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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Le Tour des Saint Bernard (20 juin 2008)

17 juillet 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Retour à fin juin, le 20 plus précisément. En ces jours-là, le soleil et le beau temps sont enfin de retour. Mes obligations professionnelles de fin de semaine semblent renvoyer au calendes grecques les perspectives de tour avec Highlander. Mauvaise humeur assurée… L’occasion est trop belle et je m’octroie un jour de congé.
Il reste à faire le choix de la destination. C’est pas les Alpes qui manquent !!!!
Progressivement, le choix se fait. J’innove partiellement et trois cols que je n’ai jamais entrepris à moto sont au programme: les cols du Grand-Saint-Bernard, du Petit-Saint-Bernard et le Cormet de Roselande. Trois pays alpins: Suisse, Italie, France. 490 kilomètres, 7 cols et 12 heures de voyage plus tard, je franchirai la ligne d’arrivée.
Je prépare le matériel photographique de l’expédition. Venant d’acheter d’occasion une focale fixe de 35mm pour mes Pentax, je décide de lui faire subir l’épreuve du feu. Un de ses avantages réside dans son encombrement minimum.
Après cette longue introduction, je suppose que vous êtes impatients de partir à l’aventure. Moi aussi. Le compte-rendu de cette journée se fera en deux parties: avant et après la pause de midi.

7h50 Montreux
Je laisse sur notre droite le Château de Chillon, dépasse Villeneuve et je m’engage sur l’autoroute en direction de Martigny.
A la sortie de Martigny, le giratoire me propose à droite de rejoindre le col des Montets et le Mont-Blanc, mais je poursuis tout droit et je m’engage sur la route du Grand-Saint-Bernard. C’est une route à fort transit en direction de la vallée d’Aoste et du nord de l’Italie en raison du tunnel du même nom qui permet d’éviter le passage du col (altitude du col 2473m) et de traverser à toute saison. La route est donc large et c’est plus une voie rapide qu’un col sur l’essentiel du parcours.
Après Bourg-Saint-Pierre, une galerie d’accès au tunnel et au col nous attend. Enfin, la séparation tant attendue arrive entre le tunnel et la route du col. Il me reste alors environ 6km de montée avant d’arriver au sommet. A cette heure de la journée, les températures sont encore fraîches. Vivement que le soleil s’installe!

9h00 Arrivée au sommet du Grand-Saint-Bernard
Il est donc 9h00 lorsque j’arrive au sommet du Grand-Saint-Bernard. Presque personne encore à cette heure du jour. C’est l’heure où les café et les échoppes ouvrent. Ca tombe bien, je vais pouvoir me sustenter. Et faire mes premières photos de la journée.

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9h36 Descente sur Aoste et l’Italie
Il est temps de remonter sur Highlander et d’entreprendre la descente. Ces quarante minutes ont permis à la température ambiante de trouver quelques couleurs supplémentaires. Au niveau du lac, c’est la frontière et je passe donc en Italie.
Une relative mauvaise surprise m’attend très rapidement. La route est largement défoncée et en travaux. Le goudron alterne avec les cailloux, les gravillon et la terre. C’est proche de Paris-Dakar! J’enclenche donc le mode super lopette. Heureusement, le paysage est magnifique:

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10h30 Arrivée à Aoste et liaison vers le Petit-Saint-Bernard
Dans la plaine, ça chauffe déjà! J’aime bien Aoste, mais cette fois-ci, je n’ai pas le temps de m’attarder et je prends la direction de Courmayeur, Mont-Blanc, Petit-Saint-Bernard. La route déroule tranquille. J’évite de prendre l’autoroute qui mène au tunnel.
A 11h00, je m’arrête juste avant la séparation entre la route menant à Courmayeur et au tunnel du Mont-Blanc et la route du Petit-Saint-Bernard. Le temps de boire un café et de prendre une photo du Mont-Blanc vu depuis le côté italien.

