
(via Paula Marina)

Pour le 24 mars 2009, Journée de la femme, je me suis engagé avec plus de mille blogueurs et blogueuses à publier ce jour-là un article au sujet d’une femme que j’admire, dans le milieu de la technologie ou des sciences. C’est la Journée Ada Lovelace initiée par Suw Charman-Anderson (Lire l’appel).
Cela paraissait une échéance lointaine, mais voilà, ça y est! Je souscris totalement à cette démarche importante de donner des figures positives dans l’émancipation féminine (à ce sujet lire l’article de Stephanie Booth dans PresseCitron). Stephanie qui est une de ces femmes que j’admire particulièrement dans le milieu de la technologie. Mais pour aujourd’hui, je souhaite plus particulièrement associer deux enseignantes à cette journée.
Toutes deux, au quotidien de la classe, sans se monter le choux, pratiquent cette intégration des technologies dans le cadre de leur activités quotidiennes de classe. Je les trouve admirables dans leur façon de montrer sans chichi la réalité de leur travail de terrain. Tout paraît alors plus simple dans ce domaine où de nombreux collèges trouvent toutes les astuces pour freiner cette intégration. En plus, quelles plus belles figures pour les filles de leurs classes et quel meilleur moyen de changer également le regard des garçons sur les filles et les technologies que ce rapport au quotidien avec leur enseignante? Sans parler de leurs collègues qui peuvent guigner au travers de la porte ouverte de leur classe!
Avant de la rencontrer sur le net, puis récemment dans la vie réelle, je ne connaissais de Vesoul que la chanson de Jacques Brel. Pas très encourageant dans le fond. Elle même ne peut s’empêcher de s’étonner du chemin parcouru et du regard des autres sur son travail en classe à l’aide des technologies. Jusqu’à cette récompense obtenue l’année dernière lors du Forum de l’Innovation Pédagogique à laquelle s’ajoute une récompense obtenue lors du Festival de Romans, dit de l’Expression sur Internet.
Sa devise et celle de ses élèves est « On ne naît pas internaute , on le devient! » et ils le prouvent ensemble depuis 2005 au travers de la tenue d’un Club internet, blog pédagogique dédié à l’éducation au média internet.
Pour les initiés, auront-elles et ils déjà reconnu que je parle ici de Christelle Membrey? Depuis quelque temps, elle a élargi son champ de contagion aux adultes-enseignants en ouvrant un espace d’échange et de collaboration dédié à l’éducation aux médias sur la plate-forme Ning et qui reprend les deux axes de son action soit l’Education au Media Internet et sa conviction que l’on ne naît pas internaute, mais qu’on le devient. Enfin, depuis novembre 2008, elle s’assume aussi pleinement avec son blog bien et entièrement à elle: Christelle Membrey.
Ma deuxième niche en hauts des terrils de Raismes. Depuis ces hauteurs, elle gazouille régulièrement avec ses élèves. Elle a dissipé bien de mes doutes sur l’utilisation de twitter dans ses dimensions classes et pédagogiques. Une leçon de météo devient une leçon du monde pour ses élèves, via les indications de températures et de météo reçues en 140 caractères maximum. Et le Nord se retrouve au Sud en passant par les Alpes suisses. Les terrils raismsois se confondent avec l’urbanité nord-américaine de Québec en passant par Bruxelles ou Londres. Allo Caroline? trop tard elle est déjà repartie pour Marseille et les rencontres de l’Orme, à moins que cela ne soit Paris pour les Ateliers du CRAP ou une assemblée des Clionautes. Le gazouillis lui va si bien au même titre que la pédagogie coopérative. Dressée sur ses talons, ne laissant à personne d’autre le soin de martyriser 😉 sa valise à roulettes, elle trouve encore le temps de s’engager dans le nouvel espace collaboratif des Clionautes, lui aussi, mais il n’y a pas de coïncidence à ce niveau-là, hébergé sur la plate-forme ning: http://clionautes.ning.com/.
Rien ne la rebute ou ne l’arrête. C’est une touche à tout magnifique: blog (Usages pédagogiques des blogs), site internet, site collaboratif, Google Earth (Jouer au citoyen avec Google Earth), wiki (Un Wiki pour la solidarité), twitter. Un problème, ni une, ni deux une solution rapidement s’impose à elle; il y a du Luky Luke en elle:
J’avais un problème à résoudre : rendre un cours sur La Solidarité efficace et loin du blabla habituel des bonnes intentions vite oubliées. Les élèves de mes deux classes de cinquième voulaient trouver de l’argent pour une association, mais comment faire pour que les deux classes ne soient pas concurrentes ? Leurs idées d’actions étaient sensiblement les mêmes, mais il était indélicat de leur dire « l’autre classe y a déjà pensé », ou « dans l’autre classe ils ont fait mieux ». Et comment faire pour encadrer et mettre en oeuvre les actions proposées ? Peu de temps auparavant, j’avais testé le wiki d’un ami, la prise en main me paraissait très simple, et cet outil collaboratif m’a paru répondre à ces besoins…
(Un Wiki pour la solidarité)
Pouce! J’ai le tournis. Il faut que je m’asseye. J’avoue tout. De Caroline Jouneau-Sion, il s’agit donc.
A vous deux ainsi qu’à toutes les enseignantes qui au quotidien mènent leur double, triple vie et qui sans chichi empoignent dans leur classe les outils technologiques mis à leur disposition pour allier conception pédagogique, implication citoyenne et réduction de la fracture numérique, je vous dis infiniment M.E.R.C.I.. Si les technologies finiront bien un jour par être autant une évidence à l’école que la juste place des femmes dans la société, c’est bien à vous que nous le devrons.

