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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

histoire

Quand Gladiator rencontre Robin des Bois

16 mai 2010 by Lyonel Kaufmann 4 commentaires

J’ai pas boudé mon plaisir ce vendredi soir en assistant à la projection de Robin des Bois de Ridley Scott. Après Gladiator, le couple Ridley Scott – Russel Crowe nous en remet ainsi une couche.

En même temps, il m’est difficile d’être uniquement spectateur dans ce genre d’ouvrage. Cependant, il faudra quelque temps à l’historien pour défaire l’écheveau ainsi concocté.

Voici un bref compte-rendu de ce qui a titillé mon attention.

Herman et les Tours de Bois-Maury
Herman et les Tours de Bois-Maury

En premier lieu, derrière un Robin des Bois prolo, Ridley Scott nous propose avant tout une vision de ce fameux Moyen-Âge noir qui tranche avec la version des versions hollywoodiennes antérieures. Comme si à Prince Vaillant, Herman et sa série de Tours du Bois Maury ou Bourgeon et ses Compagnons du Crépuscule avaient pris le relais dans la transcription picturale du Moyen-Âge.

Le Dernier Chant des Malaterre

En second lieu, il est difficile de ne pas faire quelques rapprochements avec Gladiator du même duo. Dès le début d’ailleurs, puisque comme dans Gladiator, Robin des Bois débute avec une bataille épique. L’empereur Commode est remplacé par le roi Jean qui lui parvient à rester vivant et au pouvoir à la fin du film. Pas de retour à la République donc, mais une vague promesse que l’aventure ne fait que commencer pour Robin et Marianne réunis dans la forêt de Nottingham.

Enfin, en passant, les barges de débarquements des troupes françaises sur les côtes anglaises paraissent tout droit sorties de Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg!

Ah, j’oubliais lors de ma première rédaction, le petit côté Le Retour de Martin Guerre lorsque Robin vient à Nottingham et que Sir Walter Loxley lui propose de remplacer son fils et de jouer le rôle de l’époux de Lady Marianne!

Voilà mes premières impressions d’après projection.

A lire aussi: la critique de Libération Robin débarque- Ecrans.

Classé sous :histoire Balisé avec :Gladiator, Ridley Scott, Robin des Bois, Russel Crowe

Larry Cuban blogue… sur les réformes scolaires et les tice. (1)

11 mai 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Désormais, je sais que Larry Cuban blogue à propos des réformes scolaires et des tice et je me réjouis de l’y retrouver après avoir lu avec grand intérêt ses ouvrages sur l’histoire de l’enseignement, les conditions pour que les réformes et les politiques scolaires se traduisent dans les faits et l’utilisation des technologies à l’école par les enseignants et les élèves. Thanks Larry!

Larry Cuban est probablement une des personnes les plus intéressantes que j’ai rencontrées, par livre et article interposés, relativement à trois questions importantes pour moi: « comment est-ce que les enseignants enseignent ou ont enseigné depuis la fin du 19e siècle » , « comment peut-on réussir à réformer l’école (dans un sens progressiste) » et « quel est l’impact de l’intégration des technologies dans l’enseignement ».

Un de ses grands mérites tient en sa volonté de ne jamais se contenter des discours sur l’enseignement ou l’intégration des tice, mais de constamment franchir le seuil de la porte pour entrer dans les classes et observer ce qui s’y passe réellement. Ainsi en a-t-il été, notamment avec «How Teachers taught?» où il observait sur près d’un siècle (!) si l’enseignement avait été plutôt centré sur le maître ou sur l’élève (et son évolution) et dans «Oversold & Underused. Computers in the Classroom» sur l’utilisation effective par les enseignant-e-s des ordinateurs dans leurs classes.

Larry Cuban a observé l’école à plusieurs niveaux puisqu’il a été successivement enseignant de high school pendant 14 ans, superintendant de district scolaire (7 ans) et professeur d’université (20 ans). Il fait partie de l’école progressiste américaine dans la lignée de John Dewey et c’est sous cet angle-ci qu’il faut comprendre son scepticisme relativement aux technologies. En effet, les résultats de ses travaux ont toujours mis en évidence l’écart entre les discours des réformateurs pédagogiques ou des propagandistes technologiques («l’intégration des technologies changera les méthodes et démarches d’enseignement», «l’école sera plus efficace») et la réalité de la mise en oeuvre effective de leurs politiques dans les classes. De ces travaux et de son expérience de superintendant, il en a généralement et notamment conclu

  • que les réformes scolaires avaient une chance d’aboutir à la condition de les conduire de bas en haut et non de haut en bas (hors c’est généralement l’inverse);
  • que la structure scolaire du secondaire découpée en périodes de 45 à 50 minutes était le frein le plus important au développement d’une pédagogie progressiste;
  • et que la baisse du nombre d’élèves par classe était le plus sûr moyen de développer un enseignement centré sur l’élève (et non la technologie).

