Local Hero
Par Nev Cottee
De l’album River’s Edge
Le Musée suédois du design présente sa nouvelle exposition dans un sac à dos
La nouvelle exposition du Musée suédois du design « To Go » peut être emportée dans un sac à dos que les visiteurs peuvent emprunter pendant une semaine pour explorer le pays. Le musée -uniquement virtuel- était déjà un ovni dans le paysage culturel du pays. Avec ce concept d’exposition, une nouvelle étape est franchie.

La nouvelle exposition du Musée suédois du design n’a pas de salles, de murs, de cimaises, ni même d’oeuvres. Elle se compose d’un sac à dos de la marque suédoise contemporaine de sacs Sandqvist, rempli d’objets suédois soigneusement choisis par des conservateurs du pays, représentant l’industrie créative en Suède et ayant un grand intérêt pour le design.
Conçu pour fonctionner comme un « véritable guide de voyage en Suède », chaque objet est étroitement lié à diverses expériences locales en Suède et est accompagné de « conseils personnels » du conservateur.
L’exposition concept à emporter est disponible en quatre versions différentes: Sud, Ouest, Nord et Est, y compris les villes de Malmö, Göteborg, Umeå et Stockholm avec les environs.
Le site du musée : Bienvenue au Swedish Design Museum To Go.
Excellent !
Test Tamron 17-28 mm f/2,8 Di III RXD, zoom ultra grand-angle pour hybrides Sony plein format
Après son 28-75 mm f/2,8 Di III RXD, Tamron revient avec le zoom ultra grand angle 17-28 mm f/2,8 Di III RXD pour monture Sony E. Est-ce que Tamron a encore une fois réussi à proposer une optique coup de coeur pour les hybrides Sony plein format ?
Source : Test Tamron 17-28 mm f/2,8 Di III RXD, zoom ultra grand-angle pour hybrides Sony plein format
Travelogues : Hôtel Shepheard, Le Caire, 1906

© Burton Holmes Historical Collection
Ne pas connaître la terrasse du Shepheard est un crime de lèse-société. Le voyageur qui n’a pas foulé le pavé carrelé de cette terrasse vaut à peine mieux qu’un casanier. Et la femme du monde qui n’a pas siroté un thé aux tables de cette terrasse ne peut voir approcher cinq heures sans honte.
Holmes, B. (2018). Travelogues. Le plus grand voyageur de son temps (1892-1952). Edité par Genoa Caldwell. Cologne: Taschen, p. 314-315
L’hôtel Shepheard (Wikipedia)

Façade de l’hôtel Shepheard dans les années 1920 . Crédit : Photographer of American Colony Photo Department or its successor, the Matson Photo Service. * Public domain
L’hôtel Shepheard (« Shepheard’s Hotel ») est un ancien hôtel situé au Caire , en Égypte , en activité des années 1840 à 1952 , date de son incendie. Un hôtel moderne est construit à proximité en 1957 .
Le travelogue de Burton en Égypte (1906)
Burton Holmes réalise son premier reportage en Égypte en 1906. Il considère ce voyage comme lui permettant de retourner aux débuts de l’histoire humaine et la vallée du Nil comme le berceau de notre civilisation.

Entrée du temple d’Abou Simbel, 1906. © Burton Holmes Historical Collection
L’aube se levait un matin de la fin février. Notre guide se tenait dans la grande entée, regardant dehors vers le Nil, au-delà duquel se dessinaient les collines orientales contre la lueur du jour naissant.
Pour lui, grâce aux Britanniques, l’Egypte de 1906 est à la hauteur de ses traditions magnifiques :
L’Egypte, avant l’arrivée des Anglais, était une terre d’anarchie et de misère. […]. Aujourd’hui, l’Egypte se tient droite et prospère […].
Les extraits permettent d’inscrire et replacer Burton Holmes dans la vision occidentale et sociale de son époque. Par ailleurs, la photographie du temple d’Abou Simbel est tout simplement et techniquement remarquable.
Réserve naturelle de la Sauge – dimanche 23.02.2020

En ce dimanche 23 février, le temps est à l’éclaircie. L’occasion est belle de profiter de l’occasion pour découvrir la réserver naturelle de La Sauge du côté de Cudrefin et la rive sud-est du Lac de Neuchâtel.
C’est aussi l’occasion de tester l’adaptateur Novoflex permettant de fixer mes objectifs Pentax (monture K) sur mon Sony Alpha 7. Pour cette sortie, je prends mon objectif Tamron 70-300mm.

