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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

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Peut-on limiter l’extension de la « société de la notation » ? | InternetActu.net

23 septembre 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Vincent Coquaz (@vincentcoquaz) et Ismaël Halissat(@ismaelhat), journalistes à Libération livrent dans La nouvelle guerre des étoiles (Kero, 2020) une bonne enquête sur le sujet de la notation : simple, claire, accessible, grand public. Leur synthèse prend la forme d’un reportage informé et rythmé, proche du journalisme d’investigation télé auquel nous ont habitué des émissions comme Capital ou Cash Investigation. Reste que derrière les constats que délimitent leur enquête, notamment celui du manque de fiabilité de la notation, se pose une question de fond : comment border, limiter ou réguler cette « société de la notation » qui se met en place ?

La société de la notation

L’invention de la notation remonte au XVe siècle, sous l’impulsion des Jésuites et de la contre-réforme, qui, pour lutter contre l’expansion protestante, vont fonder des collèges dans toute l’Europe, et vont utiliser la notation pour évaluer leurs élèves, comme le pointe le spécialiste des pratiques pédagogiques Olivier Maulini. Pour distinguer et classer les élèves, la notation s’impose, et avec elle le tri et la compétition, appuie le sociologue spécialiste des politiques éducatives Pierre Merle dans Les pratiques d’évaluation scolaire (PUF, 2018). Il faudra attendre le début du XIXe siècle pour que se mette en place le barème sur 20 qui va se répandre dans tout le système scolaire à la fin du siècle. La généralisation d’une échelle plus précise va surtout permettre de renforcer la discrimination et l’individualisation, la différenciation et la hiérarchisation. La moyenne, quant à elle, apparaît au début du XXe siècle et consacre « le classement sur le savoir », puisque celle-ci va permettre d’additionner par exemple des notes en math avec des notes en sport… ce qui semble loin d’une quelconque rigueur mathématique ou scientifique. Plus omniprésente que jamais, la note va pourtant voir sa domination contestée. À la fin des années 90, de nouvelles formes d’évaluation alternatives, comme les niveaux de compétences (distinguant les notions acquises de celles qui ne le sont pas) se répandent, mais demeurent limitées et marginales par rapport à la gradation chiffrée.

Si la notation n’est pas née avec le numérique, celui-ci va être un incroyable accélérateur de « la société de la notation » et va favoriser son essor bien au-delà de la seule sphère scolaire où elle est longtemps restée limitée (la note s’étant peu imposée dans le monde du travail avant l’essor du numérique). Amazon, dès 1995, propose aux acheteurs de noter sur 5 étoiles les produits qu’ils commandent. TripAdvisor en 2000, Yelp en 2004 élargiront ces possibilités aux restaurants et hôtels. En 2008, ebay proposera aux utilisateurs de noter les vendeurs… avant que toutes les plateformes de l’économie collaborative n’emboîtent le pas à la fin des années 2000. En quelques années finalement, la note et le classement se sont imposés dans la société, tant et si bien qu’elles semblent désormais être partout. Comme si avec l’essor de la note et du classement, venait une forme de libération de l’efficacité de l’évaluation… Ce n’est pourtant pas le constat que dressent les journalistes.

Lire la suite : Peut-on limiter l’extension de la « société de la notation » ? | InternetActu.net

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“Shore” : le nouvel album de Fleet Foxes

23 septembre 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le retour de Fleet Foxes est désormais imminent. Trois ans après la sortie de leur dernier album Crack-Up, le groupe de folk rock originaire de Seattle semble enfin en avoir un quatrième sous la main.

Une nouvelle surprise puisque l’album n’avait pas été annoncé par les musiciens : ce week-end à Paris, c’est grâce à des affiches collées sur un mur du 11e arrondissement que certains l’ont découvert : « Fleet Foxes – Shore 22/9/2020 », peut-on lire dessus.

Cette sortie du quatrième album de Fleet Foxes, le 22 septembre donc, à 13h31 UTC coïncide avec l’équinoxe d’automne.

