Oscar Peterson Trio ’85 – Falling In Live With Love
Tribute to Oscar Peterson
Oscar Peterson Trio ’85 – Falling In Live With Love

Dimanche fut une journée de pluie et de vent à Dublin, mais c’était à l’extérieur. A l’intérieur du Point Depot, Springsteen and the Seeger Sessions Band se sont chargés de réchauffer l’atmosphère pour ce qui fut clairement le meilleur des trois concert au Point. « Vos mamans vont m’en vouloir à mort si vous tombez malades » lança Bruce, « Tous ceux d’entre-vous qui ont survécu aux éléments vont pouvoir se réchauffer avec notre musique ! Tout ceci est pour vous. » Pour vous ? Effectivement For You fut jouée en tour-première.[…]Via Ramrod Tonight. Merci à lui 🙂

La musique maintenant:
Un Jacob’s Ladder tourbillonnant.
This Little Light Of Mine. En guise de feu d’artifice.
Que des classiques! Yeah!
En préparant ce billet, j’ai découvert un blog merveilleux en français consacré aux concert du Boss. Je vous invite instamment à vous y rendre pour y lire ses chroniques et consulter les superbes photos. 35 billets sont consacrés au Seeger Europe Tour 2006. C’est déjà Noël avec Ramrod Tonight – Bruce Springsteen.

Une fois par semaine, Lyonel Kaufmann blogue… publiera un billet « original » non publié sur un autre de mes blogs. Ce sera le billet du samedi ou du dimanche. Aujourd’hui, je débute avec une vidéo de Genesis et d’un morceau issu de son album Trick of the Trail. La raison en est simple : c’est avec cet album que j’ai découvert le groupe. Au bon vieux temps du vinyl et des cassettes enregistrées.
En bonus, la même chanson en 2007 à Paris durant leur dernière tournée:
A noter que pendant que vous écouterez et lirez ce billet, je serai à Chiasso pour les championnats de Suisse de gym avec les Jeunes Patriotes de Vevey.
Grand moment d’émotion mercredi soir lorsque France Gall visionne ce duo émouvant composé de Daniel Balavoine et Michel Berger interprétant La Minute de silence. Les larmes montent aux yeux de France Gall et le spectateur comprend à quel point les choses se sont arrêtées pour France Gall le jour de la mort de son mari.
Deux ans après l’accident d’avion qui coûta la vie à Daniel Balavoine, Michel Berger composera Evidemment en hommage à son ami et à sa compagne (1988). Là, aussi, l’émotion est de la partie en entendant France Gall interpréter la chanson. André Manoukian raconte l’histoire de cette chanson :
En août 1992, Michel Berger quitte la scène à son tour et, en mars 1993, France Gall reprendra la chanson Evidemment lors de l’émission Taratata [TARATATA N°13 (Tour. 30/03/93 – Dif. 10/04/93)] :
En 2007, France Gall pour les 15 ans de la mort de Michel Berger organise une émission a sa mémoire. C’était l’occasion de faire revivre ses chansons et textes à travers l’interprétation d’autres artistes.Tete reprend Evidemment, France Gall à la balançoire:


Alors que la nuit s’étend s’échappe de ma platine une mélopée triste, mais belle. Julia Fordham, accompagnée d’un seul piano, sussure rien que pour moi comme si j’étais seul dans cette salle de concert :
More That I Can Bear (par Julia Fordham)
The news just filtered through
There’s a new girl hanging out with you
I’d kill the messenger
But she’s my friend and I love her
And I know she tells me this for my own good
‘Cause she knows I’ve not moved on
Like a wise girl should
Now she’s lying in my place
With the right to kiss my favourite face
Now she’s curled up in my chair
Your fingers in her hair
It’s more than I can bear
I do the best I can
To go along with god’s good plan
He thinks it’s obvious
There’s no hope for the two of us
So I know he’s doing this for my own good
‘Cause she knows I’ve not moved on
Like a wise girl should
Now she’s lying in my place
With the right to kiss my favourite face
Now she’s curled up in my chair
Your fingers in her hair
It’s more than I can bear
Some may say life is for living
But this takes some forgiving
And I will try to
Now she’s lying in my place
With the right to kiss my favourite face
Now she’s curled up in my chair
Your fingers in her hair
It’s more than I can bear
It’s more than I can bear

Personnellement, moi, je suis prêt à la consoler !
Et à l’écouter jusqu’au bout de la nuit
Julia Fordham est née le 10 août 1962 (la même année que moi, tiens!) à Portsmouth en Angleterre. Chanteuse-interprète, elle vit maintenant en Californie. Sa carrière débute aux débuts des années 1980; elle est vocaliste pour Mari Wilson & the Wilsations et Kim Wilde (allez un clin d’oeil aux nuits de Laurent Voulzy).
En 1988 paraît son premier album solo. En 1989, l’album Porcelain sort chez Virgin (USA) et connaît le succès. Dans les années 1990, ses albums connaissent un succès d’estime.
Au début des années 2000, son duo avec India.Arie « Wake Up With You » est remixé et grimpe dans les charts américains. That’s Life, son septième album suit en 2004, puis un album live en 2005 That’s Live.
Sans contrat avec une maison de disque actuellement, ses derniers morceaux sont disponibles au téléchargement notamment depuis son site ou sur iTunes Store. Son orientation musicale l’amène maintenant au jazz.
Son site : http://www.juliafordham.com/home.php
Technorati Tags JuliaFordham,Musique

Début de la journée. L’autoroute détale et le paysage s’étale.
La musique s’égrène pétrie de morceaux désormais anciens.
Une bribe de nostalgie au volant, Jackson Browne seul au piano.
Juste ce piano et sa voix profonde, prenante.
Un coup d’oeil au titre : Birds Of St. Marks
L’esprit s’évade : oiseaux, St Marc.
Me voilà parti pour Venise. Des images plein la tête.

