On les appelait les Einsatzgruppen. Souvent dirigés par des intellectuels, ils assassinèrent plus de 1,5 million de juifs entre 1941 et 1942. Michaël Prazan et Christian Ingrao ont étudié ces commandos dont Jonathan Littell a tiré, en 2006, son roman fleuve
Sempach | Roadbook
Chapelle commémorative de la bataille de Sempach (1386).
Clin d’oeil à ma thèse! [Lire plus…] à proposSempach | Roadbook
Brunnen | Roadbook
Steingletscher | Roadbook
Steingletscher | Roadbook
Lac de Thoune | Roadbook
Lac de Thoune
Un travail qui empêche le plagiat | Faculty Focus
Une étude qualitative sur le plagiat a indiqué que même si les élèves savent que le plagiat est mauvais, la plupart sont assez confus au sujet de ce qui constitue réellement un plagiat. La multiplication de ressources en ligne a exacerbé le problème. Un travail mené par McGowan et Lightbody avec des étudiants a permis à la fois de conscientiser les étudiants et d’obtenir ensuite des résultats convaincants.
Des études montrent également que les étudiants ne pensent pas que les principes d’appropriation s’appliquent aux ressources en ligne de la même façon que pour des documents imprimés. Enfin, de nombreux professeurs maîtrisent encore du mal les règles du référencement qui s’appliquent à des ressources Web.
McGowan et Lightbody ont proposé à leurs étudiants un travail spécifique pour travailler concrètement et de manière non stigmatisante avec eux la question du plagiat en mixant des ressources en lignes ou issues de la bibliothèque, y compris une revue académique, une publication professionnelle et un journal. Les étudiants avaient à travailler sur un essai comportant 10 exemples de plagiat. Certains passages étaient copiés mot pour mot, d’autres utilisaient la paraphrase pour des phrases ou des paragraphes et d’autres reprenaient les idées des auteurs ou les données de leurs recherches sans le mentionner.
Pour identifier ses emprunts, les étudiants ont eu à consulter les sources originales et les utiliser pour identifier le contenu plagié dans l’essai. Puis ils ont présenté l’essai avec les cas de plagiat corrigés. Ils ont également dû préparer une synthèse correctement référencées en 250 mots de l’essai rectifié.
Avant ce travail, 32% des étudiants ayant réalisé cette tâche la première année et 42% la deuxième année avaient, préalablement à ce travail, un bonne connaissance initiale du plagiat et de ses manifestations. Lors de la correction de l’essai, les étudiants étaient à 70% au moins en mesure d’identifier et d’apporter les corrections nécessaires pour éviter le plagiat. Après le travail, ce pourcentage est passé à 85% pour les deux volées d’étudiants.
Plus révélateur encore, aucun nouveau cas de plagiat ont été détectés avec ces deux volées, et l’instructeur d’un cours suivi ultérieurement par ces étudiants a noté une baisse importante du nombre de cas de plagiat.
L’étude : McGowan, S., and Lightbody, M. (2008). Enhancing students’ understanding of plagiarism within a discipline context. In Accounting Education, 17 (3), 273-290.
L’article sur cette étude: An Assignment that Prevents Plagiarism | Faculty Focus.
Revue de presse : FAQs for a Skeptic on Technology | Larry Cuban
Dans son dernier billet, Larry Cuban répond aux principales questions qu’on lui pose sur ses raisons d’être un sceptique relativement à l’emploi des technologies dans l’enseignement.
Cet article est aussi un bon moyen pour prendre connaissance de ses principaux travaux en la matière depuis les années 1980. D’autant que l’article est très synthétique et clair tout en présentant ceux-ci du point d e vue de l’auteur lui-même.
Cependant, il revient plus particulièrement sur les raisons de ses réserves à l’égard des technologies à l’école, des discours les promouvant et sur leurs capacités à changer les pratiques et l’institution scolaire.
Il profite donc de ce billet pour répondre aux questions qui lui sont régulièrement posée concernant ce scepticisme technologique. A l’une de ces questions, il en profite d’ailleurs de préciser qu’il est un utilisateur régulier de celles-ci — il possède aujourd’hui un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, un iPad et un iPhone — tant pour son usage propre que dans son enseignement depuis les années 1950… à l’exception de PowerPoint.
Le passage suivant résume le mieux, à mon avis, ses réserves à l’égard des technologies éducatives :
«the enormous amount of money spent on new technologies without much evidence of their efficacy on teaching and learning means that other options such as investing in more teachers and their professional development are lost. That is inefficient and ineffective policymaking.»
