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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Suisse

Aufbruch in die Gegenwart. La Suisse en photographies 1840-1960.

22 octobre 2009 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Wilhelm Felber: Jeune fille à la gare, tirage au gélatino-bromure d'argent, vers 1955. @Wilhelm Felber/Fotostiftung Schweiz (aus: Schweizerische Landesmuseen, collection Herzog)
Wilhelm Felber: Jeune fille à la gare, tirage au gélatino-bromure d'argent, vers 1955. @Wilhelm Felber/Fotostiftung Schweiz (aus: Schweizerische Landesmuseen, collection Herzog)

Le Musée national suisse à Zurich vous propose depuis demain jusqu’au 28 février 2010 une exposition temporaire organisée autour de photographie de la Suisse prise entre 1840 et 1960.

Les photographies proviennent de la collection Herzog. L’exposition les présente autour de trois thèmes correspondant chacun à une salle de l’exposition temporaire.

La salle 1 est consacrée aux métamorphoses d’une population suisse majoritairement agricoles en 1850 qui s’industrialise, puis se tertiarise. La salle 2 s’attache au développement des infrastructures de transport et leur impact sur la modernisation du pays. La salle 3 s’intitule « Les héros du quotidien ». Si aux débuts de la photographie celle-ci est chère et présente d’abord des portraits de nobles et de la haute bourgeoisie, la situation change à partir de 1900 et les photographies exposées témoignent de cette évolution.

Un dossier à télécharger existe pour les enseignants uniquement en allemand: (http://www.aufbruch.landesmuseum.ch/pdf/lehrerinformation.pdf)

On peut aussi télécharger en grand format dans l’espace presse quelques photos de l’exposition avec leurs références.

Aufbruch in die Gegenwart. La Suisse en photographies 1840 – 1960. Landesmuseum Zürich

Classé sous :histoire Balisé avec :1840, 1960 XIXe siècle, Histoire, MédiaTIC, Photographie, Suisse, XXe siècle

La Suisse a appris à gagner, sans séduire | Le Temps

14 octobre 2009 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Alexander Frei, buteur national, connaît bien son pays: «En Suisse, les gens ont toujours besoin de mettre un «mais» devant tout [lire ci-dessous].» La sélection helvétique est en passe de se qualifier pour la Coupe du monde; «mais» elle ne joue pas bien. Il s’agirait d’une quatrième participation consécutive à un tournoi majeur première dans l’histoire; «mais» elle est tombée dans un groupe très faible. Une telle régularité serait exceptionnelle pour un petit pays comme celui-ci nos amis belges, hongrois, écossais ou autrichiens ne diront pas le contraire; «mais» la Nati est passée à côté de l’Euro 2008. Ce soir devant Israël à Bâle, un point suffit pour décrocher la lune; «mais» tout peut encore se terminer dans le caniveau – en d’autres termes par des barrages face à un adversaire revêche.

Fallait bien un jour où l’autre que je vous parle de football et du Mondial 2010, non? Et là je trouve que c’est bien vu de la part d’Alexandre Frei et du Temps. Nous voilà à jouer comme l’Allemagne. Merci* M. Hitzfeld.

* quoi que si mercredi l’équipe de Suisse se retrouve en barrage…

LeTemps.ch | La Suisse a appris à gagner, sans séduire

Classé sous :Blogcafé Balisé avec :Afrique du Sud, football, Mondial 2010, qualification, Suisse

50’000 photos de classes zurichoises en ligne

20 août 2009 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Ecole: Sekundar Bühl A. Année: 1940 (14 mars). Enseignante: Mme Elsa Muschg
Ecole: Sekundar Bühl A. Année: 1940 (14 mars). Enseignante: Mme Elsa Muschg

Les archives du canton de Zurich ont numérisé professionnellement près de 50’000 photos de classe du canton de Zurich couvrant les années 1927 à 1995. Elles ont été mises en ligne à l’adresse suivante Klassenphotoarchiv.

Schulhaus: GablerEcole: Gabler. Année: 1962 (13 mars). Enseignante: Mme Elsa Muschg
Ecole: Gabler. Année: 1968 (1er février). Enseignante: Mme P. Kunz

Il est ensuite possible de faire une recherche par code postal, lieu, nom d’école, année ou nom de l’enseignant. Il est également possible de commander une version papier au prix de 25 francs (environ 17€) pour du 13×18.

