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Lyonel Kaufmann blogue…

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Sur la route à moto avec un café

Diary

Roadtrip : Balade interactive Harry Potter | Londres 1er février 2020

8 février 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En ce samedi matin post-Brexit, notre première partie de journée débute par une balade interactive dans le Londres d’Harry Potter.

Nous avons rendez-vous à 10 heures pour un parcours pédestre de 2 heures trente1. La visite est en français. Le lieu de rendez-vous est au Palace Theatre. Le théâtre est situé à l’intersection entre Charing Cross Road et Shaftesbury Avenue.

Ce lieu de rendez-vous ne doit rien au hasard, car c’est dans ce théâtre que sont données les représentations de Harry Potter and the Cursed Child. Une pièce de théâtre en deux parties de deux fois trois heures (!) narrant les aventures du fils d’Harry Potter à Poudlard.

Palace Theatre : lieu de départ de la balade interactive Harry Potter

L’action de la pièce se déroule dix-neuf ans après les évènements du livre Harry Potter et les Reliques de la Mort et suit les aventures de Harry Potter, âgé de trente-sept ans et désormais employé au ministère de la Magie, et de son plus jeune fils, Albus Potter, l’année de son entrée à Poudlard où il sera le premier Potter à intégrer la maison Serpentard. A Poudlard, le meilleur ami d’Albus Potter n’est autre que Scorpius Malefoy, le fils de Drago Malefoy ! Voilà qui ne manque pas de piquant et réserve très certainement quelques belles surprise. La pièce est jouée à Londres depuis juillet 2016.

La librairie ésotérique la plus ancienne et la plus grande de Londres, depuis 1893. Un must pour les fans d’Harry Potter

Nous partons donc ce lieu en compagnie de notre guide Florine qui se révèlera parfaite. Nous formons un groupe de 15 personnes. Nous commençons par tirer au sort une care qui nous réparti dans les quatre maisons de Poudlard. Durant le parcours, nous aurons répondre à des questions de quizz gagner des points et déterminer la maison gagnante. Ce jeu plaira tout particulièrement aux plus jeunes participants de cette balade.

Notre parcours comprend deux trajets à métro et se terminera à King Cross Station devant l’entrée présumée du quai 9 3/4.

Probablement la rue la plus étroite de Londres.

Outre le fait que nous découvrons des lieux de tournage des films d’Harry Potter, nous découvrons des rues de Londres et des anecdotes que nous aurions bien de la peine à trouver nous-mêmes.

Trafalgar Square

En réservant à l’avance (environ une semaine à l’avance, annulable), vous réaliserez cette visite pour moins de 10 francs par participant.e2, auquel il faut ajouter le prix des billets de métro et le pourboire plus que mérité à votre guide. C’est une manière des plus originales de parcourir Londres.

Je ne peux donc que vous recommander cette expérience.

Une belle, mais froide, journée.

Pour réserver votre parcours, vous pouvez passer par TripAdvisor ou par le site viator.

Sur le Millenium Bridge

Après ce parcours de près de trois heures, nous prendrons le temps de nous poser et de nous restaurer. Puis ce sera un après-midi schopping à Oxford Street et de début de soirée à Covent Garden avant de rentrer à notre hôtel.

NB : il n’y a pas de placement de produits et les billets ont été dûment payés de notre poche.

  1. Dans les faits, nous mettrons près de trois heures. Notamment en raison des arrivées tardives de certain.e.s participant.e.s, le temps de passage au métro (certains n’avaient pas de billets de métro), de l’affluence du samedi et de l’intérêt des participant.e.s aux intéressantes explications de Florine, notre guide. ↩
  2. Visiblement, le prix de la visite est fixé selon les jours de votre balade et à la manière d’EasyJet (plus vous réservez à l’avance, moins chers vous payez). ↩

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« Illuminated River » à Londres

2 février 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

La Fondation Illuminated River inaugure à Londres un projet de grande ampleur qui prévoit la mise en lumière de 14 ponts qui enjambent la Tamise, entre Tower Bridge et Albert Bridge, et ce, pour les 10 années à venir. Les ponts sont illuminés grâce aux dernières technologies LED. Les illuminations présentent de subtils nuances de violet, de bleu et d’orangé. Sur près de 4 km, voici sans doute la plus grande, et la plus longue œuvre d’art de Londres !

