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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Blogcafé

Triennale BEX & ARTS 2020 (22.06.2020 au 18.10.2020)

8 juillet 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En cette année plus que particulière pour la culture, les expositions en plein air ont, sans nul doute, une carte importante à jouer. Ce sera le cas notamment pour le Festival Images à Vevey en septembre-octobre et cela l’est également pour Bex & Arts, Triennale de sculpture contemporaine en plein air, qui vient d’ouvrir ses portes.

Vue sur Bex et les montagnes depuis le parc
Vue sur Bex et les montagnes depuis le parc

Pour le visiteur, c’est l’occasion de découvrir ou de profiter d’un magnifique parc. Vous pourrez d’ailleurs, y pic-niquer. Tout en découvrant des sculptures contemporaines monnumentales.

Le thème de cette édition est « Industria ». Ce terme polysémique désigne toute forme d’activité productive, et ce aussi dans le sens de production culturelle, artistique et intellectuelle. Il forme notamment l’essence et le point de départ des premières avant-gardes en architecture, en art et en design. Pour les organisateurs :

La volonté de nouer des liens étroits et des synergies entre art, société et économie est particulièrement d’actualité dans notre ère qui se caractérise par une transition entre société industrielle et société numérique.

34 oeuvres monumentales d’artistes ou collectifs sont disséminées dans le parc.

*Equilibri, plan B* de Carles Valverde
Equilibri, plan B de Carles Valverde

Pour parcourir l’ensemble des oeuvres, il vous faudra compter au moins deux heures dans ce magnifique parc.

*Twins, die Stehende, die Schwenbende* de Anja Luithle
Twins, die Stehende, die Schwenbende de Anja Luithle

Parmi les oeuvres qui m’ont particulièrement touchées, plues ou impressionnées, je vous conseille, le Quartier des fous d’Olivier Estoppey. Comme ses personnages, vous allez vous-mêmes basculer phyisquement et littéralement dans la folie, dans un déséquilibre. C’est à vivre !

*Skybirds* de Joëlle Allet
Skybirds de Joëlle Allet

J’ai apprécié également Skybirds de Joëlle Allet et son installation de neuf oiseaux similaires fixés au sol, tournant sur eux-mêmes au gré du vent.

*Cabeza de Hongo* de Daniel Zea
Cabeza de Hongo de Daniel Zea

Mon coup de coeur va à Cabeza de Hongo de Daniel Zea, une installation sonore intégrée au sein d’un bouquet d’arbre du parc paysager. Elle est composée de cymbales, pendues à des branches, que l’on découvre peu à peu et sur lesquelles sont placés des mini-haut-parleurs diffusant une musique spécialement composée pour cette oeuvre.

Vue sur les montagnes et *Le Tiret* d'Aurélien Gamboni
Vue sur les montagnes et Le Tiret d’Aurélien Gamboni

J’ai bien aimé également Ecoute, Son Silence Bruit… de Pierre Mariétan et son haïku « sonore », excellemment intégré à l’environnement.

*Romeo and Juliet* de Massimo Furlan/Antoine Friderici
Romeo and Juliet de Massimo Furlan/Antoine Friderici

Ma dernière mention est pour Du chant mystérieux de la chevêche d’Athéna d’Andrea Wolfensberger, superposition de deux graphes bidimensionnels et représentant l’enregistrement du chant de deux chevêches, petite chouette en voie d’extinction, mais réintroduite récemment dans les environs de Bex.

Et vous ?

Lien et informations : https://www.bexarts.ch

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Le boycott des publicités sur Facebook est-il en train de prendre ? | Courrier international

24 juin 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Une campagne appelant les marques à faire pression sur le réseau social américain en retirant leurs publicités de ses plateformes en juillet fait des adeptes. Patagonia, The North Face, Mozilla… : ils sont chaque jour plus nombreux pour pousser Facebook à agir contre la haine et le racisme.

La publicité peut-elle changer Facebook ? Chaque jour depuis une semaine, la campagne de boycott des annonceurs Stop Hate For Profit (« Non à la haine pour les profits »), lancée par des associations de défense des libertés civiles américaines pour pousser le réseau social à lutter plus efficacement contre la haine, fait de nouvelles recrues.

