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Lyonel Kaufmann blogue…

Lyonel Kaufmann blogue…

Sur la route à moto avec un café

Lyonel Kaufmann

Amy Belle

5 octobre 2008 by Lyonel Kaufmann 6 commentaires

Dans un premier temps, c’est l’histoire d’une Cendrillon moderne. Chantant dans les rues de Glasgow, Amy Belle (22 ans) est repérée par un ami de Rod Stewart et, très peu de temps après, Rod Stewart l’a fait monter sur scène au Royal Albert Hall de Londres dans son spectacle “One Night Only”:

Rod Stewart & Amy Belle- I Dont Want To Talk About It

Tout est parfait: la qualité musicale de la prestation, l’attitude du parrain et maître de cérémonie, le sourire radieux de la belle, la prestation de la saxophoniste, la prestation du public (à donner la chair de poule à l’auditeur). Nous sommes en octobre 2004.

Mais les Cendrillons modernes doivent prendre patience, travailler et même retourner dans la rue pour vivre en attendant la suite de l’aventure. Et si, après le concert, Rod Stewart disparaît, des membres de son équipe continuent eux de croire en Amy Belle. La Belle pourtant ne regrette rien et continue de dire que ce concert au Royal Albert Hall fut une des plus belles expériences de sa vie.

Trois ans après un détour aux Etats-Unis et à Los Angeles, elle revient à Londres à fin 2007 après avoir enregistré du matériel pour l’équivalent d’un album. Au printemps 2008, deux minis albums sont mis en ligne sur iTunes : Acoustic comprenant quatre titres en avril et Slipping Under comprenant cinq titres.

Mais c’est en public qu’on cerne mieux le potentiel d’Amy Belle:

Une artiste à suivre…

Sources:
• Amy Belle – What a star!
• Amy Belle Busking Again As She Waits For Break
• Sa page My Space
• La page d’un fan
• I am lovin’….Amy Belle

Classé sous :TubesCafé Balisé avec :Amy Belle, Rod Stewart

Une traversée photographique du vingtième siècle. (Exposition)

25 septembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans le prolongement de notre journée image de ce mardi organisée à la HEP-VD, celles et ceux qui auront la chance de passer par Paris entre le 21 octobre et le 20 décembre 2008 pourront se rendre à l’exposition organisée par le Musée d’histoire contemporaine et la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (BDIC) sis à l’Hôtel National des Invalides dans le 7e arrondissement (station

Les commissaires de l’exposition dressent un panorama de la photographie du vingtième siècle et tendent à répondre aux questions suivantes:

Quelle est la valeur documentaire d’une image photographique ? Quel rapport entretient-elle avec la réalité ? Est-elle objective ? Peut-elle servir à écrire l’histoire ? Et en quoi constitue-t-elle un outil indispensable pour le chercheur ?

L’exposition débute avec des images noir et blanc prises lors de la visite de Guillaume II, empereur d’Allemagne, en 1899 au Mont Sainte Odile, ainsi que des photographies de l’Exposition Universelle de Paris en 1900, pour se clore avec le regard de Yan Morvan sur le conflit kosovar en 1999 et un reportage en couleurs de Jacqueline Salmon sur les hangars de Sangatte en 2001.

Un des partis-pris des commissaires a consisté à mélanger aux images, pour la plupart anonymes, un corpus de photographies d’auteurs portant leur regard sur l’actualité pour interroger ainsi les concepts de réalité et d’objectivité. Quatre thématiques sont proposée pour la lecture de ce vingtième siècle: mutation de la ville, condition humaine, confrontation, mémoire.

Pour plus d’informations, lire la page consacrée par la BDIC à l’exposition. Vous y trouverez également l’ensemble des informations pratiques pour organiser votre passage.

Classé sous :histoire Balisé avec :Didactique, Documents, Exposition, MédiaTIC, Musée

L’usage de l’image dans l’enseignement des disciplines des sciences humaines (23.09.2008)

15 septembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

L’Unité d‘Enseignement et de Recherche (UER) Didactiques des sciences humaines a le plaisir de vous inviter à participer à une journée d’étude consacrée à la présentation de travaux liés au projet de recherche L’usage de l’image dans l’enseignement des disciplines des sciences humaines.

Les réflexions menées dans le cadre de cette recherche alimentent régulièrement le contenu des cours et séminaires proposés par l’UER. C’est ainsi que des mémoires professionnels et des travaux de séminaire ont porté sur des thématiques dans lesquelles l’image, mobile ou fixe, est un outil privilégié au service de démarches d’enseignement- apprentissage en sciences humaines. Les auteurs de certains de ces travaux en présenteront les résultats les plus intéressants lors des ateliers qui constitueront le cœur de la journée.

La manifestation s’ouvrira sur une conférence proposée par l’un des initiateurs du projet de recherche et consacrée à l’exploitation en classe d’histoire d’images coloniales diffusées en Suisse. La journée s’achèvera autour d’une table ronde à laquelle participeront tous les intervenants, ainsi que des professeurs d’une Haute Ecole belge qui travaillent également sur la thématique de l’usage de l’image en sciences humaines. En outre, une exposition proposera de nombreux documents susceptibles d’alimenter les réflexions des participant-e-s.

