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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Lyonel Kaufmann

L’IMAGE EN COURS D’HISTOIRE – CRDP de l’académie de LYON

9 juin 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

L’idée que les images sont plus simples à lire, à comprendre et à analyser doit être nuancée. Evoquer la culture des élèves principalement basée sur les images n’est pas suffisant. Certes ils ont des références culturelles liées à la télévision ou au cinéma mais ils conservent une grande part de culture écrite et même scolaire car largement diffusée par l’école. Le travail comparatif entre la peinture représentant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et les articles montre que ce n’est pas tant la nature du document qui importe, mais bien plutôt l’accompagnement, le questionnement de l’enseignant, les réponses et les questions des élèves qui sont déterminants.

Excellent travail de mémoire professionnel  d’Aida Kharkhache (IUFM de Lyon, site de Bourg en Bresse) portant sur l’utilisation de l’image en classe au travers de quatre activités portant sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, la chute de la monarchie, une caricature de Plantu et le sacre de Napoléon. Le texte résume la démarche et les activités réalisées.

via L’IMAGE EN COURS D’HISTOIRE – CRDP de l’académie de LYON.

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Franco « rigoureux et efficace » ? Une bio fait scandale en Espagne | Rue89

8 juin 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Point de dictateur : Francisco Franco était un « chef rigoureux et efficace », selon un volumineux dictionnaire biographique financé par des fonds publics qui secoue l’Espagne.

Les extraits rapportés par l’article de Rue89 sont édifiants en eux-mêmes:

« Le courage et le sang froid qu’il montrait sur le champ [de bataille] l’a vite rendu célèbre »

« Une longue guerre de près de trois ans lui permit de vaincre un ennemi qui, en principe, comptait sur des forces plus grandes.

Pour se faire […] et compte tenu de l’hostilité de la France et de la Russie, il dut établir des engagements étroits avec l’Italie et l’Allemagne. »

Par ailleurs, le régime franquiste était « autoritaire et non totalitaire »,et  le terme de « dictateur » n’apparaît à aucun moment. Aucune mention non plus n’est faite à la répression franquiste pendant et après le conflit. Pourtant,

l’instruction avortée du juge Baltasar Garzón sur les crimes du franquisme avait eu le temps de recenser au moins 110 000 victimes encore disparues aujourd’hui.

Dans le fond, le résultat n’est guère étonnant lorsque l’on apprend que l’auteur de l’article, Luis Suárez est «un historien spécialiste de l’époque médiévale ayant de bonnes relations avec la famille Franco.»

Devant le scandale,  la vénérable Académie Royale d’Histoire (RAH dans ses sigles espagnols) —financés par 6,4 millions d’euros de subventions publiques— devrait cependant amender la version électronique des biographies les plus polémiques et de corriger les futures éditions en version papier.

L’article complet :  Franco « rigoureux et efficace » ? Une bio fait scandale en Espagne | Rue89.

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Defining Social Networks in Switzerland 2011#1

2 juin 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Defining Social Networks in Switzerland 2011#1

View more presentations from Relax In The Air

C’est une des premières fois que je trouve des données de ce type pour la Suisse. Très intéressant.

Source : Defining Social Networks in Switzerland 2011#1.

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André Loez, 14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins

30 mai 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

André Loez propose une nouvelle approche de la questions des mutineries de 1917 et renouvelle ainsi son questionnement. Le compte-rendu d’Antoine Prost dans la Revue Le Mouvement Social nous présente les éléments principaux de cet important travail.