Le projet se déploie en plusieurs phases. Dès l’été 2019, 4 ponts ont été mis en lumière : le London Bridge, le Millennium Bridge, Cannon Street Bridge et le Southwark Bridge.

Nous avons donc pu en profiter lors de notre séjour de fin janvier-début février. C’était un peu moins impressionnant que prévu plus particulièrement le Millenium Bridge, mais la balade nocturne le long de la Tamise vaut le détour.  

A partir de l’automne 2020, 5 autres ponts seront illuminés : Blackfriars Road Bridge, Waterloo Bridge, Golden Jubilee Footbridges Bridge, Westminster Bridge et Lambeth Bridge.

Le projet a été conçu par l’artiste new-yorkais Leo Villareal et le cabinet d’architectes Lifschutz Davidson Sandilands.
Dates indicatives.

Quand : du 17 juillet 2019 au 31 janvier 2021 
Site internet : Illuminated River https://illuminatedriver.london 

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Roadtrip Londres 31 janvier 2020

1 février 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En cette fin janvier et échéance du Brexit pour les Britanniques, nous voici en route pour un week-end à Londres.

Au-dessus de la mer de nuages

Nous arrivons tout en douceur à l’aéroport vers 13h30. Pas de stress. Et c’est pas la foule au passage des contrôles. Cela rend les choses agréables. Nous sommes déjà en week-end. De plus, notre avion décollera vers 16h00. Ça change de mon dernier vol vers Bruxelles. 

Contrairement à ce que laissait entendre les prévisions météos, le ciel a arraché les nuages et le ciel est bleu au moment du décollage. Nous volons dans le soleil. Éblouissant.

Dans l’avion, j’en profite pour débuter la lecture de « Je reste ici » de Marco Balzano. 

L’arrivée à Londres se déroule dans un climat différent. Le ciel est gris. Il pleut légèrement par intermittence. Et à 17h15, nous sommes plongés à la fois dans le métro et dans la nuit que nous ne quitterons pas.

L’expérience du métro londonien entre 17h00 et 18h10 pour se rendre au centre-ville est une expérience particulière. Elle le sera plus particulièrement durant le court trajet (trois arrêts) sur la ligne du Jubile. Le qualificatif de boîte de sardines est le terme approprié en l’occurrence. Comme on dit : « ça c’est fait! ».

Blackfriars Bridge et la Tamise

En soirée, nous sortons manger un très bon burger près de l’hôtel, puis nous rejoignons la Tamise au Blackfriars Bridge pour la longer en direction du London Bridge.

Tate Museum

Cette sortie nocturne me fournit une belle occasion de tester un nouveau bijou d’appareil photographique, un Sony Alpha 7, premier du nom, et son objectif fixe Zeiss FE 35mm 2,8.

Londres dans un arc-en-ciel-ciel de couleurs

Je fais des essais pour capter les couleurs nocturnes de cette ville. Je suis satisfais des résultats de ce Londres nocturne tout en couleur.

Red London

Dans tous les cas, le résultat correspond à mes intentions.

Palette de couleurs nocturne

Nous profitons ainsi du spectacle de cette ville la nuit. Splendide.

Une nouvelle belle palette de couleurs

Nous rentrons ensuite à l’hôtel. Fin de la diffusion.

Une petite dernière avant de rentrer à l’hôtel

Photos : Sony Alpha 7 + Zeiss FE 35mm 2,8 (sauf la première prise dans l’avion avec mon iPhone 8).

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Comme un dimanche – Les Grangettes (12.01.2020)

13 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En ce dimanche 12 janvier, le soleil est bien présent. Les températures restent elles fraîches et c’est encore heureux, car autrement on peinerait à se croire en hiver.