Destinée en premier lieu aux étudiant-e-s des filières MS2 et MS1 qui suivent une didactique des sciences humaines, cette journée d’étude se tiendra à la HEP Vaud (Av. de Cour 33, Lausanne, Suisse) le mardi 23 septembre 2008. Toute personne intéressée par la thématique de la journée est cordialement invitée à y participer.

La conférence du matin (8h30-9h30 GMT +1) et la table-ronde de l’après-midi (15h30-16h30 GMT+1) seront rapportées en direct (voir la page Sessions 2.0). En suivant la conférence en ligne via cette page pourront également participer à la journée en posant des questions ou en réagissant en direct sur la page dédiée à la conférence. Celles et ceux qui sont intéressés à la démarche peuvent s’inscrire à la conférence on-line en m’envoyant un message par mail d’ici au vendredi 19 septembre 2008. Mon adresse mail: lyonel.kaufmann[at]hepl.ch

Programme de la journée

08h15 – 09h30 : Accueil et Conférence introductive

Les images coloniales en Suisse. Du savoir savant à l’exploitation en classe

Conférencier : Patrick Minder (Université de Fribourg)

Lieu : Aula, salle du Conseil

09h30-10h00 : Pause

10h00-11h30 : Ateliers thématiques autour de l’utilisation de l’image

Salle C33 – 720 L’usage de l’image animée : le film de fiction et le documentaire

Sylvia Piccinin La mise en scène des discours d’Hitler – Judith Jenny La représentation des gladiateurs – Lyonel Kaufmann 1492, Christophe Colomb, les rencontres

Salle C33 – 620 L’usage de l’image fixe : la carte, la photographie, la peinture

Nicolas Favre Enseigner l’histoire par les cartes – Carine Porta Récits et images mythologiques – Marc Desplos Représentations de l’hystérie

Salle C33 – 723 L’usage des supports de communication de masse : l’affiche, le dessin de presse, la caricature

Olivier Besuchet & Julien Eggenberger Enseigner l’histoire par les caricatures – Lorraine Roduit Construire des savoirs historiques par les dessins de presse – Anne Rosset Les affiches publicitaires pour traiter du colonialisme

11h30-13h30 : Repas

13:30-15:00: Ateliers thématiques autour de l’utilisation de l’image

Salle C33 – 720 L’usage de l’image animée : le film de fiction et le documentaire

Sylvia Piccinin La mise en scène des discours d’Hitler – Judith Jenny La représentation des gladiateurs – Jodie Lobsiger Mississippi Burning et le discours de Barack Obama

Salle C33 – 620 L’usage de l’image fixe : la carte, la photographie, la peinture

Nicolas Favre Enseigner l’histoire par les cartes – Carine Porta Récits et images mythologiques – Marc Desplos Représentations de l’hystérie

Salle C33 – 723 L’usage des supports de communication de masse : l’affiche, le dessin de presse, la caricature

Olivier Besuchet Enseigner l’histoire par les caricatures – Lorraine Roduit Construire des savoirs historiques par les dessins de presse – Anne Rosset Les affiches publicitaires pour traiter du colonialisme

15:00-15:30 Pause

15h30 – 16h30 Table ronde « Les enjeux de l’exploitation de l’image dans l’enseignement des disciplines des sciences humaines »

Tous les intervenants sont conviés à s’exprimer sur la base de leurs pratiques et en vue de dresser un bilan de la journée. Avec la participation de Mathieu Bouhon (historien), Dimitri Belayew (géo- graphe) et Philippe Soutmans (sociologue), professeurs à la section «Sciences humaines» de la Haute Ecole Léonard de Vinci, Louvain-la-Neuve (Belgique), et des formatrices et formateurs de l’UER Didactiques des sciences humaines.

16:30 Conclusion de la journée

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Kindle est-il l’avenir des manuels scolaires?

24 août 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

kindle-pile.pngAmazon réinventera-t-il les manuels scolaires avec son modèle Kindle conçu pour les collège et les universités américaines?

Ce week-end Amazon a confirmé les rumeurs qui évoquait la sortie d’un nouveau modèle Kindle à destination des collèges et université américaines. Ce marché de manuels est estimé à 5,5 milliards de $ annuellement (5,5 billion) et la plupart des éditeurs proposent maintenant des versions électroniques de leur manuels. Cependant, il n’existait pas encore de lecteur spécifique pour les consulter.
Ce nouveau modèle du Kindle d’Amazon disposera d’un écran plus large que le modèle original.
Selon les estimations, environ 240’000 exemplaires du Kindler, première mouture, auraient été vendues par Amazon depuis novembre 2007. Mais Amazon, sans donner de chiffres, a indiqué que si le Kindle s’était bien vendu, ces chiffres étaient exagérés.
A noter que le Kindle n’est pour l’instant vendu qu’aux Etats-Unis.

