• Passer au contenu principal
  • Passer à la barre latérale principale
Lyonel Kaufmann blogue…

Lyonel Kaufmann blogue…

Sur la route à moto avec un café

Blogcafé

Que signifie “utiliser WordPress comme CMS*” ?

26 août 2006 by Lyonel Kaufmann 6 commentaires

Bloghelper a rédigé une série d’articles sur l’utilisation de WordPress en tant que CMS. En premier lieu quelles sont les utilisations possibles de WordPress en tant que CMS? Petit tour d’horizon.
En préambule, il convient de rappeler que WordPress (WP) facilite la rédaction, la publication, l’édition et l’organisation de votre blog. En ce sens, il est déjà un système de gestion de contenu (CMS en anglais). Ici, il s’agit donc d’observer une utilisation plus CMS et moins centrée blog via WP, c’est-à-dire une utilisation plus conventionnelle d’un CMS comme le sont, par exemple des CMS comme Drupal ou XOOPS.

  • Utiliser WP pour un site portfolio

Exemple d’utilisation de WP dans cette optique: eric-powell.com et FreeWay Design

  • Utiliser WP pour un site de e-commerce

Ici, il s’agira notamment d’intégrer une solution de paiement en ligne (par exemple PayPall).
Exemples (WP) : Filipino Artisans, Above The Fold, et Bell Vance Art

  • Utiliser WP pour un site galerie

Voisin du portfolio, un tel site se distingue par la nécessité de rendre possible les commentaires et l’évaluation individuelle des galeries proposées ainsi que de les classer en fonction des évaluations des visiteurs et de les classer dynamiquement.
Exemples (WP) : webdesignbook.net et Lovely Blogs

  • Utiliser WP pour un Photoblog?

Ici, par rapport au profolio ou à une galerie, la particularité consister en permettant de redimensionner les images à télécharger et en la publication facilitée des profils exif d’une photo.

Exemples (WP) : Pictorialis et dilineate

  • Utiliser WP pour un site de nouvelles ou un magazine en ligne.

Un site de nouvelles ou un magasine en ligne présente en “une” des articles devant s’affranchir de l’ordre chronologique inverse de publication d’un blog. Il est nécessaire aussi de disposer de catégories (les rubriques d’un journal) basées sur les mêmes principes que la une.
Exemples (WP) : XXL Magazine et Cebu Living

  • Utiliser WP pour des articles d’une bibliothèque

?Un exemple (WP) : A-Level.EconoRef (site en développement).

Pour consulter les autres articles de la série : Using WordPress as CMS series

Notre prochain article traduit de cette série : 5 raisons d’utiliser WordPress comme CMS*

*CMS = content management system soit un système de gestion de contenu.
Les systèmes de gestion de contenu ou SGC (de l’anglais Content Management System ou CMS) sont une famille de logiciels de conception et de mise à jour dynamique (=via un langage de programmation (php) et une base de données (msql) de sites web. Le concept de base consiste en la séparation du contenu de son interface de présentation. Pour plus d’infos sur les CMS, l’article de Wikipedia :
Système de gestion de contenu.

Technorati Tags: blogs, CMS, ContentManagmentSystem, SystèmeGestionContenu, WordPress

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :CMS, Wordpress

Générateur de logo web 2.0

19 août 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Un exemple valant mieux que 10’000 mots, voici le résultat :

iLife

Pour en faire de même ? C’est par ici : WebV2LogoCreatr

Merci au  Le blog à Ollie et à ses liens du jour pour le site !

Technorati Tags: Web2.0

Classé sous :Blogcafé

La bataille de Brick Lane

19 août 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

  • La bataille de Brick Lane

    Monica Ali est à 39 ans l’un des auteures britanniques les plus prometteuses de la nouvelle génération. Son premier roman « Sept mers et treize rivières » (Brick Lane en version orginale) va être mis à l’écran. Le tournage prévu à Brick Lane même rencontre quelques aléas reportés par Pierre Assouline dans son blog « La République des Livres ».

    (tags: communautarisme GB MonicaAli BrickLane Intolérance)

Classé sous :Blogcafé

Scenes From an Italian Restaurant (Billy Joel)

16 août 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

The Stranger
Souvenirs ou nostalgie ? Simplement un bon morceau qui tourne, tourne « oh oh oh oh oh oh oh ».

