Longtemps elle fut attendue, espérée, désirée, la voici maintenant modeste, mais là pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Elle rend nos décors quotidiens majestueux et magiques.


Il y a 26 ans paraissait « Valparaiso », petit ouvrage discret signé du nom d’un photographe alors inconnu, Sergio Larrain. Aujourd’hui, le livre s’échange entre les collectionneurs à des prix faramineux. Les éditions Xavier Barral viennent de publier un remake de l’œuvre originelle, qui n’a pas su convaincre totalement Jean-Christophe Béchet.

Lire : http://www.fisheyemagazine.fr/2017/01/05/dans-la-bibliotheque-de-jean-christophe-bechet-3/

Lever à 6h30, départ entre 7h00-7h15, ma journée débute sur les chapeaux de roue. Il s’agit de prendre la route pour une journée de ski à Grimentz.

Sur le chemin. Une halte déjeuner est organises au restoroute de Martigny. Hormis le fait que les prix sont plus proches du racket que de la boulangerie, le service est agréable.

Nous arrivons aux environs de 9 heures à l’ouverture des pistes. 10.- de parking à là journée, 58.- l’abonnement journalier, skier n’ est vraiment pas donné.

La température est fraîche. Il fera jusqu’à moins 9 degrés. La neige est rare et de piètre qualité. Sans être une journée blanche, le ciel gris rend la visibilité problématique.
Pour une première journée de ski depuis deux ans, j’aurai pu espéré mieux, mais l’ambiance est bonne.

Après la pause de midi, je m’installe pour faire quelques photos. La luminosité est moins bonne que ce matin. Heureusement, je trouve un rocher recouvert d’une mousse rouge du plus bel effet. La rareté de la neige composé un paysage plus proche de la toundra qu’un paysage typique des Alpes.

En attendant le début de mon colloque, je profite de cette journée pour me rendre à 150 km de Waterloo (Ontario) pour découvrir les chutes du Niagara.
Le temps est des plus maussades. Brume et pluie m’accompagnent presque tout le trajet. La circulation est fluide, mais continue et impressionnante quelque soit l’heure sur les routes ontariennes. Difficile de décoder leur manière de conduire, sauf que cela roulet plutôt en dessus des limitations de vitesse…
A l’arrivée, le temps s’est légèrement amélioré. Mais la luminosité comme l’humidité donnent un caractère spécial et un peu mystérieux à ce lieu mythique. Donc quelque soit le temps, n’hésitez pas une seconde. Surtout qu’avec un temps comme auj0urd’hui l’afflux touristique est réduit.
Après une pause vers 13h30, je regagne mon véhicule. Dans l’intervalle, la pluie s’est franchement invitée. La lumière a changer, mais la brume disparaît un bref moment. Histoire de reprendre de nouvelles photos de la chute principale. Il est plus de 15h00 lorsque je remonte trempé, mais heureux, dans ma voiture.
A nouveau la circulation est intense, mais, à part un ralentissement, ça joue. En résumé, une excellente journée de 300 km.

Avec Captain’R, nous profitons de cette journée d’automne pour nous perdre dans la campagne fribourgeoise. C’était loin d’être désagréable, voyez vous-même :

Le canton de Fribourg regorge de parties de communes aux noms peu connus. Lizistorf est une composante de la commune de Bösingen, juste après Laupen en direction de la ville de Fribourg.
Au niveau de la météo, si le soleil est régulièrement présent, le fond de l’air est très frais, presque trop. Qu’en sera-t-il cet hiver ? Brrr..
Sortir de la route principale, suivre une inspiration, quitte ensuite à devoir faire demi-tour ou se retrouver sur des chemins forestiers. Aujourd’hui, il me suffit de peu pour avoir l’impression d’être un aventurier. Pas besoin d’aller en Inde, au milieu du désert ou en forêt amazonienne…, avec une moto l’aventure est toujours à portée de mains. C’est d’abord un état d’esprit.
Il faut aussi profiter de la facilité avec laquelle il est possible de s’arrêter pour observer et apprécier le paysage, la lumière et les saisons. Ce jour, je constate que si l’air est clairement à l’automne, la végétation est encore peu automnale :
Après bientôt deux mois au guidon de Captain’R, j’apprécie son côté basique comparativement à Captain Adventure. Elle est néanmoins fort confortable et ergonomique. Bien des modèles actuels pourraient en prendre de la graine. Désormais apprivoisée, je titille avec plaisir ses 85 chevaux coupleux. D’un poids relativement raisonnable – 218 kg sans les pleins, 238 kg tout plein fait, j’ai sans crainte roulé cet après-midi en forêt sur des routes non goudronnées. Moins haute que les modèles actuelles et avec son centre de gravité bas grâce à son célèbre boxer, elle rassure. Au niveau du look, elle a déjà un côté vintage et intemporel bienvenus qu’il s’agira encore de travailler.

En ce dimanche 16 octobre, le temps est encore suffisamment clément pour envisager une sortie automnale au guidon de Captain’R.
Je ne suis d’ailleurs pas le seul à prendre l’option sortie automnale. Que ce soient des piétons, des cyclises, des automobilistes ou des motards, chacun est dehors. Notamment dans les alpes bernoises où je me rends du côté du Gurnigel.
Depuis Guggisberg, je grimpe jusqu’au Schwarzenbühl, puis j’amorce la descente en direction du Gurnigel. Au début de la descente, je m’arrête. Le paysage est enrobé d’une brume toute automnale. Le paysage fume.

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