Ses projets récents de recherche porte sur l’étude des réformes scolaires à Austin au Texas de 1954 à 2009 et à Mapleton (Colorado) de 2001 à 2009. Elles ont donné lieu à deux ouvrages publiés en février 2010: pour Austin, As Good As It Gets et, pour Mapleton, Against the Odds avec Gary Lichtenstein, Arthur Evenchik, Martin Tombari et Kristen Pozzoboni. Actuellement, il étudie le cas d’une high school où chaque enseignant et élève dispose depuis quatre ans d’un ordinateur portable.

Et surtout depuis août 2009, il rédige des chroniques sur son blog hébergé sur wordpress.com: Larry Cuban on School Reform and Classroom Practice. Une aubaine que de pouvoir suivre le fil de ses réflexions en fonction de l’actualité, de ses expériences passées ou de ses travaux actuels.

Son jugement sur les technologies à l’école reste tranché:

For decades, we have heard from policymakers that teachers using computers in schools will improve student learning and doctors using electronic health records will improve patient care and reduce costs. Yet these champions of electronic technologies are wrong.

[…]

In an alternate universe, these devices might transform behavior but in the gritty world of schooling no metamorphosis in teaching and learning has yet occurred.

Source: High-tech Magical Thinking for Doctors and Teachers (19 août 2009)

Ce constat général ne veut pas dire que des changements ne s’opèrent pas dans un certain nombre d’écoles ou chez certains enseignants (The Good and The Bad of High-Tech in Classrooms), mais qu’on assiste pas à la généralisation des pratiques attendues ou de l’emploi des ordinateurs. Ainsi, si les Etats-Unis sont passés du début des années 1980 à aujourd’hui d’un ordinateur pour 125 élèves à moins de 4 élèves aujourd’hui, voire dans certains districts scolaires à un portable par élèves, les études relèvent que le pourcentage d’enseignant-e-s recourant régulièrement aux ordinateurs dans leur enseignement en classe ne dépasse pas les 30%.

Pour Larry Cuban, le problème des structures demeure pour expliquer de tels écarts:

Contrary to what promoters claim, the problem is neither limited nor unimaginative use of new technologies by practitioners; the problem remains anchored in the structures that shape the critical relationship between professionals and those who they serve.

Source: High-tech Magical Thinking for Doctors and Teachers (19 août 2009)

A cet élément s’ajoute les croyances des enseignant-e-s relatives à l’apprentissage qui ne peuvent être modifiées par la seule intégration des ordinateurs en classe:

Has teacher use of high-tech devices like desktop computers, laptops, and interactive whiteboards altered how teachers usually teach? Thus far, the answer is that teachers will use high-tech devices consistent with their experience and beliefs about teacher- and student-centered practices. Researchers following Apple Classrooms of Tomorrow (ACOT) and subsequent work with teachers found that pattern in their studies as have others. My work supports the conclusion that most teachers use computers in a teacher-directed manner rather than in ways that cultivate student-centred practices.

Source: The High-Tech Classroom: Now the Ugly after The Good and The Bad (6 septembre 2009)

Ses premières chroniques s’appuient ainsi largement sur ses publications et travaux antérieurs. Elles permettent de situer le bonhomme. Je m’arrêterai là pour ce premier billet consacré à Larry Cuban et à son blog.

Dans mon prochain billet, il sera question du regard porté par Larry Cuban et d’autres sur les expériences d’un ordinateur portable pour un élève ou un des derniers objets à la mode scolaire: le TBI (Tableau blanc interactif).

Classé sous :histoire Balisé avec :Enquête, Larry Cuban, MédiaTIC, médiaTICE, ordinateurs, réformes scolaires

Madame Sapiens a fait crac-crac avec monsieur Néandertal

10 mai 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Traiter certains individus d’homme de Néandertal n’est peut-être pas qu’une injure, mais un fait désormais établi grâce aux travaux sur l’ADN d’une équipe internationale de chercheurs, dirigée par Svante Pääbo, un biologiste suédois.

Eloignée de la version romanesque, pourtant appuyée par des conseillers scientifiques, de la série l’Odyssée de l’Espèce de Jacques Malaterre, l’équipe internationale de chercheurs, dirigée par Svante Pääbo, est partie à l’assaut du génome de Néandertal et a séquencé l’ADN issu d’os fossiles de néandertaliens découverts dans la grotte de Vindjia, en Croatie. En ayant réussi à réunir 60% du total de leurs génomes, elle a levé le voile sur l’identité génétique de Néandertal à partir de minuscules particules d’os, détachées à la roulette de dentiste sur trois os sélectionnés (voir photo ci-dessous) parmi 21 candidats. L’un daté de 38 000 ans et découvert en 1980. Un second plus vieux mais non daté et un troisième plus ancien daté de 44 000 ans.

Os de neandertaliens

La comparaison avec cinq hommes actuels issus de continents différents (Europe, Aise, Océanie, Afrique et Amérique) a permis de déterminer des traces de métissage et une discrète, mais indiscutable, contribution néandertalienne à notre génome. Au petit jeu des similitudes, ce sont les eurasiatiques – Français, Chinois et Papou – qui emportent la palme de la proximité avec Néandertal, pratiquement à égalité entre eux.

Comment expliquer ce fait ?

