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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Roadbook

Découverte : Château et asile des pauvres de #Riggisberg (mardi 2 avril 2024)

8 avril 2024 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Il est parfois des hasards qui sont comme des signes prémonitoires. Il y a quelque temps, je publiais un billet à propos des mesures d’internements administratifs en Suisse jusqu’à une époque récente. Désormais le Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) leurs consacre un intéressant dossier que je signalais. Et voilà que ce mardi 2 avril, par un pur hasard, je m’y trouvais confronté à Riggisberg où roadtrip, moto et histoire font bon ménage.

Profitant de la pause pascale, j’ai organisé ce mardi-là une petite virée à moto en suivant mon inspiration. J’ai fixé une destination sur mon GPS et mon choix s’est porté sur la localité de Riggisberg dans le canton de Berne (Schwarzenburgerland).

Le temps était printanier, mais le vent soufflait et les températures conservaient une certaine fraîcheur à moins que ce soit une fraîcheur certaine.

Me laissant guider par mon GPS, histoire de découvrir de nouvelles variantes de parcours, j’ai été attiré en arrivant à Riggisberg par des constructions en hauteur à l’entrée de la localité. Des corps de bâtiments entouraient ce qui ressemblait à une maison forte ou un château. Je décidais de m’y rendre pour voir cet ensemble de plus près.

A gauche, le château tel que reconstruit en 1939. A droite un des bâtiments de la Coopérative du Château de Riggisberg. La choix de la photo en noir/blanc avec la touche couleur verte est là pour symboliser à la fois l’arrivée du printemps et le rapport passé/présent des lieux.

Effectivement, il s’agissait bien d’un château faisant face à une chapelle ou une église trônant sur une autres colline. En contrebas, le village de Riggisberg.

Les bâtiment autour du château (reconstruit) font parties de la Coopérative du Château de Riggisberg. Cette coopérative prend en charge des personnes souffrant de handicaps physiques ou mentaux. Anciennement, c’était l’asile des pauvres fondés en 1880. Comme le dit un panneau, dressé devant le château, la bienveillance n’a pas été toujours de mise.

Vue sur le jardin et les alentours depuis l’esplanade du château de Riggisberg

C’est ainsi que sans le savoir, j’ai rejoins l’histoire des politiques coercitives mises en place en Suisse à l’égard des pauvres et des marginaux jusque dans les années 1980.

A part ce panneau et quelques informations lacunaires y figurant, rien ne témoigne ce passé. Au contraire, les lieux actuels baignent dans une toute autre atmosphère. Ces lieux sont devenus, me semble-t-il, ouverts et bienveillants. Il fait bon y faire une halte malgré le vent qui soufflait alors et de la fraîcheur de l’après-midi.

Vue sur le village de Riggisberg depuis le château.

De retour à la maison en fin de journée, j’ai entrepris alors de faire quelques recherches plus approfondies sur l’histoire de l’asile des pauvres et de la commune de Riggisberg.

Je vous en partage mes résultats en commençant par la politique suisse à l’égard des pauvres du XVe au XXe siècles, puis en présentant l’histoire de l’asile des pauvres du Riggisberg (1880) jusqu’à sa situation actuelle.

Le tri des pauvres et leur criminalisation du XVe au XXe siècles en Suisse

La politique à l’égard des pauvres consiste dès le XVe siècle à trier les pauvres entre les « bons » (dignes) et les « mauvais » (indignes) pauvres. Concernant la deuxième catégorie, ils sont criminalisés.

Les « mauvais » pauvres sont alors placés dans des établissements fermés. Certains adultes tombés dans la pauvreté sont ainsi placés par décision administrative dans des établissements fermés et souvent astreints au travail. Cette pratique s’est maintenue jusque tard dans le XXe siècle.

Dès le début du XIXe siècle, qu’on appela «le siècle de l’asile», un processus de différenciation débuta qui se traduisit par la création d’une multitude d’établissements indépendants. Néanmoins, malgré ces tentatives de spécialisation en fonction notamment de l’âge, du sexe et des motifs d’hospitalisation, des individus très divers cohabitèrent au sein d’une même institution. Des personnes en situation de handicap furent parfois placées dans des établissements psychiatriques, des personnes internées administrativement emprisonnées avec des délinquantes et délinquants, des adolescentes et adolescents transférés dans des établissements pour adultes.

