politique du digital labor :
« De Uber aux modérateurs des plateformes, le droit du travail classique — donc la requalification en salariat — pourrait permettre une reconnaissance de leur statut. Mais le travail dépendant n’est pas forcément la panacée. Aussi, on voit de plus en plus se développer des formes de plateformes coopératives où les usagers deviennent les propriétaires des moyens de production et des algorithmes. » Antonio Casilli voit toutefois des limites à ces deux évolutions. Pour lui, une troisième voie est possible. « Nous ne sommes ni les petits propriétaires, ni les petits entrepreneurs de nos données. Nous sommes les travailleurs de nos données. Et ces données personnelles, ni privées, ni publiques, appartiennent à tous et à personne. La vie privée doit être une négociation collective. Il nous reste à inventer et à faire émerger des institutions pour en faire un véritable bien commun. Internet est un nouveau champ de luttes » s’enthousiasme le chercheur.
-À lire sur : Enquête sur les travailleurs clandestins du clic | UP’Magazine
La présentation de l’éditeur :
L’essor des intelligences artificielles réactualise une prophétie lancinante : avec le remplacement des êtres humains par les machines, le travail serait appelé à disparaître. Si certains s’en alarment, d’autres voient dans la « disruption numérique » une promesse d’émancipation fondée sur la participation, l’ouverture et le partage.
Les coulisses de ce théâtre de marionnettes (sans fils) donnent cependant à voir un tout autre spectacle. Celui des usagers qui alimentent gratuitement les réseaux sociaux de données personnelles et de contenus créatifs monnayés par les géants du Web. Celui des prestataires des start-ups de l’économie collaborative, dont le quotidien connecté consiste moins à conduire des véhicules ou à assister des personnes qu’à produire des flux d’informations sur leur smartphone. Celui des microtravailleurs rivés à leurs écrans qui, à domicile ou depuis des « fermes à clic », propulsent la viralité des marques, filtrent les images pornographiques et violentes ou saisissent à la chaîne des fragments de textes pour faire fonctionner des logiciels de traduction automatique.
En dissipant l’illusion de l’automation intelligente, Antonio Casilli fait apparaître la réalité du digital labor : l’exploitation des petites mains de l’intelligence « artificielle », ces myriades de tâcherons du clic soumis au management algorithmique de plateformes en passe de reconfigurer et de précariser le travail humain.
« En attendant les robots. Enquête sur le travail du clic », d’Antonio A. Casilli, Seuil, 400 p., 24 euros.
Lien : http://www.seuil.com/ouvrage/en-attendant-les-robots-antonio-a-casilli/9782021401882
Crédit image en-tête : Pixabay License. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise
Test Triumph Speed Twin 1200 – L’enfant terrible | 4h10
A première vue après les premiers tests t’elle celui de 4h10, une vraie réussite… déjà rien que visuellement.

Les nouveautés Triumph s’enchainent et les essais également. Pour notre plus grand plaisir, nous avons pu aller faire rouler la Triumph Speed Twin 1200 à Palma de Majorque. Un peu de soleil, des températures au dessus des 10°
— À lire sur 4h10.com Test Triumph Speed Twin 1200 – L’enfant terrible
Le moteur de recherche DuckDuckGo utilise les cartes d’Apple Plans
Belle victoire pour Apple Plans : le moteur de recherche DuckDuckGo s’appuie désormais sur le service de cartographie d’Apple dans ses résultats de recherche
Internement de Canadiens d’origine japonaise : numérisation de 40 000 pages et de 180 photos par le Numéri-Lab
Si je connaissais un peu l’histoire des Américains d’origine japonaise internés dans des camps aux Etats-Aunis durant la deuxième guerre mondiale, je ne connaissais pas son équivalent canadien. La numérisation des documents par les Archives du Canada comble ce manque.

Par Karine Gélinas
Le Numéri-Lab a accueilli plus d’une quarantaine de projets depuis son lancement en 2017. Deux d’entre eux ont été réalisés par Landscapes of Injustice, un projet de sept ans en sciences humaines dirigé par l’Université de Victoria et axé sur la recherche et l’histoire de la dépossession et de la déportation des Canadiens d’origine japonaise en 1942.
Plus de 40 000 pages de textes et quelque 180 photos ont été numérisées par les deux chercheurs de Landscapes of Injustice. Certains des documents sont maintenant disponibles en ligne pour consultation, dont ceux décrits ci-dessous.
Pour voir toutes les photos numérisées, vous pouvez saisir les termes de recherche « internement » et « Canadiens d’origine japonaise » dans notre outil Recherche dans la collection(bêta).
Jolanda Spiess, à l’épreuve de la haine | Le Temps
L’ancienne députée verte du parlement zougois a été la cible d’un déchaînement d’hostilités après avoir été exposée dans une affaire liée à une soirée qui reste pleine d’inconnues.
A 34 ans, Jolanda Spiess-Hegglin avait un avenir politique prometteur devant elle. En hiver 2014, elle venait d’être élue au parlement, à Zoug, avec le meilleur score de son parti, les Verts, dans un législatif dominé par la droite. On l’imaginait déjà à Berne. Jusqu’à ce 20 décembre 2014, lorsque son nom est associé au scandale.
Quatre ans plus tard, dans son petit bureau au-dessus de Zoug, elle décortique le passé, avec un mélange de patience et d’empressement. Ce soir-là elle participe avec le monde politique local à une fête donnée en l’honneur du nouveau président du gouvernement cantonal. Le lendemain matin, elle se réveille chez elle, avec «d’atroces douleurs dans le bas-ventre». Elle a beau fouiller dans sa mémoire, elle ne sait pas ce qu’il s’est passé. Pourtant, elle a bu modérément, affirme-t-elle.
«J’ignore encore aujourd’hui comment je suis rentrée à la maison.» Très vite pointe la suspicion d’avoir été droguée au GHB. A 10h, elle entre à l’hôpital et réclame des tests de sang et d’urine. Les services sont débordés. Les analyses ne seront réalisées que neuf heures plus tard. Aux médecins et à la police, elle parle de son dernier souvenir: la bouteille de vin posée sur la table. Un collègue du Grand Conseil, le président de l’UDC zougoise Markus Hürlimann, qui remplit son verre. Jolanda Spiess-Hegglin rentre de l’hôpital, sonnée. Mais son calvaire ne fait que commencer.
-Lire la suite : Jolanda Spiess, à l’épreuve de la haine – Le Temps
Canada 2018
Sélection des photographies prises lors de notre séjour au Canada en octobre 2018.
Canada 2018
Sélection des photographies prises lors de notre séjour au Canada en octobre 2018.
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Sélection des photographies prises lors de notre séjour au Canada en octobre 2018.









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