Piazetta Venice St-Marc
Téléchargé par LonnyZ le 11 Jan ’07.
Pourtant ce soir en cherchant, je m’aperçois que Jackson Browne fait référence à un autre lieu. Tout aussi magique d’ailleurs : une réserve naturelle en Floride.
© E.J. Pawley Photo prise le : 27 février 2009.
Au final, la mélancolie et la nostalgie restent le dénominateur de ces paysages et de cette chanson aux paroles fort tristes :
Birds Of St. Marks
Jackson Browne
Oh how sadly sound the songs the queen must sing of dying
A prisoner upon her throne of melancholy sighing
If she could see her mirror now
She would be free of those who bow and
Scrape the ground before her feet
Silently she walks among her dying midnight roses
Watches as each moment goes that never really know us
And so it seems she doesn’t care
If she has dreams of no one there
Within the shadows of her room
But all my frozen words agree, and say it’s time to
Call back, all the birds I sent to
Fly behind her castle walls, and I’m
Weary of the nights I’ve seen
Inside these empty halls
Wooden lady turn and turn among my weary secrets
And wave within the hours past and other empty pockets
Maybe we’ve found what we have lost
When we’ve unwound so many crossed entangling
Misunderstandings; but
All my frozen words agree and say it’s time to
Call back all the birds I sent to
Fly behind her castle walls, and I’m
Weary of the nights I’ve seen
Inside these empty walls
(c) 1970 OPEN WINDOW MUSIC, COMPANION MUSIC AND ATLANTIC MUSIC CORP.

Le héros sauvera le monde avec sa moto ou ne sera pas :
Im gonna hit the highway like a battering ram
On a silver black phantom bike
When the metal is hot and the engine is hungry
And were all about to see the light
Avez-vous déjà entendu un solo de guitare résonnant comme une moto qui démarre et rugit?
Non ? Ben alors là, il vous faut écouter ce morceau. Hallucinant je vous jure. Et pendant que la guitare/moto rugit, Meat Loaf* accompagne le moteur :
I can see myself
Tearing up the road
Faster than any other boy has ever gone
And my skin is rough but my soul is ripe
And no ones gonna stop me now
I gotta make my escape
But I cant stop thinking of you
And I never see the sudden curve until its way too late
I never see the sudden curve until its way too late
Vous en connaissez-vous beaucoup des héros-motards sauvant le monde?
Et trois fois en 30 ans? En 1977, en 1993 et en 2006? Maintenant oui…
Voici la version 2006 de la chose :
* Vous en connaissez beaucoup qui seraient prêt à prendre comme nom de scène « Tas de viande »?

Un côté musical minimal et une nappe de nostalgie nous emmènent. Et voilà, c’est parti avec le Grand Corps Malade. Difficile de me rappeler exactement comment j’ai fait sa découverte. Tout ce que je sais c’est que j’ai acheté son disque sans en avoir écouté le moindre morceau. Bizarre ? Je sais. Dès fois, les choses se présentent de cette manière-là. J’étais suffisamment intrigué par le nom, la pochette, les échos diffus d’un bouche à oreille pour me lancer. Une fois sur la platine, légère surprise, c’est du slam, arrangé musicalement. Pour le slam, laissons Grand Corps Malade le présenter:
Le principe est clair : lâcher des textes là où et quand tu t’y attends pasClaquer des mots un peu partout et que ça pète comme un attentat. Dans des salles ou en plein air, laisser des traces, faire des ravages. Va demander au 129H ce qu’on appelle le slam sauvage. On pose des textes énervés, ou de geon-pi sentimental. On aborde un peu tous les thèmes avec ou sans instrumental. Mentalement près à proposer partout un intermède vocal. Une interruption sonore, un homicide amical (Attentat verbal).
Parfois seulement a capella, d’autrefois avec un accompagnement musical minimaliste (un piano, une flûte, …), deux duos. Trois grands petits riens. Départ.Pourtant ces petits riens forment un univers et je finis par me prendre au jeu de mots et d’atmosphère. Un phrasé, un style et un texte se dégagent suffisamment pour accrocher. Au presque trois fois rien, du rythme, de la pêche et surtout une grande sincérité s’ajoutent. Des trouvailles verbales. Une emphase.
Le jour se lève sur notre grisaille, sur les trottoirs de nos ruelles et sur nos tours. Le jour se lève sur notre envie de vous faire comprendre à tous que c’est à notre tour. D’assumer nos rêves, d’en récolter la sève pour les graver dans chaque mur de pierre. Le jour se lève et même si ça brûles les yeux, on ouvrira grand nos paupières. Il a fait nuit trop longtemps et avancer sans lumière nous a souvent fait tâtonner. Personne à pardonner, si on est là aujourd’hui c’est juste qu’on a pas abandonné. On a cherché la lueur de l’aube en sachant qu’elle avait la couleur de l’espoir. On s’est armé de nos stylos pour écrire nous-mêmes la suite de toute cette histoire. Le jour se lève, sort de sa grève, c’est grave à quel point la nuit a été agitée (Le jour se lève).
Au final, ce côté musical minimaliste dégage une force tranquille. Très agréable au milieu de la nuit. Apaisant parfois, mais pêchu aussi. Je sais pas pourquoi, mais je pense aux Paroles de Jacques Prévert. Pour la poésie dans la ville probablement. A suivre… vraiment.
Le site : Grand Corps Malade

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