Rappelons, en outre, que Larry Cuban est un enseignant progressiste. Il n’est pas un conservateur en manière éducative, bien au contraire. En 1984, il a publié un livre important intitulé «How Teachers Taught: Constancy and Change in American Classrooms, 1890-1980.» Et comme il le dit lui-même :
«In that book, I tracked the repeated (and failed) efforts of progressive reformers over a century to change classroom practice in urban, suburban, and rural classrooms from teacher-centered to student-centered lessons. […]. The idea that reforming teaching was linked to the introduction of new technologies intrigued me. »
De How Teacher Thaught (1984) à Oversold and Underused: Computers in Classrooms (2001), le grand mérite des travaux de Cuban est d’avoir systématiquement observé non pas les discours sur les pratiques, mais les réalités de celle-ci dans les classes avec ou sans ordinateurs. Ces travaux nous interrogent tant sur la manière de faire évoluer les pratiques des enseignants que sur celle d’intégrer véritablement et durablement les technologies à l’école au-delà de l’effet «Canada dry». ((Ca a la couleur de la technologie, le goût de la technologie utilisée à l’école, mais cela n’en est pas au-delà du colifichet.))
A lire donc : FAQs for a Skeptic on Technology | Larry Cuban
Grippe espagnole : La faute aux bolcheviks!
Dans le cadre de son jubilé du 250e anniversaire, le journal lausannois 24 Heures offre en 2012 tous les jours une page d’histoire de la vie des Vaudois. Dans son édition du jour, nous en sommes à 1919 et à la grippe espagnole.
On y apprend que, comme les autres nations, la Suisse a été frappée par deux vagues entre juillet 1918 et juin 1919. Deux millions de personnes furent infectées, provoquant 24 449 décès (contre moins de 1000 pour les épidémies saisonnières «normales»). Soit 0,62% de la population suisse de 1918, ce qui est considéré comme la pire catastrophe démographique du siècle.
Mais surtout que les journaux de l’époque jetèrent la pierre aux «bolcheviks» et les désignèrent comme les principaux responsables de l’épidémie :
En Suisse, l’épidémie de grippe éclate alors que le pays est en proie à une extrême tension sociale, qui culmine avec la grève générale de novembre 1918. Pour maintenir l’ordre, le Conseil fédéral mobilise la troupe. Le virus trouve un terrain idéal dans des cantonnements aux conditions sanitaires déplorables.
Les journaux s’en prennent aux syndicats, accusés d’être responsables de l’appel sous les drapeaux de soldats qui tombent comme des mouches.
«MM. les bolcheviks, qui ne reculeront devant aucun moyen, savaient pertinemment qu’une mobilisation rapide de l’armée servirait leur cause», lit-on dans la Gazette de Lausanne du 27 novembre 1918. Le Conseil fédéral, lui, estime alors que «le soldat mort de la grippe doit être assimilé au soldat succombant sous le feu de l’ennemi».
L’anticommunisme (et au-delà) en Suisse allait avoir de beaux jours devant lui. En effet, présentée comme une tentative révolutionnaire, la grève générale servit pendant plusieurs décennies à dénigrer la gauche. C’est seulement après le jubilé de 1968 que le public prit connaissance des études historiques qui, entamées dès les années 1950, disculpaient largement ses dirigeants.
Cependant, la grève générale eut des conséquences très diverses, allant des mesures de répression à l’adoption de réformes. Pour une partie de la classe ouvrière, les conditions de travail se détériorèrent. En même temps, les salariés obtiennent une réduction massive du temps de travail en 1919 déjà (semaine de 48 heures). La justice militaire mit en accusation plus de 3500 personnes dont 147 furent condamnées.
On considère également qu’elle joua un rôle dans l’élaboration de la «Paix du travail» ou la création de l’AVS.
L’expérience de la grève générale compta pour beaucoup dans la mise en place, dès le début de la Deuxième Guerre mondiale, d’une collaboration des associations ouvrières à l’organisation de l’économie de guerre et dans la priorité accordée aux questions de distribution des ressources. Elle fut aussi à la base des conventions collectives conclues déjà avant la fin de la guerre et du tournant pris à la même époque dans la politique sociale avec la création de l’AVS.
Article du Dictionnaire Historique Suisse (DHS) sur la grève générale
Sur la grève générale de 1918 : http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F16533.php
Sur l’anticommunisme en Suisse : http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F27836.php
Sur la Paix du travail : http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F16535.php














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