La vue sur les Préalpes à l’entrée des Grangettes

C’est l’occasion de profiter de la réserve des Grangettes et de ce temps agréable.

Première vue sur la réserve naturelle des Grangettes

A l’entrée des Grangettes, la vue sur les Préalpes met en évidence le peu de neige restant. Nous contemplons également le paysage…

La forêt en hiver – Les Grangettes

En cette période de l’année, les arbres sont au repos et se laissent contempler, dans le soleil, sans leur végétation.

L’eau immobile

Eau, arbres et terrain marécageux se succèdent. On entend parfois le chant de quelques rares oiseaux.
Nous ne sommes pas les seuls à profiter des lieux. Des familles avec enfants à pied ou à vélo s’égayent sur les chemins. Des couples également.

Roseaux et eau glacée

L’air du temps est aussi à la sortie à vélo. La plupart sont électriques. On les entend arriver grâce au son de leur sonnette. Il convient d’être attentif et de se mettre de côté à leur passage.

Photos : Les Grangettes, dimanche 12 janvier 2020

#commeundimanche #roadtrip #ricoh #ricohgr2 #villeneuve #switzerland🇨🇭

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Au-dessus du brouillard – Les Pléiades

2 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Alors que le stratus s’est installé en plaine depuis le début de l’année, il est temps de retrouver quelque peu le soleil. Allez hop, direction les Pléiades. C’est désormais un classique de ce début de janvier !

Vue sur la mer de brouillard. Terrasse du 1209 – Les Pléaides

Avant de trouver le soleil, encore faudra-t-il s’engouffrer dans le stratus. C’est à partir d’Ondallaz que nous percerons le stratus pour découvrir le soleil.

Arrivée aux Motalles, un garde parc nous indique où trouver une place libre. Malgré le peu de neige, la foule est au rendez-vous.

En face du ski-club, les enfants se donnent à cœur joie sur la piste de luge. La bonne humeur est également au rendez-vous.

Au 1209, l’effervescence règne. C’est le coup de feu permanent. Heureusement, il y a encore un peu de place dans l’espace « lounge ». Les consommations sont à prendre directement au bar.

Depuis la terrasse, la vue sur les montagnes environnantes est sublime. Le soleil pointe à travers les sapins. En-dessous, on aperçoit la mer de brouillard. La neige, elle, est rare et l’herbe pointe en de très fréquents endroits.

Mais nous sommes d’abord venu pour le soleil. Et là c’est très réussi. Il est ensuite temps de redescendre et de regagner notre « peuf ».

Photo : Sony DSC-RX100 M3 – 1/80 s f/5.6 ISO 125

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Zone interdite | Vevey Place du Marché

23 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Zone interdite balayée par le vent, près de vingt ans après Lothar. Vevey, Place du Marché et Château de l’Aile. Dimanche 22 décembre 2019

Roadbook #Vevey #PlaceDuMarché #Hipstamatic #Jane #Inas1982 #TripleCrown

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Marché de Noël | Montreux

30 novembre 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

La Grande Roue – Place du Marché

Deuxième week-end de l’édition 2019 du Marché de Noël à Montreux et première visite, je me retrouve en terrain connu.

Le cerf du lac regarde la statue de Freddy Mercury droit dans les yeux

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Ludovia#BE : en route vers un “untouristic” Bruxelles

27 octobre 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Alors que la première édition de Ludovia#BE débute mardi soir, je décolle ce samedi pour Bruxelles à l’invitation de François Jourde, merci à lui !

L’embarquement à Genève-Aéroport se déroule dans les règles et d’une rapidité tout à l’honneur d’EasyJet. A 9h20, tout le monde est installé pour un vol prévu à 9h30.

Prêt à embarquer
Prêt à embarquer

Le temps est magnifique en ce début de journée. La journée promet d’être sympa dans la capitale belge et européenne.

Finalement, le brouillard s’est installé et a retardé le décollage. Normalement, nous aurons environ 30 minutes de retard.

C’est l’occasion de lire le magazine proposé par EasyJet et de découvrir comment ne pas être un touriste (même si effectivement nous en sommes un).