Nous logerons le canal et ses arbres majestueux. Le temps reste nuageux avec des éclaircies.

La forêt n’est jamais loin. La nature est en plein droit.

Plus nous nous approcherons du bord du lac, plus le vent nous saisira. Par moment le ciel se déchirera.

Il est possible de rejoindre la réserve par bateau depuis Morat ou Bienne (horaire).
Au final, nous avons passé un agréable moment. La prochaine fois, nous irons de l’autre côté du canal et de la réserve du Fanel qui s’inscrit dans le prolongement de la réserve naturelle de la Sauge.
Informations relatives à la Réserve naturelle de la Sauge
La Réserve naturelle de la Sauge se situe entre Ins (BE) et Cudrefin (VD), sur la rive sud-est du lac de Neuchâtel, le long du canal de la Broye.

La réserve naturelle de Cudrefin est l’une des plus anciennes réserves naturelles de la Grande Cariçaie avec le Fanel voisin. C’est une réserve située entièrement sur territoire vaudois, sur la Commune de Cudrefin. Elle est surtout connue pour ses grands bancs de sable affleurants par basses eaux et qui accueillent de nombreux oiseaux nicheurs, hivernants ou en transit. Un haut-lieu de l’ornithologie en Suisse.
Le chemin traversant la réserve est d’usage mixte piétons et vélos, mais le chemin se résume parfois à un simple sentier. La priorité est aux piétons.

En traversant de l’autre côté du canal, vous avez également la réserve du Fanel qui accueille la plus importante colonie d’oiseaux d’eau nicheurs de Suisse.
En savoir plus: https://www.loisirs.ch/balades/1008/le-fanel
Loisirs.ch – Les bons plans romands pour toute la famille
Comme un air d’été indien en février…
En ce vendredi après-midi de mi-février, un fourmillement imperceptible gagne mes poignets devant le soleil et la douceur de cette journée. Gaz… J’enfourche résolument CaptainAdventure. Moteur…
Pendant que les Fribourgeois partent en direction des stations de ski et que l’autoroute se congestionne depuis l’échangeur de Vevey, je remonte en direction de Bulle et du Lac de Gruyère pour une escapade de fin d’après-midi.
De 12 degrés à Vevey, les températures redescendent quelque peu en arrivant en Veveyse, puis en Gruyère. Cela reste néanmoins incroyablement doux pour la saison. Il n’est même pas nécessaire d’utiliser les poignées chauffantes.
Je sors à Rossens pour me diriger vers le lac de Gruyère et le barrage de Rossens. Ce sera mon premier arrêt photo.

Décidément mon Sony Alpha 7, récemment acheté d’occasion à un prix très raisonnable, répond à mes attentes.

Je remonte sur mon destrier et en direction de Pont-la-Ville, puis de La Roche. Avant d’arriver à La Roche, je mets la flèche à droite pour rejoindre le port de la Serbache.
Arrivé à destination, j’ai une impression de me retrouver dans les espaces canadiens. Une question de luminosité probablement.

Toujours est-il que la lumière est superbe à cette heure du jour.

Muni de mon Alpha 7, j’en profite goulument.
Le jour descendant, je ne m’attarde cependant pas trop longtemps. Je sens le froid commencé à piquer. Je remonte donc sur CaptainAdventure pour prendre le chemin du retour. De belles images plein les yeux et mon boîtier.
Photos : Sony Alpha 7, objectif Sony Carl Zeiss Vario-Tessar T* FE 24-70mm f/4 ZA
Au marché du mardi @Vevey 18.2.2020
Au marché de ce mardi, le temps incite à parcourir les étals des maraîchers et de profiter du soleil. La température reste encore fraîche. Il faudra attendre l’après-midi pour plus de chaleur.