Après le parcours en raccourcis de Mme Elsa Muschg dont la dernière photo de classe présente sur le site date de 1965, en voici un autre, celui de Mme P. Kunz entre 1968 et 1989:

Ecole: Gabler. Année: 1968 (1er février). Enseignante: Mme P. Kunz[/caption]

Schulhaus: Gabler
Ecole: Gabler. Année: 1989 (12 mai). Enseignante: Mme P. Kunz

Site découvert via : weblog.histnet.ch

Classé sous :histoire Balisé avec :histoire éducation, photos de classe, Suisse

L’urbanité suisse (enfin) reconnue : La Chaux-de-Fonds/Le Locle au Patrimoine mondial de l’Unesco

2 juillet 2009 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger (Suisse). Dans les montagnes du Jura suisse, sur des terrains peu propices à l’agriculture, ces deux villes voisines illustrent un développement urbain original qui reflète les besoins d’organisation rationnelle de la production horlogère. © UNESCO/Aline Henchoz

L’inscription des villes de La Chaux-de-Fonds et Le Locle au Patrimoine mondial de l’Unesco 2009 a surpris celles et ceux nombreux qui méconnaissent l’importance du phénomène urbain dans le développement et l’histoire de la Suisse. Mais comme le dit Joëlle Kuntz dans son remarquable (petit) ouvrage La Suisse en un clin d’oeil (Editions Zoé 2006):

«Dans l’opposition qui n’a cessé de dresse la Suisse rurale contre la Suisse urbaine, les villes ont triomphé. Peut-être le duo campagne/montagne prend-il une ironique revanche en fournissant jusqu’à aujourd’hui les grandes images qui font le succès du pays: on vient en Suisse pour la Jungfrau, le Cervin, les glaciers et les lacs plus que pour la Bahnofstrasse à Zurich ou la rue du Rhône à Genève, au demeurant banales.

Quand elles sont admirées, les grandes villes suisses le sont pour leur site et leur environnement paysager plutôt que, sauf Berne, pour leur domaine bâti. Néanmoins, une urbanité particulière, une façon de s’organiser pour tenir la tête haute, une assez grande ambition dans la compétition qu’elles ne cessent de se livrer confèrent aux villes suisses leur caractère […]. Il y a toujours chez elles une ambition affirmée. On peut même dire que l’ambition suisse est dans les villes.» (p. 89-90)

La photo accompagnant cet article présente l’Ancien Manège construit en 1855 qui fut transformé en 1868 en maison d’habitation de 32 logements en une version locale du familistère et qui le demeura jusqu’au début des années 1970. Menacé ensuite de démolition, il est maintenant magnifiquement rénové.

Article en lien: En images, les nouveaux sites inscrits au Patrimoine mondial 2009 – Libération

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Classé sous :histoire Balisé avec :Histoire, Suisse, Unesco

Premiers cols en 2009: Pillon et Jaunpass

5 avril 2009 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

La sortie de l’hibernation motocycliste a été longue. Les premiers signes du réveil ont été aperçus le mercredi 1er avril (non ce n’était pas un poisson) lorsqu’en rentrant du travail, j’ai pris le chemin des écoliers.
Le réveil définitif s’est produit en consultant les prévisions météos de ce week-end: soleil et températures printanières étaient dûment annoncés. Un bref coup d’oeil sur l’état des cols m’apprit que, contrairement à l’année dernière à la même époque, le col du Pillon était ouvert! Chic!
Cependant, avant de partir, encore fallait-il requinquer ma CBF1000: lavage, graissage, contrôle des pneus furent donc au menu de ce dernier samedi.

Dimanche 5 avril 13h50
Cette fois-ci, Highlander (petit nom de ma CBF1000 du nom de sa couleur) est prête et moi également. Moteur. Direction Aigle, puis Les Diablerets où j’effectue un premier arrêt. Histoire de constater que les derniers skieurs croisent désormais les premiers motards.
Si la route est bonne, le paysage reste largement enneigé.