Parmi les recommandations, je me retrouve particulièrement dans la troisième proposition : apprendre à se perdre et sortir des sentiers battus :

Et surtout, je ne prends pas de selfie :

Légèrement décalé en plus dans le magazine de la compagnie d’aviation qui a totalement bouleversé le tourisme de masse en Europe. Ainsi, si tout le monde suivait leurs recommandations (ou du moins tous les passagers volant avec EasyJet), prendre des selfies deviendrait « untouristic », n’est-il pas? Heureusement, il reste une sacrée marge !

A l’atterrissage, le temps est également ensoleillé et nuageux à la fois. Je retrouve rapidement mes marques et prend la direction de la gare ferroviaire. Objectif, la gare centrale de Bruxelles (une des trois gares de Bruxelles desservie depuis l’aéroport). A la gare centrale, je prends une consigne pour m’alléger.

Il est alors temps de débuter ma visite « untouristic » de Bruxelles tout en retrouvant le centre historique et touristique de Bruxelles. Sacré gageure. En avant !

Gare du Nord, une des trois gares bruxelloises desservies depuis l'aéroport
Gare du Nord, une des trois gares bruxelloises desservies depuis l’aéroport

A proximité de la gare centrale, me dirigeant du côté de la Grande Place, je découvre cette ancienne mercerie. So Cut :

Vieille mercerie vers la Gare centrale
Vieille mercerie vers la Gare centrale

Je traverse ensuite les galeries royales datant de 1847, puis je rejoins la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, monument imposant et fort visité. Différents monuments ou plaques agrémentent cette cathédrale. Ces éléments offrent une histoire de l’élite belge tel un monument consacré à 1914-1918 et composé uniquement de membres de la noblesse ou de la bonne bourgeoisie. Une autre frise, cachée par des chaises empilées, commémore Jean Ier de Brabant.

Cathédrale Sainte-Catherine
Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule

Mais c’est la plaque de repentance concernant les fausses accusations datant de 1370 contre la communauté juive que je vous propose dans le cadre de cette visite « untouristic ». Il aura quand même fallu attendre trois cents ans pour des excuses !

Il était temps…
Il était temps…

Je flâne ensuite et parvient devant l’entrée/sortie des artistes du Théâtre de la Monnaie. Et hop une photo dans l’action où je profite de la sortie inopinée d’un visiteur.

Théâtre de la Monnaie
Théâtre de la Monnaie

Après avoir fait ma pause déjeuner, je découvre la place des Martyrs de la Révolution belge de 1830. Profitant des rayons du soleil, un homme étendu et dormant un peu comme le dormeur du Val fait office de martyr du 21e siècle.

Place des Martyrs
Place des Martyrs

Au Marché aux herbes, j’écoute deux musiciens de rue et saisi à la fois une partie de la foule qui écoute et la file des clients pour la friterie Tabora.

Marché aux herbes
Marché aux herbes

Rue Beurre, je ne peux m’empêcher de prendre en photo la rose accompagnant le trio de la fontaine.

Place du Beurre
Place du Beurre

Il m’est difficile ensuite, à la Grand Place/Hôtel de Ville de trouver un angle particulier pour photographier la place noire de touristes.

Grande Place/Hôtel de Ville
Grande Place/Hôtel de Ville

Puis j’oblique en direction de la Rue de l’Etuve (Manneken Pis) où je préfère photographier la foules de ces admirateurs plutôt que la statue elle-même. Il est à noter que désormais le Manneken Pis est concurrencé au niveau des photos par le café attenant qui a accroché des vélos multicolores à sa façade.

Rue de l’Etuve (Manneken Pis)
Rue de l’Etuve (Manneken Pis)

En rejoignant le boulevard Anspach, je profite pour prendre un peu de végétation.

Vous reprendrez bien un demi !
Vous reprendrez bien un demi !

Puis un rare exemple de Street Art au centre ville.

Bruxelles Street Art
Bruxelles Street Art

Le boulevard Anspach lui-même me séduit par sa revitalisation en espace de vie et de nature recomposée.

