Alexandre Hervaud pour Ecrans de Libération fait la présentation de Spartacus Blood and Sand, la nouvelle série de la chaîne Starz aux Etats-Unis. Une série bien loin du Spartacus réalisé par Kubrick en 1960 et basé sur le livre de Koestler:
«Si le postulat initial rappelle beaucoup le Gladiator de Riddley Scott, dont la réplique « dans cette vie ou la prochaine, j’aurai ma vengeance » ressort presque telle quelle dans le show, c’est surtout la série Rome qui s’impose comme maître étalon, orgie téléviso-romaine oblige.»
Cette série n’est pas encore diffusée en France et est bien éloignée de ce qu’il est possible de montrer à des élèves du CYT!
Les droits de l’Homme en discours | Argumentation et Analyse du Discours
Le quatrième numéro de la revue Argumentation et Analyse du Discours Les droits de l’homme en discours a été mis en ligne. Dirigé par Emmanuelle Danblon et Emmanuel de Jonge, ce volume interroge la forme politique “Déclaration” du point de vue argumentatif :
«La pensée des droits de l’homme a fait l’objet de plusieurs déclarations : la Déclaration d’Indépendance américaine (1776), la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789) et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (8 décembre 1948), qui est au centre de ce numéro. Dans quelle mesure peuvent-elles être analysées d’un point de vue rhétorique ? Par ailleurs, comment les débats de société font-ils référence à l’esprit ou à la lettre de ces textes ?»
Numéro précieux donc s’il en est.
Lire et produire des bandes dessinées à l’Ecole | Fabula
30 années se sont écoulées depuis le premier colloque international consacré aux liens entre bande dessinée et enseignement. Celui-ci s’était tenu en 1979 à La Roque d’Anthéron et avait donné lieu aux Actes Histoire et bande dessinée publiés la même année. De fait c’est principalement dans le champ disciplinaire de l’histoire que la réflexion pédagogique s’est poursuivie, à travers l’ouvrage collectif dirigé par Pascal Ory, Histoire par la bande, bande dessinée, histoire et pédagogie publié chez Syros en 1993. Les liens entre bande dessinée, pédagogie et littérature n’ont quant à eux jamais fait l’objet d’un colloque spécifique. Les deux dernières décennies ont pourtant vu un renouvellement complet des problématiques littéraires liées à l’usage scolaire du médium. Point de la situation et programme du colloque organisé du 18 au 20 mai à l’Université Stendhal de Grenoble 3.
Le piège du numérique | Café pédagogique
«L’urgent n’est pas de former les enseignants aux nouvelles technologies, il est d’abord de les former à la pédagogie.» Pour Pierre Frackowiak le numérique ne résoudra la crise de l’Ecole que s’il est au service du pédagogique. En conclusion, il reprend la formule de François Jarraud « L’école sera pédagogique et numérique ou elle s’épuisera » et la complète en disant que
«Comme elle est déjà épuisée, on pourrait rêver que le numérique réveille le pédagogique. Sinon on continuera comme avant, à compléter ou à enjoliver le traditionnel, avec l’illusion de la modernité.»
Je compléterais en disant que cet enjolivement a été jusqu’à présent la norme de l’intégration des tice à l’école et que donc le résultat final n’est encore ni gagné, ni connu…
L’histoire au prisme de l’image (mardi 27 avril 2010)
Dans le cadre des deux modules destinés aux étudiant-e-s en histoire (Secondaire I et II) de la HEP Lausanne, nous organisons une demi-journée avec des intervenants extérieurs en relation avec la questions de l’utilisation des images en histoire dans une perspective académique et sous l’angle de la recherche. Chacune des interventions de 45 minutes à 1 heure sera suivie d’un échange avec les étudiant-e-s.