Source de l’information: Amazon Confirms Student Version of Kindle (TechCrunch)

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Cartes heuristiques et histoire (Histoire de bloguer)

17 août 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Histoire de bloguer est un blog consacré à l’utilisation de cartes heuristiques (ou cartes mentales) dans l’enseignement de l’histoire, la géographie et de l’éducation civique. Juste avant la rentrée, il fait le bilan de leur utilisation en classe et via son blog. C’est une excellente introduction aux utilisations possibles des cartes heuristiques et à leur utilisation. Tour d’horizon.

Je résume les points principaux du billet que je vous encourage vivement à lire dans le détail.

Premièrement: comment peut-on utiliser les cartes heuristiques ? Dans quels cas peut-on s’en servir ?

  • la carte heuristique peut-être un résumé de cours;
  • elle peut être un exercice, une recherche individuelle ou collective;
  • elle peut être la base de construction (le canevas) d’un résumé de cours, d’une rédaction;
  • elle peut servir d’introduction à un cours ;
  • elle peut servir à la prise de notes.

Mais il n’y a de limitations à leur emploi que celles de votre imagination…

Deuxièmement: quel est l’écho du côté des élèves?

  • pour avoir l’adhésion des élèves à une nouvelle pratique pédagogique, il faut la leur expliquer;
  • le blog a suscité l’intérêt des élèves et des parents qui «y ont trouvé une source d’inspiration» alors que le blog était destiné en premier lieu à susciter l’intérêt des collègues et le partage d’expérience;
  • les cartes heuristiques ont particulièrement «profité» aux classes «jugées faibles» en facilitant leur attention et la mémorisation (dessin, couleurs);
  • elles sont profitables, selon les témoignage de plusieurs parents d’élèves, aux élèves dyslexiques.

Troisièmement, l’auteur d’Histoire de bloguer va-t-il continuer d’utiliser cet outil ? oui, par ce qu’il permet de jouer sur les savoirs et les savoir-faire.

Le billet: http://leprofdhistoire.wordpress.com/2008/08/14/bilan/

Source de l’illustration: Les débuts de l’histoire de Rome

Related Tags: Histoire, Cartes heuristiques, Didactique, Outils

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Histoire suisse: Et si le Pacte de 1291 était un faux?

1 août 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Hier soir, c’était l’heure du cortège aux flambeaux à La Tour-de-Peilz. Soudain, la question posée à l’historien: que s’est-il passé le 1er août 1291? que fête-t-on? Question éminement piège entre la mythologie politique et la réalité historique. D’autant que le journal Le Temps du 31.07.2008 se fait l’écho des thèses de l’historien médiéviste Roger Sablonier qui révise l’histoire des trois cantons fondateurs —mais de quoi en 1291?— jusqu’à affirmer que la Suisse primitive comme berceau de la Confédération n’a pas existé. Et qui nous pose la question: et si le Pacte de 1291 était un faux? Cette question fait l’objet du premier volet de ma série de l’été consacrée à l’Histoire suisse.

Bon les historiens savaient déjà depuis longtemps que le Pacte de 1291 n’avait rien d’extraordinaire ou d’exceptionnel. D’abord, il avait été retrouvé par hasard en 1724 après avoir été cité une première fois vers 1530 soit près de 150 ans après les faits. Ensuite, les Waldstaetten n’avaient pas été les seuls à produire ce type de document à la mort de Rodolphe de Habsbourg et c’était une pratique courante à la mort de l’Empereur. Enfin, les soucis exprimés par ces communautés portaient plus sur la sécurité économique de la voie commerciale du Gothard que sur la sécurité extérieure et il ne parle ni de liberté, ni de résistance.

Bon depuis le temps aussi, tout le monde devrait savoir que les histoires de Guillaume Tell et du serment du Grütli ne sont que des mythes et n’ont aucune réalité historique. De même que la fête nationale et le choix du premier août datent de 1891.

Bon mais tout ceci n’a pas beaucoup fait évolué la connaissance du grand public et du monde politique. D’autant que comme le disait Hans Ulrich Jost, mon estimé professeur d’université, l’histoire suisse et son historiographie** ont toujours été sous l’influence du politique:

« L’impact du discours politique sur l’historiographie suisse ne date pas seulement des temps modernes, […]. En effet, l’identité nationale de la Suisse moderne [qui naît en 1848] est en premier lieu de caractère politique. Face aux Etats nationaux exprimant leur identité par un concept culturel qui relève de la langue, d’un espace géo-culturel et même de la race, l’Etat fédéral du XIXe siècle s’est vu contraint de fonder l’esprit national sur le discours politique. La nation suisse, manquant d’un concept culturel cohérent, se réfère à la volonté politique. A l’histoire donc de trouver des valeurs traditionnelles, voire mythiques, conformes au discours politique. A partir de cette conjonction, l’historiographie est devenue davantage le corollaire du développement politique. »

Jost H. U. (2005). «L’historiographie contemporaine suisse sous l’emprise de la Défense spirituelle». In A tire d’ailes. Contributions de Hans Ulrich Jost à une histoire critique de la Suisse. Lausanne Antipodes, p. 174