C’est aussi l’occasion de tester mes objectifs Pentax sur l’Alpha 7. Ceci est possible grâce à une bague adaptatrice de Novaflex. Le résultat est encourageant. La bague de Novaflex permet de contrôler l’ouverture des objectifs en monture A. La mise au point se fait elle manuellement. Simple et efficace. L’ensemble reste compact.
Photo prise avec un Sony alpha 7, objectif SMC Pentax-FA 50mm f/1.4
Photo du jour : L’appel du large @Vevey | 15.02.2020
En cette nouvelle journée de février qui ressemble au printemps plus qu’à l’hiver, la Veveyse se jetant dans le Léman incite à répondre à l’appel du large ou pour le moins à se placer dans le soleil pour se placer dans la ligne d’horizon.

La journée incite à la flânerie et à la méditation.
Et si l’hiver ne revenait pas…
Photo : Sony Alpha 7, objectif Sony FE 35mm 2,8 1/200, f/14.0, ISO100 ©Lyonel Kaufmann
Le tour du monde en 3 500 motardes
Ce samedi 15 février, Londres fêtera l’arrivée du Relais mondial des motardes (Women Riders World Relay). Bravant la grêle, les stéréotypes et les contrôles douaniers sur six continents, ces femmes ont donné envie aux bikeuses du monde entier de se mettre en selle.
Lasse de l’invisibilité des femmes dans le monde de la moto et des stéréotypes auxquels elles sont exposées, Hayley Bell, jeune femme de 28 ans originaire du Nord de l’Angleterre, lance son idée folle d’un relais mondial féminin sur Facebook en août 2018.
Depuis un an, ce tour du monde à moto féminin a rassemblé “plus de 3 500 femmes de 79 pays”, qui ont sillonné le globe en deux-roues, parcourant à elles toutes “plus de 100 000 kilomètres”.
Ces femmes roulent pour beaucoup de raisons. Les mêmes que les hommes, d’abord, remarque le New York Times : “Elles en tirent du plaisir, un sentiment de liberté et de détente, et elles communient avec la nature.” Mais aussi pour tisser des liens avec une communauté de femmes qui partagent leur passion.
Source : Le tour du monde en 3 500 motardes
Crédit photo : Sarah Abou-Saleh pendant le Women Riders World Relay à Dubai le 31 janvier 2020 The New York Times/Anna Nielsen
Crise de la natalité : où sont passés les bébés ?
Depuis plusieurs décennies, la natalité recule dans de nombreux pays. Cette journaliste spécialisée dans les questions de genre et de reproduction analyse ce phénomène pour le New York Times et souligne que, si la baisse de la natalité traduit d’abord un progrès, elle témoigne aussi d’une faillite du capitalisme moderne, avec ses inégalités croissantes, son individualisme et son incapacité à régler la crise climatique. Extraits traduits.
La version actuelle du capitalisme globalisé et la chute de la natalité
« Notre version actuelle du capitalisme globalisé – à laquelle peu de pays et d’individus peuvent se soustraire – a généré une richesse choquante pour certains, et la précarité pour beaucoup d’autres. Ces conditions économiques génèrent des conditions sociales défavorables à la création de familles : Nos semaines de travail sont plus longues et nos salaires plus bas, ce qui nous laisse moins de temps et d’argent pour nous rencontrer, faire la cour et tomber amoureux. Nos économies, de plus en plus gagnantes, exigent que les enfants reçoivent une éducation intensive et coûteuse, ce qui crée une anxiété croissante quant au type de vie qu’un futur parent pourrait leur offrir. Le message de toute une vie nous oriente plutôt vers d’autres activités : l’éducation, le travail, les voyages.
Ces dynamiques économiques et sociales se combinent avec la dégénérescence de notre environnement d’une manière qui n’encourage guère la procréation : Les produits chimiques et les polluants s’infiltrent dans notre corps, perturbant notre système endocrinien. Chaque jour, il semble qu’une partie du monde habité soit en feu ou sous l’eau.
S’inquiéter de la chute des taux de natalité parce qu’elle menace les systèmes de sécurité sociale ou la force de travail future, c’est passer à côté de l’essentiel ; c’est le symptôme de quelque chose de beaucoup plus envahissant.
Il semble évident que ce que nous en sommes venus à considérer comme le « capitalisme tardif » – c’est-à-dire non seulement le système économique, mais aussi toutes les inégalités, les indignités, les opportunités et les absurdités qui l’accompagnent – est devenu hostile à la reproduction. Dans le monde entier, les conditions économiques, sociales et environnementales fonctionnent comme un contraceptif diffus, à peine perceptible. Et oui, cela se produit même au Danemark. »