Boulevard Anspach requalification
Boulevard Anspach requalifié

Je termine mon parcours du jour par la Halle Saint-Géry, remise au goût du jour et dans un quartier désormais fort animé.

Halle Saint-Géry
Halle Saint-Géry

En remontant vers la gare centrale pour récupérer mes affaire, je découvre ce magasin de vinyles d’occasion. Trop bien.

The Collector
The Collector

Ce sera ma dernière photo du jour pour ce parcours untouristic. A suivre…

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Berlin per Fahrrad (Berlin à vélo)

15 octobre 2019 by Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Après ma journée à pied du samedi, dimanche sera ma journée à vélo. Histoire de tester le principe et de me diriger plus loin qu’hier. Mes deux objectifs du jour sont le marché aux puces du Mauerpark et l’East-Side Gallery. En gros, cap à l’Est.

Circuler à Berlin à vélo est assez facile, car la ville dispose d’une signalétique spécifique pour les vélos et les principaux endroits. Mais je choisis d’utiliser Komoot pour la tester après son mode piéton. L’application est facile à utiliser, rien de particulièrement différent par rapport à Google Maps par exemple. Son intérêt ? Vous pouvez prendre des photos durant votre voyage et enregistrer ce dernier avec celles-ci soit en mode privé, soit en mode public. L’application vous indique également les sites dignes d’intérêt qui sont sur votre parcours et vous pouvez les ajouter à ce dernier si vous le désirer. Enfin pour chaque lieu, vous disposez de photos. Très intéressant, mais il vous faut disposer d’un forfait de données à l’étranger.

Le début du marché aux puces (Mauerpark)

Je pars donc de l’hôtel vers 9h30 et je me rends au Mauerpark. Sitôt arrivé et avant de parcourir le marché aux puces dominical, je grimpe sur la colline du parc et je longe le mur entourant un stade. Le mur, comme le stade sont couverts de graffitis.

Mauer Park : un tronçon de 300m du mur de Berlin existe toujours et est utilisé par les artistes graffeurs pour pratiquer leur art. Derrière l’ancien stade du Dynamo Berlin (source de l’information : Berlin.de)

Le marché aux puces s’étend lui sur six rangées et quasi tout est disponible. Il n’y a pas forcément que des fripes ou de la seconde main. On y trouve également des réalisation d’artisans. Les nostalgiques de la période soviétique trouveront quelques objets d’époque comme des casquettes, manteaux ou décorations de l’époque de la RDA.

Quand l’Ostalgie côtoie Donalf Trump

Je vais passer deux heures à parcourir le parc et les allées du marché aux puces. J’y fais mes emplettes familiales…

Maître Yoda et le Joker réunis

Je reprends ensuite ma route direction Alexanderplatz, puis l’imposante et très soviétique Karl-Marx-Allee pour rejoindre l’Ostbahnhof juste à côté de l’East-Side Gallery. J’y arrive vers 12h30.

Karl-Marx Allee

Difficile pour moi de jauger correctement l’East-Side Gallery. Peut-on encore parler de Street Art alors que les réalisations sont présentes depuis de si nombreuses années ? C’est une sorte de gallérie à ciel ouvert où chacun s’arrête à un moment ou à un autre pour faire un selfie. L’image probablement la plus photographiée est celle du baiser entre Honecker et Brejnev. Par ailleurs, tout autour se dresse d’imposants immeubles, telle la Mercedes Arena qui sont bien loin d’être en phase avec l’art de la rue.

East-Side Gallery et les nouveaux immeubles en construction

Finalement, c’est en franchissant par la suite l’Oberbaumbrucke en direction du Gorlitzer Park que je retrouve le côté art dissident du street art et des formes de culture alternative. L’environnement est également calibré moins touristique.

Culture alternative

A 14h00 je me pose à la Köpenicker Strasse et près de l’arrêt du U-Bahhlesisches Tor. Il est plus que temps de manger ! Je prends mon temps sur la terrasse à profiter du soleil et pour rédiger la première partie de mon ce compte-rendu. Une heure plus tard, je reprends mon chemin vers mon vélo.