Cette demi-journée aura lieu dans les locaux de la HEP Lausanne, Av. de Cour 33, salle C33-720 de 8h15 à 11h45
8h15 : Accueil
8h20-9h45 : La place de l’archive dans le cinéma de fiction : étude de films sur le génocide juif par Rémy Besson de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) Paris
Rémy Besson intervient notamment dans le cadre du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic ) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris. Dans le cadre de cette matinée, sa conférence se rapporte à la question des enjeux de la narrativité dans le cinéma dit documentaire. Référence: le blog de l’atelier du Lhivic (http://culturevisuelle.org/cinemadoc/)
9h45-10h15 : Pause
10h15-11h45 : Photographie et histoire: Réalité et interprétations, les conflits de vérité par Daniel Girardin, Conservateur au Musée de l’Elysée à Lausanne
Daniel Girardin est Conservateur au Musée de l’Elysée à Lausanne. Il est le concepteur notamment de l’exposition et du livre Controverses, une histoire juridique et éthique de la photographie. Sa conférence se centrera sur l’utilisation de la photographie comme source historique.
Facebook : oui ou non dans la relation prof-élèves?
Le hasard de mes lectures et de ma veille a fait se rencontrer deux articles présentant les relations profs-élèves avec Facebook. Deux extraits. Deux choix différents concernant l’un des élèves, l’autre des étudiants. Une réflexion à mener pour tout en chacun.
Pourquoi je suis « ami » avec mes étudiants – affordance.info
Parce que les/mes étudiants sont TOUS (ou presque) et TOUT LE TEMPS (ou presque) sur Facebook (y compris, hélas, pendant les cours). Parce que c’est sur Facebook qu’ils viennent me poser les questions qu’ils ne me posent plus en commentaires de mon « blog du cours ». Parce que c’est sur Facebook qu’ils sont aussi de plus en plus « disponibles », « ouverts » et « réceptifs », parfois bien davantage que dans l’espace-temps d’un cours, d’un cours dont la capacité de médiation est largement dépendante de la forme de l’acteur qui l’anime. Bref, que ça marche donc.
Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur – La p@sserelle -Histoire Géographie-.
Du coup, je me laisse la liberté d’ouvrir une brèche concernant les anciens élèves. Pourquoi se priver d’un contact sympathique et enrichissant si le courant passait avec un(e) élève ? Ils trouveront sur mon Facebook ce qui fait ma pratique professionnelle et un espace d’échanges. Derrière, il y a ma conviction que la mission d’un enseignant ne s’arrête pas aux quatre murs d’une salle de classe. Si la parole du professeur trouve un écho auprès des élèves, pourquoi s’arrêter une fois que celui-ci a cessé de l’être ? Au pied du mur de Facebook, je laisse donc une ouverture. Par contre, ceux qui m’ont en cours trouveront toujours portes closes : pas de confusion des genres.
Pour prolonger la réflexion, je vous invite également à lire Enseigner face à Facebook par André Gunthert. Voir aussi mes articles précédents répertoriés avec le tag Facebook.
Image empruntée à l’article d’André Gunthert Enseigner face à Facebook. Sous licence CC BY-NC-ND 2.0 (http://www.flickr.com/photos/gunthert)
La Suisse face à la guerre d’Algérie | Domaine Public
Domaine public publie un compte-rendu par Pierre Jeanneret de la défense de thèse présentée à Fribourg par Damien Carron, ancien collaborateur des Documents diplomatiques suisses et actuellement Délégué à la recherche à la Fondation Formation universitaire à Distance Suisse. Le titre de la thèse est La Suisse officielle face à la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962). Implication, perception, retombées.
Cette thèse se concentre donc sur la Suisse officielle et se base sur les fonds des Archives fédérales à Berne. Si la présence suisse en Algérie s’appuie depuis la conquête sur une forte colonie suisse (2’000 ressortissants suisses et leurs intérêts économiques à protéger), le Conseil fédéral sous l’influence de Max Petitpierre acquit
«la conviction que la question algérienne ne pourrait se résoudre que par la négociation, et non par les armes. Cette conviction l’amena à offrir les bons services de la Confédération, comme intermédiaire en vue de l’ouverture de pourparlers»
Pour leur part, les dirigeants algériens en Suisse du FLN furent rapidement convaincus que le vrai pouvoir étaient entre les mains du Vorort (L’Association faîtière de la grande industrie d’exportation et des banques) et des industriels. Le gouvernement suivant ensuite dans le sens des intérêts de ceux-ci. Le transfert des taxes révolutionnaires du FLN —prélevées sur les 400’000 travailleurs/résidents algériens en France— dans les coffres des banques suisses suffisent alors à convaincre le Conseil fédéral de sa neutralité.