Cette diversité s’accrut encore dans les pénitenciers combinant exécution des peines et travail. Tel est le cas de Belchasse, établissement pénitentiaire multifonctionnel situé dans les communes de Mont-Vully (Sugiez) et Morat (Galmiz), créé en 1898 par le canton de Fribourg sous le nom de Colonie agricole du Grand-Marais. De 1920 à 1980, l’institution fut en outre destinée à l’internement administratif de centaines d’hommes et de femmes de différents cantons.

Dans un mouvement inverse, l’établissement d’Hindelbank, inauguré en 1866 par le canton de Berne dans un château construit en 1721–1725 par Jérôme d’Erlach, au sud de la commune de Hindelbank dans l’Emmental, servit d’abord d’hospice pour les pauvres (assistance) avant d’être transformé en 1896 en établissement de travail forcé (internement administratif), n’accueillant dès le début que des femmes. L’établissement intégrera en 1911 un pénitencier (prison). Hindelbank devint le plus grand établissement d’exécution des peines et mesures pour femmes en Suisse (Etablissement pénitentiaire de Hindelbank dès 2016).

Après 1945

Avec le développement des assurances sociales après-guerre et trois décennies de croissance économique, l’assistance commence à être représentée comme le « dernier filet » de la sécurité sociale, produisant l’image d’un État social si bien ficelé que personne ne serait laissé de côté.

La crise économique du milieu des années 1970 et les années de contestation sociale qui l’ont précédée conduisent à rediscuter les causes de la pauvreté. L’ancienne rhétorique des abus est actualisée afin de promouvoir la limitation des aides, l’augmentation des contrôles et la pression à l’intégration dans le monde du travail.

Bibliographie :

Alix Heiniger: “Bellechasse”, in: Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 20.02.2024. Online: https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/024751/2024–02–20/, consulté le 05.04.2024.

Kevin Heiniger: “Hindelbank (établissement)”, in: Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 19.02.2024, traduit de l’allemand. Online: https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/061127/2024–02–19/, consulté le 05.04.2024.

Histoire de la sécurité sociale – Pauvreté. Lien : https://www.histoiredelasecuritesociale.ch/risques/pauvrete/

Rolf Wolfensberger; Urs Germann: “Institutions de confinement”, in: Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 20.02.2024, traduit de l’allemand. Online: https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/016582/2024–02–20/, consulté le 05.04.2024.

L’asiles des pauvres de Riggisberg

La Coopérative du Château dispose d’un site web comprenant une partie retraçant en allemand son histoire (Webmuseum).

Au moment de l’installation de l’asile des pauvres (1880), la population de Riggisberg et des environs vivaient surtout de l’agriculture, de l’élevage et de l’industrie laitière. Le village abritait de petites industries (tanneries, forges), une auberge et trois foires annuelles (depuis 1872). Source : Riggisberg dans le DHS

La création de l’asile des pauvres (1880–1881)

Concernant la création de l’asile des pauvres, le site la présente de la manière suivante:

Les mauvaises récoltes, les guerres, la croissance démographique et l’industrialisation entraînent la pauvreté. Les cantons et les communes tentent de maîtriser la situation en créant des établissements pour les pauvres, les délinquants ou les fous.

À l’initiative du pasteur de Thurn, Otto Güder, décide le 3. Juin 1879, les bureaux de l’époque Berne-Land, Seftigen, Schwarzenburg et Konolfingen pour fonder un institut pour les pauvres pour le Mittelland bernois.

En 1880, les communes fondatrices de Robert Pigott peuvent acheter le château de Riggisberg avec 41 hectares de terres et 35 hectares de forêt. C’est ici que se trouvera le Mittelländische Armen-Verpflegungsanstalt Riggisberg.

Les hommes et les femmes dorment séparément dans de grands dortoirs. Qui peut travail pendant la journée dans les champs, dans la forêt, dans l’atelier de couture, la blanchisserie, dans la cuisine ou comme forgeron.