Une seule solution, d’ailleurs suggérée par l’archéologie : les deux espèces cousines se sont «connues» au sens biblique… au Proche Orient, il y a environ 80 000. Et non après, par exemple en Europe il y a 35000 ans, ce qui se serait traduit par une part néandertalienne plus forte chez l’Européen que chez le Papou, puisque Sapiens est arrivé en Asie de l’est il y a 60 000 ans.

L’ADN de Néandertal révèle ses liens avec Sapiens (Libération)

Par ailleurs,  la proximité génétique entre un Européen et un Papou avec un Néandertalien

implique qu’il n’y ait pas eu d’échanges de gènes lors de l’arrivée de Cro-Magnon en Europe, où il a cohabité avec Néandertal durant près de 10 000 ans.

L’ADN de Néandertal révèle ses liens avec Sapiens (Libération)

D’où peut-être un biais européano centrique inconscient dans les études antérieures qui n’avaient trouvé aucune contribution néandertalienne à notre génome (Neandertal – Enquête sur une disparition – Les dossiers de La Recherche) et qui prévalait lors de la réalisation de la série l’Odyssée de l’Espèce.

Sans parler de cette facilité à calquer sur Néandertal, depuis la découverte de son premier fossile, en 1856 près de Düsseldorf en Allemagne, certaines de nos préoccupations anciennes ou actuelles comme l’illustre la bande-annonce d’Ao le dernier neanderthal (2009):

http://www.allocine.fr/blogvision/18867842

Pour autant que ces derniers résultats sur l’ADN de Néandertal et d’Homo Sapiens mettent un point final sur la part de Néandertal qui serait en nous, nous ne manquerons pas de sujet de discussion à son propos. Ne serait-ce que concernant les hypothèses au sujet de sa disparition:

http://www.neopodia.com/fichierpodcast/177/flv

Ouf… nous voilà sauvés!

Gardons aussi à l’esprit que concernant les origines de l’homme et l’époque préhistorique, les recherches scientifiques ne sont pas exemptes de nos mythologies anciennes ou récentes. A ce titre la lecture de Wiktor Stoczkowski (1994), Anthropologie naïve, anthropologie savante : de l’origine de l’homme, de l’imagination et des idées reçues est d’un utile recours:

L’explication des origines de la culture par le passage d’une nature mère à une nature marâtre forme donc une véritable structure, dans la longue durée, de notre imaginaire anthropologique. Son schéma, caractéristique des mythes européens, a été repris par la spéculation philosophique, pour trouver enfin sa place dans la pensée scientifique. » (p. 70)

On lira aussi avec un certain plaisir un tel billet pour sortir d’une forme de politiquement correct: QUAND L’HOMO-SAPIENS ET L’HOMME DE NEANDERTAL COUCHAIENT ENSEMBLE…

Sur les origines de l’homme, je vous renvoie enfin à mon support de cours datant de 2004: Quelle préhistoire?

Classé sous :histoire Balisé avec :ADN, génome, Homme Sapiens, Néandertal, recherches, Svante Pääbo

Quelle place pour le XXe siècle à l’école du PER (Plan d’études romand) ?

9 mai 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Vendredi matin (7 mai 2010), le Grand conseil valaisan a accepté un postulat du député libéral-radical Philippe Nantermod, déposé le 10 septembre 2009 et visant à modifier le contenu des cours d’Histoire dispensés aux écoliers valaisans… et romands.

Le texte du postulat déposé était le suivant:

Plusieurs affaires récentes en Valais montrent une certaine méconnaissance de nombreux jeunes de l’Histoire du XXe siècle en Europe, en particulier des atrocités qui ont été commises sur le vieux continent, au point que certains s’affichent ouvertement révisionniste ou de doctrine plus que nauséabondes, elles-mêmes condamnées par la loi. Internet est devenu un lieu d’expression et de transmission de l’ignorance: on ne compte plus les groupes Facebook promouvant l’eugénisme ou le racisme.

Le Canton du Valais doit réagir face à cette poussée de l’ignorance en intégrant dans le cursus scolaire des cours d’Histoire comprenant l’apprentissage de l’Histoire du XXe siècle en Europe, des deux guerres mondiales et de la guerre froide, et tout particulièrement des massacres de grande échelle qui forment une des pages les plus sombres de notre Histoire. Cet apprentissage doit impérativement se faire avant la fin de la scolarité obligatoire, avant la dernière année, tenant compte que certains étudiants redoublant n’ont pas l’occasion d’aborder cette part du programme qui semble essentielle. L’apprentissage de l’histoire à l’école doit avoir pour objectif de donner aux jeunes les outils pour comprendre notre monde et ses subtilités.

Source: Postulat “Pour que les jeunes Valaisans connaissent l’histoire de notre monde”

Dans sa réponse au postulat, le Conseil d’Etat valaisan reconnaît en premier lieu qu’il

est effectivement exact que les élèves quittant le cycle d’orientation avant la 3e n’auront pas abordé, durant les cours d’histoire, les événements qui ont émaillé le XXe siècle et en particulier les épisodes extrêmement tragiques du fascisme, nazisme et de la terreur stalinienne.