A bottle of red, a bottle of white
Whatever kind of mood you’re in tonight
I’ll meet you anytime you want
In our Italian Restaurant.

Paroles : Scenes From an Italian Restaurant

Classé sous :Blogcafé

Le monde du Web 2.0 : WordPress et lisibilité

15 août 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Pour moi, sans aucun doute, c’est WordPress ma star du web 2.0. C’est en effet, l’outil que j’utilise quasi quotidiennement de manière directe ou indirecte en publiant du contenu sur le web, voire en l’utilisant comme outil de carnet de notes en déplacement.
Je le disais déjà dans un précédent message : C’est WordPress qui gagne !

Et WordPress gagnait vis-à-vis d’autres solutions de publications en ligne (Spip, iWeb, RapidWeaver ou autres).
Profitant d’une certaine torpeur estivale, j’en ai profité —avant mon départ en vacances et ces derniers jours à mon retour—pour relooker de mes différents sites générés avec WordPress. Je l’avais déjà fait pour ce site (voir Habits d’été). J’ai poursuivi avec mes sites moins perso et plus pro.
C’est évidemment un besoin de changement qui m’anime et c’est aussi tout l’intérêt de WordPress que de disposer d’une pléthore de créateurs talentueux de thèmes. Cependant, ces changements m’ont aussi amené à réfléchir sur des questions de lisibilité et les critères de choix des thèmes.
Tout a commencé avec le thème Chameleon.

Ces derniers temps, j’appréciais particulièrement les thèmes à trois colonnes (preuve en est ce site). Visiblement ce thème devait me donner l’occasion de dynamiser un ancien thème du même auteur (wp-andreas09) et aussi de placer les deux colonnes de navigation à droite de la page. Dans un premier temps, je fus très satisfait du résultat. Puis quelques détails ont fini par me déranger. Sans trop savoir pourquoi. Puis petit à petit, j’ai trouvé quelques éléments de réponses :

• mes autres blogs sont conçus pour être lus à l’écran avec des textes parfois relativement longs (plus des articles que des billets);
• dans un site où le contenu joue un rôle important et, dès que le nombre d’articles devient conséquent, il convient que le lecteur puisse avoir une idée de la «profondeur» d’une catégorie par rapport à une autre et l’indication du nombre de billets publiés dans une catégorie peut être un élément utile au lecteur;
• il est donc important que les textes s’inscrivent comme dans une page (d’un livre, d’un journal, etc.);
• les marges de chaque côté du texte principal jouent un rôle important pour la lecture à l’écran d’un blog à nature principalement textuelle;
• les menus doivent faciliter la navigation, mais ils ne doivent pas «éclipser» le contenu [c’est un peu différent avec ce blog qui est plus éclaté et plus «communautaire»] et donc ils ne doivent être moins larges que le contenu de l’article;
• pour des blogs à nature «littéraire», la typographie est un élément important dont il faut tenir compte en choisissant un thème;
• les thèmes à une colonne disposée à droite de l’écran sont généralement les plus efficaces avec un axe lecteur;
• la question des droits d’auteur est souvent négligée et je m’attache notamment à faire apparaître clairement la mise à disposition de mes blogs sous un contrat Creative Commons;
• la taille et la résolution de l’écran de mon lecteur est importante et je me base sur ma configuration de mon portable en 1024×768 pour organiser mon thème;
• j’ai lu aussi (mais je ne retrouve pas le lien) qu’une ligne de texte devrait comporter de 70 à 75 signes (espaces compris) pour faciliter la lecture et il convient donc de privilégier, pour le texte principal, les formats non variables par rapport la taille de la fenêtre ainsi que d’adapter la taille des caractères du corps du texte en conséquence;
• auparavant mes différents blogs / sites avaient tendance à disposer d’un habillage comparable, mais actuellement je privilégie la démarche inverse, c’est-à-dire de trouver un thème très typé pour chacun d’eux;

Par ailleurs, une partie de mes lecteurs n’est pas familiarisée avec le concept des blogs. Ce phénomène est «aggravé» par le mélange «blog» et pages traditionnelles de mes sites tel que le permet maintenant un outil comme «Wordpress». J’ai donc essayé de trouver des thèmes permettant une signalétique la plus claire possible. Je m’attache aussi à bien distinguer par une étiquette Accueil | Blog la partie blog de celle des pages.
Résultats des courses ? Rien ne vaut

• des exemples concrets :

• histoire.lyonelkaufmann.ch
• politis.ch
• manuels d’histoires vaudois (1937-1998)

• et bien sûr vos avis.