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En début d’année, j’aime bien commencer par le col du Pillon, puis descendre sur Gstaadt et revenir par le Jaunpass. En 2008, cela n’avait pas été possible et j’avais débuté par le col des Mosses. En 2009, je peux reprendre ma traditionnelle première ballade. Cependant, c’est entre les murs de neige que je franchis le col et que j’amorcerai la descente.
Arrêt obligatoire au sommet, c’est l’heure du dessert avec toujours le même serveur. Ce dernier comme d’habitude me recommandera d’être prudent en descendant. Sympa!

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Après Gstaadt, je rejoins Zweisimmen. Vers 16h00, j’y arrive.Il est trop tard pour descendre du côté d’Interlaken, mais j’improvise un crochet par La Lenk.

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Je pousse jusqu’au fond du fond de la vallée à Oberried:
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Je reviens ensuite sur mes pas, puis j’amorce la descente sur Interlaken avant de bifurquer pour prendre le Jaunpass. Le ciel hésite entre le gris et le bleu, mais je choisis le bleu:
IMGP2164

De retour dans mes pénates, il est 18h20 et 200 kilomètres à mon compteur. Le compte est bon!

L’ensemble des photos maintenant sous la forme d’un diaporama:
http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=69832

Classé sous :Blogcafé, Roadbook Balisé avec :Alpes, CBF1000, col du Pillon, Jaunpass, moto, Photographies, Suisse

L’Histoire au présent | Brigitte Studer (swissinfo)

3 avril 2009 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

http://www.swissinfo.ch/08/flash/videoplayers/vp_standalone22.swf?sid=9929508

Les hommes et les femmes plus que les vieilles pierres.

Née à Bâle, professeure d’histoire contemporaine à l’Université de Berne, Brigitte Studer se concentre en particulier sur l’histoire des rapports entre les sexes, sur la citoyenneté, sur la construction des identités collectives et sur l’histoire sociale. Elle est fascinée par les mouvements politiques en tant que produits et agents des changements sociaux. Elle entend stimuler la renaissance d’une histoire politique considérée dans son contexte social et culturel.
Source: Swissinfo

Classé sous :histoire Balisé avec :débats, Histoire, Historiographie, Suisse

Le mythe lacustre a encore de beaux jours devant lui

24 décembre 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

A Neuchâtel, le Musée cantonal d’archéologie présente une exposition temporaire consacrée à «L’imaginaire lacustre: Vision d’une civilisation engloutie».

Depuis le XIXe siècle, les lacustres font partie, sur le plan symbolique, de l’histoire nationale suisse ainsi que de l’histoire culturelle européenne. Les archéologues découvrant alors peu d’armes,

«On en déduit que ces communautés sont pacifiques. Et qu’elles se mettent à l’abri des dangers en vivant sur des plates-formes dominant un lac»

explique Marc-Antoine Kaeser, conservateur du Laetenium.

Si aujourd’hui nous savons que les lacustres n’ont jamais vécu sur l’eau, le mythe est très puissant et, dans l’imaginaire collectif, les lacustres vivent toujours sur l’eau. En ce début du XXIe siècle, ce mythe se pare de nouveaux atours post-modernes. Ainsi, Marc-Antoine Kaeser indique avoir observé que

«ce qui parle, entre autre, au public ‘altermondialiste’ dans le village lacustre, c’est qu’on peut y jouir de toutes les qualités du monde post-moderne. Et qu’en même temps, il est une sorte de refuge contre les angoisses de notre société.»

L’exposition est à voir jusqu’au 7 juin 2009 au Laténium, Espace Paul Vouga. Hauterive.www.latenium.ch

Source: La préhistoire idéalisée modèle notre imaginaire :: Le Courrier :: Quotidien suisse indépendant

Mise  à jour (samedi 9 mai 2009):

Figurants d’un cortège historique à Neuchâtel (1882) - Laténium
Figurants d’un cortège historique à Neuchâtel (1882) - Laténium

On lira avec intérêt le compte-rendu que l’excellent blog helvétique Mots d’images consacre à cette exposition. Compte-rendu agrémenté d’images relatives à ce mythe. Le compte-rendu: Construction d’un mythe par l’image

Classé sous :histoire Balisé avec :Lacustres, mythe national, Neuchâtel, Préhistoire, Suisse

Histoire suisse: Et si le Pacte de 1291 était un faux?