U-bahn Schlesisches Tor

Je décide ensuite de flâner en me dirigeant vers le Görlitzer Park et le quartier du Kreuzberg. A lire les commentaires, ce parc a mauvaise réputations en raison des dealers qui s’y trouvent. Je verrai bien. Dans un premier temps, j’oblique sur la droite relativement à un autre parc, puis je divague dans les rues avoisinantes.

Esplanade du Mémorial des soldats soviétiques morts à la bataille de Berlin

Finalement, au gré du hasard, je me retrouve au Treptower Park. Ce sera le choc de la journée avec la découverte du pharaonique mémorial dédié aux soldats soviétiques tombés lors de la bataille de Berlin et dont 7000 reposent en paix dans le parc. Et c’est pas rien.

Détail statue du Mémorial des soldats soviétiques morts à la bataille de Berlin

Le plus intéressant, c’est que ce mémorial a été remis en état après la chute du Mur et sous l’égide du gouvernement allemand réunifié. Des cérémonies commémoratives ont toujours lieu de nos jours.

Mémorial des soldats soviétiques morts à la bataille de Berlin

Après ce choc cognitif, je reviens à travers le parc, puis je rejoins le Görlitzer Park où une traversée verte sur les anciennes voies de chemin de fer mène à l’ancienne gare de Görlitz. En ce dimanche, le parc accueille les familles et parfois leur grill. Le parc a un petit air de Vidy le dimanche. Pour les dealers, il y en a sûrement, mais ils sont dilués dans la masse. La traversée verte est très agréable et me permet de revenir à proximité du centre.

Görlitzer Park

A la sortie du parc, je m’oriente à l’aide du plan fourni par le Guide du routard pour rejoindre la Spree vers le Märkische Museum. Je longe ensuite la Lausitzer Platz, puis gagne la Mariannnenplatz et la Michaël Kirch Platz. Là je découvre une sorte de lac de Sauvabelin en pleine ville. En fait, il s’agit d’une partie de l’ancien canal de la Luisenstadt. En 1961, le Mur de Berlin est construit le long du coude nord du canal coupant le quartier et ses habitants en deux. Depuis 1991, le jardin a été restauré à l’image de son état en 1928 (source : Église Saint-Michel de Berlin). La lumière et les couleurs sont magnifiques. Il y a une buvette où il doit faire bon se poser pour profiter de l’extrême douceur de cette journée.

Michaël Kirch Platz et Canal de la Luisenstadt : un petit air de Lac de Sauvabelin

Du côté du Märkische Museum, je rejoins la Spree et découvre l’ancien port de Berlin.

Ancien port de Berlin

Depuis le Görlitzer Park et jusqu’à la Spree, je me suis retrouvé à l’écart des circuits touristiques. Avec le Kreuzberg, j’ai eu l’impression d’entrer dans le Berlin des Berlinois. C’était plus que bien. Le choix d’utiliser le vélo était aussi une riche idée pour zigzaguer en dehors des circuits convenus et être au pouls de la vie de la cité.

Je rejoins ensuite Nikolaiviertel et le Berlin des touristes. Je retrouve la foule. Il est temps de regagner l’hôtel par l’île des Musée, le Reichtag et la gare centrale en suivant la Spree. Et hop me voilà de retour à l’hôtel fourbu, mais content à 18h00. L’heure de la douche a sonné.

  1. Je précise comme toutes les applications ou autres éléments que je présente sur ce blog qu’à aucun moment il ne s’agit d’un placement de produit ou que ceci m’a été « offert » ou que j’ai bénéficié d’un rabais, etc. ↩

Classé sous :Diary, Roadbook

Berlin beim Fuss (Berlin à pied)

14 octobre 2019 by Lyonel Kaufmann 1 commentaire

A mon lever, le soleil est déjà bien présent et le vent souffle. Après le petit déjeuner, je fais le choix d’une journée à pied. Le programme se déroulera dans le quartier Mitte. Au programme, l’hôtel Adlon, le Musée de la DDR et la Hackesache Höfe. Après on verra pour une ballade le long de la Spree.