Puis il se réfère au PER (Plan d’études romand) prochainement à mettre en oeuvre dans les cantons de la Suisse francophone

Sachant que les futurs programmes sont applicables à l’ensemble des cantons romands, il ne sera pas possible d’aborder, en histoire, le XXe année du cycle d’orientation en raison de la planification proposée par le PER. D’autres axes d’apprentissage permettront toutefois de prévenir le développement d’idéologies extrémistes. En effet, dès la 5primaire, les domaines « Citoyenneté : homme – société » et « Formation générale » abordent les relations que doivent entretenir les citoyens et la collectivité afin de garantir le respect des différences et un fonctionnement démocratique. Au cycle d’orientation, le but est de construire une pratique citoyenne. Une étude des droits humains et une observation de leur application en Suisse et dans le monde sont inscrites au programme.

Enfin, en réponse au postulat, le Département de l’éducation, de la culture et du sport (DECS) s’engage à particulièrement veiller

lors de la mise en place du PER, à l’implémentation des objectifs présentés par ces deux domaines, avant la dernière année de l’école obligatoire, afin que les enseignements prodigués par les événements du XXe siècle soient portés à la connaissance de tous nos élèves.

Source: Documents du Grand Conseil valaisan

Pour autant est-ce à dire que, comme le semble le croire Philippe Nantermod,

le Conseil d’Etat a aujourd’hui pour mission de proposer une modification du plan d’étude romand pour améliorer le contenu des cours d’Histoire. Etant donné les nouveaux accords intercantonaux, c’est en effet le programme scolaire de toute la Suisse romande qui devra évoluer pour atteindre ce standard minimum proposé par le PLR valaisan. Il reste à espérer que les Chefs de l’instruction publique romands soient suffisamment sensibles à cette question primordiale.

Source: Les cours d’Histoire vont changer… dans toute la Suisse romande !

seul l’avenir nous le dira. Toujours est-il qu’à l’exemple de pays voisins, l’histoire à l’école valaisanne et romande paraît revenir sous surveillance du politique.

Classé sous :histoire Balisé avec :20e siècle, Enseignement, Histoire, PER, Plan d'études, Suisse

Revoir Capa | Déjà vu

7 mai 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans cet article, Patrick Peccatte s’intéresse à la redocumentarisation des images d’archive à l’heure où la diversité des sources présentes sur le Web permet de rapprocher significativement différents corpus auparavant isolés et parfois mal connus. Si ces mises en relation d’images éparpillées valorisent les fonds iconographiques historiques, elles posent également quelques problèmes ainsi que des pistes de collaborations entre chercheurs et enseignant-e-s à l’ère d’une histoire 2.0.

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12 juin 1944. Visite du haut commandement américain.

1. Copyright ROBERT CAPA © 2001 By Cornell Capa/Magnum – PAR77911
2. © Time Inc. – Photo Life par Frank Scherschel
3. Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives USA – p012947

Il existe des films de cette visite. Pour un reportage illustré plus complet, voir ici.

Pour illustrer la recomposition documentaire évoquée, la défragmentation d’ensembles d’images dispersées qui possèdent des liens forts mais souvent très mal connus, Patrick Peccatte nous propose un parcours au travers des photographies prises et publiées par Robert Capa lors de la bataille de Normandie. Pour réaliser ce travail, il a pu s’appuyer notamment sur les photos publiées sur flickr par PhotosNormandie (http://www.flickr.com/photos/photosnormandie/).

Outre le travail documentaire relatif aux photos de Robert Capa, Patrick Peccatte fournit leur contexte de production lors du débarquement de Normandie. Ainsi, les images produites du côté américain proviennent de deux sources majeures: d’une part, celles réalisées par les correspondants de presse et celles des services de l’armée.

Concernant les correspondants de presse, Patrick Peccatte nous indique que

Pour les événements de Normandie, 12 photographes d’agences et 6 photographes de Life étaient accrédités, et pour la première vague du débarquement, on sait quel concours de circonstances conduisit à ce qu’il subsiste seulement 11 photos de Capa

En ce qui concerne les services spécialisés de l’armée américaine,

les cinéastes et photographes qui suivaient les opérations terrestres dépendaient de l’Army Pictorial Service (APS) qui était rattaché au Signal Corps réorganisé en 1942 à la suite de l’engagement des États-Unis dans la guerre. L’US Navy et l’Army Air Force avaient aussi leurs propres services photographiques qui portaient des noms divers.

Tous ces services étaient organisés et superrvisés par des professionnels tels que personnes Darryl F. Zanuck ou Frank Capra, (voir aussi notre billet relativement à l’exposition Filmer les camps de Hollywood à Nuremberg | Mémorial de la Shoah).

Par la suite, Patrick Peccatte procède à un très intéressant et utile repérage de différentes strates de légendes d’une photo ainsi qu’à un travail de repérage des différentes utilisations possibles de ces photos. Ce travail étant rendu possible grâce à la redocumentarisation des collections numérisées disponibles sur Internet.