loez-refus-guerre1.previewAinsi, pour A. Loez, avant de chercher des raisons aux mutins, il faut comprendre pourquoi le choix d’une révolte est devenu possible au printemps de 1917. L’échec du Chemin des Dames n’est pas une explication suffisante : 22 unités seulement sur les 85 touchées par les mutineries avaient été engagées le 17 avril, tandis que 19 étaient au repos complet et 8 dans un secteur calme. La 5e DI, où la mutinerie fut spectaculaire, était en réserve. La dénonciation des attaques inutiles et la lassitude de la guerre apparaissent beaucoup plus tôt. La désobéissance des soldats ne relève donc pas d’une démotivation passagère et vite surmontée, mais elle révèle que «d’autres choix et d’autres conduites sont devenues possibles et pensables, en raison d’une inflexion des cadres sociaux et symboliques de l’obéissance »
D’autres éléments et événements sont donc avancés par A. Loez pour qu’une représentation de l’avenir où il devient envisageable que la guerre puisse prendre fin parmi les mutins:

  • la Révolution russe,
  • L’entrée en guerre des États-Unis,
  • le recul allemand sur la ligne Hindenburg,
  • l’espoir suscité par les préparatifs du Chemin des Dames,
  • l’impression de flottement au sommet de la hiérarchie lors de la nomination de Pétain.

La perspective d’une paix ne serait plus absurde et prendrait plus de consistance avec les grèves de mai et surtout le congrès socialiste de Stockholm auquel les délégués français ne peuvent se rendre devant le refus du gouvernement de leur délivrer des passeports. Par ailleurs, l’exemple vite connu des premiers refus d’obéissance donne des idées.
Concernant ensuite la question du sens des mutineries. A. Loez refuse alors «la posture du chercheur omniscient qui sait lire et narrer le grand texte de l’histoire». A l’étude des propos des mutins, A. Loez définit quatre types de mutins :

  • les tapageurs,
  • les grévistes, de bons soldats injustements traités,
  • les citoyens qui réclament leurs droits,
  • les militants qui se mobilisent pour la fin de la guerre.

En définitive, pour A. Loez et A. Prost, il ne faut pas se laisser enfermer dans l’alternative patriotes ou pacifistes : la réalité est beaucoup plus complexe et mouvante. Mais une constante demeure : la nécessité, pour les mutins, de construire la légitimité de leur action.

Le compte-rendu : Antoine Prost, «Compte rendu de André Loez, 14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins, 2010 », Le Mouvement social..

Classé sous :histoire Balisé avec :14-18, 1917, Historiographie, mutineries, mutins

Etudes Photo n°27 – Le Rapport Karski | Cinémadoc

27 mai 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En 1977, Claude Lanzmann et son équipe ont retrouvé le résistant polonais Jan Karski. Fin 1978, après plus de trente années de silence, Karski accepte d’être filmé à son domicile pendant deux jours. Dans Shoah (1985), Claude Lanzmann octroie trente-neuf minutes à ce témoignage. En 2010, le réalisateur a repris l’entretien original pour réaliser un nouveau film, Le Rapport Karski, diffusé sur la chaîne franco-allemande Arte. À vingt-cinq ans d’intervalle, Shoah et Le Rapport Karski ont été perçus comme des documentaires, c’est-à-dire comme des films donnant un accès le plus direct possible aux paroles des témoins. Si, dans les deux cas, le réalisateur affirme son souhait de transmettre la « vérité », tant les propos qu’il a tenus au sujet de ses films que les choix visuels qu’il a effectués diffèrent. Il apparaît ainsi que la transmission de la vérité à laquelle aspire le réalisateur prend des formes distinctes selon le contexte de réalisation et questionne ainsi plus généralement la part de la médiation dans la réalisation d’un film dit documentaire.

Cet article de Rémy Besson dans Etudes Photos no 27 est donc un article important par rapport à un film régulièrement utilisé ou cité dans l’étude du génocide des Juifs.

via Etudes Photo n°27 – Le Rapport Karski. | Cinémadoc.