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Dans les premiers lacets du Petit-Saint-Bernard, je peux encore apercevoir le Mont-Blanc. Puis après quelques virages en épingle, je me retrouve seul dans le col du Petit-Saint-Bernard. Le paysage est splendide. Désormais il fait chaud et je laisse tomber le pull. La route est belle et les virolos sont comme je les aime. Highlander enroule, mais quelques cailloux sur la route me rappellent que l’ouverture des cols est récente et m’incitent à la prudence
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12h00 Arrivée au sommet du Petit-Saint-Bernard
Les cyclistes et les motos pullulent au sommet du Saint-Bernard. Chacun à tour de rôle se fait prendre en photo devant le panneau du col.
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D’un côté, l’Italie:
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De l’autre la France:
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Il est temps de descendre sur Bourg-Saint-Maurice. Ville étape. Ville déjeuner pour votre serviteur.
La route est aussi belle que du côté italien. Je rencontre plus de cyclistes, vers lesquels va toute mon admiration, que de motards.

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13h00 Bourg-Saint-Maurice
A l’entrée de Bourg-Saint-Maurice, la route des Grandes Alpes invite à partir sur la gauche et le col de l’Iseran et de Val-d’Isère me font de l’oeil. Ce sera pour une prochaine fois, promis, mais j’aurai besoin de 2 jours pour une telle virée avant de rentrer à la maison.
Je bifurquerai plus loin, flèche à droite pour prendre le Cormet de Roselande, mais avant il est l’heure de la pause repas. Il sera excellent.

Lors de cette première partie de journée, 210 km ont été parcourus soit près de la moitié du périple.
A suivre…

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Voyage au Tessin (mai 2008)

28 juin 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Reportage autour d’un séjour au Tessin à moto du 14 au 16 mai 2008.

Introduction
Du 14 au 16 mai 2008, je devais me rendre à un cours de formation continue à Bellinzone au Tessin. C’est-à-dire dans la partie suisse italienne de mon pays. Pourquoi pas dès lors joindre l’utile à l’agréable et faire le déplacement à moto? Surtout qu’il y a des cols alpins que je n’avais pas encore eu l’occasion de faire à moto. Banco!
Un peu d’angoisse, car le mois de mai était tout sauf au beau. J’ai scruté l’ouverture des cols et la météo jusqu’au début de la semaine du cours. Celui-ci démarrait le mercredi. Pas moyen non plus de partir le mardi déjà. Je serais bien rentré le samedi, histoire de passer par les Grisons au retour (et donc des cols supplémentaires), mais au final les prévisions étaient vraiment trop pourries pour tenter le coup.

Mercredi 14 mai 2008: La Tour-de-Peilz-Bellinzone
Donc lever pour un départ à 6 heures du matin. Les prévisions pour la journée sont bonnes; elles le sont moins pour le retour du vendredi. Agissons, puis nous verrons.
Dans un premier temps, l’autobeurk jusqu’à Brig. Avec le iPod dans les oreilles, ça passe très bien. De toute façon, je dois être à Bellinzone avant 12h00 et la route cantonale n’est pas mieux que l’autoroute. Arrivé à Brig, c’est l’ascension du col du Simplon qui m’attend. Le passage vers l’Italie avant de bifurquer vers le Tessin. Le temps est encore frais et il n’y a pas trop de traffic de transit. Par chance, j’arrive à dépasser un camion qui ne va vraiment pas vite au bon moment.
A 8h00, j’arrive au sommet du Simplon. C’est l’heure des premières photos et du petit déjeuner. Dans l’intervalle, le soleil va darder ses premiers vrais rayons pour mon plus grand plaisir.

Regard sur le Valais


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je vais descendre de ce côté-là!

J’entreprends maintenant la descente sur Domodossola. Je m’arrête à Gondo. Incroyable que des gens vivent encore là après le dramatique éboulement de l’an 2000. En effet, le 14 octobre 2000, suite aux inondations massives touchant le Valais, un glissement de terrain de 10 000 m³ emporta une partie des bâtiments du village. Quatorze personnes périrent et la « Tour Stockalper » vieille de 400 ans fut très endommagée. Le « nouveau village » fut inauguré le 14 octobre 2004.

Gondo

Avant Domodossola, je bifurque sur la droite pour prendre les Centovalli, soit les 100 vallées qui relie la partie italienne et Locarno (Tessin). Progressivement, la route se fait étroite. Prudence, les habitués roulent vites et peuvent couper les virages. Le paysage est magnifique.
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Les Centovalli

Déjà de retour du côté suisse.

Arrivée dans les temps à Bellinzone. Début du cours. Dans l’après-midi, nous nous rendons au chantier AlpTransit. Il s’agit de réaliser de nouveaux tunnels de chemin de fer au Gothard pour transférer une partie du traffic routier de la route sur le rail.