Technorati Tags: blogs, lisibilité, Web2.0, WordPress

Classé sous :Blogcafé

Liban : La guerre la plus bloguée

29 juillet 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Lu dans le journal Libération (qui va mal comme vous pouvez le voir ci-dessous), l’article sur les blogs de guerre dans le conflit actuel du Liban (je voulais écrire le conflit opposant Israël et… mais à qui justement ? Le Hezbollah ? Le Liban ? la Syrie ? L’Iran ? ou…, me voilà bien emprunté tiens).
Je vous livre l’introduction :

Cette guerre a déjà son surnom: «the most blogged war» (la guerre la plus bloguée). Un tour sur The Truth Laid Bear un site californien qui se veut une sorte de «portail de la blogosphère», permet de s’en rendre compte en un coup d’oeil: les bloggeurs israéliens et Libanais sont sur toutes les lignes de front.

Puis vous pouvez lire la suite de l’article : Blogs de guerre

A noter que
a) la Guerre du Golfe avait déjà donné le «coup d’envoi» de l’utilisation des blogs dans un conflit par les hommes du front et que le magazine Forbes avait alors lancé un concours pour élire le «meilleur blog de guerre» (voyez ici mon archive http://www.lkaufmann.ch/weblog/)
b) le côté «colatéral» du web : créé par des militaires (Arpanet), le voici engagé dans les conflits sous des aspects que ses concepteurs n’avaient certainement pas imaginés.

Par ailleurs, dans le non-virtuel, la situation des populations civiles est dramatique et inquiétante. Plus inquitétante encore, la passivité de la communauté internationale.
Enfin : quoi après la guerre ? (http://www.politis.ch/carnets/?p=95)

Classé sous :Blogcafé

Forum (RSR) : Les Blogs et la politique

26 juillet 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

« Le blog qui défie Genève » titrait hier (mercredi 26 juillet 2006) le journal Le Temps. L’objet ? Le «carnet de campagne» publié à l’été 2005 par deux politiciens genevois radicaux, François Longchamp (actuel conseiller d’Etat) et Pierre Maudet (actuel président du parti radical genevois), durant la campagne des cantonales genevoises. Ce chat de campagne égratignait, attaquait parfois des figures du microcosme politique genevois. Extrait :

«De retour de Berne où j’ai cassé la croûte avec Pascal Ier. […] Pascal [Couchepin] se tire une balle chaque fois qu’il a affaire avec l’équipe de clampins qui nous gouverne. Il n’en est toujours pas revenu de la nullité absolue du discours de Mononeurone au Salon du livre et de la presse.»

Dans un premier temps, tous deux disaient «assumer» ce franc-parler inédit, sans langue de bois ni crainte de l’ironie. Mais, dans un deuxième temps, ils décidaient finalement, devançant la parution de l’article, de fermer leur blog mardi en fin de journée.

Bruissement dans le monde politique romand estival. A tel point que l’émission forum de la Radio Suisse Romande y consacrait —au milieu de la crise à l’Université de Genève, du Liban, des propos de Micheline Calmy-Rey sur le conflit au Proche-Orient— les 7 dernières minutes de son émission de mercredi. Son accroche :

« le blog est-il une nouvelle arme de communication politique, un espace d’une parole sans langue de bois, ou même sans limites? »

Pour débattre : deux politiciens bloggeurs, Pierre Maudet, et votre humble serviteur.
En effet, j’étais contacté hier après-midi. Le journaliste avait fait ses recherches et était tombé sur mon blog « politique » (http://www.politis.ch). Visiblement y en a pas des tonnes de politiciens romands qui bloguent. Vais-je devenir le « Stephanie Booth » de la politique blogueuse de Suisse romande? Si oui, j’espère que, comme elle, je choperai pas la grosse tête. Au cas où je lui prierai de me le faire savoir… gentiment, hein Stephanie !?