Le Reichtag

Vers 9h45, je commence par traverser la gare centrale (très pratique) et j’emprunte la passerelle enjambant la Spree, direction Reichtag. C’est déjà bien bondé. Si vous souhaitez le visiter, je ne peux que vous engager à réserver en ligne au moins deux semaines à l’avance. Vous devrez vous munir de votre carte d’identité et disposer du formulaire rempli en ligne.

Double espresso 7,70€

L’Hôtel Adlon est situé juste après la porte de Brandebourg, à 300 mètres du Reichtag. Là aussi, les touristes sont nombreux à prendre en photo la porte pour son rôle symbolique lors de la chute du Mur. En même temps, il n’y a rien de plus.

L’hôtel Adlon vaut le détour pour deux raisons au moins. Sa fontaine aux éléphants qui est le seul élément ayant survécu à la destruction de l’hôtel en 1947. Et pour les fans de Phillip Kerr et de son détective Bernie Gunther, que l’on retrouve cabossé mais toujours vivant, rôdant dans le roman Hôtel Adlon, suite de sa fameuse trilogie berlinoise. Vous pourrez y prendre un café, même s’il est cher, le décor en vaut la peine. Personnellement, j’y viens aussi par rapport à ma collègue Nathalie, une fan de la trilogie berlinoise.

Je profite de mon arrêt à l’hôtel pour rédiger la première partie de mon #roadtrip du jour.

Je m’en vais poursuivre ma route le long d’Unter den Linden, puis la Karl Liebnecht Strasse pour rejoindre le Musée de la DDR.

Unter den Linden

Unter den Linden est une grande artère, deux fois trois voies séparées par une large bande centrale bordée d’arbres et piétonnière. Les échoppes à touristes s’y égrènent jusqu’a l’île aux musée, puis la route bifurque à gauche et devient la Karl Liebnecht Strasse. Au tout début de celle-ci un canal où circulent des bateaux-mouches et un quai d’embarquement où se trouve l’entrée du Musée de la DDR.

Musée de la DDR et la Spree

A l’entrée, vous pouvez acheter un guide en français, puis départ pour la visite. Musée relativement récent, sa muséographie offre différents niveaux d’interactivité. Les panneaux explicatifs sont en allemand et en anglais. Le musée s’attache aux différents aspects de la vie quotidienne et il ne manque pas de faire une place particulière à l’icône qu’est devenue la Trabant.

Le slogan du musée est « L’histoire a portée de main ». Pour ses concepteurs, le visiteur « peut et doit se poser la question : comment aurais-je vécu dans un système autoritaire ? » et serait un lieu d’apprentissage et de comparaison sur les thèmes de la dictature et de la liberté. Globalement, le visiteur oscille entre une forme de retour dans le passé pouvant comporter une part de nostalgie et la dénonciation du régime.

Prenez seulement place au salon

Un des moments importants de la visite réside, en fin de parcours, dans la reconstitution d’un logement de l’époque (salon, cuisine, salle de bains, chambre des parents, chambre d’enfant et vestibule).

Faites vos devoirs sur la table à manger

Les éléments de la comparaison manquent puisque, fondamentalement, la comparaison s’effectue par rapport à aujourd’hui et non par rapport à l’Allemagne de l’Ouest (et quand ?).

Pour une visite complète, il faut bien compter deux heures. La boutique offre des éléments intéressants notamment des cartes à jouer quizz soit sur la RDA, soit sur le Mur ainsi que des cartes avec le Mur ou même une carte de Berlin à l’époque de la RDA. Bien évidemment des Trabants sous différentes formes acheter vous pourrez !

Par rapport à cette visite et la question des traces subsistant de la RDA, je ne peux que vous conseiller la lecture du livre de Nicolas Offenstadt « Le pays disparu. Sur les traces de la RDA ». La visite sera ainsi mise dans une perspective historique. Vous disposerez du travail d’enquête passionnant d’un historien tout à fait intéressant.