Mise en place par des historiens radicaux dès le XIXe siècle (Dierauer et Dändliker), cette histoire politique est reprise par les historiens des années 1930 et vulgarisée par ceux des années 1950 et 1960 qui accentuent les légendes de la création de la Confédération « afin de mieux s’inscrire dans l’idée de la Défense spirituelle ». [idem, p. 175]

La remise en cause de cette hagiographie historique (l’hagiographie étant l’histoire d’un-e saint-e, faite pour permettre sa canonisation en regroupant notamment les miracles fait-e-s par lui) date de l’après-guerre, mais sera en premier lieu l’oeuvre d’écrivains suisses, avec en tête de liste Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt. Pour le grand public, il faudra attendre la publication de la Nouvelle Histoire de la Suisse et des Suisses en 1982 pour que soit portée à sa connaissance les changements apportés l’histoire de cette période par les travaux universitaires de nos historiens.

Mais personne jusqu’à présent ne s’était intéressé à l’authenticité des documents phares de cette Suisse primitive. Or, comme le relate le journal Le Temps dans son édition du 31 juillet sous la plume de l’excellente Catherine Cossy, un nouveau livre de l’historien Roger Sablonier (Professeur d’histoire à l’université de Zurich de 1979 à 2006), publié en Suisse alémanique, non seulement fait des fiers Waldstätten épris de liberté des ancêtres imaginaires, mais conteste l’authenticité de deux documents principaux : le Pacte de 1291 et le Pacte de Brunnen de 1315:

«Maintenant que l’on a une autre manière d’aborder les sources écrites, que l’on accepte qu’elles ont avant tout un caractère symbolique, car rédigées après coup pour justifier des rapports de pouvoir, c’était le moment de présenter une synthèse sur cette époque.»

Ainsi, une analyse au carbone 14 d’un minuscule fragment du Pacte de 1291 réalisée par l’Institut de physique des particules de l’EPFZ révélerait que celui-ci pourrait avoir été rédigé en 1309. De même;

«La Charte de Brunnen, qui renouvelait l’alliance des Confédérés après la bataille de Morgarten en 1315, et dont on n’a jamais douté de la date originale jusqu’à maintenant, est écrite sur un parchemin datant au minimum de la fin du XIXe siècle. Comme certains privilèges impériaux, conservés précieusement aux côtés du Pacte fédéral dans le musée de Schwyz, ces textes ont été généralement écrits ou recopiés et arrangés après coup par ceux qui détenaient le pouvoir pour justifier de leurs prétentions.» (Le Temps)

Comme l’indique l’historien Jean-Daniel Morerod, professeur à l’Université de Neuchâtel, interrogé par Le Temps:

Alors que le caractère particulier de la Suisse se trouve aujourd’hui confirmé par son refus d’entrer dans l’Europe, c’est précisément à ce moment-là que la légitimité du Sonderfall disparaîtrait. Cela a des conséquences pour le pays: le cas particulier que nous vivons aujourd’hui est moins séduisant. On perd la caution des ancêtres. C’est une perte au niveau symbolique. On atteint à l’idée mythique d’une continuité dans l’esprit de résistance et de liberté.

L’occasion aussi pour la Suisse de faire véritablement un travail d’histoire dont une des premières conséquences pourrait être de réévaluer son rapport et la place accordée à l’étranger dans sa construction. Ceci fera l’objet du deuxième épisode de notre série de l’été:

Sans la France, la Suisse aurait-elle pu voir le jour?

Que cela ne vous empêche pas, si le temps vous le permet, de participer ce soir aux festivités du premier août dans votre région…

Notes:

* Pour les personnes intéressées, la lecture du livre de Jean-François Bergier (1988) Guillaume Tell. Paris: Fayard apportera tous les éclairages voulus non seulement sur le mythe de Guillaume Tell, mais sur la soi-disant Naissance de la Confédération en 1291.

** L’historiographie désigne l’histoire de l’écriture de l’histoire. Érigée en spécialité de la discipline historique, l’historiographie présente généralement le regard d’un historien sur ses prédécesseurs et sur leur travail.

Légende et source de l’illustration: La mère patrie Helvétie danse avec ses filles, les cantons, sur la prairie du Grütli. Cette carte postale datée de 1900 et déposée aux archives du canton de Schwyz fait partie de cette iconographie qui exalte le mythe fondateur du Grütli. Comme il se doit, Uri, Schwyz et Unterwald sont au centre . (photo: Hier & JetztVerlag für Kultur und Geschichte)

Ouvrage: Roger Sablonier (2008) Gründungszeit ohne Eidgenossen. Zurich: Verlag hier+ jetzt. Voir aussi Swissinfo: http://www.swissinfo.ch/fre/swissinfo.html?siteSect=43&sid=9404117

Classé sous :histoire Balisé avec :Histoire, Historiographie, Mythes, Naissance Confédération, Suisse

Le Tour des Saint Bernard (2e partie)