Classé sous :histoire Balisé avec :Claude Lanzman, film&histoire, Films&Histoire, Génocide, Jan Karski, Shoah

Productivité : 10 applications pour mon iPad

26 mai 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans le cadre d’une utilisation professionnelle quelles sont les principales applications pour mon iPad? Cette question m’a récemment été posée par un nouvel utilisateur de ce dernier. Cela m’a évidemment obligé à réfléchir. Etat des lieux.

En préambule, je me dois de préciser que l’iPad modifie nécessairement notre utilisation de l’informatique. Ne serait-ce que parce que celui-ci ne passe pas pour un ordinateur! Il est surtout axé mono-tâche. Une des conséquences collatérales également est que les applications réalisées sont spécialisées et que, comparativement à vos applications sur votre ordinateur, vous serez peut-être obligés d’en avoir plusieurs pour faire le travail d’une de vos applications habituelles.

Le mono-tâche nous incite donc à retrouver une certaine simplicité que nous avions perdue. Ce n’est pas forcément un mal. En tout cas, elle nous oblige à séparer certains processus comme la question de l’archivage de nos cueillettes de documents et d’informations et celle des fichiers que nous avons produits.

1.- Dropbox

Dropbox exemplifie mon dernier constat. J’utilise en effet Dropbox pour stocker les différents fichiers que j’ai produits de telle sorte que je puisse les retrouver et les modifier en tout temps soit sur un de mes ordinateurs, soit sur mon iPad. De plus, de nombreux programmes permettent de sauvegarder ou d’ouvrir directement des fichiers stockés sur Dropbox. C’est probablement aujourd’hui l’application essentielle de mon activité professionnelle. Elle constitue la tour de contrôle de mon activité.
Alternative : box.net est à mon avis l’alternative la plus sérieuse de Dropbox à l’heure actuelle.

2.- Evernote

Si Dropbox est ma tour de contrôle concernant ma production, Evernote sur iPad fait office de bibliothèque principale des documents (pdf principalement ou autre) issus de ma recherche d’informations ou de mes surfs. Il permet également de conserver les adresses de sites internet en complément de delicous.
Je peux aussi écrire des notes comprenants des mémos vocaux et/ou des images.
A nouveau sa grande force est d’être multiplate-forme et d’être également consultable via un navigateur.
Evernote est disponible sur plusieurs plate-formes et dispose donc d’une version bureau pour ordinateur mac.
Alternative : Springpad (mais il n’y a pas d’application mac ou windows…)

On constatera donc que tant Evernote que Dropbox disposent d’une version bureau pour votre mac ou votre pc. Cela vous permettra en tout temps de conserver vos données, indépendamment du prestataire. Dropbox me permet même d’avoir autant de sauvegarde de mes données que d’ordinateurs.

3.- Keynote

Dans mon activité professionnelle, après Dropbox et Evernote, Keynote est certainement l’application que j’utilise le plus. Que cela soit pour faire une présentation à l’aide de mon iPad, mais réalisée sur ordinateur, ou pour réaliser ou modifier une présentation.
Comme je ne suis pas un fan des applications très sophistiquées avec plein d’animations qui partent dans tous les sens, Keynote pour iPad se révèle vraiment adapté.

4.- Pages

Pages est sans nul doute possible le meilleur traitement de texte disponible sur iPad. Les fichiers peuvent ensuite être publiés sur mobile.me ou envoyer par mail en utilisant le format .doc ou .pdf ainsi que le format spécifique de Pages pour mac.

Alternatives à Keynote et Pages : si vous travaillez plus spécifiquement sur Windows, je vous conseillerai Docs to Go ou Office2 HD.

5.- WordPress

Même si l’application worpdress nécessite de connaître les balises du langage html, elle m’est indispensable pour rédiger les billets de mes multiples blogs, gérer les commentaires et consulter les statistiques des visites. L’application dispose notamment d’un mode prévisualisation très utile des articles.
Alternatives : si vous utilisez d’autres plate-formes que wordpress, il y a BlogPress et éventuellement Blogsy. Pour Tumblr, il y a Tumblita et Posterous dispose aussi de sa propre application, mais pour iPhone/iPod touch.