1 août 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Hier soir, c’était l’heure du cortège aux flambeaux à La Tour-de-Peilz. Soudain, la question posée à l’historien: que s’est-il passé le 1er août 1291? que fête-t-on? Question éminement piège entre la mythologie politique et la réalité historique. D’autant que le journal Le Temps du 31.07.2008 se fait l’écho des thèses de l’historien médiéviste Roger Sablonier qui révise l’histoire des trois cantons fondateurs —mais de quoi en 1291?— jusqu’à affirmer que la Suisse primitive comme berceau de la Confédération n’a pas existé. Et qui nous pose la question: et si le Pacte de 1291 était un faux? Cette question fait l’objet du premier volet de ma série de l’été consacrée à l’Histoire suisse.

Bon les historiens savaient déjà depuis longtemps que le Pacte de 1291 n’avait rien d’extraordinaire ou d’exceptionnel. D’abord, il avait été retrouvé par hasard en 1724 après avoir été cité une première fois vers 1530 soit près de 150 ans après les faits. Ensuite, les Waldstaetten n’avaient pas été les seuls à produire ce type de document à la mort de Rodolphe de Habsbourg et c’était une pratique courante à la mort de l’Empereur. Enfin, les soucis exprimés par ces communautés portaient plus sur la sécurité économique de la voie commerciale du Gothard que sur la sécurité extérieure et il ne parle ni de liberté, ni de résistance.

Bon depuis le temps aussi, tout le monde devrait savoir que les histoires de Guillaume Tell et du serment du Grütli ne sont que des mythes et n’ont aucune réalité historique. De même que la fête nationale et le choix du premier août datent de 1891.

Bon mais tout ceci n’a pas beaucoup fait évolué la connaissance du grand public et du monde politique. D’autant que comme le disait Hans Ulrich Jost, mon estimé professeur d’université, l’histoire suisse et son historiographie** ont toujours été sous l’influence du politique:

« L’impact du discours politique sur l’historiographie suisse ne date pas seulement des temps modernes, […]. En effet, l’identité nationale de la Suisse moderne [qui naît en 1848] est en premier lieu de caractère politique. Face aux Etats nationaux exprimant leur identité par un concept culturel qui relève de la langue, d’un espace géo-culturel et même de la race, l’Etat fédéral du XIXe siècle s’est vu contraint de fonder l’esprit national sur le discours politique. La nation suisse, manquant d’un concept culturel cohérent, se réfère à la volonté politique. A l’histoire donc de trouver des valeurs traditionnelles, voire mythiques, conformes au discours politique. A partir de cette conjonction, l’historiographie est devenue davantage le corollaire du développement politique. »

Jost H. U. (2005). «L’historiographie contemporaine suisse sous l’emprise de la Défense spirituelle». In A tire d’ailes. Contributions de Hans Ulrich Jost à une histoire critique de la Suisse. Lausanne Antipodes, p. 174

Mise en place par des historiens radicaux dès le XIXe siècle (Dierauer et Dändliker), cette histoire politique est reprise par les historiens des années 1930 et vulgarisée par ceux des années 1950 et 1960 qui accentuent les légendes de la création de la Confédération « afin de mieux s’inscrire dans l’idée de la Défense spirituelle ». [idem, p. 175]

La remise en cause de cette hagiographie historique (l’hagiographie étant l’histoire d’un-e saint-e, faite pour permettre sa canonisation en regroupant notamment les miracles fait-e-s par lui) date de l’après-guerre, mais sera en premier lieu l’oeuvre d’écrivains suisses, avec en tête de liste Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt. Pour le grand public, il faudra attendre la publication de la Nouvelle Histoire de la Suisse et des Suisses en 1982 pour que soit portée à sa connaissance les changements apportés l’histoire de cette période par les travaux universitaires de nos historiens.

Mais personne jusqu’à présent ne s’était intéressé à l’authenticité des documents phares de cette Suisse primitive. Or, comme le relate le journal Le Temps dans son édition du 31 juillet sous la plume de l’excellente Catherine Cossy, un nouveau livre de l’historien Roger Sablonier (Professeur d’histoire à l’université de Zurich de 1979 à 2006), publié en Suisse alémanique, non seulement fait des fiers Waldstätten épris de liberté des ancêtres imaginaires, mais conteste l’authenticité de deux documents principaux : le Pacte de 1291 et le Pacte de Brunnen de 1315:

«Maintenant que l’on a une autre manière d’aborder les sources écrites, que l’on accepte qu’elles ont avant tout un caractère symbolique, car rédigées après coup pour justifier des rapports de pouvoir, c’était le moment de présenter une synthèse sur cette époque.»

