Blogcafé
Vigne d’automne
Le smartphone a plus démocratisé la photo que tous les appareils existants | L’image sociale

Entretien avec Franck Jamet pour le magazine Photo n° 521, octobre 2015.
Évolution technique autant que phénomène social, l’image numérique a transformé nos pratiques et modifié notre perception du monde. André Gunthert, enseignant chercheur à l’EHESS, retrace l’histoire de cette mutation et des usages actuels de l’image dans L’Image partagée, ouvrage publié aux éditions Textuel. Photo l’a rencontré pour mieux comprendre l’importance de la place de la photographie numérique dans le monde contemporain.
L’interview : Le smartphone a plus démocratisé la photo que tous les appareils existants | L’image sociale
Boats in Venice | Bateaux à Venise
Petite série incomplète réalisée lors de notre dernier séjour à Venise sur les bateaux ominiprésents sur la lagune et en ville.
Concert : Eric Constantin au Bilboquet, samedi 10 octobre 2015
Francis Lalanne | La Maison du bonheur

J’ai beau avoir de la peine à suivre les aléas de la carrière de Françis Lalanne
J’ai beau avoir en son temps espéré un compagnon de voyage au fil de ma vie
J’ai beau avoir été déçu après trois albums parce qu’il n’en serait pas ainsi
A chaque fois que sur la platine débute La Maison du bonheur
A chaque fois que j’entre dans ce jardin
A chaque fois que l’odeur du citron mur parvient jusqu’à mes narines
Alors j’oublie le monde extérieur
Alors je me blottis devant une cheminée imaginaire
Alors j’oublie tout et Lalanne redevient ce grand frère espéré
Ce serait la maison du bonheur
Même à fort loyer, j’suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi
Et l’amour contre notre Amour
Il ne reste plus que cette voix
Cette manière de susurrer les mots
Et cette chaleur, et ce coeur, et cet amour…
Lecture : Fordetroit d’Alexandre Friederich
Nouvelle proposition de lecture d’un écrivain suisse avec Fordetroit d’Alexandre Friederich aux Editions Allia. Alexandre Friederich raconte le déclin d’une cité désertée par ses habitants après la crise des “subprimes” en 2008. L’envers du rêve américain dans un roman noir.
Ce livre est proposé cette fois-ci par BibliObs et Didier Jacob :
Alexandre Friederich, un Suisse qui a étudié la philo à Genève, dit avoir toujours voulu écrire un traité de la disparition. A Detroit, il est servi. Il s’est installé dans une maison bâtie dans les années 1950, à l’époque où la ville incarnait le dynamisme économique le plus insolent avec ses usines automobiles.
D’une façon ou d’une autre, raconte Friederich, tous les mystères de la ville, sa genèse, sa puissance, sa déroute, tiennent à l’aventure fabuleuse de cet homme, Henry Ford. […] A l’été 1903, il rachète un hangar à fiacres et fait livrer son caoutchouc du Congo belge. Il travaille des moteurs, boulonne des châssis, moule des pneus. Cinq ans passent. Un jour d’août, la Ford T, première voiture de série, envahit le monde. Le regard des peuples se tourne vers Détroit.»
La présentation du livre par son éditeur :
La fin d’une époque – les conditions du vrai Témoignages »C’est bien les kilomètres bruts, le fait d’être coupé de son histoire, en lieu inconnu, avec des chiens et un homme qui manipule une lampe, un homme coupé de soi, le fait d’explorer cet abri neuf, dormant peu, ne dormant pas puis dormant dix, douze, quatorze heures, physiquement soustrait, c’est bien ce refuge hors de soi que je viens trouver et les voitures qui filent le long de la John C. Lodge Freeway emportent des parties de mon corps. Dans quelques jours, quand elles auront tout emporté, j’obtiendrai ce que nul n’obtient dans un monde familier : une disparition.
« Autrefois métropole trépidante, Détroit forme aujourd’hui un décor de carton-pâte. Entièrement dévastée, elle répond désormais aux besoins de l’industrie du cinéma, ou bien de photographes néo-romantiques, en arrêt devant ces splendides ruines postindustrielles. Alexandre Friederich a choisi, lui, de pénétrer, par la petite porte, si désertée soit-elle, de s’y installer momentanément, de se laisser absorber par cette ville anthropophage. Détroit lui a inspiré un texte fulgurant, mi-récit d’aventure mi-reportage, forme qui lui permet, insidieusement, d’écrire un véritable roman d’anticipation. Puisque la fin du monde a déjà eu lieu ici, tentons de voir dans cet espace-laboratoire ce qu’il en reste. Quelle forme de vie est encore possible après la faillite d’une cité entière, autrefois