Plusieurs pages sont consacrées également au rapport entretenu par la Suisse officielle avec la Neue Zürcher Zeitung ainsi que le positionnement des différents journaux par rapport à cette guerre de décolonisation.
Au final, pour Pierre Jeanneret, ce travail
fera date dans l’historiographie déjà abondante relative à une guerre coloniale qui n’a cessé d’aviver les passions des témoins et acteurs, et parfois celles des historiens eux-mêmes.
Cette thèse fera date également du côté de la politique menée par la Suisse officielle dans le cadre de la décolonisation, et plus particulièrement dans celle de l’Afrique, après 1945.
Le texte intégral du compte-rendu: Domaine Public : La Suisse face à la guerre d’Algérie.
L’ennemi intime, un film sur la guerre en Algérie | La p@sserelle
Le blog La p@sserelle nous propose une intéressante séquence exploitant en classe de la bande-annonce du film « L’ennemi intime ». Pour la réaliser, le blog s’est notamment appuyé sur le dossier pédagogique en ligne sur le site “Zéro de conduite”.
“L’ennemi intime“ est une fiction réalisée en 2007 par Florent Siri dont l’action se déroule en 1959 en Kabylie (Algérie française) et relate une des opérations les plus violentes de l’armée française contre le FLN (Front de Libération Nationale).
Les questions proposées permettent de travailler notamment sur les images de la bande-annonce et les concepts de « guerre » ou de « maintien de l’ordre. »
La séquence proposée par La p@sserelle: L’ennemi intime, un film sur la guerre en Algérie – La p@sserelle -Histoire Géographie-.
L’autre guerre de Louis Pergaud | La république des livres
En lisant aujourd’hui cet extrait de la correspondance de guerre de Louis Pergeaud (l’auteur de la Guerre des boutons), sous-lieutenant lors de la Première Guerre mondiale, je ne peux que faire le rapprochement avec les Sentiers de la Gloire de Stanley Kubrik (1957) et au colonel Dax interprété par Kirk Douglas.
“Aujourd’hui 111 morts, 150 blessés et autant de disparus. Et pourquoi ? Pour que le con sinistre qui a nom Boucher de Morlaincourt ait sa troisième étoile. La prise de Marchéville ne signifie rien, rien. Il est idiot de songer à prendre un village et des tranchées aussi puissamment retranchées avec des effectifs aussi réduits, chaque poilu fût-il brave comme trois lions. Le soir, la première compagnie seule doit recommencer l’opération. C’est ridicule et odieux”. Louis Pergaud (19 mars 1915)
http://www.dailymotion.com/swf/video/x2ymat
Les sentiers de la gloire La Bande annonce (anglais)
Pour rappel, l’action du film de Kubrik se situe en 1916 que la guerre s’enlise. Le général Broulard incite, en lui faisant miroiter une promotion, le général Mireau à donner l’assaut à la Cote 110 une très solide position allemande, et ce sans renforts ni préparatifs. Repoussé par le feu ennemi, le 701e régiment, commandé par le colonel Dax, doit se replier avec de lourdes pertes. Devant cet échec personnel, le général Mireau décide alors de traduire en conseil de guerre le régiment pour «lâcheté». Malgré l’opposition de Dax, 3 hommes (un tiré au sort et deux désignés par leur officier) seront jugés, condamnés à mort et exécutés.
Louis Pergaud (1882-1915)
Pour sa part, Louis Pergeaud a rédigé cette lettre le 19 mars 1915. Un mois après, sa compagnie fut décimée. Piégé par les barbelés, porté disparu, il fut emmené par l’ennemi à l’hopital de Fresnes-en-Woëvre. Lequel fut peu après détruit par un tir de barrage de l’armée française. Son corps n’a jamais été retrouvé. Le 4 août 1921 Louis Pergaud est déclaré « Mort pour la France ».
Liens:
- L’autre guerre de Louis Pergaud – La république des livres – Blog LeMonde.fr.
- Le dossier de Télédoc du CNDP relatif aux Sentiers de la Gloire.








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