The Guardian, ce 23 juin, a fait le récapitulatif : les marques de vêtements et d’articles de plein air « North Face, REI et Patagonia se sont engagées à ne pas payer de publicité sur les plateformes Facebook dans le cadre de la campagne Stop Hate for Profit. Le site d’annonces d’emplois Upwork et la société Internet Mozilla ont également rejoint l’engagement. »

Et, dans le Wall Street Journal, le glacier Ben & Jerry’s annonce réfléchir sérieusement à suivre le mouvement. En revanche, Unilever doute de son utilité et General Motors décline : « Chez GM, nous n’allons pas nous engager dans de grandes déclarations sur les plateformes et autres », assure Deborah Wahl, directrice mondiale du marketing.

-Source : Le boycott des publicités sur Facebook est-il en train de prendre ? | Courrier international (article réservé aux abonnés)

Crédit image : © Dado Ruvic/REUTERS/

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Mort de Guy Bedos : « La mort pour moi, c’est le sommeil »

30 mai 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le comédien Guy Bedos, connu pour son humour féroce, son engagement à gauche et ses rôles dans des films comme « Un éléphant ça trompe énormément », est décédé à l’âge de 85 ans. Grandes étapes d’un parcours jalonné de succès, de colères, de rires et de mélancolie.

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Guy Bedos sur scène au Théâtre de la Renaissance en 1973• Crédits : Jean-Leo DUGAST – Getty

Source : Mort de Guy Bedos : « La mort pour moi, c’est le sommeil »

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A écouter également sur France Culture : Guy Bedos, l’intégrale en cinq entretiens

« Faire du drôle avec du triste ». Durant ces cinq émissions, l’acteur, auteur et humoriste Guy Bedos retrace sa vie de ‘ mélancomique ‘ au cinéma, au théâtre et au music-hall. Un demi-siècle de one man show politique, de revues de presse décapantes à refaire et défaire le monde, à boxer sur scène les racismes et intégrismes contemporains, à brocarder ces puissants qui nous gouvernent, des présidents Giscard à Hollande. Le polémiste politique, l’humoriste pamphlétaire de ‘ la gauche couscous ‘, s’est servi de toutes ses colères.

Enfant mal aimé dans une famille raciste de l’Algérie Française, déserteur durant la guerre d’Algérie, le théâtre fut pour le jeune homme insoumis sa thérapie. L’acteur Bedos s’est soigné avec les mots de Molière et Shakespeare, ‘ ses éveilleurs politiques ‘, pour se guérir de ‘ l’inconvénient d’être né ‘. Guy Bedos raconte ses fantômes, Simone Signoret ‘ sa grande soeur qui fut aussi sa prof de Science Po ‘, Barbara qui le fait débuter au music-hall, Jacques Prévert qui lui donne envie d’écrire, le président Mitterrand à qui, il refuse la Légion d’Honneur, Sophie Daumier ‘ sa fiancée d’une autre vie ‘ mais aussi ce cinéma qui ne lui a pas encore offert son grand rôle dramatique, ce rire de résistance, cet engagement de bouffon utile. Bedos nous jure que cette fois-ci, c’est la dernière.

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De bon matin… (lundi 11 mai 2020)

11 mai 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

De bon matin. Lundi 11 mai 2020, les escargots eux aussi sont de déconfinés. La météo les invitent à sortir leur tête de leur coquille. Bonne semaine à toutes et tous. #Hipstamatic #Jane #Inas1982 #TripleCrown

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Mary Ellen Mark Immigrants Istanbul, Turquie 1965

7 mai 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Photo passeport de Mary Ellen Mark (1963)
400C-006-037 © Mary Ellen Mark

Grâce au dernier numéro de Réponses Photos (n0 332 mai-juin 2020), j’ai découvert la photographe Mary Ellen Mark (1941-2015) et sa photo ci-dessous prise à Istanbul en 1965.

Turkish Immigrants, Istanbul, Turkey, 1965, 501J-312-31X © Mary Ellen Mark

Réponses Photos m’apprend que Mary Ellen Mark s’est rendue en Turquie grâce à une bourse Fullbright. Les deux femmes de la photo apparaissent dans le hublot d’un bateau. Le noir et blanc rend plus intenses les regards des visages clairs sur ce fond sombre.