20 juillet 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Pour la première partie : Le Tour des Saint Bernard (20 juin 2008)
13h50 Bourg-Saint-Maurice
Il est temps d’entreprendre la montée du Cormet de Roselend. Au début la route serpente dans les feuillus et la végétations verdoyantes. Progressivement, plus je monte, plus la végétation se fait rare. Le paysage et la routes sont tout simplement à couper le souffle. J’en ai tellement le souffle coupé que je m’arrête avant le sommet pour prendre des clichés.
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14h30 Sommet du Cormet de Roselande
Il est difficile d’exprimer ce que l’on ressent au sommet du Cormet de Roselend. Entre les magnificences de la route qui nous a conduit en ces lieux et les paysages, tout est fait pour rester scotché. Une très belle découverte.
Au sommet, je discute avec un groupe de motards allemands qui en sont à leur sixième jour dans les Alpes suisses, françaises et italiennes. Sympas. Ils viennent de Stuttgart et disposent en majorité de BMW. Une seule fille au guidon du GS1200 (chapeau, moi je la trouve trop imposante). On parle pneumatiques et Pilot Road II. Au faite, vous en êtes à combien de kilomètres avec vos Pilot Road II et vous en êtes contents?
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La descente est aussi magnifique que la montée. Du pur régal pour les yeux et le pilotage.
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En bas, deux solutions s’offrent soit continuer directement en direction d’Albertville, soit entreprendre la montée du Col des Saisies. Aucun doute. Ce sera le col des Saisies. La montée est dans la même veine que le Cormet de Roselande.

15h30 Col des Saisies
Petite pause. L’occasion de boire un diabolo citron. En route.

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La descente est à ch..r. Nid de poule, gravillons, routes défoncées, rien n’a été amélioré depuis 2006. Pour ma part, je ne suis pas prêt de la reprendre.
A Flumet, le Col des Saisies prend fin et débute le Col des Aravis. Le début du col est aussi mauvais que la descente des Saisies. J’aime pas du tout celui qui a conçu les lacets (déjà en 2006, c’était la même chose). Heureusement, la deuxième partie du col sera plus sympathique.
Nouvelle petite pause au sommet des Aravis. Le temps de boire un peu d’eau et de faire quelques photos. Il est 16h25.
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Je redescends ensuite sur La Clusaz qui me rappelle des conditions météos dantesques lors de mon premier passage en 2006 sous une pluie battante et je continue en direction de la station du Grand Bornand qui me mène au col de la Colombière.

16h50 Col de la Colombière
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Lors de mon premier passage en 2006, nous ne nous étions point arrêté tant les conditions météos étaient catastrophiques. En ce 20 juin, la situation est tout autre et je m’arrête pour boire un café et faire quelques photos qui seront les dernières de ce périple. A ce stade 330 km ont été parcourus et il m’en reste encore 160.

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Arrivée au pied du col de la Colombière, c’est un parcours de transition qui m’attends: Cluses, Les Gets, Saint-Jean-d’Aulps. J’envisage de bifurquer ensuite sur le Col du Corbier (je l’aime bien celui-là) pour rejoindre le Pas de Morgins. Las, la route est en travaux, une première déviation m’attend (grrrr) et je me dois de descendre plus bas pour prendre la route qui mène à Châtel d’Abondance. Il est 19h00 quand j’y arrive pour un dernier arrêt. Près de 430 km ont été effectué alors.
Je vais bientôt quitter la France et rejoindre la Suisse, il me reste à franchir le Pas de Morgins, descendre sur Monthey, puis prendre l’autoroute. Il est un peu plus de 20 heures quand j’arrive chez moi à La Tour-de-Peilz. Je regarde le compteur journalier: 490 km. Le compte est bon!

La carte du parcours (approximative concernant le Cormet de Roselande et le Col des Saisies, y a pas sur Google Maps):
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Classé sous :Blogcafé, Roadbook Balisé avec :Alpes, CBF1000, col de la Colombière, col des Aravis, Cormet de Roselend, France, Honda, Suisse

Les lectures de mon été

19 juillet 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

C’est la pause estivale. Enfin, pas tant que cela lorsque je regarde le temps. Toujours est-il que le rythme ralentit et que c’est le temps des lectures de vacances. Voici les ouvrages que j’emporte sous le bras pour la plage. Si vous aimez la lecture, peut-être que ces ouvrages vous inspireront… ou pas.

imgres.jpg Olivier Meuwly (2007) Les penseurs politiques suisses du 19e siècle. Les combats d’idées à l’origine de la Suisse moderne. Lausanne: Le savoir suisse

Ou la pensée politique suisse du 19e siècle, vu au travers d’un (dernier?) historien radical.

imgres.jpg Michael Collins (2007) La vie secrète de E. Robert Pendleton. Paris: Points-Seuil