On y trouve aussi des personnes aveugles, muettes, boiteuses, souffrant d’épilepsie ou de dépendance à l’alcool ou mentalement handicapées. Celles-ci n’ont pas d’obligation de travail.

Le site propose également des témoignages vidéos de personnes ayant vécu notamment le travail avec les chevaux :

En 1890, moins de 10 ans après son ouverture, l’institution est surpeuplée et 457 personnes y sont internées.

Après la deuxième guerre mondiale,

Asile pour les malades physiques et mentaux la Mittelländische Verpflegungsanstalt Riggisberg devient de plus en plus un asile pour les malades physiques et mentaux. La raison d’entrée la plus fréquente est l’âge et la fragilité. On se rapproche ainsi de l’activité actuelle de la Coopérative. Mais le travail agricole subsiste.

Les grands changements suivant l’introduction de l’assurance invalidité (1960-….)

En 1960, l’assurance invalidité (IV) entre en vigueur en Suisse. Elle a pour but de protéger les personnes à mobilité réduite les personnes et les personnes handicapées de l’appauvrissement.

En 1962, le projet de transformation et de réaménagement complet de l’établissement commence.

En 1970, l’inauguration des nouveaux bâtiments a lieu. Les départements généraux précédents créent sept unités d’habitation pour 30 personnes chacune. Des chambres de 1 à 4 personnes disposent de l’eau courante.Chaque unité d’habitation comprend une salle à manger, un salon, une salle de bains et des pièces annexes.

L’établissement devient un foyer et reçoit le nom en 1968 de Mittelländisches Pflegeheim Riggisberg. Elle devient aussi une maison de retraite.

La politique relativement aux activités agricoles et horticoles changeront pour prendre un aspect thérapeutique (et non plus de travail).

Réorientation depuis les années 2000

Le principe d’autodétermination est adopté relativement aux résident·es.

Tous les êtres humains, y compris les habitants, sont égaux, ils ont droit à l’autodétermination. La maison est réorientée : c’est une résidence et une communauté de vie pour les adultes souffrant d’un handicap mental et/ou psychologique. Ici, ils reçoivent “l’aide à l’auto-assistance”.

En 2002, plus de 360 événements de loisirs ont lieu pour les résidents : lecture de la Bible, club de fitness, groupes de danse, chant, aquagym, Fyrabe-Träff ainsi que des vacances d’échange à domicile.

La nouvelle orientation se reflète en 2002 dans le nouveau nom Wohnheim Riggisberg.

En 2014–2016, les résidents bénéficient désormais d’un droit de vote et de participation au conseil des résidents.

À partir de 2017, l’institution s’appelle « Schlossgarten Riggisberg » et sa nouvelle devise est : «Begegnen. Bewegen. Leben» (Rencontrer. Bouger. Vivre).

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Les Pléiades (18.02.2024)

18 février 2024 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Drôle de mois de février. Nous partons pour les Plélades (1345m). Pas une brique de neige et une température quasi printanière. Le soleil du matin a cependant disparu, un début de mer de brouillard se dessine sur le lac Léman. Agréable, mais très curieux.

Notre moyen de locomotion pour rejoindre les Pléiades.
Vue sur le Lavaux et le Léman. Une mer de brouillard s’installe.
Un fil de brume laisse un trait sur les montagnes.

Classé sous :Blogcafé, Roadbook Balisé avec :Blonay, LesPléiades, Roadbook, Suisse, Vaud

#Rhin romantique – #Pfalzgrafenstein (17.09.2023)

10 octobre 2023 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En déplacement pour me rendre à Cologne, je retrouve une partie de mon périple effectué en duo en juillet 2021. Plus particulièrement, la partie appelée Rhin romantique en raison notamment du fameux rocher de Lorelei.

Depuis la rive gauche en regardant en direction de Kaub, j’observe maintenant le château douanier de Pfalzgrafenstein, posé directement sur le Rhin, sur l’île Falkenau.