 

Le chantier AlpTransit. Les machines, les hommes et la montagne

Jeudi 15 mai 2008: Bellinzone-Piottino
Le temps s’annonce maussade à pluvieux. Je laisse donc la moto pour prendre place dans un des minibus. Déjà que je risque de me faire tremper pour le voyage retour, autant rester le plus au sec. Nous nous rendons dans le Piottino.
Nous avons l’occasion de parcourir à pied l’ancienne route du Moyen-Age. Voici les vestiges d’un des anciens postes de douanes (péages). Le Gothard était une super occasion de se faire de la tune dans l’axe nord-sud. C’est aussi la raison pour laquelle, les cantons de Suisse centrale ont pris possession du Tessin et donc de ses revenus.

L’enchevêtrement des routes entre la route cantonale actuelle et l’ancienne route du Moyen-Age:
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De retour à Bellinzone en fin de journée, la pluie montre le bout de son nez.
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Bellinzone – Le Castelgrande

Vendredi 16 mai 2008: Bellinzone-La Tour-de-Peilz

Depuis ma chambre d’hôtel
Le matin, j’assiste à mes deux dernières conférences. A midi, j’enfourche Highlander direction le col du Lukmanier. Le temps se fait menaçant. A Biasca, je sors de l’autoroute et je commence l’ascension. L’approche du col est relativement longue. Le paysage est sublime, mais le revêtement de la route est très moyen à l’approche du sommet. Avant d’arriver au sommet, le temps se gâte et au sommet je dois m’équiper pour la pluie.
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Je repars par là…

Avant de redescendre sur le versant des Grisons, je m’engage dans une galerie. Les volets de cette dernière ne sont pas encore ouverts, car la neige est encore présente par endroit (comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus). La galerie est fort sombre. Prudence. Arrivé de l’autre côté, une bonne surprise m’attend, car la pluie ne fait plus partie du paysage. C’était seulement du côté tessinois que la pluie était présente. Ouf!
Je descends maintenant sur Dissentis. La route est agréable et j’apprécie les paysages. Arrivé à Dissentis, j’en profite pour aller m’acheter un casse-croûte. Je dois attendre l’ouverture du supermarché.

Si Dissentis est le point de départ pour entreprendre l’ascension du Lukmanier en direction du Tessin, c’est aussi le point de départ d’un autre col: l’Oberalp. Je m’arrête au sommet du col. Les photos suivantes vous permettent de vous rendre compte de la masse de neige encore présente. Une semaine avant mon départ, le col venait d’être ouvert à la circulation.

Highlander ne bronche pas!
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Pour vous rendre compte de la hauteur de la neige restante…

Je redescend ensuite sur Andermatt, puis je rejoins l’autoroute du Gothard, car les autres cols dont le Susten ne sont pas encore ouverts à la circulation. Je fonce en direction de Stans pour ensuite bifurquer en direction du col du Brunig et Meiringen. Voici quelques photos prises entre Meiringen et Interlaken.
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Le paysage est plus verdoyant. Je vais là-bas.

Comme le temps joue en ma faveur, je décide à Interlaken de remonter en direction du col du Jaun, histoire de me faire mon quatrième col de la journée. Le Jaun est vraiment un col fort sympathique et facile. La descente sur Bulle est toujours superbe. Je vous la recommande.
Voilà, la fin de la journée et de ce périple approche. Il me reste le dernier bout entre Bulle et La Tour-de-Peilz. L’occasion de me faire bien rincer avant d’arriver à la maison. C’est un moindre mal par rapport au reste de la journée. Le risque valait d’être pris.

Les photos présentées ne représentent qu’un aperçu des 48 photos du reportage de ce voyage au Tessin. La diaporama complet
http://picasaweb.google.com/s/c/bin/slideshow.swf

La suite? Mon périple au travers du Grand et du Petit-Saint-Bernard et de mon retour par la Grand Route des Alpes… Une journée 490km, 7 cols, 12 heures de paysages enchanteurs…

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iPhone 3G or not?

22 juin 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Depuis le dernier Keynote de Steve Jobs à la conférence annuelle des développeurs, un des buzzs médiatiques est sans conteste la sortie de la version 2.0 iPhone avec notamment le mode de communication 3G, la sortie à terme dans 70 pays le GPS, la baisse de son prix et la version 2.0 du système d’exploitation. Alors iPhone or not iPhone à partir du 11 juillet en Suisse et dans 20 pays?