Après le suicide bâclé du professeur Pendleton, écrivain raté sur le point de perdre sa chaire de Creative Writing, Adi, l’une de ses étudiantes rongée par la culpabilité, s’installe chez lui pour jouer les gardes-malades. Elle découvre dans la cave un livre écrit par Pendleton des années auparavant. Immédiatement elle perçoit dans Le Cri un chef d’œuvre où « Nietzsche rencontre Charles Manson ». Adi s’associe avec l’ennemi intime de Pendleton pour le faire republier. Le succès est immédiat. Un seul détail la trouble : l’effroyable meurtre d’une adolescente relaté dans Le Cri ressemble étrangement à un crime jamais élucidé, qui eut lieu dans la région quelques années plus tôt… Simple coïncidence ? Ou bien Pendleton aurait-il quelque lien trouble avec ce macabre fait divers?

imgres.jpg Elsa Osorio (2007) Tango. Paris: Points-Seuil

Au Latina, un café parisien, Luis invite Ana à danser un tango. Passionnés parla danse argentine, ces deux inconnus découvrent qu’ils ont en commun une histoire. Leurs aïeux croisaient déjà leurs pas au rythme du tango, dans le Buenos Aires du début du XXe siècle, avant les dictatures, quand l’Argentine était encore la terre promise d’innombrables immigrants.

imgres.jpg Jay McInerney (2007) La belle vie. Paris: Points-Seuil

Ils avaient trente ans et des poussières. Le monde leur appartenait. Ils étaient, disait-on, le plus beau couple de New York. C’était en 1987. Quatorze ans plus tard, Corrine et Russell Calloway ont deux enfants et vivent dans un loft, à TriBeCa. Ce soir-là, ils ont invité des amis à dîner. Nous sommes le 10 septembre 2001. Dans quelques heures, le monde va basculer dans l’horreur. Ce livre n’est pas le roman du 11-Septembre. Il nous parle de ce qui se passe après, quand l’onde de choc de l’attentat du World Trade Center vient percuter des millions d’existences. Une étrange atmosphère se répand, mélange de chaos et de responsabilité collective, d’angoisse et d’euphorie. L’impossible est devenu possible. Désormais, tout peut arriver.

Sara Paretsky (2007) Chicago, banlieue sud. Paris: Points-Policiers

Lorsqu’on demande à la détective privée V.I. Warshawski d’aller fouiner du côté de Fly the Flag, atelier de confection de drapeaux, elle ne s’attend sûrement pas à le voir flamber. Surtout avec un mort en prime, le patron Frank Zamar. Accident? Incendie criminel? Warshawski poursuit l’enquête, en plein sud de Chicago, banlieue misérable, où la violence et les gangs règnent en maîtres.

Bonnes lectures et à bientôt.

Classé sous :Blogcafé

Le Tour des Saint Bernard (20 juin 2008)

17 juillet 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Retour à fin juin, le 20 plus précisément. En ces jours-là, le soleil et le beau temps sont enfin de retour. Mes obligations professionnelles de fin de semaine semblent renvoyer au calendes grecques les perspectives de tour avec Highlander. Mauvaise humeur assurée… L’occasion est trop belle et je m’octroie un jour de congé.
Il reste à faire le choix de la destination. C’est pas les Alpes qui manquent !!!!
Progressivement, le choix se fait. J’innove partiellement et trois cols que je n’ai jamais entrepris à moto sont au programme: les cols du Grand-Saint-Bernard, du Petit-Saint-Bernard et le Cormet de Roselande. Trois pays alpins: Suisse, Italie, France. 490 kilomètres, 7 cols et 12 heures de voyage plus tard, je franchirai la ligne d’arrivée.
Je prépare le matériel photographique de l’expédition. Venant d’acheter d’occasion une focale fixe de 35mm pour mes Pentax, je décide de lui faire subir l’épreuve du feu. Un de ses avantages réside dans son encombrement minimum.
Après cette longue introduction, je suppose que vous êtes impatients de partir à l’aventure. Moi aussi. Le compte-rendu de cette journée se fera en deux parties: avant et après la pause de midi.

7h50 Montreux
Je laisse sur notre droite le Château de Chillon, dépasse Villeneuve et je m’engage sur l’autoroute en direction de Martigny.
A la sortie de Martigny, le giratoire me propose à droite de rejoindre le col des Montets et le Mont-Blanc, mais je poursuis tout droit et je m’engage sur la route du Grand-Saint-Bernard. C’est une route à fort transit en direction de la vallée d’Aoste et du nord de l’Italie en raison du tunnel du même nom qui permet d’éviter le passage du col (altitude du col 2473m) et de traverser à toute saison. La route est donc large et c’est plus une voie rapide qu’un col sur l’essentiel du parcours.
Après Bourg-Saint-Pierre, une galerie d’accès au tunnel et au col nous attend. Enfin, la séparation tant attendue arrive entre le tunnel et la route du col. Il me reste alors environ 6km de montée avant d’arriver au sommet. A cette heure de la journée, les températures sont encore fraîches. Vivement que le soleil s’installe!

9h00 Arrivée au sommet du Grand-Saint-Bernard
Il est donc 9h00 lorsque j’arrive au sommet du Grand-Saint-Bernard. Presque personne encore à cette heure du jour. C’est l’heure où les café et les échoppes ouvrent. Ca tombe bien, je vais pouvoir me sustenter. Et faire mes premières photos de la journée.