Par ailleurs, cette photo de ces immigrantes figure dans le premier livre publié par Mary Ellen Mark [Passport (1974). New York : Lustrum Press] et regroupant des photos prises entre 1963 et 1973.

Concernant Mary Ellen Mark, elle est née le 20 mars 1940 à Philadelphie et morte le 25 mai 2015 à New York. Elle est surtout connue pour ses reportages au travers des États-Unis, dans lesquels les portraits occupent une place prépondérante. Elle fait partie de l’agence Magnum entre 1977 et 1982.

M. E. Mark a pour thèmes de prédilection les exclus de la société : pauvres, fugueurs, prostituées, drogués, prisonnières. Principalement aux États-Unis, mais également à l’étranger comme pour la photo ci-dessus

Sisters, Central Park, New York City, 1968, 401N-002-031 © Mary Ellen Mark

Elle construit ses reportages sur le long terme en suivant certaines familles pendant des années. Cette méthode la classe parmi les documentaristes, plutôt que les journalistes.

Woody Allen et Mia Farrow, studios Kaufman Astoria, New York, 1991
215D-001-015 © Mary Ellen Mark

Elle a également été sollicitée sur des films par Francis Ford Coppola, Woody Allen ou Frederic Fellini.

Source des images : http://www.maryellenmark.com

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Modern Love : en première ligne de la pandémie, “je t’aime” veut parfois dire adieu

3 mai 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Chaque semaine, la chronique phénomène du New York Times sur l’amour vous est proposée en exclusivité, traduite en français, par Courrier international. Voici le récit d’un médecin interne dans le Washington, l’État où a commencé l’épidémie de Covid-19 aux États-Unis. Séparé de sa famille et inquiet pour ses patients, il recense les malheurs et les bonheurs de cette période. Un témoignage tout à la fois magnifique et poignant.

Brian Rea / The New York Times

Au temps du coronavirus, dire “je t’aime”préfigure la solitude ou le deuil. Ce ne sont pas les mots que l’on prononce avant de s’enlacer ou de s’embrasser.

“Je t’aime”, dit une de mes collègues à son nouveau-né quand elle apprend qu’elle a le Covid-19 et qu’elle doit se confiner à la maison.

“Je vous aime”, dit un ami urgentiste à sa famille avant que ses collègues ne l’intubent et fassent tout leur possible pour le tirer d’affaire – les émotions se bousculent et brisent l’aura d’invincibilité qui est souvent le propre des soignants.

— À lire sur www.courrierinternational.com/article/la-chronique-du-new-york-times-modern-love-en-premiere-ligne-de-la-pandemie-je-taime-veut

Classé sous :Blogcafé

La vigne au fil des jours

1 mai 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Depuis 6 semaines, les journées sont entrecoupées de sorties dans les environs.

Campagne et vignes sont au rendez-vous. Le temps est superbe à tel point que la sécheresse s’installe. Les travaux de la vigne continuent alors que nous déambulons jour après jour.

C’est aussi l’occasion de prendre des photos lors des différentes sorties. L’oeil s’attache à l’ensemble, puis au détail ou aux travaux des ouvriers tâcherons.

Lundi 20 avril : regard sur les montagne

En ce premier jour de la semaine, mon regard porte sur le paysage des montagnes avoisinantes. Le mur de vigne sert à fixer mon premier plan, la vigne, puis les montagnes forment les plans suivants.

Depuis la vigne, les montagnes. La Tour-de-Peilz (20.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982 #TripleCrown

Jeudi 23 avril : travail dans la vigne

Au détour d’un virage, abordé évidemment très prudemment à pied, je découvre en contrebas, les ouvriers tâcherons en plein travail. Le soleil tape et le chapeau ou la casquette sont de rigueur.

Le travail de la vigne. La Tour-de-Peilz (23.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982

Depuis que je passe sur ce chemin, j’ai toujours un moment d’arrêt sur cette maison de vigne. J’aime bien ces petites cahutes, même s’il celle-ci mériterait d’être un peu mieux entretenue. Ce jeudi-là, il est temps de l’immortaliser. Le ciel est si bleu.