A découvrir :

A noter que Shore n’est disponible, pour le moment, qu’en digital, sur les plateformes d’écoute habituelles. Pour se procurer l’album en physique, il faudra patienter jusqu’au 5 février 2021. Il est en pré-commande en suivant ce lien. 

Annoncée également, la projection d’un film de 55 minutes, réalisé en Super 16mm, par Kersti Jan Werdal. Le moyen-métrage tourne actuellement en boucle sur Youtube (ça se passe ici) et restera dispo pour toujours ici. 

Source : https://www.lesinrocks.com/2020/09/21/musique/musique/fleet-foxes-annonce-la-sortie-de-leur-nouvel-album-shore/

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Lecture : La race des orphelins.

20 septembre 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

« Ce journal est ma tentative de naître par voie orale » (p.40)

Oscar Lalo (2020). La race des orphelins. Paris Belfond #Hipstamatic #Jane #Inas1982 #TripleCrown #lecture #roman #lakelucerne #laclucerne #book

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Le CD se meurt, vive le vinyle !

19 septembre 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Si le streaming domine toujours largement l’industrie de la musique, pour la première fois en trente-quatre ans, la vente de vinyles dépasse celle des CD aux États-Unis. L’occasion pour ce journal espagnol de se réjouir de la disparition annoncée d’un format qui n’a jamais rien eu pour lui.

Que la préférence du consommateur aille aux vinyles marque le retour en force d’un format qu’on disait mort et enterré à la fin des années 1980, alors qu’il était de meilleure qualité et plus commode à divers points de vue : meilleur son (démontré), meilleure esthétique (démontré), meilleure expérience d’écoute (ultradémontré), ce qui est particulièrement important à une époque où l’expérience client est devenue un mantra du marketing. Autant dire que le disque compact est un format merdique dont plus personne ne veut chez soi : il occupe de l’espace et cause plus de désagréments que de plaisir.

— À lire sur www.courrierinternational.com/article/cri-du-coeur-le-cd-se-meurt-vive-le-vinyle

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Pourquoi le code QR revient avec la pandémie

8 septembre 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Le retour d’une technologie que l’on pensait ringarde.

Né en 1994, le code-barres en 2D qu’on scanne avec son téléphone fait son grand retour au restaurant et dans l’administration, grâce aux mesures de distanciation sociale.

C’est un revenant de l’innovation technologique. À la faveur des règles sanitaires liées au Covid-19, le code QR fait son “grand retour” en Suisse, raconte Le Temps. “Des pierres tombales aux bars et discos”, la mosaïque de carrés noir et blanc s’impose.

Source : Pourquoi le code QR revient avec la pandémie

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Vivre avec le loup…

30 août 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Parfois, il y a des télescopages intrigants… ou malicieux ou à vous de choisir entre deux événements en lien avec l’actualité.

Page d’accueil du journal Le Temps, dimanche 30 août 2020

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Eva Illouz, une sociologue contre la tyrannie des émotions | CNRS Le journal

25 août 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Depuis trente ans, Eva Illouz analyse nos émotions avec les outils de la sociologie, et non avec ceux, plus classiques, de la psychologie. Le regard original qu’elle pose sur notre société est reconnu comme l’un des plus novateurs de la pensée critique actuelle. 

Photo : Eva Illouz en février 2020.

« Le Club Med a ainsi changé la conception du tourisme. Avant, il y avait le tourisme de luxe, médical ou éducatif. Le Club, lui, vend essentiellement une émotion, la relaxation, pour répondre à une pathologie émotionnelle créée au XIXe siècle, le stress. Le capitalisme utilise les émotions comme aucune formation économique avant lui. »

En 2019, la chercheuse poursuit l’exploration sociologique de nos émotions dans l’essai collectif Les Marchandises émotionnelles. Dans Le Capital, Marx définissait une marchandise comme un objet solide. Plus tard, chez Baudrillard, elle devient dématérialisée : c’est un ensemble de signes. En s’appuyant sur des exemples aussi divers que le Club Med, la musique d’ambiance ou l’univers des cartes de vœux, Eva Illouz propose une troisième catégorie : l’emodity, ou marchandise qui produit de vraies émotions au moment même de sa consommation, au point de faire de ces émotions la valeur même de cette marchandise.