Pour l’iPhone 3G

  • sa principale fonction n’est pas de téléphoner (curieux peut-être, mais meilleur pour la santé) comme beaucoup de téléphones d’ailleurs, mais lui il le fait merveilleusement bien;
  • son mode de communication 3G est presque aussi rapide que le wifi;
  • il sort en Suisse et il n’y a plus besoin ni d’importations parallèles, ni de le cracker pour l’employer en Suisse;
  • il est conçu pour l’utilisation de réseaux sociaux (sms, microblogging, consultation de ses émails, internet);
  • on pourra consulter ses documents Microsoft Office et iWorks (quoique je suis toujours dubitatif devant ce genre de fonction pour le commun des mortels…)
  • il dispose d’un GPS toujours utile lorsque l’on est perdu en ville ou sur l’autoroute des vacances;
  • son prix est à la baisse, mais il faudra le vérifier avec les forfaits qui vont avec;
  • il est le symbole parfait du Geek de 2008;
  • …

Contre l’iPhone 3G

  • vous pourrez mettre à jour le logiciel de votre iPhone 1.0 (faisons confiance aux crackers à ce sujet);
  • cela reste un téléphone… avec tous les défauts de ce type d’appareil capable de faire le café, mais de manière non conventionnelle et toujours sous la forme d’échantillons très perfectibles;
  • je dois toujours répondre au téléphone;
  • le meilleur je peux déjà l’avoir avec mon iPod touch, sans les désagréments du téléphone (voir point précédent);
  • taper avec ses gros doigts, c’est sympa un moment, mais vite agaçant (surtout si vous maîtrisez la frappe au clavier, style dactylo);
  • mon cimetière des téléphones portables va s’agrandir pour le plus grand mal de la planète;
  • son dos est en plastique et il va contribuer aux augmentations futures du pétrole à la pompe de mon quartier;
  • mon ordinateur, son wifi et ma carte usb 3G font très bien l’affaire, me permettent d’être mobiles avec un vrai clavier, un vrai écran et une vraie puissance;
  • …

Bref aujourd’hui je reste relativement dubitatif devant l’achat d’un iPhone 3G, même si, je dois l’admettre, il est fort alléchant. Faut dire qu’aujourd’hui, j’aurai plutôt envie de vivre ma mobilité uniquement avec mon MacBook et mon iPod touch comme agenda électronique et musical.
Et vous?

Cet article va faire partie d’une série de billets rédigés sur le même principe. Sont déjà programmés deux autres articles:

  • EEE PC or not?
  • Twitter or not?
Blogged with the Flock Browser

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :Apple, Geek, iPhone3G

L’enseignement de la Shoah oublie Sarkozy

19 juin 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Source: L’Expresso du 19 Juin 2008: « L’enseignement de la Shoah oublie Sarkozy »

La mission Waysbord-Loing sur l’enseignement de la Shoah au CM2 a remis le 18 juin son rapport au ministre de l’éducation nationale. Cette mission avait était mise en place suite à la polémique déclenchée par la volonté de Nicolas Sarkozy, président de la République française, d’associer un enfant mort à tout écolier.: »(voir notre article Chaque écolier devra connaître une victime de la Shoah) »:.
 
Cette commission estime maintenant que

«la thématique des enfants victimes a été d’emblée retenue comme une approche particulièrement adaptée aux élèves de CM2. Elle leur permet par le biais de récits et de figures particulières de s’initier à un passé qui a déterminé l’organisation présente du monde.» 

Mais les enseignants devront veiller à ne pas traumatiser les enfants. Aussi insiste-t-elle sur

«le conseil donné d’élargir le travail mené en classe, aux enfants cachés et sauvés pour éviter aussi une vision trop simplifiée de la réalité… C’est donc avant tout l’itinéraire des enfants avant leur déportation qui est évoqué. Les enfants sauvés et les Justes sont associés.»

 
La circulaire (à paraître) reprend imparfaitement ces orientations (entre autre sur l’appel à la vie) mais garantit la liberté des enseignants.