Château douanier de Pfalzgrafstein (2023)

Son donjon, en forme de tour pentagonale, a été érigé de 1326 à 1327 par le duc Louis III de Bavière (Louis IV du Saint-Empire). Autour de la tour, un mur de défense hexagonale a été construit entre 1338 à 1340. Plus tard, des parties ont été rajoutées en 1607 et 1755, composées de tourelles d’angle, le bastion des armes à feu pointant vers l’amont, et la tour caractéristique baroque selon les plans de Franz Wilhelm Rabaliatti.

Le château avait la fonction de poste de péage, car il était utilisé de concert avec le château Gutenfels et la ville fortifiée de Kaub (voir notre billet précédent). Une chaîne à travers le fleuve contraignait les navires à se présenter, et les commerçants récalcitrants pouvaient être emprisonnés dans le cachot, jusqu’à ce qu’une rançon soit versée (Source : Wikipedia).

Lors de notre roadtrip de 2021, en raison des inondations, la vue sur le château était fort différente.

Château douanier de Pfalzgrafstein (2021)

Plutôt impressionant, non ?

Photo 2023 : Sony A7II, objectif Tamron 20-40mm F/2.8 Di III VXD, ISO 100, 40mm, f11, 1/100s.

Photo 2021 : Pentax KP, objectif smc PENTAX-DA 18-135mm F3.5-5.6 , ISO, 800, 79mm, f10, 1/500s.

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#Rhin romantique – #Kaub (17.09.2023)

9 octobre 2023 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En déplacement pour me rendre à Cologne, je retrouve une partie de mon périple effectué en duo en juillet 2021. Plus particulièrement, la partie appelée Rhin romantique en raison notamment du fameux rocher de Lorelei.

Près du château péage de Pfalzgrafenstein, la cité de Kaub (anciennement Caub) est une ville sur la rive droite de ce majestueux Rhin, près de la ville fort touristique de Saint-Goarshausen et tout proche du célèbre rocher de la Lorelei.

Au-dessus de la ville, vous pouvez observer la ruine de la forteresse Gutenfels, construite en 1220 par Seigneurs de Falkenstein-Münzenberg.

Photo : Sony A7II, objectif Tamron 20-40mm F/2.8 Di III VXD, ISO 100, 40mm, f13, 1/80s.

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Roadtrip Forêt Noire (3-4 août 2023)

6 août 2023 by Lyonel Kaufmann 2 commentaires

Pour la fin de mes vacances, j’ai planifié une virée de 2 jours à motos en Forêt Noire en partant de Vevey-Montreux.

Le parcours a été planifié avec MyDrive de TomTom et aussi à l’aide du site Portail de la Forêt Noire (https://www.schwarzwaldportal.com/fr/tours-à-moto).

L’idée était de prendre des petites routes et d’éviter les autoroutes. J’ai utilisé le mode « parcours à sensation » et son mode intermédiaire (moyenne montagne et courbes moyennes) pour le planifier.

Jeudi 3 août 2023 : zigzags en Forêt Noire

L’équipement chargé sur la moto, je démarre à 9h20. Le temps sera nuageux à nuageux avec soleil, voire ensoleillé, mais il ventera beaucoup.

La température est de 20 degrés. Durant la journée, elle s’élèvera à maximum 22,5 degrés et descendra en tout cas à 14 degrés. Pas très chaud pour début août.

Comme je pars relativement tard, je prends l’option de l’autoroute jusqu’à Kirchberg et de rejoindre Langenthal le plus rapidement possible.

Par la suite, ce sera pour le reste du parcours en Suisse la version prédéfinie par MyDrive de TomTom. En plus j’arrive dans une partie de la Suisse que je connais peu à moto.

En raison de travaux à Olten, je zigzague tant bien que mal suppléant un GPS désorienté. Je longe un moment entre entre Olten et Aarau, la centrale nucléaire de Gosgen, seul l’Aar m’en sépare. Pas à dire, en cas de problème, c’est chic d’implanter une telle centrale en pleine zone urbaine de près de 190’000 habitant•es (chiffre de 2020)!

Je fais de jolies découvertes comme le Fricktal dans le canton d’Argovie.

Ma pause de midi se déroule à Kaisten (AG).

Pause de midi à Kaisten

Je passe ensuite le Rhin vers Laufenburg que nous avions découvert en 2021 lors de notre descente du Rhin à moto jusqu’à Rotterdam.