Maison de vigne. La Tour-de-Peilz (23.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982

Même si ces sorties sont agréables, le temps devient long, trop immobile pour être encore longtemps soutenable. Le manque d’action et d’espace pèsent chaque jour un peu plus.

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Écris, écris… et relis Dino Buzzati

25 avril 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti le besoin d’écrire, quasiment au quotidien, de manière libre sur tout et rien. Ecris, écris me souffle aussi Dino Buzzati. Et je le relis.

Crédit image : Pexels sur Pixabay

La dernière fois, c’était lorsque ma mère était en fin de vie. L’écriture me permettait d’atténuer ou d’exprimer ma douleur et mes désarrois. C’était il y a 16 ans. Déjà (pour rester poli).

Actuellement, certainement que la situation d’un relatif enfermement explique ce besoin. Vital. A nouveau.

Dans ces moments-là, je repense à Dino Buzzati qui s’efforçait à écrire tous les jours. Quitte à implorer son carnet d’écrire ne serait-ce que deux lignes.

Sur le moment, je repense plus particulièrement à son carnet “En ce moment précis”. Je redescends donc à ma cache au trésor livresque. Puis je m’aperçois que le court texte auquel je pense est dans « Nous sommes au regret de… » (p. 132). Le voilà, cher lecteur, ramené à pleine lumière :

Le salut

 

Ecris, je t’en prie. Deux lignes seulement, au moins cela, même si ton esprit est bouleversé et si tes nerfs ne tiennent plus. Mais chaque jour. En serrant les dents, peut-être des idioties dépourvues de sens, mais écris. L’écriture est une de nos illusions les plus ridicules et pathétiques. Nous croyons faire une chose importante lorsque nous traçons des lignes noires qui sur le papier blanc se contorsionnent. De toute façon, c’est là ton métier, que tu n’as pas choisi toi-même, qui t’a été attribué par le sort, c’est la seule porte par laquelle, éventuellement, tu pourras t’échapper. Ecris, écris. A la fin, parmi les tonnes de papiers à jeter, une ligne pourra être sauvée. (Peut-être).

Actuellement, au silence de la nuit s’est ajouté un certain silence de jour. Tout cela favorise des formes d’introspection.

Sûrement aussi qu’écrire témoigne d’être vivant et au monde.

Ne serait-ce qu’au travers d’un écran.

Il y a longtemps, me concernant, que le papier a laissé la place à l’écriture numérique. Cependant, lorsque je suis en route ou en voyage, j’emporte toujours un carnet papier comme carnet de bord. Et je trouve cela bien. Et alors je griffonne, maladroitement, mais je griffonne et je sens alors bien. Libre et vivant.

Dino Buzzati (1982). Nous sommes au regret de… Paris: Robert Laffont, 224 p.. Traduction de Siamo Spiacenti di (1975)

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Le murmure de New York s’est tu

23 avril 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Une belle et touchante chronique de New York au temps de pandémie de Reggie Nadelson dans le New York Times. Extrait.

“SoHo n’a pas changé depuis quarante ans”, assure Sasha Noe, propriétaire du Fanelli’s, l’un des bars les plus anciens et les plus chaleureux du quartier. C’est dans cet établissement, à l’angle de Prince Street et Mercer Street, que je prends souvent mon petit déjeuner. Il n’y a pas si longtemps, on y servait encore des œufs au bacon le matin, des hamburgers et du chili en milieu de journée. Mais le 15 mars, lorsque la municipalité a décrété que les restaurants ne pouvaient plus proposer que des plats à emporter ou à livrer, il a fermé. À l’époque des attentats du 11 Septembre et de l’ouragan Sandy, il était resté ouvert et son enseigne à néon était un phare accueillant ; désormais, comme presque tous les autres commerces de SoHo, il a baissé son rideau. Même les boutiques chics – Louis Vuitton, Fendi et les autres – qui donnent normalement un petit côté glamour au quartier ont barricadé leurs vitrines pour protéger les sacs à main.