Source : Eva Illouz, une sociologue contre la tyrannie des émotions | CNRS Le journal

Photo : Eva Illouz en février 2020.

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Cinéma : « Né à Jérusalem », une curieuse visite touristique dans la violence cachée de la ville israélienne

23 juillet 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans ce film adapté d’une performance, un jeune homme s’improvise guide pour montrer aux visiteurs les attentats qui ont marqué la cité.

Yossi Atia, coréalisateur, avec David Ofek et interprète principal de « Né à Jérusalem ». ©Shai Goldman
Yossi Atia, coréalisateur, avec David Ofek et interprète principal de « Né à Jérusalem ». ©Shai Goldman

Assis tranquillement sur une place du quartier touristique de Jérusalem, Ronen Matalon, un jeune homme au profil d’étudiant (petites lunettes, barbe de trois jours, cheveux ébouriffés), voit défiler devant lui le groupe d’une visite guidée où la ville est présentée sous un jour glorieux et largement édulcoré. Enervé, il revient le jour suivant, en ayant concocté sa propre visite, radicalement différente : un parcours non pas des monuments historiques, mais des attentats terroristes s’étant produits autour de la route de Jaffa, « la rue la plus frappée au monde ». D’abord peu fréquentées, ses visites rassemblent de plus en plus de curieux au fil des saisons, sans pour autant qu’il se décide à les faire payer. A travers elles, c’est un tout autre visage de la ville qui se dessine, émaillé de violence, mais beaucoup plus fidèle au vécu de ses habitants.

La bande-annonce

Né à Jérusalem est le premier long-métrage, coréalisé avec David Ofek, de Yossi Atia, qui en tient également le rôle principal. Dans la peau du guide, Yossi Atia trouve une drôle de façon de se raconter « à la troisième personne ». Ainsi le film trouve-t-il une place originale au sein d’une jeune scène israélienne (Hadas Ben Aroya, Nadav Lapid) pour laquelle le champ intime est encore le meilleur biais pour évoquer par la bande des sujets politiques brûlants.

— Source : « Né à Jérusalem », une curieuse visite touristique dans la violence cachée de la ville israélienne

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Chasseur de cols : un carré d’as des Alpes suisses (20 juillet 2020)

22 juillet 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans les tours d’un jour un peu dingue qu’il me soit possible d’entreprendre depuis la région de Vevey/Montreux, le carré d’as des Alpes (Furka, Saint-Gothard, Nufenen, Grimsel) tient une des deux premières places avec le tour des Saint-Bernard (Grand-Saint-Bernard, Petit-Saint-Bernard, Cormet de Roselend, col des Saisies, Chamonix et retour). En route.

En ce lundi 20 juillet, c’est mon premier jour de vacances. La journée s’annonce ensoleillée. Il est 8h30 quand je démarre Captain Adventure. Le pique-nique est à bord.

Dans un premier temps, rien de très exceptionnel. Il s’agit de rejoindre le plus rapidement possible Brig et de remonter la vallée du Rhône. Autouroute jusqu’à Sierre, puis route nationale et bout d’autoroute (ceux réalisés récemment) jusqu’à Brig qui marquera le « vrai » début de la journée. La température s’élève à 22/23° au départ.

A 9h00, je m’arrête au restoroute de Martigny pour un café. 15 minutes plus tard, je repars et reprends l’autoroute pour le premier chantier routier de la journée.

La route déroule aisément jusqu’à Sierre. Après je constate que le nombre de voitures est déjà important. La circulation s’annonce fournie pour le col de la Furka.

Après Brig, il est temps de rejoindre le plateau alpin. La route s’élève par palliers jusqu’à Ulrichen qui distribue la circulation entre le col du Nufenen à ma droite et celles pour le col de la Furka et du Grimsel.