En conclusion, Patrick Peccatte indique que

Le décloisonnement des archives participe au renouvellement des études sur la couverture photographique et cinématographique de cette guerre. Il permet en particulier de mieux comprendre comment Capa a travaillé parfois accompagné ou accompagnant d’autres opérateurs durant une assez courte période.

Mais qu’un important travail reste à faire pour arriver à un véritable travail de redocumentarisation de l’œuvre de Capa. Pour y parvenir, les fonds les plus intéressants restant consultables uniquement sur place, il importerait que ces archives soient mises en ligne de manière massive et sans réserves. Or, le note Patrick Peccatte,

les institutions patrimoniales qui détiennent ces documents se considèrent comme des conserveries de la mémoire, les agences et les fondations demeurent des gardiennes farouches d’œuvres devenues lucratives.

En attendant, nous disposons déjà du travail mené par Patrick Peccatte que je vous invite à découvrir directement sur Déjà vu.

Dans une perspective d’enseignement de l’histoire, ces modalités de redocumentarisation d’images à l’aide de l’Internet sont déjà forts intéressantes puisque l’enseignant-e a désormais à sa disposition un matériel d’archives numérisées et hébergées en ligne grâce à des initiatives telle que PhotosNormandie (http://www.flickr.com/photos/photosnormandie/). Elle/il a également accès à des travaux de chercheurs portant sur ces mêmes objets qu’il/elle aurait de la peine à mener seul dans son coin. L’enseignant-e peut alors mieux se concentrer sur le dispositif d’enseignement-apprentissage à réaliser avec un tel matériel.

Le stade suivant consiste à initier un travail collaboratif entre enseignant-e-s et archivistes/documentalistes/chercheurs tel que l’a mené Patrick Peccatte avec PhotosNormandie. Pour ma part, je compte bien que le travail initié récemment avec Rémy Besson et Daniel Girardin [L’histoire au prisme de l’image (mardi 27 avril 2010)] se poursuive en ce sens ces prochaines années. La philosophie et le programme du site Culture visuelle qui abrite Déjà vu propose une plate-forme de production et d’échange adéquate pour un tel programme. En effet, Culture visuelle offre à tout un chacun la possibilité de participer à la création et la diffusion d’un tel savoir dans le domaine de l’image.

L’article complet Revoir Capa | Déjà vu

Classé sous :histoire Balisé avec :39-45, archives, Débarquement, MédiaTIC, Normandie, Photographie, redocumentarisation, Robert Capa

Image et pouvoir | Les carnets de la bande dessinée

6 mai 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

L’institut d’études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques de l’université Saint-Joseph de Beyrouth organise en décembre prochain un colloque intitulé : « Image et pouvoir ». Cet événement entend interroger la place qu’occupe l’image au sein de l’espace social à travers des thèmes riches et variés. Les carnets de la bande dessinée reproduisent l’appel à communication dont la date limite est fixée au 30 juin 2010.

L’appel à communication: Image et pouvoir | Les carnets de la bande dessinée.

Classé sous :histoire Balisé avec :colloque, Image, Pouvoir

MSHIS11 Bande Dessinée et Histoire (atelier 4.5.2010)

6 mai 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

A la suite de l’Atelier de ce dernier mardi consacré à l’utilisation de la Bande Dessinée en histoire, je fais ici l’inventaire des liens et références utilisées lors de cette séance. Au terme de ce parcours, je répertorie également les activités conçues par les étudiant-e-s lors de cet atelier.

En préambule, le billet Faudra-t-il réécrire les albums d’Astérix? et les commentaires qui s’en suivirent sur la question suivante: Peut-on utiliser une bande dessinée telle qu’Astérix pour enseigner l’histoire de l’Antiquité? avec deux positions fortement différenciées.

Le deux sites suivants peuvent servir de point de départ à une utilisation de la bande dessinée en histoire:

  • Utiliser la BD en Histoire (Clionautes) offre un certains nombres de liens consacrés à la BD et à l’histoire ainsi qu’une sélection de bande dessinée utiles à l’enseignement de l’histoire;
  • Art9 La BD au net regroupe, dans sa section histoire, des bandes dessinées regroupées par périodes historiques.

Pour celles et ceux qui souhaitent disposer d’un panorama relativement à l’histoire de la bande dessinée, l’ouvrage de Daniel Fondanèche (2005). Paralittératures. Paris: Vuibert aux pages 455 à 543 synthétise l’histoire de la BD de ces débuts jusqu’aux mangas.

Paru en 1993 aux Editions Syros, L’histoire… par la bande d’Odette Mitterand et Gilles Ciment traite plus particulièrement de la bande dessinée historique.