Dès le Rhin franchi des gouttes de pluie font leur apparition. Elles me font craindre le pire, mais le pire ne se produira finalement pas. Je fais cependant attention, car je suis immédiatement dans la forêt et la route est plutôt dégradée pour commencer.

Le temps et l’état de la route m’incite à ne pas suivre aveuglément le GPS et à me rendre directement à Sankt Blasien (Saint-Blaise). Ici, une visite de la cathédrale de St Blasien est recommandée. J’y fais donc halte. La cathédrale est gigantesque relativement à la taille de la localité (4169 habitant·es en 2022). Le cœur de la cité est entièrement occupé par la cathédrale et les anciens bâtiments de l’évêché. Tout est propre et agrémenté de bacs à fleurs. Le pourtour extérieur à la cathédrale est composé de boutiques. Tout est charmant.

Avant d’être une cathédrale, ce fut d’abord une abbaye bénédictine dont la première mention remonte à 858. L’histoire de la ville est étroitement liée à celle de l’abbaye. Cette dernière connut son apogée avec le prince-abbé Martin Gerbert, qui la dirigea de 1764 à 1793. À partir de 1771, Martin Gerbert fit construire l’impressionnante cathédrale à coupole dans le style baroque, selon les plans des architectes Pierre Michel d’Ixnard et Nicolas de Pigage et du maître d’œuvre Franz Josef Salzmann. En 1806, le monastère fut sécularisé (Source : https://de.wikipedia.org/wiki/St._Blasien).

Depuis la fin du 19 siècle, St. Blasien est devenue également une station thermale pulmonaire réputée. Parmi les célébrités qui y firent des séjours de convalescence, notons l’écrivain Heinrich Mann (1892), le révolutionnaire russe Maxime Gorki (1921), qui vint à St. Blasien sur recommandation de Lénine, qui séjournait à Zurich avant la Première Guerre mondiale ou encore le futur président des Etats-Unis Franklin Delano Roosevelt, qui a séjourné plusieurs fois à St. Blasien, en faisant des randonnées à pied et à vélo, et a passé une partie de sa lune de miel sur place en 1905. L’une des dernières célébrités à avoir séjourné à St. Blasien est le chanteur d’opéra mondialement connu Heinrich Schlusnus et sa femme à la fin de la guerre en 1945. Depuis, la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la splendeur de la ville a progressivement diminué (Source : https://de.wikipedia.org/wiki/St._Blasien). Il n’en reste pas moins que le décor est charmant.

Après une petite promenade, quelques photos du décor extérieur et de l’intérieur de la cathédrale, je remonte sur ma moto pour rejoindre les gorges de Wutach (Wutachschlucht). La Gorge de Wutach — après la source d’Aach (située à Aach entre la Forêt-Noire et le lac de Constance — est la plus grande source d’Allemagne et a beaucoup à offrir en termes de tourisme et de géologie), disent les infos touristiques de la Forêt Noire.

Je suis d’abord la trace du GPS et j’alterne les bonnes et mauvaises surprises. M’envoyant finalement dans un cul de sac, je reprends les choses en mains avec le tracé rapide. La route serpentera déjà suffisamment pour mon bonheur motocycliste.

A pied ensuite, je m’embourbe proprement dans le sentier forestier suivant le cours de la Wuta. C’est fait !

Le dernier objectif du jour avant l’hôtel à Fribourg-en-Brisgau est le Feldberg qui est le sommet le plus élevé de la Forêt Noire (1493m d’altitude) pour rejoindre ensuite Fribourg-en-Brisgau en passant par Todtnau.

Les paysages sont sublimes et la route tournicote à souhaits. Je kiffe.

Le Feldberg offre l’un des panoramas les plus complets d’Allemagne. A l’ouest, au-delà du Rift du Rhin Supérieur, on aperçoit l’ensemble des Vosges du Ballon d’Alsace au Donon et à l’Odilienberg. Derrière elle, vous pouvez parfois voir la forêt du sud du Palatinat ou «Vosges du Nord». Dans le nord est le Hornisgrinde, au nord-est toute la chaîne du Jura souabe, à sa droite les volcans Hegau. On devrait aussi voir le Jura et les Alpes suisses. C’est un peu le Moléson de « chez nous », je me suis dit en lisant les infos touristiques.