6.- Noterize

J’utilise principalement Noterize pour lire et annoter (surligner) mes fichiers .pdf. Je peux aussi créer des carnets de notes manuscrites, ou au clavier. Il y a aussi un mode dessin et mémos vocaux. Il est un peu lent à ouvrir les fichiers en ligne depuis Dropbox. Il dispose par contre d’un mode vignette de pages très pratique en séance.
Alternatives : Goodreader surtout si vous l’utiliser uniquement pour consulter et annoter des documents .pdf.

7.- Flipboard

C’est mon application préférée pour gérer mes flux d’informations qu’ils soient rss, via Google Reader, ou en provenance de twitter. L’application permet également de suivre les nouvelles de ses amis en provenance de Facebook ou de services tels que Flickr. Je peux ensuite très facilement les archiver ou les publier à mon tour principalement via Twitter comme sur Facebook ou GoogleReader. En plus, son concept « magazine » est des plus agréables pour consulter ces différentes informations.

8.- Penultimate

Lorsque l’on suit une conférence ou un colloque, rien ne vaut, à mon avis, une prise de note manuscrite. Elle reste la plus rapide et celle qui permet le mieux de compléter les informations au fil de la présentation. L’autre solution consiste à recourir à des logiciels de MindMapping (MindMeister ou iThoughtsHD seront alors utiles). Cependant, l’iPad et son écran permettent magnifiquement de reproduire le papier. Pour sa part, Pennultimate est mon application préférée pour simuler le mieux une écriture à la main et retranscrire ma propre écriture. Son interface rappelle nos beaux carnets de notes en papier. Je peux ensuite soit imprimer mes notes de séance, soit les envoyer par mail. Une intégration à Dropbox serait la bienvenue.
Alternative : Noteshelf est l’alternative la plus sérieuse à Penultimate, surtout qu’elle permet de sauvegarder vos notes sur Dropbox, Evernote et via iTunes. Au final, c’est plus une question de choix personnel que de fonctionnalités ou de qualité de l’applications.

9.- BusyToDo

J’avoue que je n’ai jamais réussi à gérer convenablement mes tâches à l’aide des outils informatiques. La situation n’a guère évoluer pour moi sur iPad. C’est pourtant un domaine où une série de bonnes applications existent tels Omnifocus ou Things. Encore faut-il les utiliser au maximum de leurs possibilités, ce qui n’est pas mon cas. Dès lors, en fonction de mes usages limités d’un gestionnaire de tâches, l’arrivée toute récente de BusyToDo représente la meilleure alternative. En effet, il permet essentiellement de gérer sur mon iPad les tâches de mon calendrier iCal. L’application permet également de gérer les tâches de Google Calendar si vous utilisez cette solution.
Alternatives : Wunderlist est, dans le genre d’application basique de gestion de tâches, une alternative à prendre en compte. C’est d’ailleurs l’application que j’utilisais avant BusyToDo. Elle s’associe à une gestion dans les nuages via une compte sur le site web Wunderlist et des applications spécifiques pour votre ordinateur mac ou windows ainsi qu’Android. Son interface est somptueuse et mérite le détour. En plus, le logiciel et l’hébergement sont gratuits.

10.- ZAGGmate

Certes ZAGGmate n’est pas une application puisqu’il s’agit d’un clavier bluethooth qui fait également office de housse de protection. Cependant, pour une utilisation en terme de productivité de mon iPad, c’est un accessoire indispensable. Le clavier de l’iPad permet de prendre de courtes notes, mais lorsqu’il s’agit de rédiger, par exemple, un billet comme celui-ci, un « vrai » clavier s’avère vite indispensable. D’autant que ZAGGmate est plus que cela puisque je peux aussi légèrement surélever mon iPad pour prendre des notes via via le clavier de l’iPad ou pour consulter mes mails ou pour lire les nouvelles. C’est aussi très agréable lorsque je dois utiliser mon iPad sur mes genoux. En plus, pour l’iPad, on ne fait guère mieux en terme de housse de protection.