Dans le domaine des travaux universitaires, je signalerai plus particulièrement deux ouvrages:

  • Sous la direction de Michel Porret (2009) Objectifs bulles. Bande Dessinée et Histoire. Genève: Georg et L’Equinoxe avec notamment l’introduction de Michel Porret La bande dessinée éprouve l’histoire et les articles Des chats, des souris et des cochons. La bande dessinée et le génocide juif, et D’Aplusbégalix à Alambix: les métaphores de la collaboration durant les années Astérix (1959-1977).
  • Nicolas Rouvière (2006) Astérix ou les lumières de la civilisation. Paris: PUF. Dans son ouvrage, Nicolas Rivière montre que la série interroge sans cesse la frontière incertaine entre la civilisation et la barbarie. Goscinny et Uderzo confrontent une utopie villageoise démocratique à des régimes absolutistes, voire totalitaires. Créée en 1959, la série opère un retour critique sur les compromissions des années de guerre en France comme en Suisse (Astérix et les Helvètes).

Dans l’actualité récente, il nous faut noter les différentes actions concernant Tintin au Congo d’Hergé visant son interdiction ou l’inscription en son sein d’une mise en garde ainsi que les différents travaux centrés sur l’image de la colonisation européenne par les Européens dans les années 1930 au travers de cet album:

  • Petit historique de la réception de l’album « Tintin au Congo » ou  L’échec d’une aventure du petit reporter ? (fichier au format .pdf Petite Etude Hergéenne n°5) fait le point sur l’histoire de l’album et les différentes critiques formulées son l’égard (jusqu’en septembre 2009);
  • Tintin au Congo… à interdire aux enfants, absolument! (fichier .pdf MRAX info du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie – Belgique);
  • TINTIN AU CONGO ou LA NEGRERIE EN CLICHES de Marie-Rose Maurin Abomo (fichier .pdf);
  • « Tintin au Congo » ou la mission civilisatrice de la colonisation. par Samarra qui inventorie les thèmes de cette mission civilisatrice présents dans Tintin au Congo;
  • Images et enseignement de l’Afrique en classe de cinquième: entre réalité, imaginaire et représentations (fichier .pdf) par Nicolas Prévost.

La collection belge du secondaire « Construire l’histoire » des éditions Didier Hatier en quatre volumes propose dans chacun de ceux-ci un ou deux dossiers organisés partiellement ou totalement autour d’oeuvres en bande dessinée:

  • Tome 1: Les racines de l’Occident (jusqu’au X siècle): L’image du gaulois dans la B.D. Astérix – Livre de l’élève p. 20-23 + p. 80-89, 124-127 et 200-201 – Livre du maître p. 37-49 + scénarios Celtes et Gréco-Romains : le choc des cultures (p. 311-313) et A la découverte du monde celte (p. 321-322)
  • Tome 2 : L’affirmation de l’Occident (XI-XVIIIe siècle): La société médiévale au filtre de la B.D. – Livre de l’élève p 18-21 + p. 36-37, 54-78 et 224-225 – Livre du maître p. 34-37 + scénarios sur La société médiévale : des groupes distincts (p. 374-381) — Hermann (1984) Les Tours du Bois-Maury. Volume 1: Babette. Grenoble: Glénat. Découvrir les Incas avec Tintin – Livre de l’élève p. 28-31 + p. 262-265 – Livre du maître p. 50-52 + scénarios Les Grandes Découvertes (p. 425-427) et La colonisation du XVIe au XVIIIe siècle (p.428-429)
  • Tome 3: L’Europe dans le monde : expansions et révolutions (de la fin du XVIIIe à 1918): Images de la «Grande Guerre»– Livre de l’élève p. 34-35 + p. 170-173- Livre du maître: p. 55-56 + scénario La Grande guerre, un conflit «désiré par tous» mais «sans raison sérieuse» ? (p.407-408) — Tardi (1993) C’était la guerre des tranchées.
  • Tome 4: Un monde en mutation (de 1919 à nos jours). Au bord de l’aventure? L’entre-deux-guerres dans la B.D. – Livre de l’élève p. 30-33 + p. 66-71 et 80-91— Livre du maître p. 60-63 + scénario Croissance et crise des économies libérales dans l’entre-deux-guerres (p. 376-379). Frank Giroud et Jean-Paul Dethorey. Louis la Guigne. Volume I (1982), II (1984)  III (1985), IV (1986), V (1987) et VIII (1997). Grenoble: Glénat; Jean Van Hamme et Francis Vallès (2005). Les Maîtres de l’Orge. Volume IV. Grenoble: Glénat; Didier Daenick et Jacques Tardi (1997), Le der des ders. Tournai: Casterman; Jacques Fernandez (1994). Le centenaire. Collection «Carnets d’Orient». Volume 4. Tournai: Casterman. La guerre froide dans la B.D. — Livre de l’élève p. 34-35 + p. 118-123 et 236-241— Livre du maître p. 63-65 + scénario Quarante ans de guerre froide (1945-1989) (p. 391-393) — Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon (1967). Alerte atomique. Collection «Les aventures de Buck Danny». Marcinelle: Dupuis; Stephen Desberg et Hugues Labiano (2005). Black op. Volume I. Paris: Dupuis; Marvano (2007). Berlin. Volume 2: Reinhard Le Goupil. Paris: Dargaud; Yves Sente et André Juillard (2000). La machination Voronov. Collection «Blake et Mortimer». Paris: Dupuis. Raconter la Shoah? — Livre de l’élève p. 36-37 + p. 46-47; 112-115 et 262-263. Livre du maître p. 65-69 et scénarios Les fascismes, d’aujourd’hui et d’hier (p. 384-386) et La Shoah et l’univers concentrationnaire (p. 388-389) — Art Spiegelman (1992). Maus. Volume II. Paris: Flammarion.