«Pour aborder cet enseignement, les maîtres sont libres de leurs choix pédagogiques et plusieurs approches, souvent complémentaires, sont possibles. La thématique des enfants victimes est cependant une entrée à privilégier au CM2 : partir d’un nom, d’un visage, d’un itinéraire, de l’exemple singulier d’une famille dont l’histoire est liée aux lieux proches – l’école, la commune, le département – constitue une approche pédagogique respectueuse de la sensibilité des enfants. À partir d’un exemple, les élèves appréhenderont la déshumanisation systématique des victimes jusqu’à l’extermination : la discrimination, les arrestations, les camps d’internement, les convois, puis les camps d’extermination. À partir des exemples des maisons d’enfants, des enfants cachés, des justes, ils approcheront aussi les notions de solidarité et de valeurs universelles.»

Un livret pédagogique diffusé auprès des enseignants de CM2 ainsi qu’un site Internet sont annoncés par la circulaire.

Ainsi, face à la réprobation quasi unanime suscitée par la proposition sarkozienne, le repli des positions «présidentielles» a été réalisé en deux temps. D’abord une première atténuation via la mission Waysbord-Loing, puis via les directives d’orientation de l’Education nationale. Il n’en demeure pas moins que cela ressemble fortement à une défaite en rase campagne pour le président de la République. On est loin aussi du panache d’un autre 18 juin…

Classé sous :histoire Balisé avec :Enseignement, NicolasSarkozy, Primaire, Shoah

Félicitations au groupe mixte des Jeunes Patriotes de Vevey!

2 juin 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Groupe mixte (11-16 ans) Jeunes Patriotes Vevey
Ce premier dimanche de juin ne comportait pas que des résultats de votation, mais pour le père que je suis, les résultats les plus importants concernaient mon fils et son groupe mixte (11-16 ans) des Jeunes Patriotes de Vevey qui participaient aux Championnats vaudois de gymnastique. Ils y ont obtenus d’excellent résultats, jugez-en:
  • 1er aux anneaux balançants,
  • 1er à la course à l’estafette,
  • 2e au sol.
Podium
Félicitations à ces 22 jeunes de tous univers sociaux et de multiples provenances géographiques. Toujours présents, consciencieux, concentrés et solidaires, ces jeunes ainsi que tous les participant-e-s à cette journée mériteraient largement une plus large ouverture médiatique dans nos quotidiens. Histoire de bien mettre en avant que le 95% et plus de notre jeunesse va bien. Espérons que la 14e World Gymnaestrada (rejoignez le groupe Facebook consacré à cette manifestation) qui aura lieu à Lausanne en 2011 sera progressivement l’occasion pour la presse de changer de lunettes et de fusil d’épaule. 
Mon reportage photo de cette journée: Championnats vaudois 2008.

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Sinead O’Connor & Terry Hall – All Kinds of Everything

17 mai 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le choix musical de ce jour est simplement le résultat de ce qu’est en mesure d’amener des recherches croisées conjuguées aux richesses de la toîle.

Mais d’abord la vidéo musicale du jour, Sinead O’Connor & Terry Hall enregistrent en 1998 All Kinds of Everything, figurant ensuite sur l’album Collaborations de 2005 de la chanteuse:

Une Sinea O’Connor inspirée sur une ballade irlandaise. Traditionnelle? Créée par l’artiste? Que nenni! C’est par l’Eurovision 1968 que je suis arrivé jusqu’à cette interprétation réussie (voir mon billet précédent « Rififi autour de l’Eurovision… 1968 »). En effet, poursuivant mon exploration des palmarès de ce vénérable concours, je découvre la chanson victorieuse de 1970. Cette année-là, c’est l’Irlande, représentée par Dana interprétant justement All Kinds of Everything:

Particulièrement fan de l’Irlande, je cherche alors la vidéo de cette première victoire sur YouTube pour tomber sur cette version au parfum désuet. Seulement voilà, dans vidéos complémentaires proposées à la suite de cette vidéo, figure la version de Sinead O’Connor & Terry Hall, version qui a ma préférence. Bonus: Par les hasards des mots-clés et des recherche, on peut (re)découvrir une autre Dana, mais transexuelle, internationale et israélienne, qui gagne l’Eurovision en 1998 : Dana International avec Diva:

Le changement d’ère musicale est perceptible, mais pas celui des logo des télévisions nationales…