Ainsi se termine ce petit tour d’horizon. Je n’ai évidemment pas parlé des applications fournies avec l’iPad et qui sont indispensables pour l’utiliser en terme de productivité. Je pense évidemment à Mail, Safari, iCal, Contacts ou Notes.
Concernant les applications de prise de notes, celles-ci mériteraient un article spécifique tant celles-ci sont nombreuses et dépendent de votre utilisation. Actuellement aucune ne s’impose à moi. Parmi celles qui mérite le détour, je citerai : Omnioutliner, Notebook, Essay, Nebulous, Plaintext, Daedalus, SoundNote. Je vous conseille donc d’essayer d’abord Notes avant d’en tester d’autres. Dans la majeure partie des cas, elle devrait répondre à vos besoins.

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :applications, iPad, productivité

Malheureux manuel franco-allemand… | LeMonde.fr

25 mai 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Alors que doit paraître le troisième volume du manuel d’histoire franco-allemand couvrant l’Antiquité à la chute de Napoléon, le journal Le Monde revient sur l’histoire de ce manuel et le peu d’écho rencontré auprès des enseignants.

Pour rappel, le projet de ce manuel d’histoire commun est né en 2003 à l’initiative du président français Jacques Chirac et du chancelier allemand Gerhard Schröder alors que ceux-ci sont réunis à Berlin pour célébrer les 40 ans du traité de l’Elysée. Initié par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, ce traité se fixait des objectifs d’une coopération accrue entre l’Allemagne et la France dans les domaines des relations internationales, de la défense et de l’éducation.

Dès le début, l’entreprise est loin d’être évidente, notamment parce qu’en Allemagne, les programmes dépendent des seize Etats-régions et qu’en France l’histoire est enseignée avec la géographie alors qu’en Allemagne elle l’est plutôt avec la philosophie ou la littérature. Néanmoins, les Landers acceptent de modifier leur programme d’histoire pour y intégrer le manuel franco-allemand.

La commission qui planche à sa réalisation adopte les principes suivants:

  • le manuel sera identique : ce doit être un livre franco-allemand d’histoire et non un manuel d’histoire franco-allemande;
  • il comportera trois volumes : l’Europe et le monde depuis 1945; 1815-1945; de l’Antiquité à la Chute de Napoléon;
  • il mettra l’accent sur l’histoire européenne;
  • il favorisera le travail personnel des élèves et
  • il mettra «en valeur le comparatisme, les transferts, les spécificités de perception, d’interprétation et d’appropriation ainsi que les différences de terminologie» (Etienne François, Le manuel franco-allemand d’histoire, Revue Vingtième siècle, n°94 avril-juin 2007).

Si à sa sortie la presse est enthousiaste, le manuel ne rencontre pas le succès escompté en classe, à l’exception des classes des sections européennes. Il rencontre par contre l’intérêt d’un public cultivé. La réforme des lycées en France avec la suppression de l’histoire en Terminale S n’arrangera pas la situation de ce manuel.

Ce manuel serait-il alors une fausse bonne idée ? s’interroge Le Monde qui parvient à la conclusion que  ce livre serait, en fait, «un symbole parfait de la relation franco-allemande.»

via Malheureux manuel franco-allemand… – LeMonde.fr.

Classé sous :histoire Balisé avec :Allemagne, France, manuel

Sur la route : Rüeggisberg (22 mai 2011)

22 mai 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Rüeggisberg dans le canton de Berne. La vue sur la campagne et les montagnes avoisinantes. Le temps était estival et orageux. La lumière était changeante. Un bon après-midi de détente après une semaine chargée.