Au terme de ce premier parcours, les activités suivantes ont été confectionnées par les étudiant-e-s (fichiers au format .pdf):

  • Le temple de Louxor hier et aujourd’hui. Travail à partir de « Les voyages d’Alix: L’Égypte (1) » (2000) Paris: Casterman (http://www.box.net/shared/4dx1bt8e0d)
  • Jules César et la bande dessinée. A partir des albums d’Astérix (http://www.box.net/shared/tuz769g27l)
  • Découvrir les Incas avec Tintin (http://www.box.net/shared/xbxi0zd530)
  • La Grande Guerre. A partir de Tardi (http://www.box.net/shared/am6f1yf792)
  • La colonisation dans les années 1930. A partir de Tintin au Congo (http://www.box.net/shared/5blyp3abae)

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Raconter Dien Bien Phu du côté Viêt Minh

3 mai 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Du 22 au 25 avril dernier, le 6ème conférence mondiale du journalisme d’investigation (Global investigative journalism conference) a tenu congrès à Genève. Si les médias ont beaucoup focalisé leur intérêt sur la présence de l’écrivain et journaliste Roberto Saviano, sur son travail sur la Camorra et les menaces de mort dont il fait l’objet, notre attention se focalisera plus sur le travail d’histoire et de mémoire réalisé par le journaliste vietnamien Duc Tue Dang auprès des vétérans vietnamiens qui ont vécu la bataille de Dien Bien Phu.

Pour rappel, en novembre 1953, Dien Bien Phu, petite vallée en cuvette à proximité des frontières chinoise et laotienne en plein pays thaï, est conquise en 1953 par deux bataillons de parachutistes français (voir les cartes de Cartographe.net). En occupant cette cuvette, les troupes françaises coupent la route permettant aux troupes d’Ho Chi Minh de se ravitailler depuis le Laos. Transformée en camp retranché, Dien Bien Phu est attaquée le 13 mars 1954 par les troupes du général Việt Minh Giap. La bataille de Dien Bien Phu prendra fin le 7 mai 1954 par l’écrasante victoire du général Giap. L’armée français dénombrera 2921 morts et, sur les 11 721 soldats faits prisonniers, seulement 3 290 revienndront vivants en France. Du côté vietnamien, le nombre de morts estimé est de 25’000. (Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_%C4%90i%E1%BB%87n_Bi%C3%AAn_Ph%E1%BB%A7). Pour le Monde Diplomatique, cette écrasante défaite française dans la cuvette de Dien Bien Phu fut Le Valmy des peuples colonisés et un signal pour tous les peuples en quête d’indépendance. Le 20 juillet 1954, à Genève, les négociateurs français et vietnamiens signaient les accords de cessez-le-feu, couverts par l’autorité de la communauté internationale : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Union soviétique et, surtout, la Chine populaire « prenaient acte ». Le 1er novembre 1954, les Algériens du FLN entamaient leur insurrection.

Comme de nombreuses autres photos de guerre, cette illustration est en fait une reconstitution effectuée bien après la bataille à des fins de propagande. Des soldats vietminhs agitent un drapeau au sommet du QG des forces françaises afin de signifier leur victoire. On ne peut pas s'empêcher de penser au drapeau soviétique flottant sur les ruines du Reichstag ou à celui des américains dressé sur l'île d'Iwo Jima. Source: Chacaille (http://chacaille.wordpress.com/)

Si cette bataille avait fait l’objet d’une littérature abondante du côté français, le silence prédominait, hors le discours officiel sur la bataille, du côté vietnamien jusqu’à ce travail de Duc Tue Dang et de son équipe. Son objectif? Contourner le mur de l’histoire officielle pour raconter la bataille à travers de ceux qui l’ont vécue. Ils ont donc procédé aux interviews de jeunes soldats ayant vécu la bataille. Ces interviews ont duré 12 mois. Deux ou trois entretiens étaient nécessaire pour obtenir la confiance des témoins qui, dans un premier temps, ne s’écartaient pas de la version officielle. Au total 400 entretiens ont été réalisé et 250 ont été retenus dans l’ouvrage publié au final. Interrompus à fin 2008, les entretiens ont fait place ensuite au travail de description des faits, de vérification des sources et de préparation des infographies.