Ainsi, une analyse au carbone 14 d’un minuscule fragment du Pacte de 1291 réalisée par l’Institut de physique des particules de l’EPFZ révélerait que celui-ci pourrait avoir été rédigé en 1309. De même;

«La Charte de Brunnen, qui renouvelait l’alliance des Confédérés après la bataille de Morgarten en 1315, et dont on n’a jamais douté de la date originale jusqu’à maintenant, est écrite sur un parchemin datant au minimum de la fin du XIXe siècle. Comme certains privilèges impériaux, conservés précieusement aux côtés du Pacte fédéral dans le musée de Schwyz, ces textes ont été généralement écrits ou recopiés et arrangés après coup par ceux qui détenaient le pouvoir pour justifier de leurs prétentions.» (Le Temps)

Comme l’indique l’historien Jean-Daniel Morerod, professeur à l’Université de Neuchâtel, interrogé par Le Temps:

Alors que le caractère particulier de la Suisse se trouve aujourd’hui confirmé par son refus d’entrer dans l’Europe, c’est précisément à ce moment-là que la légitimité du Sonderfall disparaîtrait. Cela a des conséquences pour le pays: le cas particulier que nous vivons aujourd’hui est moins séduisant. On perd la caution des ancêtres. C’est une perte au niveau symbolique. On atteint à l’idée mythique d’une continuité dans l’esprit de résistance et de liberté.

L’occasion aussi pour la Suisse de faire véritablement un travail d’histoire dont une des premières conséquences pourrait être de réévaluer son rapport et la place accordée à l’étranger dans sa construction. Ceci fera l’objet du deuxième épisode de notre série de l’été:

Sans la France, la Suisse aurait-elle pu voir le jour?

Que cela ne vous empêche pas, si le temps vous le permet, de participer ce soir aux festivités du premier août dans votre région…

Notes:

* Pour les personnes intéressées, la lecture du livre de Jean-François Bergier (1988) Guillaume Tell. Paris: Fayard apportera tous les éclairages voulus non seulement sur le mythe de Guillaume Tell, mais sur la soi-disant Naissance de la Confédération en 1291.

** L’historiographie désigne l’histoire de l’écriture de l’histoire. Érigée en spécialité de la discipline historique, l’historiographie présente généralement le regard d’un historien sur ses prédécesseurs et sur leur travail.

Légende et source de l’illustration: La mère patrie Helvétie danse avec ses filles, les cantons, sur la prairie du Grütli. Cette carte postale datée de 1900 et déposée aux archives du canton de Schwyz fait partie de cette iconographie qui exalte le mythe fondateur du Grütli. Comme il se doit, Uri, Schwyz et Unterwald sont au centre . (photo: Hier & JetztVerlag für Kultur und Geschichte)

Ouvrage: Roger Sablonier (2008) Gründungszeit ohne Eidgenossen. Zurich: Verlag hier+ jetzt. Voir aussi Swissinfo: http://www.swissinfo.ch/fre/swissinfo.html?siteSect=43&sid=9404117

Classé sous :histoire Balisé avec :Histoire, Historiographie, Mythes, Naissance Confédération, Suisse

Le Tour des Saint Bernard (2e partie)

20 juillet 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Pour la première partie : Le Tour des Saint Bernard (20 juin 2008)
13h50 Bourg-Saint-Maurice
Il est temps d’entreprendre la montée du Cormet de Roselend. Au début la route serpente dans les feuillus et la végétations verdoyantes. Progressivement, plus je monte, plus la végétation se fait rare. Le paysage et la routes sont tout simplement à couper le souffle. J’en ai tellement le souffle coupé que je m’arrête avant le sommet pour prendre des clichés.
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14h30 Sommet du Cormet de Roselande
Il est difficile d’exprimer ce que l’on ressent au sommet du Cormet de Roselend. Entre les magnificences de la route qui nous a conduit en ces lieux et les paysages, tout est fait pour rester scotché. Une très belle découverte.
Au sommet, je discute avec un groupe de motards allemands qui en sont à leur sixième jour dans les Alpes suisses, françaises et italiennes. Sympas. Ils viennent de Stuttgart et disposent en majorité de BMW. Une seule fille au guidon du GS1200 (chapeau, moi je la trouve trop imposante). On parle pneumatiques et Pilot Road II. Au faite, vous en êtes à combien de kilomètres avec vos Pilot Road II et vous en êtes contents?
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La descente est aussi magnifique que la montée. Du pur régal pour les yeux et le pilotage.
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En bas, deux solutions s’offrent soit continuer directement en direction d’Albertville, soit entreprendre la montée du Col des Saisies. Aucun doute. Ce sera le col des Saisies. La montée est dans la même veine que le Cormet de Roselande.

