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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

18 avril : du nocturne silence bruisse la fureur humaine

18 avril 2017 by Lyonel Kaufmann 2 commentaires

Si je parlais de la nuit. De ce moment unique parmi les autres. De cette douceur infinie qui nappe l’espace d’une qualité de silence inégalée.

Cette dernière est possible, car seul le sommeil des justes raisonne dans les maisonnées endormies.

Tu écoutes alors sur ta platine de mêmes égarés à la poursuite des étoiles.

Tu t’enfonces dans ton canapé. Tu lis un roman ou les Inrocks. T’es alors invincible… il reste encore quelques heures avant le retour de la lumière. Rien ne presse pourtant.

Guitare-voix/piano-voix : rien ne vaut une guitare-voix ou un piano-voix pour accompagner les débordements nocturnes moelleux. Ces moments où tu écoutes les bruissements imperceptibles du monde.

Tu reviens sur ta journée. Pas mal. Tu te souviens de cette île, qui n’en fut pas toujours une, née de la volonté de l’homme de faire barrage, au sens électrique du terme : l’île d’Ogoz.

La fureur pourrait, elle, bien revenir alors que l’on commémorait ce week-end le centenaire de l’offensive au Chemin des Dames.

Seuls les artistes paraissent se rappeler l’horreur, la folie humaine et la boucherie qui en résulta. Amnésiques en chef, D. Trump et son vice-président jouent les gros bras face à la Corée du Nord qui procède, elle, de même.

Ils jouent cyniquement avec nos vies. Plastronnent comme des starlettes à la montée des marches du Festival de Cannes. Les abrutis!

Il reste, pour ceux qui le peuvent, à se réfugier dans un précieux et infini amour. Ne bouge pas mon amour, dors, profite de cette accalmie du monde. Je veille encore un peu sur les bruissements du monde avant de venir me réchauffer tout contre toi.

Classé sous :Diary

Roadbook : l’île d’Ogoz

17 avril 2017 by Lyonel Kaufmann 1 commentaire

Depuis le temps que l’île d’Ogoz nous narguait depuis le viaduc de Gruyère, il était plus que temps de lui rendre visite en ce lundi de Pâques. Et nous n’avons pas été déçus.

C’est entre soleil et nuage que nous arrivons à destination. Le temps de nous parquer, nous suivons ensuite le chemin dégagé dans les champs. Nous rejoignons le rivage. La lumière est belle.

L’autoroute n’est jamais loin soit on entend le bruit des voitures, soit le viaduc s’inscrit majestueusement dans le paysage. Une belle intégration.

Sur place, on hésite entre les couleurs des prairies irlandaises et les forêts canadiennes. La lumière de l’eau du lac n’est, elle, pas sans faire penser aux Caraïbes. Mais nous sommes bien en Gruyère. Le dépaysement est garanti pour un prix plus que raisonnable.

Les vestiges de la cité médiévales et de ces deux châteaux n’est accessible à pied depuis le rivage qu’au printemps.

Trêve de plaisanterie, il s’agit maintenant de rejoindre l’île accessible par une étroite bande caillouteuse. Après avoir rejoint l’île nous admirerons le paysage depuis les hauts d’une des deux tours, puis nous rejoindrons le rivage.

Au retour, nous passerons par la lisière d’un cordon boisé. Dans un dernier regard nous embrassons le décor.

Quelques informations sur l’île et les vestiges :

  • Sept mètres: c’est la distance entre les deux châteaux dont les vestiges trônent, partiellement effrités, sur l’île d’Ogoz.
  • A côté des tours, sur le pourtour d’un éperon rocheux qui s’élevait autrefois à 60 mètres au-dessus de la Sarine, on contemple les restes d’une agglomération microscopique, avec des maisons en hémicycle, du XIIIe siècle.
  • La localité est plus ou moins abandonnée vers 1400. La faute à la peste noire de 1348, probablement.
  • Les pierres des châteaux seront réutilisées pour bâtir autre chose çà et là, avec l’assentiment des autorités.
  • Pendant la deuxième guerre mondiale, le Canton de Fribourg décide de se doter du barrage de Rossens pour 61 millions de francs. Le barrage est inauguré en 1948. Le lobe de méandre sur lequel le site d’Ogoz s’accroche est désormais une île.
  • Avec l’arrivée de l’autoroute A12, le viaduc, inauguré en 1979 fonctionne comme un belvédère, d’où l’île tape dans l’œil du voyageur, comme un mirage.
  • Dans les années 1990, on commence à s’inquiéter du devenir de l’île. En 1994, l’Association île d’Ogoz se constitue et décrète l’état d’urgence,
  • En 2004, une fois les fonds trouvés, les travaux commencent. Le projet pour stabiliser les rives est imaginé par un forestier du coin. Le résultat évoque les fortifications en rondins du Grand Nord ou du Far West. Les tours sont restaurées et consolidées. Des aménagements facilitent et canalisent la visite. Les opérations s’achèvent en 2011.
  • Depuis, les pilotes transportent 4000 à 5000 visiteurs par an quand il n’est pas possible de joindre l’île à pied.

Sources :

  • www.ogoz.ch
  • Ogoz, les intermittences d’une île – Le Temps

Classé sous :Roadbook

Sur la platine : Julie Armanet | Petite amie

16 avril 2017 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Juliette Armanet sort « Petite amie ». Tantôt disco, tantôt piano, l’album nous rappelle les plus grandes heures des Souchon, Berger, Shelley pour les Inrocks. Et c’est le cas. A déguster sans modération.

Quel beau printemps ! Merci Mesdames. 