Mais pour cela il faudrait rejoindre le sommet du Feldberg avec les remontées mécaniques. Or, il est déjà 17h00. Ce sera pour une prochaine fois.

Il sera 18h15 lorsque j’arrive à l’hôtel. La météo finalement a été meilleure qu’annoncée et la Forêt Noire mériterait plus de temps pour être explorée et visitée. Qu’on se le dise.

Total kilométrique journalier : 355,5 km

Départ 9h20

Arrivée : 18h15

Températures : entre 14 et 22,5 degrés.

Météo : nuageux, nuageux ensoleillé, ensoleillé, légères pluies.

Hawara : repas du soir

C’est une jolie découverte qui m’attend jeudi soir en atterrissant au restaurant Hawara (Hawara-restaurant.de) à Fribourg-en-Brisgau. Il est ouvert du mercredi au samedi.

Une cuisine raffinée et originale pas trop chères en même temps tel ce tartare à 22€.

La crème brûlée (14€) est elle exceptionnelle dans sa présentation et à la dégustation.

J’aurai même droit à un supplément tout simplement divin.

L’accueil a été impeccable. Je ne peux que vous le recommander.

Vendredi 4 août 2023 : retour maison et variations

En ce vendredi, je démarre la moto à 8h40. Il fait 19 degré. La météo est nuageuse avec une légère bruine. Je reprends la direction de Todtnau par le Schauinsland.

Dans la montée, la température redescend. 11 degrés au sommet avec du brouillard malheureusement pour les photos et le magnifique paysage vu hier. Un légère pluie s’invite à la descente en direction de Todtmoos. A Todmoos, je m’arrête pour un Arrêt café/croissants. Il est 10h00.

Je repars à 10h30. La route et le paysage sont superbes. Je rencontre ma première déviation de la journée en raison de travaux. Ces déviations m’apporteront quelques surprises. Des plutôt bonnes et des moins bonnes aussi.

Finalement, je repasse le Rhin à Laufenburg, mais je ne reprends pas en direction du Fricktal. Je force le GPS à me trouver une variante. J’y gagnerais une surprise avec un passage en forêt sur une route non goudronnée entre Zerkingen et Maisprach. Oups. Mais bon, il faut ce qu’il faut.

Vers Sissibach, la pluie se met à tomber de plus en plus fort. Je finis par m’arrêter pour faire le plein et enfiler mon équipement de pluie (pantalon, veste et gants).

A Eptingen, il me faudra finalement prendre l’autoroute en raison d’une fermeture de route. Dommage depuis le temps que je cherchais justement comment l’éviter en revenant de Bâle.

Je me retrouve ensuite en plaine où le ciel se dégage. Je rejoins Soleure, puis Lyss. Il est 13h30 quand je m’y arrête pour une pause d’une heure. Désormais il fait beau. Je peux enlever mon équipement de pluie.

14h38, je remonte sur la moto. Direction Aarberg, puis Morat. Les températures s’élèvent brièvement jusqu’à 24,5 degrés.

A Payerne, un dernier détour en raison de travaux m’attend. Je finis par rejoindre Romont où la pluie reprend. Les températures chutent jusqu’à 13,5 degrés. C’est vraiment pas terrible pour un début août, cela ressemble à une météo du mois de juillet (et encore).

Une dernière pause à Blonay à 16h30 chez Yann pour un café, rédiger le résumé de la journée et lire mon livre.

Finalement, c’est le retour depuis Blonay (3km) qui sera le plus compliqué en raison de l’orage qui s’est ensuite abattu sur la Riviera vaudoise.

Total kilométrique journalier : 287,1 km

Départ : 8h40

Arrivée : 18h00 (16h30 à Blonay)

Températures : minimum 11 degrés, maximum 24,5 degrés. Moyenne autour de 17–19 degrés.

Météo : nuageux, nuageux ensoleillé, légères à fortes pluies, orage.

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Lucerne (11.03.2023)

11 mars 2023 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Lucerne. Un samedi de mars. Saupoudré de neige.