Sans rire maintenant, Pierre Maudet s’est bien rendu compte que leurs propos tenaient plus du chat que du blog politique. Une règle d’or en politique: débattre des idées et pas déblatérer sur les personnes. Sinon, c’est pas de cette manière-là que le regard des gens sur la politique aura une chance d’évoluer et de changer. En tout cas, c’est mon avis. Que je partage !

Pour écouter l’émission (jusqu’à la jeudi en fin de journée probablement) : http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=100, puis Forum dans la colonne de droite. Dépêchez-vous !

Mise à jour : L’intégralité de la correspondance Longchamp-Maudet est en ligne sur le site du journal Le Temps (L’intégralité de la correspondance entre François Longchamp et Pierre Maudet sur «Skyblog»)

Merci à SwissRoll et à leur billet «Longchamp, Maudet et Doris Leuthardt, ou: comment « Un swissroll » s’est fait griller un scoop»

Technorati Tags: Blog&Politique, BlogPolitique, blogs, FrançoisLongchamp, LeTemps, PierreMaudet, RadioSuisseRomande, RSR

Classé sous :Blogcafé

Audimat et presse en ligne : dérive ou bonne idée ?

24 juillet 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Je me doutais déjà en consultant les sites de journaux en ligne qu’ils leurs devenaient possibles de déterminer les articles qui rencontraient le plus de succès et d’éventuellement continuer dans la même veine ou d’arrêter. Maintenant, c’est sûr : un article (By the Numbers) de l’American Journalism Review, —traduit (partiellement et légèrement édulcoré d’ailleurs) par Le Courrier international (Les journalistes menacés par la dictature des chiffres, No 820, juillet 2006)— décrit le phénomène et fait place aux opportunités et craintes de la profession.
Ainsi, par exemple, au Washington Post, les chefs de rubriques annoncent les chiffres de popularité des articles publiés sur le site internet du quotidien. L’audimat fait ainsi son entrée comme à la télévision. Probablement pour le pire, car on ne peut pas dire que la qualité de la TV (ou de la radio) se soit amélioré avec les chiffres d’audience des émissions. Cela se saurait.
Alors faut-il craindre pour la presse papier ?
[Lire plus…] à proposAudimat et presse en ligne : dérive ou bonne idée ?

Classé sous :Blogcafé

Enseigner les logiciels sociaux avec les logiciels sociaux

3 juillet 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans la revue on-line Innovate (Innovate – Teaching Social Software with Social Software), Ulise Mejia explore l’utilisation en formation des logiciels sociaux dans l’apprentissage des savoirs collectivement construits et partagés.
Sont englobés dans la définition des logiciels sociaux :

  • les blogs en tant que système de publication internet personnel;
  • les wikis en tant que système de management de contenu collaboratif;
  • les systèmes de classification distribuées de l’information via des mot-clés ou tags tels del.icio.us;
  • les fils d’informations de type rss qui permettent aux utilisateurs de signaler leur publication de nouveaux contenus ou la modification de ces derniers.

A chacun de ses systèmes, Mejias attribue un rôle particulier dans l’apprentissage social.
Pour le blog, il s’agit d’un outil personnel permettant à son auteur de trouver son chemin personnel/individuel. Mejias a donc demandé à chacun de ses étudiants de tenir son blog en parallèle à son cours. Pendant le cours, le blog était utilisé pour les lectures à rendre par les étudiants (fonction traditionnelle de journal du blog). A la fin du cours, il s’est agi pour les étudiants de procéder à son auto-évaluation de celui-ci en résumant les expériences de formation. Il est donc utilisé comme une forme de portfolio électronique du cours.

Relativement au wikis, ceux-ci étaient utilisés comme outil de synthèse et de collaboration en rapport avec un/des projets à conduire collectivement dans le cadre du cours.

En conclusion de sa démarche, Mejias indique :

In conclusion, while the size of the class does not represent a large enough sample to make generalizations, I do believe based on my experience teaching this course that social software can be used to create effective distributed research communities. I also feel that a similar design can be used to teach classes in different subject matters. Most importantly, I think the application of social software in this manner supports a constructivist pedagogy where students feel empowered to take charge of their own learning.