Peu avant, j’ai fait un bref arrêt pour abreuver ma monture et prendre un croissant.

A partir d’Oberwald et la station de ferroutage pour Realp, la route prend définitivement les caractéristiques d’un col. Le pente augmente.

A Gletsch, une nouvelle bifurcation distribue la circulation entre le col du Grimsel à ma droite et la Furka. A la sortie de Gletsch, la route amorce une nouvelle déclivité. La partie « sérieuse » du col de la Furka débute. La route reste très roulante pour les motards.

Quelques kilomètres plus loin, arrivée au Belvédère qui permet d’aller sur le glacier ou d’observer le paysage en direction du canton du Valais. Je poursuis néanmoins ma montée jusqu’au sommet du col.

Col de la Furka (sommet), la vue sur les Alpes valaisannes
Col de la Furka (sommet), la vue sur les Alpes valaisannes

Au sommet (2429 mètres), il est 11h30. Le parking déborde de véhicules de toutes sorte. Cette année s’annonce particulièrement chargée en présence humaine en montagne, effet du covid-19 garantit sur facture. La température est de 15°. Le paysage comme d’habitude est à couper le souffle.

Col de la Furka : la descente sur Hospenthal, c'est par là…
Col de la Furka : la descente sur Hospenthal, c’est par là…

J’amorce ensuite la descente. Elle toujours aussi spectaculaire au début en raison du précipice que vous contemplez sur votre droite et de l’étroitesse de la chaussée. Cette année, elle est rendue plus délicate en raison de la circulation qui va dans tous les sens et comprend toute les formes possibles de véhicule et de conducteur. Il y a même des leçons d’auto-école qui s’y déroulent…

Heureusement, le paysage est toujours autant à couper le souffle. Ça descend sec jusqu’à Realp, l’autre gare de ferroutage de la ligne de la Furka.

A peine arrivé à Hospenthal que la route du Saint-Gothard vous fait signe sur la droite. Plus haut, il est normalement possible d’emprunter sur votre droite l’ancienne route pavée. Elle est réservée actuellement aux cyclistes. De nombreux travaux jalonnent la montée.

Il est 12h20 lorsque j’arrive au sommet du col (2107 mètres). J’emprunte ensuite l’ancienne route du col essentiellement pavée. Je vous la conseille. Vous irez probablement moins vite, mais le décor en vaut la peine. Et elle vous plonge dans le passé. Bon à éviter en cas de mauvais temps, car vous allez faire du patinage plus que de la moto.

A noter aussi que le choix de l’ancienne route est judicieux, car il y a moins de circulation. Elle est réservée aux connaisseurs et à ceux qui sont moins pressés. Plus je descends sur le Tessin et Airolo, plus la température monte. Ah le Sud…

A Airolo, pas le temps de souffler que je rejoins le début du col du Nufenen en remontant le splendide val Bedretto. C’est un col que j’apprécie particulièrement. Il est plus sauvage ou moins policé que les deux autres cols pris précédemment. Il y a moins de circulation. Néanmoins, à nouveau cette année, les différents lieux sont pris d’assaut par les promeneurs et les gens en villégiature. Assez incroyable.

Col de Nufenen. La vue depuis ma "table" de pique-nique. Le bonheur est fait de choses simples.
Col de Nufenen. La vue depuis ma « table » de pique-nique. Le bonheur est fait de choses simples.

Peu avant le sommet, je trouve néanmoins, vers 13h00, un lieu pour me poser et faire ma pause de midi. Le décor aux alentours est juste magnifique. Je mange en pleine nature à quelques centaines de mètres de ma moto.

Et au milieu coule une rivière… ;-)
Et au milieu coule une rivière… 😉

Je reprends ensuite ma route pour atteindre le sommet du col du Nufenen à 14h00. Situé à 2 478 mètres d’altitude, c’est le deuxième col routier le plus haut de Suisse après le col de l’Umbrail (2501 mètres) dans les Grisons et entre la Suisse et l’Italie.