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9h36 Descente sur Aoste et l’Italie
Il est temps de remonter sur Highlander et d’entreprendre la descente. Ces quarante minutes ont permis à la température ambiante de trouver quelques couleurs supplémentaires. Au niveau du lac, c’est la frontière et je passe donc en Italie.
Une relative mauvaise surprise m’attend très rapidement. La route est largement défoncée et en travaux. Le goudron alterne avec les cailloux, les gravillon et la terre. C’est proche de Paris-Dakar! J’enclenche donc le mode super lopette. Heureusement, le paysage est magnifique:

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10h30 Arrivée à Aoste et liaison vers le Petit-Saint-Bernard
Dans la plaine, ça chauffe déjà! J’aime bien Aoste, mais cette fois-ci, je n’ai pas le temps de m’attarder et je prends la direction de Courmayeur, Mont-Blanc, Petit-Saint-Bernard. La route déroule tranquille. J’évite de prendre l’autoroute qui mène au tunnel.
A 11h00, je m’arrête juste avant la séparation entre la route menant à Courmayeur et au tunnel du Mont-Blanc et la route du Petit-Saint-Bernard. Le temps de boire un café et de prendre une photo du Mont-Blanc vu depuis le côté italien.

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Dans les premiers lacets du Petit-Saint-Bernard, je peux encore apercevoir le Mont-Blanc. Puis après quelques virages en épingle, je me retrouve seul dans le col du Petit-Saint-Bernard. Le paysage est splendide. Désormais il fait chaud et je laisse tomber le pull. La route est belle et les virolos sont comme je les aime. Highlander enroule, mais quelques cailloux sur la route me rappellent que l’ouverture des cols est récente et m’incitent à la prudence
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12h00 Arrivée au sommet du Petit-Saint-Bernard
Les cyclistes et les motos pullulent au sommet du Saint-Bernard. Chacun à tour de rôle se fait prendre en photo devant le panneau du col.
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D’un côté, l’Italie:
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De l’autre la France:
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Il est temps de descendre sur Bourg-Saint-Maurice. Ville étape. Ville déjeuner pour votre serviteur.
La route est aussi belle que du côté italien. Je rencontre plus de cyclistes, vers lesquels va toute mon admiration, que de motards.

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13h00 Bourg-Saint-Maurice
A l’entrée de Bourg-Saint-Maurice, la route des Grandes Alpes invite à partir sur la gauche et le col de l’Iseran et de Val-d’Isère me font de l’oeil. Ce sera pour une prochaine fois, promis, mais j’aurai besoin de 2 jours pour une telle virée avant de rentrer à la maison.
Je bifurquerai plus loin, flèche à droite pour prendre le Cormet de Roselande, mais avant il est l’heure de la pause repas. Il sera excellent.

Lors de cette première partie de journée, 210 km ont été parcourus soit près de la moitié du périple.
A suivre…

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Voyage au Tessin (mai 2008)

28 juin 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Reportage autour d’un séjour au Tessin à moto du 14 au 16 mai 2008.

Introduction
Du 14 au 16 mai 2008, je devais me rendre à un cours de formation continue à Bellinzone au Tessin. C’est-à-dire dans la partie suisse italienne de mon pays. Pourquoi pas dès lors joindre l’utile à l’agréable et faire le déplacement à moto? Surtout qu’il y a des cols alpins que je n’avais pas encore eu l’occasion de faire à moto. Banco!
Un peu d’angoisse, car le mois de mai était tout sauf au beau. J’ai scruté l’ouverture des cols et la météo jusqu’au début de la semaine du cours. Celui-ci démarrait le mercredi. Pas moyen non plus de partir le mardi déjà. Je serais bien rentré le samedi, histoire de passer par les Grisons au retour (et donc des cols supplémentaires), mais au final les prévisions étaient vraiment trop pourries pour tenter le coup.

Mercredi 14 mai 2008: La Tour-de-Peilz-Bellinzone
Donc lever pour un départ à 6 heures du matin. Les prévisions pour la journée sont bonnes; elles le sont moins pour le retour du vendredi. Agissons, puis nous verrons.
Dans un premier temps, l’autobeurk jusqu’à Brig. Avec le iPod dans les oreilles, ça passe très bien. De toute façon, je dois être à Bellinzone avant 12h00 et la route cantonale n’est pas mieux que l’autoroute. Arrivé à Brig, c’est l’ascension du col du Simplon qui m’attend. Le passage vers l’Italie avant de bifurquer vers le Tessin. Le temps est encore frais et il n’y a pas trop de traffic de transit. Par chance, j’arrive à dépasser un camion qui ne va vraiment pas vite au bon moment.
A 8h00, j’arrive au sommet du Simplon. C’est l’heure des premières photos et du petit déjeuner. Dans l’intervalle, le soleil va darder ses premiers vrais rayons pour mon plus grand plaisir.

Regard sur le Valais


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je vais descendre de ce côté-là!