Post-scriptum: A l’Eurovision 1970, la Suisse fait mieux qu’en 1968. Elle est alors représentée par un chanteur romand qui fera par la suite le bonheur des enfants: Henri Dès avec Retour:

Classé sous :Blogcafé, TubesCafé Balisé avec :1970, All Kinds of Everything, Dana, Dana International, Diva, Eurovision, Henri Dès, Irlande, Sinead O'Connor, Terry Hall

Rififi autour de l’Eurovision… 1968

13 mai 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Franco aurait-il soudoyé les jurys pour s’assurer de la victoire de l’Espagne lors de l’Euro 1968. Si oui, faut-il rendre la victoire à la Grande-Bretagne qui avait fini deuxième? Et si tout cela n’était pas tout simplement le moyen de faire du buzz autour de l’édition 2008 pour favoriser le candidat espagnol?

Tels sont les termes d’une polémique qui fait suite à la diffusion d’un reportage de la télévision espagnole sur l’Espagne de 1968. L’ensemble est fort bien résumé par l’article suivant d’Ecrans sur Libération: Eurovision 1968 : un prix espagnol Franco de port ?

Ecoutons maintenant les protagonistes du concours de l’Eurovision 1968. Pour qui voteriez-vous en 2008?

1ère en 1968: l’Espagne avec Massiel et La, la, la (29 points)
 

2ème en 1968: la Grande-Bretagne avec Cliff Richards et Congratulations (28 points)

3ème en 1968: la France avec Isabelle Aubret et La Source (20 points)

[…]
13ème en 1968: la Suisse avec Gianni Mascolo et Guardando il sole (2 points)

Bonus:
En 1969 et en Espagne, il n’y eut pas un vainqueur, mais quatre pays sortirent à égalité: Espagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas et France. Je ne résiste pas à cependant à l’envie de vous faire partager la prestation espagnole par Salomé (Vivo cantando). D’abord parce que celle-ci envoie vraiment. Puis je vous invite notamment à observer le contraste entre l’habillement des trois choristes masculins et celui de Salomé. Magnifique!

Sources:
Pour le classement: Concours Eurovision de la chanson 1968 (Wikipedia)
Pour les vidéos: Eurovision 1968 ou hemlighet (YouTube)

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Sous le champignon d’Hiroshima…

4 mai 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Pris au lointain, le champignon atomique d’Hiroshima a longtemps mis à distance l’horreur de l’acte lui-même. Cette image n’est pas sans parallèle avec les images de la Première Guerre du Golfe de 1991 prises à travers le cockpit des avions de la coalition. Outre le fait que ces images de la Première Guerre du Golfe semblaient directement issues de la dernière version de Flight Simulator, elles aussi mettaient le «spectateur» à distance et dissimulaient l’impact réel de ces frappes dites chirurgicales. Ces images du champignon et celle des cockpits d’avion mettaient la mort et la souffrance à distance.

Soixante ans plus tard, d’autres images viennent troubler le regard de l’Amérique et notre regard de l’événement «Hiroshima». Images de corps brûlés entassés dans les rues, elles soulignent la tragédie humaine et l’horreur à l’oeuvre sous le champignon. Difficilement soutenables, ces images risquent bien d’être tenues longtemps encore à distance de nos élèves et de nos manuels. Par contre, elles troublent aujourd’hui l’Amérique.

D’où viennent-elles?

Il s’agit de photographies tirées de pellicules trouvées dans une grotte et récupérées en 1945 par un soldat américain, Robert L. Capp. Plus de cinquante trois ans plus tard, Monsieur Capp fit don de ces images aux Archives Herbert Hoover avec pour instruction, l’interdiction de les rendre publiques avant l’année 2008. Aujourd’hui, elles sortent de l’anonymat de la fondation par le professeur Sean Malloy, de l’Université de Californie à Merced:

« I came across these will research my recent book on the bomb, Atomic Tragedy, » he tells DANGER ROOM. « They were found in a cave outside Hiroshima by a U.S. serviceman who was part of the occupation forces.  We have no information about who took the photos, what became of him/her, or why the photos ended up in a cave. The serviceman held onto to them in his personal collection until 1998, when he donated them to the Hoover Archives [at Stanford University] with the provision that they not be reproduced until 2008.  I included three of these photos in my book, but I wanted to make them all publicly available. »

Depuis elles font la tournée des blogs américains.