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To develop and design Tweetblend, Daniel and me spent three days in Berlins cafés and bars. I’m responsible for interface design and frontend coding, while Daniel handles the nuts and bolts in the back, dealing with the Twitter API.


Durant le Deuxième conflit mondial, plus de 110’000 Japonais de nationalité américaine furent emprisonnés dans 10 camps de concentration répartis sur le territoire américain. Le Manzanar Relocation Center, Californie, fut le premier d’entre eux. En 1943, Ansel Adams, fameux photographe américain, visita le camp et prit des photos dont celle-ci.
Relativement à son travail, Ansel Adams indiqua ses intentions:
“The purpose of my work was to show how these people, suffering under a great injustice, and loss of property, businesses and professions, had overcome the sense of defeat and dispair by building for themselves a vital community in an arid (but magnificent) environment…All in all, I think this Manzanar Collection is an important historical document, and I trust it can be put to good use.”
Ansel Adams’s Photographs of Japanese-American Internment | 1776

La Nuit des musées en 2009 se veut aussi plus collaborative et participative que jamais avec un blog, un compte Facebook, une page Flickr et des vidéos diffusées sur Dailymotion et YouTube.
Buzzeum | Le blog » La Nuit des musées 2009 : nouveau site et blog

Intéressants propos relativement à la question de la mémoire collective, de l’accélération de l’histoire, des incertitudes de notre temps, de la géopolitique actuelle et de la perception alors que la crise économique se développe que celle-ci pourrait déboucher sur de nouvelles alliances, voire de nouveaux conflits. Quelle est également l’impact de la situation économique actuelle sur l’idée d’une guerre prochaine?
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais, ces dernières décennies, plus l’Histoire s’accélère, plus notre mémoire collective semble se raccourcir.
La chute du Mur n’a pas encore fêté ses vingt ans qu’elle paraît déjà centenaire ! Or qui d’entre nous, à part ce ouf malade d’Emmanuel Todd, avait prévu l’implosion brusque de l’URSS, après 70 années qui semblaient suggérer l’éternité ? Et qui peut sérieusement prédire aujourd’hui le monde de demain ? Quelles alliances ? Allons-nous vers un couple sino-américain ? Ou germano-russe ? Lesquelles, parmi les « puissance émergentes », vont-elles vraiment émerger ? Et quid de la “poudrière proche-orientale” (comme on écrivait dans le temps) ? Nul n’en sait rien, ni à quelles menaces et à quelles agressions il faudra faire face demain.
Quelle mouche a donc piqué notre Président, pour qu’il choisisse aussi clairement son camp (le nôtre !) avant même de savoir dans quelle guerre ?
Un retour fort sympathique d’un enseignant ayant utilisé le jeux de rôle “Cuba 1962“ au réseau Ludus.
Rappelons que ce jeu permet de simuler la crise de Cuba en… 1962 (étonnant, non ?) à base de cartes et d’un petit système de surenchère entre deux camps prêts à en découdre.


Les outils du web dynamique ont considérablement développé les usages informationnels des particuliers, mais ceux-ci ne sont pas entrés en concurrence frontale avec la production médiatique. Ils ont bien plutôt constitué des univers parallèles, sous la forme de réseaux sociaux, régis par leurs propres logiques d’échange[16]. Au final, le mythe de l’intrusion des amateurs restera comme une des figures manifestant la confrontation du journalisme au nouveau paysage de l’image numérique. Dans le contexte d’une paupérisation sans précédent de la presse, causée par la migration des ressources publicitaires, ce récit d’un antagonisme fantasmatique a eu pour fonction de conforter les professionnels dans leur rôle traditionnel de gardiens du sens et de la morale. Au détriment d’un véritable dialogue avec ces nouvelles ressources visuelles.

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