J’entreprends maintenant la descente sur Domodossola. Je m’arrête à Gondo. Incroyable que des gens vivent encore là après le dramatique éboulement de l’an 2000. En effet, le 14 octobre 2000, suite aux inondations massives touchant le Valais, un glissement de terrain de 10 000 m³ emporta une partie des bâtiments du village. Quatorze personnes périrent et la « Tour Stockalper » vieille de 400 ans fut très endommagée. Le « nouveau village » fut inauguré le 14 octobre 2004.

Gondo

Avant Domodossola, je bifurque sur la droite pour prendre les Centovalli, soit les 100 vallées qui relie la partie italienne et Locarno (Tessin). Progressivement, la route se fait étroite. Prudence, les habitués roulent vites et peuvent couper les virages. Le paysage est magnifique.
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Les Centovalli

Déjà de retour du côté suisse.

Arrivée dans les temps à Bellinzone. Début du cours. Dans l’après-midi, nous nous rendons au chantier AlpTransit. Il s’agit de réaliser de nouveaux tunnels de chemin de fer au Gothard pour transférer une partie du traffic routier de la route sur le rail.

 

Le chantier AlpTransit. Les machines, les hommes et la montagne

Jeudi 15 mai 2008: Bellinzone-Piottino
Le temps s’annonce maussade à pluvieux. Je laisse donc la moto pour prendre place dans un des minibus. Déjà que je risque de me faire tremper pour le voyage retour, autant rester le plus au sec. Nous nous rendons dans le Piottino.
Nous avons l’occasion de parcourir à pied l’ancienne route du Moyen-Age. Voici les vestiges d’un des anciens postes de douanes (péages). Le Gothard était une super occasion de se faire de la tune dans l’axe nord-sud. C’est aussi la raison pour laquelle, les cantons de Suisse centrale ont pris possession du Tessin et donc de ses revenus.

L’enchevêtrement des routes entre la route cantonale actuelle et l’ancienne route du Moyen-Age:
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De retour à Bellinzone en fin de journée, la pluie montre le bout de son nez.
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Bellinzone – Le Castelgrande

Vendredi 16 mai 2008: Bellinzone-La Tour-de-Peilz

Depuis ma chambre d’hôtel
Le matin, j’assiste à mes deux dernières conférences. A midi, j’enfourche Highlander direction le col du Lukmanier. Le temps se fait menaçant. A Biasca, je sors de l’autoroute et je commence l’ascension. L’approche du col est relativement longue. Le paysage est sublime, mais le revêtement de la route est très moyen à l’approche du sommet. Avant d’arriver au sommet, le temps se gâte et au sommet je dois m’équiper pour la pluie.
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Je repars par là…

Avant de redescendre sur le versant des Grisons, je m’engage dans une galerie. Les volets de cette dernière ne sont pas encore ouverts, car la neige est encore présente par endroit (comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus). La galerie est fort sombre. Prudence. Arrivé de l’autre côté, une bonne surprise m’attend, car la pluie ne fait plus partie du paysage. C’était seulement du côté tessinois que la pluie était présente. Ouf!
Je descends maintenant sur Dissentis. La route est agréable et j’apprécie les paysages. Arrivé à Dissentis, j’en profite pour aller m’acheter un casse-croûte. Je dois attendre l’ouverture du supermarché.

Si Dissentis est le point de départ pour entreprendre l’ascension du Lukmanier en direction du Tessin, c’est aussi le point de départ d’un autre col: l’Oberalp. Je m’arrête au sommet du col. Les photos suivantes vous permettent de vous rendre compte de la masse de neige encore présente. Une semaine avant mon départ, le col venait d’être ouvert à la circulation.

Highlander ne bronche pas!
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Pour vous rendre compte de la hauteur de la neige restante…

Je redescend ensuite sur Andermatt, puis je rejoins l’autoroute du Gothard, car les autres cols dont le Susten ne sont pas encore ouverts à la circulation. Je fonce en direction de Stans pour ensuite bifurquer en direction du col du Brunig et Meiringen. Voici quelques photos prises entre Meiringen et Interlaken.
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Le paysage est plus verdoyant. Je vais là-bas.

Comme le temps joue en ma faveur, je décide à Interlaken de remonter en direction du col du Jaun, histoire de me faire mon quatrième col de la journée. Le Jaun est vraiment un col fort sympathique et facile. La descente sur Bulle est toujours superbe. Je vous la recommande.
Voilà, la fin de la journée et de ce périple approche. Il me reste le dernier bout entre Bulle et La Tour-de-Peilz. L’occasion de me faire bien rincer avant d’arriver à la maison. C’est un moindre mal par rapport au reste de la journée. Le risque valait d’être pris.

Les photos présentées ne représentent qu’un aperçu des 48 photos du reportage de ce voyage au Tessin. La diaporama complet
http://picasaweb.google.com/s/c/bin/slideshow.swf

La suite? Mon périple au travers du Grand et du Petit-Saint-Bernard et de mon retour par la Grand Route des Alpes… Une journée 490km, 7 cols, 12 heures de paysages enchanteurs…

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