[tag]éducation, médiaTICE, wiki, blogs, RéseauSocial, LogicielSocial [/tag]

Technorati Tags: blog, éducation, LogicielSocial, médiaTICE, RéseauSocial, wiki

Classé sous :Blogcafé

Le monde du Web 2.0 : Le gratuit n’est pas Open source (2)

3 juillet 2006 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans le domaine actuel du Web et plus particulièrement du Web 2.0, une certaine confusion existe à mon avis entre le modèle du gratuit et celui de l’Open Source. Par ailleurs, le gratuit est actuellement le modèle dominant.
Cependant, la confusion entre gratuit et Open source pourrait s’avérer problématique tant pour l’utilisateur que pour l’Open source.

Premier constat :
Contrairement à l’Open source, un service ou une plate-forme basée sur le gratuit appartient en exclusivité à ses propriétaires. Il s’agit de services commerciaux et d’entreprises ayant comme objectif de générer des revenus et des profits.
Si l’internaute ne paye rien, c’est que les sources de revenus sont d’une autre source :

• la publicité;
• la revente du service à un groupe important : exemple de Writely racheté par Google ou de del.icio.us racheté par Yahoo!;
• le portefeuille de clients et la valorisation des données attachées à ceux-ci;
• la levée de fonds pour la capitalisation de l’entreprise, basée sur les perspectives futures de la société et des services à valeur ajoutée.

Ce faisant l’utilisateur et les informations gracieusement fournies appartiennent désormais à des sociétés qui vont s’en servir pour générer trafic et revenus.

Pas trop grave me direz-vous. A voir. En premier lieu, je ne sais généralement rien de l’utilisation qui sera faite des données recueillies par le prestataires; notamment celle en rapport avec mon comportement sur la toîle. A tel point que certains parlent au sujet du Web 2.0 de l’Esclavage 2.0 (voir Esclavage 2.0 : Eux, nous et moi)

Ainsi, cette pléthore de service, censé nous rendre service, centralisent, concentrent, contrôlent et exploitent nos données. Ce qui au final signifie :

  1. Mes données ne sont pas sous mon contrôle. ?
  2. Ce qui est fait avec mes données n’est pas sous mon contrôle direct.
  3. Mes données deviennent la propriété du prestataire de service.
  4. La valeur ajoutée que j’ai créée profite à ce prestataire de service.
  5. Je paie le prestataire de service pour avoir le droit d’utiliser et de manipuler la valeur ajoutée que j’ai  contribué à créer. (voir billet La nouvelle sagesse du web ou “l’esclavage 2.0? ? )

Deuxième constat :

Contrairement à un logiciel présent sur mon ordinateur, un service gratuit made in Web 2.0 peut disparaître d’un jour à l’autre et mes données avec.
Un logiciel Open source également me direz-vous. Ben justement pas vraiment. En effet, le code source est mis à ma disposition ainsi que de l’ensemble de la communauté des internautes. Eux et moi avons la possibilité de modifier, développer et faire évoluer un programme Open source. Et mettre nos modifications à disposition de toute la communauté via internet.
Un des exemples connus réside dans le logiciel Netscape et de sa version Open source Mozilla. Sur la base de son moteur, Firefox ou Camino en sont devenus les clones les plus connus.

Troisième constat :
Contrairement à l’idée répandue, l’Open source n’est lui pas gratuit. Derrière, il y le travail des développeurs. Plus celui-ci prend du temps, plus les questions de la rémunération de ce travail pour la poursuite de son développement se posent.
Dans un grand nombre de situation, le problème n’est pas trop important puisque ce sont des entreprises qui font évoluer les logiciels Open source pour leurs propres besoins, puis qui mettent à disposition de l’ensemble de la communauté leurs code de programmation.
L’argent investi par ces entreprises est récupéré via les activités traditionnelles des entreprises et les économies réalisées par le non achat de logiciels commerciaux (et protégés, donc non modifiable par l’entreprise).
Toutefois, dans certains cas, ce modèle ne suffit. Ainsi, les développeurs de la suite bureautique NeoOffice ont introduit un nouveau mode de financement qui permet de disposer de la primeur des nouvelles versions moyennant un financement modique. Ils ont dû s’y résoudre devant la faiblesse des contributions financières volontaires des utilisateurs.
Dans ces cas-là, la réaction d’une partie des utilisateurs est vive, car pour eux l’Open source est synonyme de gratuit.