Gletsch : vue le Belvédère et surtout le glacier d'Aletsch (à gauche)
Gletsch : vue le Belvédère et surtout le glacier d’Aletsch (à gauche)

Il s’agit de rejoindre à nouveau Ulrichen pour reprendre la route de la Furka et du Grimsel jusqu’à Gletsch. Arrivé à Gletsch, j’en profite pour faire une pause café et photographier le glacier d’Aletsch qui marque le début du Rhône.

Gletsch : Le Rhône avec le glacier en arrière-plan
Gletsch : Le Rhône avec le glacier en arrière-plan

Sur le parking, la photo suivante donne idée de la diversité des moyens de locomotion rencontrés sur la route aujourd’hui :

Gletsch : sur le parking
Gletsch : sur le parking

Le vélomoteur et la carriole me rappellent mes étés à la ferme où la « boille » à lait était amenée à la laiterie de la sorte.

Une fois les photos faites et le café bu, je reprends la route pour le Grimsel. De ce côté-ci, le sommet est vite atteint. Il est 15heures. Le col lui-même culmine à 2164 mètres. Depuis de nombreuses années, les motards sont bien accueillis par un confère digne de Mad Max. Captain Adventure est ravi.

Col du Grimsel : petite discussion entre motos…
Col du Grimsel : petite discussion entre motos…

La descente sur Meiringen et Brienz est elle plus longue, mais elle est magnifique avec notamment les ouvrages du barrage du Grimsel.

Longer le lac de Brienz et sa rive droite est un délice, rendu un peu fastidieux par la circulation. Mais bon… C’est toujours mieux que la rive gauche et la semi-autoroute.

A 16h10, c’est l’heure des quatre-heures au bord du lac à Oberried.

Petites pause au lac de Brienz à Oberried.
Petites pause au lac de Brienz à Oberried.

Je rejoins Interlaken, remplie de touristes, puis j’emprunte la rive droite du lac de Thoune avec sa route serpentant, à la sortie d’Interlaken, entre les falaises et la route creusée dans la roche. C’est toujours un moment particulier.

En longeant tant le lac de Brienz que celui de Thoune, je vois du monde partout et plus particulièrement les bords de l’eau sont pris d’assaut. Il faut dire que la température s’élève désormais à 31,5°. Mais j’ai rarement vu autant de monde dans les zones de bains et baignades.

Je rejoins Thoune que j’apprécie particulièrement. Certes elle est touristique, mais il y a aussi toute une population locale et de jolies rues piétonnes de deux côtés de l’Aar. Il est 17h30 et il temps de faire une bonne pause. Elle durera une heure pour profiter de marcher et de la ville.

Thoune et l'Aar.
Thoune et l’Aar.

En parlant de l’Aar, il y a même un spot de surf très prisé… Si, si… A vous de juger !

Surf à Thoune

A noter que la circulation à Thoune à 17h30 n’a rien à envier au giratoire de la Gare de Vevey aux heures de pointe. Et ceci sur tout le centre-ville. Il est à noter le parking du château qui permet d’accéder rapidement au centre-ville, bien vu, mais encore faut-il y arriver !

Après une bonne promenade, l’observation des surfeurs, une glace et un café, il est 18h30 et temps d’entreprendre la dernière étape du roadtrip du jour. Direction Zweisimen et le col du Jaun. J’y arrive à 19h14. Je m’y arrête pour finir mon pique-nique du jour. Je redescends ensuite tranquillement sur Bulle et la maison. A 20h35 et après 468 km, je mets définitivement pied à terre. Heureux et content. Les vacances commencent bien.

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Lecture : «À contre-courant rêvent les noyés» de Carl Watson

12 juillet 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Carl Watson lance ses héros dans un voyage halluciné entre parano et parodie. Avec À contre-courant rêvent les noyés, Watson nous a concocté, entre autres, une parodie de Sur la route de Kerouac. Moto, routes, vinyles, Janis Joplin et les années 1970, cela ne peut que m’intriguer et me donner envie de le lire.