Classé sous :TubesCafé

Sur la platine : Karen Elson | Double Rose

16 avril 2017 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

La chanteuse folk et mannequin britannique Karen Elson a sorti un deuxième album intitulé « Double Rose » et produit par Jonathan Wilson. Classieux… 

Classé sous :TubesCafé

À travers | Photo du mois

15 avril 2017 by Lyonel Kaufmann 13 commentaires

À travers, choisi par KK-huète En Bretannie (http://www.kkhuete-en-bretannie.fr/)Note de l’auteur-e :

découvrir, voir, remarquer, passer à travers … tout ce qui peut se faire à travers

Mon interprétation du thème :


Mosquée-cathédrale de Cordoue, également connue sous son ancien nom de grande mosquée de Cordoue (Mezquita de Córdoba) et sous son nom ecclésiastique officiel de cathédrale Notre-Dame de l’Assomption (Catedral de Nuestra Señora de la Asunción). Février 2017.

L’interprétation des autres participant-e-s :
Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carolyne, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, E, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Josiane, Kellya, KK-huète En Bretannie, Krn, La Fille de l’Air, La Suryquoise, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Natpiment, Nicky, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pichipichi Japon, Pilisi, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Tambour Major, Testinaute, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

Classé sous :Photo du mois

Lecture : « Chronique d’une fin de règne », de Patrick Rambaud | Le Monde

6 avril 2017 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Cinq ans durant, la France fut, sans s’en apercevoir, une « peuplade sauvage du Paraguay ». C’est Patrick Rambaud qui l’écrit, en citant les travaux menés dans les années 1970 par l’ethnologue Pierre Clastres sur les Indiens Guayaki, tribu primitive où le chef est celui qui parle, peu importe ce qu’il a à dire. Ainsi François Hollande s’exprima-t-il beaucoup durant son quinquennat, mais pour ne pas exprimer grand-chose, raille l’écrivain dans cette nouvelle Chronique.

Pour camper le toujours chef de l’Etat, Rambaud a trempé sa plume dans le même vitriol que celui avec lequel il a peint la présidence de Nicolas Sarkozy. De François le Simplet, il fait un monarque sans épaisseur qui se complaît dans le « flou, cet état cotonneux et mol ». Que Hollande se console : il n’est pas le seul à se faire habiller pour l’hiver.

Attaché à n’omettre aucun événement de cette seconde partie de quinquennat (les attentats parisiens et niçois, la crise des migrants comme l’affaire du « burkini »…), Rambaud n’en dézingue pas moins la classe politique dans son ensemble. Il nous apprend, ainsi, qu’Emmanuel Macron a déjà existé sous les traits d’un préfet du prétoire romain, Naevis Sertorius Macro, l’assassin possible de l’empereur Tibère.

Sa description la plus caustique est toutefois réservée à François Fillon, reconnaissable à son « allure maladroite de Mister Bean, avec des sourcils fournis comme ceux de Groucho Marx [qui], cela prêtant à sourire, rassurait ». La charge a été écrite avant les révélations du Canard enchaîné. Frédéric Potet | Le Monde

Source : Art de la fugue et de la satire : notre sélection livres

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The Moor | Robert Darch

21 mars 2017 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le photographe Robert Darch invoque cette citation du formidable roman, La Route, de Cormac McCarthy, pour dépeindre l’atmosphère qu’il a créé à travers « The Moor ». Ces représentations intemporelles de la lande anglaise construisent un récit dystopique. Dans la lande, il ne semble plus y avoir de limite entre la réalité et l’imaginaire; plus de frontières entre le présent et le futur.

Extrait de « The Moor » / © Robert Darch

Source : http://www.fisheyemagazine.fr/2017/03/19/dans-la-semaine-de-fisheye-du-13-mars-au-20-mars/

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Working saturday night @EPFL

19 mars 2017 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En ressortant du Montreux Jazz Café, on peut apercevoir, même un samedi soir, le Learning Center au travail.

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Un samedi soir @EPFL

19 mars 2017 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

C’est une jolie découverte que j’ai faite hier soir à l’EPFL avec le Montreux Jazz Café. Le décor urbain est sublime. La vue depuis l’entrée est splendide.

La vue sur le Learning Center depuis l’entrée du Montreux Jazz Café de l’EPFL

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Lecture : Le cœur qui tourne | Donal Ryan

18 mars 2017 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Donal Ryan est né en 1976 à Tipperary. Dans ce premier roman traduit en 2015 chez Albin Michel – «Le Cœur qui tourne», finaliste du Man Booker Prize –, ce franc-tireur à la prose fortement tourbée donne la parole à 21 narrateurs qui, à tour de rôle, décrivent l’agonie des campagnes irlandaises, lorsque l’éphémère miracle économique fit place à un désarroi politique – et moral – sans précédent.

Vingt-et-un chapitres pour vingt-et-un personnages, chacun avec son ton propre et une personnalité palpable. Vingt-et-une voix qui se succèdent et dont le chant imbriqué apporte sa pièce au puzzle.

Présentation de l’éditeur : Dans un petit village irlandais frappé par la crise économique, des tensions émergent et se multiplient dangereusement. Un meurtre est commis, un enfant kidnappé, et c’est une communauté tout entière qui se retrouve en état de choc. Bobby Mahon était le contremaître d’une entreprise assujettie à la fermeture des portes et dont le patron s’est enfui avec la caisse. Chacun des autres personnages – une jeune fille inquiète des difficultés financières de ses parents, une mère célibataire, un ouvrier, une prostituée, un père tyrannique, ou encore un maçon d’origine russe – se trouve intrinsèquement lié à lui. Tous chercheront à raconter leur propre vérité, dressant un portrait émouvant de l’Irlande rurale d’aujourd’hui et de la condition humaine, de la fragilité des relations et des sentiments.

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