A noter que nous fêterons, cette année en avril, les trente ans de l’incendie qui détruisit entièrement ce pont.

#roadtrip #roadbook #suisse🇨🇭 #lucerne

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S20 – Masson, ma rue, ma quincaillerie

26 décembre 2022 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Voilà un commerce qui a presque disparu dans nos villes : une quincaillerie avec son décorum, son aspect caverne d’Ali Baba.

Et bien, à Montréal, vous en rencontrerez fréquemment. La plupart sont de la chaîne Rona (il y en a aussi une dans ma rue). Mais ici, c’est une bonne vieille quincaillerie de quartier. Le service y est impeccable. Ne boudez pas votre plaisir.

#canada🇨🇦 #québec #montréal #rosemont #RueMasson #chezmoi #quincaillerie #roadbook

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S20 – Masson, ma rue, mon lézard

19 décembre 2022 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Ou ce qui est devenu un de mes stamms* soit le Lézard (@cafelezard).

Je peux y aller pour déjeuner à midi, prendre une tranche de gâteau à la carotte pour les quatre heures, prendre un apéro avec un de leurs excellents vins au verre ou y souper un vendredi soir.

Son statut se situe entre l’ancien Yatus à Vevey (pour son choix de vin et le décor) et le National (pour l’ambiance, le décor et la nourriture).

Tout le personnel est fort sympathique avec une mention spéciale à Rachel (la proprio je pense) et à Olivier (@oli.faubert) qui en plus d’être un serveur-sommelier compétent et bienveillant est également auteur-compositeur de musique indie (son titre Carcasse figure d’ailleurs sur la playlist Indie francophone d’Apple Musique).

En un peu plus de 3 mois, la rue Masson est devenue ma rue.

J’y ai pris mes repères et quelques habitudes. J’ai mes lieux, mes coups de cœur et de vie que je vous partage.

#canada🇨🇦 #québec #montréal #rosemont #RueMasson #chezmoi #lézard #café #apéro #déjeuner #diner #roadbook

  • Stamm : En Suisse, lieu où se retrouve régulièrement un groupe d’amis, les membres d’une société.

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S20 – Masson, ma rue, ma laverie

16 décembre 2022 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

C’est clair qu’en restant plus de 3 mois au Québec, la question du lavage du linge se pose. Et plutôt deux fois qu’une.

À Montréal, il est très facile de trouver une laverie. Voici donc la mienne.

En plus de permettre de laver son linge, la laverie est un lieu de sociabilité pendant que votre linge se fait laver ou est séché. Très sympa.

Je peux aussi aller faire quelques courses dans le voisinage pendant que la machine tourne (31 minutes le lavage) ou aller boire un café. Pas de problème.

Les tarifs :

  • 2$ le lavage en semaine, 2,50 le week-end (si jamais)
  • 1$ pour 10 minutes de séchage (compter deux lavages très chauds pour sécher votre linge)

Paiement par pièces. Changeur de monnaie à disposition.

En un peu plus de 3 mois, la rue Masson est devenue ma rue.

J’y ai pris mes repères et quelques habitudes. J’ai mes lieux, mes coups de cœur et de vie que je vous partage.

#canada🇨🇦 #québec #montréal #rosemont #RueMasson #chezmoi #laverie #linge #roadbook

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S20 – Rue Masson

14 décembre 2022 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Je débute ma dernière semaine entière à Montréal. Le départ se rapproche. Les sentiments se mélangent entre la joie de retrouver les miens et l’envie de prolonger mon immersion dans la vie québécoise et plus particulièrement montréalaise.

Pour une raison que j’ignore, mais je me sens à ma place ici. Depuis mon premier séjour d’ailleurs en 2012.

Cette fois-ci, en un peu plus de 3 mois, la rue Masson est devenue ma rue.

J’y ai pris mes repères et quelques habitudes. J’ai mes lieux, mes coups de cœur et de vie.

Je vais profiter de cette dernière semaine pour vous y emmener.

Accrochez votre ceinture. Moteur !

#canada🇨🇦 #québec #montréal #rosemont #RueMasson #chezmoi # #roadbook

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