En regardant ces images, une partie du malaise provient certainement du fait que ces amas de corps ne sont pas sans faire référence à notre mémoire iconique et plus particulièrement aux images issues de la découverte des camps de concentration et de ces autres photos montrant d’autres amas de corps. Cela est-il susceptible de mieux nous faire comprendre les tenants et aboutissants du 20e siècle et plus particulièrement de certains invariants des guerres industrielles à interroger à l’aide concept de la brutalisation?

Photo d’Hiroshima – Robert L. Capp Collection 7/10



Photo d’Hiroshima – Robert L. Capp Collection 8/10

Image du Camp de concentration de Nordhausen

Source: http://carol_fus.tripod.com/army_the_camps.html



L’armée américaine oblige les habitants allemands de Buchenwald à visiter le camp peu après sa libération. Source: cndp

Sources : EnAmérique.com Blog @ Wired.com – Université de Californe, Merced (images) – Archives Hoover

Related Tags: Hiroshima, 39-45, Photographies, Documents

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Grand Corps Malade : Enfant de la ville

2 mai 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

«On croit souvent qu’on nous aime pas mais c’est peut-être pas complètement faux • Il faut voir à la télé comme on parle de là où je viens • Si jamais je connaissais pas, j’y emmènerais même pas mon chien.»
Grand Corps Malade – Je viens de là (2008)

«Moi les trois prochains couplets, je voudrais que ce soit des bombes • Si j’écris un texte sur elle, je voudrais que ce soit le plus beau du monde • Elle mérite pas un texte moyen, j’ai la pression ça craint»
Grand Corps Malade – Comme une évidenc (2008)

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Jethro Tull : Thick as a Brick

26 avril 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Drôle de nom pour un groupe rock que Jethro Tull. Indissociable de la personnalité du leader du groupe Ian Anderson? C’est en tout cas ce que je croyais lorsqu’adolescent je découvrais le groupe dans ma période rock progressif. Cette période englobait principalement Genesis, Peter Gabriel, Yes, Emerson, Lake & Palmer, puis un peu plus tard Kansas, Styx et Marillion.

Puis, avant l’arrivée de l’Internet qui m’aurait certainement éclairé, à l’occasion d’un séminaire universitaire, j’avais pris le sujet de la Révolution agricole et des réactions face à celle-ci dans les milieux ruraux et j’ai découvert alors que ce nom bizarre n’était nullement sorti de l’imagination débordante d’un chanteur rock écossais, ancien acteur de théâtre, flûtiste et éleveur de saumons à ses heures, mais qu’il s’agissait du nom d’un agronome connu (1675-1741). Ce dernier a joué un rôle dans la Révolution agricole par ses améliorations techniques et plus particulièrement l’invention du semoir! 

Auparavant Jethro Tull m’avait permis de faire une découverte encore plus importante. En effet, en 1983, je suivais une équipe de copains dans les bals du samedi soir. Nous suivions un groupe de bal, dont le nom m’échappe aujourd’hui, qui tournait dans des lieux aussi romantique que Cheseaux, Bavois, Bottens. Cependant, ce groupe de bal avait une particularité, car il intercalait dans les hits du moment une partie de reprises de morceaux de Jethro Tull. Etonnant, non? Mais plus encore, c’est en suivant cette équipe de copains que j’ai fait la connaissance de celle qui depuis 25 ans en septembre partage mon existence…

Et ces jours, ayant remis en place ma platine de 33Tours, c’est notamment l’album Thick as a Brick qui tourne sur ma platine et que j’ai le plaisir de vous faire partager via un concert au Madison Square Garden de New York de 1978:

Concernant cet album de 1972, la notice de Wikipedia en français consacré à cet album nous apprend que:

Suite aux critiques qui qualifiaient l’album précédent du groupe, Aqualung, d’« album-concept », contre l’avis même de Ian Anderson, celui-ci décide d’écrire et enregistrer un véritable album-concept sur un mode ironique, composé d’une seule chanson de presque trois quarts d’heure. Il est généralement reconnu comme le premier véritable album de rock progressif du groupe.

Vous pouvez lire aussi l’article un peu plus complet de la version anglaise de Wikipedia.

Classé sous :Blogcafé, TubesCafé Balisé avec :JethroTull, RockProgressif, ThickAsABrick

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