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :BMW R 1200 RT, Captain Jack, moto, Suisse

Evolution du spectacle | L’Atelier des icônes

18 mai 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Alors que la deuxième partie de la campagne promotionnelle du Tintin de Steven Spielberg démarre, André Gunthert s’interroge sur le rapport du film à l’oeuvre. Y a-t-il eu trahison sur l’autel du spectacle hollywoodien? Non explique André Gunthert.

Reprenons à partir de la première bande-annonce:

Dans un premier temps, A. Gunthert met en évidence les écarts entre la bande-annonce et l’univers graphique de la B.D. :

Avec sa bande-son grandiloquente “Sands of Time” par Audiomachine, le goût du détail et la précision déroutante de l’image de synthèse, le penchant pour les clair-obscurs et les jeux d’ombres complexes, ou encore les mouvements de caméra, plongées et perspectives sophistiquées, le trailer est lui aussi très éloigné de l’univers graphique de la BD. Sur le plan narratif, les tintinophiles auront notamment remarqué la dramatisation de la chute de l’avion ou la vision spectaculaire de la Licorne prise dans une tempête qui n’existe pas dans l’album.

Quand à la question de : Faut-il en conclure à l’inéluctable trahison et au sacrifice de l’œuvre sur l’autel du spectacle hollywoodien? A. Gunthert est plus nuancé:

Les choses sont un peu plus compliquées, car si l’on feuillette à nouveau les albums, il apparaît très clairement que Hergé a lui aussi joué la carte du spectaculaire, notamment dans ces épisodes qui font apparaître l’avion et le vaisseau, en décomposant le mouvement à la manière du cinéma, ou en mobilisant des grands formats plus détaillés que les vignettes habituelles.

Pour A. Gunthert,

C’est donc en respectant l’esprit et non la lettre de l’œuvre que Spielberg/Jackson ont surligné les effets visuels. A quelque 70 ans d’écart, les exigences du public en la matière ont beaucoup changé.

Et j’ajoute que le parti pris choisi par Spielberg/Jackson est le parti pris inverse que celui choisit en son temps par Claude Berri avec son film Germinal. Berri avait respecté à la lettre l’oeuvre de Zola, mais en avait trahi l’esprit. Ainsi en avait-il été de la scène des grévistes parcourant la campagne, certes fidèle visuellement à la description de Zola, mais qui perdait toute sa charge de menace sur l’ordre bourgeois.

A. Gunthert en conclut, fort justement, qu’une oeuvre est toujours le produit de son temps (et j’ajoute du medium utilisé) et met en évidence les spécificités de la culture populaire:

les choix esthétiques de Spielberg/Jackson suggèrent que l’historicité de l’œuvre est plus importante que sa narrativité. Ou encore: à l’inverse de la culture savante, qui privilégie la préservation du style original, soit l’inscription dans le contexte normatif et conventionnel d’une époque, la culture populaire préfère adapter l’énonciation de l’œuvre à son environnement contemporain.

Stimulant.

L’entier de l’article : Evolution du spectacle | LAtelier des icônes.

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :Claude Berri, culture, germinal, populaire, Spielberg, Tintin, Zola

Six codes secrets déconcertants | Slate

17 mai 2011 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Lorsque le corps de Ricky McCormick a été retrouvé dans un champ de maïs du Missouri, en 1999, les policiers ont fait une étrange découverte en fouillant ses poches: deux bouts de papier comportant une inscription écrites en langage codé. Si McCormick avait été victime d’un meurtre —comme le suspectaient les enquêteurs—, ces mystérieux indices pourraient peut-être les mener au tueur. Peu de temps après, le FBI décidait de leur apporter son aide.

Douze ans ont passé, et le FBI est toujours aussi déconcerté par ces messages, si bien qu’il a publié les inscriptions sur le Web, dans l’espoir de voir un internaute résoudre cette énigme.

La suite sur Slate.fr : Six codes secrets déconcertants | Slate.

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