Conclusion :
Il paraît primordial de garantir à l’utilisateur

  • a) l’accès à ce qui apparaît comme le nouveau service universel;
  • b) la mise à disposition d’outils échappant à une pure logique commerciale;
  • d) la propriété de ses données et donc aussi leur valeur ajoutée;
  • c) le respect de ses données personnelles, de son identité et de sa sphère privée et la non-utilisation de ces données à des fins commerciales ou de contrôle social.

Dans ce cadre-là, il convient de redéfinir la notion de service public et de mettre à disposition du public des outils Open source en suffisance. Une nouvelle régulation régalienne est urgente.
Je partage l’avis de Margarita Pérez-García (esphère identitaire) relativement à la nécessité que, parallèlement à un service comme del.cio.us, des services Open source de système de classement distribué se développent, car je ne souhaite pas non plus que « ces données soient contrôlées par Yahoo! », ni forcément toutes les ouvrir à la terre entière (tww2.0 : le nouveau tag del.icio.us de Michael Feldstein pour « Teaching with Web 2.0 »). Je souhaite pouvoir mieux contrôler les données que je mets ou ne mets pas à disposition des autres.
Ce service universel offrirait ainsi à chaque utilisateur des espaces de stockage, de publication et de communication préservé de l’économie marchande et véritablement gratuit.

Par ailleurs, l’importance de l’éducation des jeunes apparaît dans toute son urgence. Les données se multiplient à une vitesse exponentielle et les habitudes de surf de nos chers têtes blondes s’établissent de plus en plus tôt.

[tag] web2.0, esclavage2.0, NeoOffice, Writely, Google, Yahoo!, OpenSource, Gratuit [/tag]

Classé sous :Blogcafé

« Page précédente
Page suivante »

Barre latérale principale

Lyonel Kaufmann

Lyonel Kaufmann

Historien & Blogueur

Afficher le Profil Complet →

Derniers articles

  • Reblog of tooting.ch users fdastous: 27 février 2026
  • Au fil des jours : perspectives musicales (21.02.2026) 22 février 2026
  • Roberta Flack, le grand huit des 70’s – Libération 14 février 2026
  • Au fil des jours (10.02.2026) 11 février 2026
  • Au fil des jours… (25.01.2026) 26 janvier 2026
  • Journal linuxien (17.01.2026) 25 janvier 2026
  • Journal linuxien (09.01.2026) 22 janvier 2026
  • Montreux-Territet Twice (18.01.2026) 19 janvier 2026
  • What I Re-learned about Teaching in High School | Larry Cuban 15 janvier 2026
  • Architecture Lugano (28.12.2025) 13 janvier 2026

Catégories & Pages

  • Blogcafé
  • Photo du mois
  • Photo du jour
  • Roadbook
  • TubesCafé
  • Politique de confidentialité

Recherche

Pages et Articles Phares

  • «Va Pensiero» de Verdi en 2011 : un symbole de résistance patriotique comme en 1842
    «Va Pensiero» de Verdi en 2011 : un symbole de résistance patriotique comme en 1842
  • Rétrospective digitale des oeuvres de Frida Kahlo — Google Arts & Culture
    Rétrospective digitale des oeuvres de Frida Kahlo — Google Arts & Culture
  • Bramberg (1)
    Bramberg (1)
  • 2016 signe le grand retour du Livre de la Jungle
    2016 signe le grand retour du Livre de la Jungle
  • Le 16e siècle portugais dans l’océan Indien : une économie de la capture | Histoire Globale
    Le 16e siècle portugais dans l’océan Indien : une économie de la capture | Histoire Globale
  • Alma - Tadoussac | Québec 2013
    Alma - Tadoussac | Québec 2013
  • Mary Ellen Mark Immigrants Istanbul, Turquie 1965
    Mary Ellen Mark Immigrants Istanbul, Turquie 1965
  • Chapelle de Thusy | Photo du jour
    Chapelle de Thusy | Photo du jour
  • Dernière taverne avant la fin du monde – Actuel Moyen Âge
    Dernière taverne avant la fin du monde – Actuel Moyen Âge
  • Marché de Noël à Ornans
    Marché de Noël à Ornans

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Creative Commons License
Ce contenu est mis à disposition sous un contrat Creative Commons. Lyonel Kaufmann 2004-2026
Genesis Sample de Genesis Framework · WordPress · Se connecter

 

Chargement des commentaires…
 

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.