théâtre d’’un essor économique sans précédent ? La débrouille à petite échelle, l’autogestion localisée. L’auteur décrit avec humour ces menus bricolages, ces petits potagers, ces traces aussi insignifiantes que significatives d’une vie en devenir. Enfourchant son Roadster (d’occasion), il recherche moins les vestiges du passé que la présence. La fascination pour la ville-fantôme cède devant celle de ses habitants en chair et en os, âmes égarées, voyous, buveurs, ouvriers, chômeurs et autres éclopés du Henry Ford Hospital. À la grandiloquence des images de dévastation, il préfère la trivialité d’instants ou de conversations volés, sauvés de l’oubli – une mère ébahie devant son enfant, soi-disant précoce, les recommandations littéraires d’un ancien pousse-caddie ou Lee et sa sombre histoire de lapins. Détroit forme une maquette à grande échelle du monde à venir. Ce livre en est la parabole.
Source : Editions Allia – Livre – Fordetroit
Lecture : « Le Printemps des barbares », de Jonas Lüscher
Une autre proposition alléchante cette semaine de la sélection du Monde des Livres. Le livre est disponible sous format broché ou pour votre liseuse (Kindle). A suivre…
Roman. « Le Printemps des barbares », de Jonas Lüscher
De jeunes financiers de la City fêtent un mariage en Tunisie, avant la « révolution du jasmin », dans un hôtel de luxe kitsch implanté en plein désert. Soudain, cartes de crédit et portables cessent de fonctionner… Les yuppies vont alors révéler leur vraie nature et se métamorphoser en une horde barbare. La description de cet univers inquiétant, le nôtre, à la veille de sa chute, fait du premier roman du Suisse Jonas Lüscher un véritable coup de maître. Il mélange les genres, superpose les intrigues, s’appuie sur le grotesque et la satire pour suivre les convulsions du déclin de l’Occident avec une précision d’entomologiste, conscient du potentiel créatif de tout moment d’effondrement. Nicolas Weill
Le Printemps des barbares (Frühling der Barbaren), de Jonas Lüscher, traduit de l’allemand (Suisse) par Tatjana Marwinski, Autrement, 192 p., 17,50 euros.
Source : La sélection du « Monde des livres »
Lecture : « Corto Maltese. Sous le soleil de minuit »
De retour de Venise, ayant notamment suivi les traces de Corto Maltese, la publication d’une nouvelle aventure de Corto Maltese m’interpelle… En voici la présentation par l’équipe du Monde des Livres.
Où l’on retrouve Corto Maltese, vingt ans après la mort d’Hugo Pratt, dans une histoire dont lui seul peut être le héros. Son ami Jack London lui a demandé d’aller remettre une lettre à une ancienne vedette de saloon du temps de la ruée vers l’or, reconvertie en pasionaria de la lutte contre la traite des Blanches. En route pour le Grand Nord, le flegmatique marin à favoris et boucle d’oreille va croiser le chemin d’une pléthore de personnages cocasses – des proxénètes japonais, des patriotes irlandais, un chef inuit se prenant pour Robespierre – ou ayant existé, comme Matthew Henson, ex-compagnon d’aventures de l’explorateur de l’Arctique Robert Peary, dont les exploits furent oubliés parce qu’il était noir. Comme c’est souvent le cas chez Corto Maltese, l’action, la poésie et une certaine désinvolture fusionnent mystérieusement dans cette reprise où dominent, non pas le trait exact de Pratt, mais les ambiances graphiques chères à ses lecteurs. Frédéric Potet

Corto Maltese. Sous le soleil de minuit, de Ruben Pellejero et Juan Diaz Canales, traduit de l’espagnol par Anne-Marie Ruiz, Casterman, 82 p., 16 euros.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/09/24/la-selection-du-monde-des-livres_4769213_3260.html#iMLQWE0fJ0xZf7vi.99
“Le roman est dépassé par d’autres formes artistiques plus populaires” | Télérama
“Le roman est dépassé par d’autres formes artistiques plus populaires” – Livres – Télérama.fr:
Xabi Molia, écrivain, réalisateur (“8 fois debout” et “Les Conquérants”) : “La lecture relève de l’insularité”
« La lecture implique une forme d’insularité. Celui qui lit s’isole, fait sécession avec le monde. Or cette insularité est aujourd’hui menacée par nos modes de vie, où l’on est sollicité en permanence par le monde extérieur. Le temps discontinu, fragmentaire, ne se prête pas forcément au temps long du roman. Aujourd’hui, on ne peut pas écrire sans se positionner par rapport à ces modes de vie : on peut en jouer, y céder ou résister. »














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