Chine et Danemark, le même constat devant la montée du « workisme » et le déclin de la religiosité
« Lyman Stone, un économiste qui étudie la population, souligne deux caractéristiques de la vie moderne qui sont en corrélation avec une faible fécondité : la montée du « workism » – un terme popularisé par l’écrivain atlantique Derek Thompson – et le déclin de la religiosité. « Il y a un désir de faire du sens chez les humains », m’a dit M. Stone. Sans religion, l’une des façons dont les gens cherchent une validation externe est par le travail qui, lorsqu’il devient une valeur culturelle dominante, est « intrinsèquement réducteur de fertilité ».
Le Danemark, note-t-il, n’est pas une culture de bourreau de travail, mais est très laïque. L’Asie de l’Est, où les taux de fécondité sont parmi les plus bas du monde, est souvent les deux. En Corée du Sud, par exemple, le gouvernement a introduit des incitations fiscales à la procréation et a élargi l’accès aux crèches. Mais le « travail excessif » et la persistance des rôles traditionnels des hommes et des femmes se sont combinés pour rendre l’éducation des enfants plus difficile, et surtout peu attrayante pour les femmes, qui assument un deuxième poste à la maison.
La différence entre la vie dans le petit Danemark, avec son généreux système d’aide sociale et ses notes élevées en matière d’égalité des sexes, et la vie en Chine, où l’aide sociale est irrégulière et où les femmes sont victimes d’une discrimination généralisée, est énorme. Pourtant, ces deux pays connaissent des taux de fécondité bien inférieurs aux taux de remplacement.»
Le devenir de la planète : reproduction et durabilité de l’environnement
« La crise de la reproduction se cache dans l’ombre, mais elle est visible si on la cherche. Elle se manifeste chaque année par un nouveau creux dans les taux de natalité. (…)
Les conversations sur la reproduction et la durabilité de l’environnement se sont longtemps chevauchées. Thomas Malthus craignait que la croissance démographique ne dépasse l’offre alimentaire. Les années 1970 ont vu l’émergence de l’écoféminisme. Depuis les années 1990, les groupes de défense de la justice en matière de reproduction cherchent à obtenir une meilleure planète pour tous les enfants. Aujourd’hui, les BirthStrikers désavouent la procréation « en raison de la gravité de la crise écologique ».
Si la catastrophe climatique a ravivé des éléments du discours insidieux sur le contrôle de la population, elle a également suscité une nouvelle vague d’activisme, née de la compréhension de la profondeur des liens entre ces composantes fondamentales de la vie – la reproduction et la santé de la planète – et de l’action collective nécessaire pour les maintenir.
(…)
Ces relations, entre nous et le monde naturel, et entre nous et les autres, témoignent de l’interdépendance que la logique capitaliste voudrait nous faire renier.
La reproduction est le signe ultime de l’interdépendance. Nous dépendons d’au moins deux personnes pour nous rendre possibles. Nous gestons à l’intérieur d’un autre humain, et nous émergeons avec l’aide de médecins ou de doulas ou de parents. Nous grandissons dans des environnements et des communautés qui façonnent notre santé, notre sécurité et nos valeurs. Nous devons trouver des moyens concrets de reconnaître cette interdépendance et nous résoudre à la renforcer.
(,,,)
En réfléchissant aux dons immatériels que j’aime à penser que j’ai hérités de (mon père), il est devenu évident que j’avais besoin d’une continuité génétique, aussi fictive et ténue soit-elle. J’ai alors reconnu quelque chose de précieux et d’inexplicable dans cette aspiration, et j’ai entrevu combien il pouvait être dévastateur de ne pas pouvoir la réaliser. Pour la première fois, je me suis sentie justifiée dans mon impulsion de préserver un petit morceau de moi qui, d’une certaine manière, contenait un petit morceau de lui, qui pourrait un jour revivre.»
Anna Louie Sussman est une journaliste qui écrit sur le genre, la reproduction et l’économie.
-À lire : Something is stopping us from creating the families we claim to desire. But what?









Vous devez être connecté pour poster un commentaire.