15h30 Col des Saisies
Petite pause. L’occasion de boire un diabolo citron. En route.

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La descente est à ch..r. Nid de poule, gravillons, routes défoncées, rien n’a été amélioré depuis 2006. Pour ma part, je ne suis pas prêt de la reprendre.
A Flumet, le Col des Saisies prend fin et débute le Col des Aravis. Le début du col est aussi mauvais que la descente des Saisies. J’aime pas du tout celui qui a conçu les lacets (déjà en 2006, c’était la même chose). Heureusement, la deuxième partie du col sera plus sympathique.
Nouvelle petite pause au sommet des Aravis. Le temps de boire un peu d’eau et de faire quelques photos. Il est 16h25.
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Je redescends ensuite sur La Clusaz qui me rappelle des conditions météos dantesques lors de mon premier passage en 2006 sous une pluie battante et je continue en direction de la station du Grand Bornand qui me mène au col de la Colombière.

16h50 Col de la Colombière
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Lors de mon premier passage en 2006, nous ne nous étions point arrêté tant les conditions météos étaient catastrophiques. En ce 20 juin, la situation est tout autre et je m’arrête pour boire un café et faire quelques photos qui seront les dernières de ce périple. A ce stade 330 km ont été parcourus et il m’en reste encore 160.

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Arrivée au pied du col de la Colombière, c’est un parcours de transition qui m’attends: Cluses, Les Gets, Saint-Jean-d’Aulps. J’envisage de bifurquer ensuite sur le Col du Corbier (je l’aime bien celui-là) pour rejoindre le Pas de Morgins. Las, la route est en travaux, une première déviation m’attend (grrrr) et je me dois de descendre plus bas pour prendre la route qui mène à Châtel d’Abondance. Il est 19h00 quand j’y arrive pour un dernier arrêt. Près de 430 km ont été effectué alors.
Je vais bientôt quitter la France et rejoindre la Suisse, il me reste à franchir le Pas de Morgins, descendre sur Monthey, puis prendre l’autoroute. Il est un peu plus de 20 heures quand j’arrive chez moi à La Tour-de-Peilz. Je regarde le compteur journalier: 490 km. Le compte est bon!

La carte du parcours (approximative concernant le Cormet de Roselande et le Col des Saisies, y a pas sur Google Maps):
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Le Tour des Saint Bernard (20 juin 2008)

17 juillet 2008 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Retour à fin juin, le 20 plus précisément. En ces jours-là, le soleil et le beau temps sont enfin de retour. Mes obligations professionnelles de fin de semaine semblent renvoyer au calendes grecques les perspectives de tour avec Highlander. Mauvaise humeur assurée… L’occasion est trop belle et je m’octroie un jour de congé.
Il reste à faire le choix de la destination. C’est pas les Alpes qui manquent !!!!
Progressivement, le choix se fait. J’innove partiellement et trois cols que je n’ai jamais entrepris à moto sont au programme: les cols du Grand-Saint-Bernard, du Petit-Saint-Bernard et le Cormet de Roselande. Trois pays alpins: Suisse, Italie, France. 490 kilomètres, 7 cols et 12 heures de voyage plus tard, je franchirai la ligne d’arrivée.
Je prépare le matériel photographique de l’expédition. Venant d’acheter d’occasion une focale fixe de 35mm pour mes Pentax, je décide de lui faire subir l’épreuve du feu. Un de ses avantages réside dans son encombrement minimum.
Après cette longue introduction, je suppose que vous êtes impatients de partir à l’aventure. Moi aussi. Le compte-rendu de cette journée se fera en deux parties: avant et après la pause de midi.