Un tel travail aurait été impensable quelques années plus tôt. Mais pourquoi personne ne parle de Dien Bien Phu ? Pour Duc Due Dang:

“Face à la victoire, les personnes qui ont pris part au conflit ne trouvaient plus leur place et étaient intimidés: ils avaient peur de sortir des jalons fixés par l’histoire officielle“. (Source : Chacaille)

Loin des scoops et des révélations exclusives, ce travail a permis néanmoins de parler pour la première fois au Vietnam de la présence de militaires chinois du côté Việt Minh. Mais pour Duc Due Dang ce qui comptait et ce qui était nouveau au Vietnam résidait dans la démarche

«Je pense qu’on leur a montré qu’on pouvait faire quelque chose d’impossible: s’intéresser aux gens normaux et pas aux héros connus.» (Propos de la conférence repris In Duc Tue Dang et l’investigation historique: « La propagande régnait au détriment de la vérité » | SoKiosque)

Cette première étape dans le travail d’histoire et de mémoire du côté vietnamien devra en amener d’autres. Concernant Dien Bien Phu, deux autres tabous subsistent donc:

  • le nombre de victimes du côté Việt Minh qui officiellement est toujours de 4’000;
  • l’histoire des Vietnamiens ayant combattu ou soutenu les troupes françaises.

Collectif, Dien Bien Phu vu d'en face, Paroles de Bô doï, Decitre (ed), 2010

Au final, nous disposons maintenant d’un livre traduit en français et préfacé par Jean-Pierre Rioux qui questionne également la frontière entre les différentes disciplines mobilisées. Comme l’indique Guillaume Henchoz:

«La démarche du journaliste, dans ce cas de figure confine presque à celle de l’historien. […] . Si la démarche historique au sens strict du terme n’est pas là, on peut en revanche saluer le travail de mémoire qu’ils ont effectué.» (Raconter Dien Bien Phu : Les enjeux de la mémoire vietnamienne – Chacaille)

Pour ma part, j’ajouterai qu’un tel travail donne toute sa valeur au travail journalistique et un espoir relativement à son devenir. D’ailleurs ce billet ne serait rien sans le travail de compte-rendu fait par deux journalistes suisses: Guillaume Henchoz et Luc-Olivier Erard. Merci à eux!

Classé sous :histoire Balisé avec :Dien Bien Phu, Guerre, Histoire&Mémoire, témoignages, Vietnam

L’État de l’Oregon adopte Google Apps Education pour ses écoles | Framablog

2 mai 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Framablog, le blog de Framasoft promoteur de ressources sous licences libres, répercute cette nouvelle passée totalement inaperçue dans le monde francophone alors que pour l’auteur elle revêt de la plus haute importante

Parce que c’est peut-être rien moins que l’éducation de demain qui se cache ici derrière cet évènement.

De quoi s’agit-il?

De l’adoption par l’Etat américain de l’Oregon de la solution Google Apps Education pour toutes ses écoles publiques. Autrement dit toutes les données des élèves de l’Oregon seront désormais hébergées dans les nuages (cloud computing ou informatique dans les nuages) des serveurs de Google sans que cela ne fasse peur à l’Etat d’Oregon ou que cela ne provoque de réactions du côtés des élèves ou de leurs parents.

Pour l’auteur

C’est un choix de l’administration publique, c’est un État tout entier (qui concernent plusieurs centaines de milliers d’élèves) et ça va donner de sérieuses billes à Google pour convaincre d’autres futures institutions scolaires d’en faire autant. Surtout si les journalistes ne font rien d’autre que d’applaudir benoîtement.

La suite de l’article propose la traduction en français de deux articles publiés en anglais: l’un sur le blog officiel de Google (Alis volat propriis : L’État de l’Oregon fait entrer Google Apps dans toutes ses écoles), l’autre du journal en ligne Mashable (Pourquoi les écoles s’ouvrent à Google Apps).

Source: L’État de l’Oregon adopte Google Apps Education pour ses écoles – Framablog.

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L’histoire au prisme de l’image (mardi 27 avril 2010)

21 avril 2010 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans le cadre des deux modules destinés aux étudiant-e-s en histoire (Secondaire I et II) de la HEP Lausanne, nous organisons une demi-journée avec des intervenants extérieurs en relation avec la questions de l’utilisation des images en histoire dans une perspective académique et sous l’angle de la recherche. Chacune des interventions de 45 minutes à 1 heure sera suivie d’un échange avec les étudiant-e-s.

Cette demi-journée aura lieu dans les locaux de la HEP Lausanne, Av. de Cour 33, salle C33-720 de 8h15 à 11h45

8h15 : Accueil

8h20-9h45 : La place de l’archive dans le cinéma de fiction : étude de films sur le génocide juif par Rémy Besson de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) Paris

Rémy Besson intervient notamment dans le cadre du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic ) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris.  Dans le cadre de cette matinée, sa conférence se rapporte à la question des enjeux de la narrativité dans le cinéma dit documentaire. Référence: le blog de l’atelier du Lhivic (http://culturevisuelle.org/cinemadoc/)

9h45-10h15 : Pause

10h15-11h45 : Photographie et histoire: Réalité et interprétations, les conflits de vérité par Daniel Girardin, Conservateur au Musée de l’Elysée à Lausanne

Daniel Girardin est Conservateur au Musée de l’Elysée à Lausanne. Il est le concepteur notamment de l’exposition et du livre Controverses, une histoire juridique et éthique de la photographie. Sa conférence se centrera sur l’utilisation de la photographie comme source historique.

Classé sous :histoire Balisé avec :conférences, Daniel Girardin, film&, Histoire, Photographie, Rémy Besson, sources

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