“Nous n’avons jamais fait de vente à emporter”, explique Noe qui, lorsqu’il ne garde pas ses trois enfants, s’occupe depuis quinze jours à faire de menues réparations dans son restaurant, discuter avec ses fournisseurs, envoyer ce qu’il reste dans ses frigidaires au refuge voisin pour sans-abri de la Bowery Mission, et cherche moyen de payer l’ensemble de son personnel – ce qu’il compte bien faire tant qu’il le pourra. À deux blocs de là, sur Prince Street, le Raoul’s, qui depuis son ouverture en 1975 régale les New-Yorkais de son steak au poivre, a également fermé ses portes. Son propriétaire, Karim Raoul (le fils du premier Monsieur Raoul), qui vit au-dessus du restaurant, a essayé de maintenir les plats à emporter, mais ne veut pas mettre ses employés en danger. D’ailleurs, il ne trouvait plus le bon pain pour ses burgers. “Or l’essentiel, c’est toujours le pain”, souligne-t-il. Et pour ne rien arranger, à l’heure où j’écris ces lignes, il vient de rentrer de l’hôpital avec son épouse et leur nouveau-né.

New York plongé dans le calme

Noe a raison : SoHo est pratiquement désert, un peu comme dans les années 1980, à ceci près qu’à l’époque il y avait davantage de graffitis sur les murs et que les boulangeries du coin crachaient de la fumée toute la nuit. De ma fenêtre, à sept heures du matin, le quartier ressemble à ce qu’il a toujours été aux petites heures du jour. Le soleil s’est levé. Les immeubles en fonte aux façades habillées de blanc n’ont sans doute pas beaucoup changé depuis l’époque où, dans les années 1870 et 1880, ils furent construits par de riches négociants pour servir d’entrepôts clinquants à souhait. […]

Auteur : Reggie Nadelson

Reggie Nadelson est une journaliste new-yorkaise qui écrit notamment pour The New York Times. Elle est aussi romancière et a écrit des séries policières.

Source : Le murmure de New York s’est tu | New York Times (En anglais).

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«Mon garçon en CE1 est en train de décrocher»

21 avril 2020 by Lyonel Kaufmann 4 commentaires

www.liberation.fr

Une lycéenne fait ses devoirs sur Internet, près de Tours, le 27 mars.

_ _ Une lycéenne fait ses devoirs sur Internet, près de Tours, le 27 mars. Photo Alain Jocard. AFP

La continuité pédagogique, assurée pour l’essentiel sur le Web, peut être une vraie galère pour ceux qui n’ont ni ordinateur ni Internet. Cette fracture numérique pourrait creuser encore un peu plus les inégalités. Des témoignages forts et interrogeants au-delà de l’école sur la situation économique et sociale en France.

Ecrire, écrire, écrire. Depuis le début du confinement, Nadira, femme au foyer de 38 ans, ne se défait plus de ses stylos. Cette mère de six enfants, âgés de 6 mois à 17 ans dont quatre sont scolarisés, n’a ni ordinateur, ni tablette, ni imprimante. «L’ordi a lâché il y a quelques mois. Ce sont des frais importants, on mettait de l’argent de côté pour en racheter un plus tard.» Ce foyer de huit personnes, originaire de Harnes (Pas-de-Calais), ne peut compter que sur un smartphone.

Le défi de la continuité pédagogique, basée sur des ressources en ligne, l’est doublement pour les foyers comme celui de Nadira. Pour sa fille en cinquième, ses fils en CE1 et CM2, les devoirs sont envoyés par mail ou sur l’environnement numérique de travail (ENT) de façon quotidienne ou hebdomadaire par les profs. «Des fois, ça me prend des après-midi complètes pour tout recopier et que les enfants puissent faire les devoirs le lendemain.» Pour son fils en moyenne section, elle regrette : «Je n’ai fait que deux exercices. C’est beaucoup de découpages à imprimer, je ne peux rien faire.» Elle s’est tout de même acharnée à lui recopier les 24 prénoms de ses camarades en majuscules, minuscules, liés, non liés. «J’ai commencé à 18 heures et j’ai fini à 1 heure du matin pour que tout soit bien fait.»

Lire la suite (abonnés) : www.liberation.fr

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