« J’émis l’idée que le mythe de la route américaine en tant que métaphore de la liberté était en train de s’estomper, et que la quintessence du récit occidental n’était plus « la route » mais plutôt le mystère, parce que la paranoïa et la tromperie étaient des phénomènes endémiques. »

«So long». Voyage dans l'Ouest américain. (1970-1985). Photo Bernard PLOSSU. SIGNATURES
«So long». Voyage dans l’Ouest américain. (1970-1985). Photo Bernard PLOSSU. SIGNATURES

Carl Watson reprend les choses où les avaient laissées ses grands prédécesseurs : Kerouac, Ginsberg et toute la Beat Generation. Comme eux, Frank Payne et Tanya McCoy prennent la route, traversent les Etats-Unis et rêvent à une vie plus authentique, loin de la routine du quotidien et des conformismes sociaux. Mais nulle trace de romantisme, A contre-courant rêvent les noyés est un grand roman sur le désenchantement du monde et la perte des illusions. Ce que saisit avec une rare acuité Carl Watson, c’est ce moment où quelque chose bascule, où la « contre-culture » se laisse engloutir par le mercantilisme :

« Selon moi, il s’agissait de faux « produits culturels » présentés comme « authentiques » afin de simuler une réalité bidon dont le seul but était de vendre des annonces publicitaires d’une sous-culture artificielle à ceux qui possédaient les mêmes livres et qui, dans leur communion extatique, se croyaient supérieurs aux autres. La classe ouvrière était oubliée depuis longtemps ; la gauche avait évolué vers le pire : ce n’était plus que de la pose ; le gauchisme était devenu une mode. »

Source : https://www.culturopoing.com/livres/carl-watson-a-contre-courant-revent-les-noyes/20200506)

«Au moment où se déroule le roman, Janis Joplin faisait partie intégrante de la vie américaine. Vous ne pouviez pas entrer dans un bar sans que quelqu’un choisisse une de ses chansons sur le juke box, souvent Piece of My Heart, qui était particulièrement populaire. Janis était partout, tout le temps. Depuis ce temps-là, j’ai rencontré pas mal de femmes qui essayaient d’être Janis, même si elles ne voulaient pas le reconnaître.»
Carl Watson. Carl Watson : « Sur la route », sans Kerouac – Entretien

Prendre la route dans les années 70 ne va pas sans une certaine bande-son (les vinyles de Janis Joplin accompagnent le nouveau roman de Carl Watson), et la certitude que rien n’est innocent. Tout a déjà été vécu et écrit par la génération précédente, celle des années 50 (un exemplaire de Sur la route de Jack Kerouac traîne ici ou là), rien ne sera jamais aussi libre et jouissif que les fastes années 60 qui ont succédé au long après-guerre. Le type de voyage que propose Carl Watson dans A contre-courant rêvent les noyés nécessite un avertissement, il nous est prodigué dès l’incipit : «Il était environ vingt-deux heures trente, au début du mois d’octobre 1974, une époque de profonde dislocation spirituelle et d’effondrement émotionnel.» Frank Payne – Francis Lucretius Payne – et Tanya McCoy, ensemble par intermittence, font de l’auto-stop de Portland à La Nouvelle-Orléans, puis repartent à moto vers la Californie où Tanya a des amis.

Avoir des amis consiste à demander un coin pour dormir ou au moins poser son sac, et partager de l’alcool, bières, gin, bourbon, porto, n’importe quoi ajouté à l’héroïne et aux cachets divers, codéinés ou non. On discute. «J’émis l’idée que le mythe de la route américaine en tant que métaphore de la liberté était en train de s’estomper, et que la quintessence du récit occidental n’était plus « la route » mais plutôt le mystère, parce que la paranoïa et la tromperie étaient des phénomènes endémiques.»

Source : «A contre-courant rêvent les noyés», bitume postbeatnik – Libération

Le livre : Carl Watson. A contre-courant rêvent les noyés. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Thierry Marignac. Vagabonde, 340 pp., 19,90 €.

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