7h50 Montreux
Je laisse sur notre droite le Château de Chillon, dépasse Villeneuve et je m’engage sur l’autoroute en direction de Martigny.
A la sortie de Martigny, le giratoire me propose à droite de rejoindre le col des Montets et le Mont-Blanc, mais je poursuis tout droit et je m’engage sur la route du Grand-Saint-Bernard. C’est une route à fort transit en direction de la vallée d’Aoste et du nord de l’Italie en raison du tunnel du même nom qui permet d’éviter le passage du col (altitude du col 2473m) et de traverser à toute saison. La route est donc large et c’est plus une voie rapide qu’un col sur l’essentiel du parcours.
Après Bourg-Saint-Pierre, une galerie d’accès au tunnel et au col nous attend. Enfin, la séparation tant attendue arrive entre le tunnel et la route du col. Il me reste alors environ 6km de montée avant d’arriver au sommet. A cette heure de la journée, les températures sont encore fraîches. Vivement que le soleil s’installe!

9h00 Arrivée au sommet du Grand-Saint-Bernard
Il est donc 9h00 lorsque j’arrive au sommet du Grand-Saint-Bernard. Presque personne encore à cette heure du jour. C’est l’heure où les café et les échoppes ouvrent. Ca tombe bien, je vais pouvoir me sustenter. Et faire mes premières photos de la journée.

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9h36 Descente sur Aoste et l’Italie
Il est temps de remonter sur Highlander et d’entreprendre la descente. Ces quarante minutes ont permis à la température ambiante de trouver quelques couleurs supplémentaires. Au niveau du lac, c’est la frontière et je passe donc en Italie.
Une relative mauvaise surprise m’attend très rapidement. La route est largement défoncée et en travaux. Le goudron alterne avec les cailloux, les gravillon et la terre. C’est proche de Paris-Dakar! J’enclenche donc le mode super lopette. Heureusement, le paysage est magnifique:

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10h30 Arrivée à Aoste et liaison vers le Petit-Saint-Bernard
Dans la plaine, ça chauffe déjà! J’aime bien Aoste, mais cette fois-ci, je n’ai pas le temps de m’attarder et je prends la direction de Courmayeur, Mont-Blanc, Petit-Saint-Bernard. La route déroule tranquille. J’évite de prendre l’autoroute qui mène au tunnel.
A 11h00, je m’arrête juste avant la séparation entre la route menant à Courmayeur et au tunnel du Mont-Blanc et la route du Petit-Saint-Bernard. Le temps de boire un café et de prendre une photo du Mont-Blanc vu depuis le côté italien.

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Dans les premiers lacets du Petit-Saint-Bernard, je peux encore apercevoir le Mont-Blanc. Puis après quelques virages en épingle, je me retrouve seul dans le col du Petit-Saint-Bernard. Le paysage est splendide. Désormais il fait chaud et je laisse tomber le pull. La route est belle et les virolos sont comme je les aime. Highlander enroule, mais quelques cailloux sur la route me rappellent que l’ouverture des cols est récente et m’incitent à la prudence
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12h00 Arrivée au sommet du Petit-Saint-Bernard
Les cyclistes et les motos pullulent au sommet du Saint-Bernard. Chacun à tour de rôle se fait prendre en photo devant le panneau du col.
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D’un côté, l’Italie:
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De l’autre la France:
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Il est temps de descendre sur Bourg-Saint-Maurice. Ville étape. Ville déjeuner pour votre serviteur.
La route est aussi belle que du côté italien. Je rencontre plus de cyclistes, vers lesquels va toute mon admiration, que de motards.

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13h00 Bourg-Saint-Maurice
A l’entrée de Bourg-Saint-Maurice, la route des Grandes Alpes invite à partir sur la gauche et le col de l’Iseran et de Val-d’Isère me font de l’oeil. Ce sera pour une prochaine fois, promis, mais j’aurai besoin de 2 jours pour une telle virée avant de rentrer à la maison.
Je bifurquerai plus loin, flèche à droite pour prendre le Cormet de Roselande, mais avant il est l’heure de la pause repas. Il sera excellent.

Lors de cette première partie de journée, 210 km ont été parcourus soit près de la moitié du périple.
A suivre…

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