Enfin, je n’ai pas manqué de penser à Rémi durant cette visite. L’appartement reconstitué lui fournirait une excellent base pour la réalisation de son jeu « Totalitarisme ».

A la sortie du musée, il est temps de trouver un resto pour aller manger avant de se rendre à la Hackesache Höfe qui se trouve à dix minutes environ.

La Hackesache Höfe est l’une des grandes attractions actuelle de Berlin. Une enfilade de 8 cours avec des façades Jugdenstil décorées de briques vernissées polychromes. Bel exemple de Mietskasernen (immeubles collectifs où était logé le prolétariat au XIXe siècle), leur rénovation très réussie a attiré magasins de design, galeries d’art et cinémas, mais aussi bars, restos et une intense vie nocturne. L’entrée principale est située au début de la Rosenthaler Strasse.

Jugendstil (Art nouveau)

Dessinée dans le style Jugendstil (Art nouveau) par August Endel, la première cour est parée d’une façade de briques vernissées polychromes.

A chaque fois je pense aux vieux sur le banc dans Astérix en Corse…

La construction de cet ensemble, lancée en 1906, suit un schéma de séparation nette entre les zones d’habitation, d’artisanat, de commerce et de culture, qui le distingue des arrière-cours du xixe siècle. Après la chute du Mur, elles furent restaurées à grands frais dans les années 1994-1996 et sont devenues un haut lieu du tourisme. C’est très bobo à mon avis. Je pense néanmoins que cela plairait à ma collègue Nadine et à ses filles.

Immeuble d’habitation

En plusieurs endroits des QR codes permettent d’en savoir plus à l’aide de capsules vidéos notamment sur la population juive du quartier. A quelques encablures vous pouvez aussi visiter l’ancien cimetière juif (https://de.wikipedia.org/wiki/JüdischerFriedhofBerlin-Mitte) devant lequel a été dressée en 1985 la sculpture de Will Lammert (https://en.wikipedia.org/wiki/WillLammert) – qui lui-même dû fuir l’Allemagne et n’y retourna qu’après la guerre- en commémoration des victimes juives du nazisme. A l’origine la sculpture a été créé à l’origine en 1957 pour le mémorial de Ravensbrück. Il s’agit de 13 sculptures de personnes coulées et regroupées en bronze. En raison de plusieurs attaques, le monument est maintenant temporairement gardé, et comme l’ensemble du cimetière, il est classé monument historique depuis 1974.

Je rejoins ensuite le canal de la Spree et le James-Simon-Park. C’est l’heure d’une bière. Je la sirote sur un transat. Un musicien joue plutôt bien de la guitare dans le parc. Agréable moment.

James-Simon-Park

Je reprends ma route jusqu’au quai Vera-Brittain-Ufer, à quelques encablures du musée de la DDR et en face de la cathédrale. Le nom de cette partie du quai a été donné en 2016 en mémoire de l’écrivaine pacifiste Vera Brittain Ufer(https://fr.wikipedia.org/wiki/VeraBrittain), femme qui a tout perdu durant la Première Guerre mondiale : son fiancé, son frère surtout dont elle ne surmonta jamais vraiment la perte et ses meilleurs amis. Le nom du quai a été nommée en son honneur en raison de son rôle éminent en tant que pacifiste pendant la Seconde Guerre mondiale, s’élevant contre le bombardement britannique de l’Allemagne. Concernant l’artiste, celle-ci à sa mort à 76 ans demanda que ses cendres soient répandues sur le plateau d’Asiago, lieu de décès de son frère en Italie. Sa fille exhaussa son vœux en septembre 1970.

Drei Mädchen und ein Knabe

On y trouve la sculpture « Drei Mädchen und ein Knabe » in Berlin de Wilfried Fritzenreiter (1932-2008). Concernant cette sculpture, celle-ci trouvait sa place préalablement sur la fontaine du Palace Hôtel jusqu’à ce que celui-ci soit détruit. Initialement, les quatre personnages s’asseyaient à la fontaine devant l’hôtel du palais, le dos appuyé l’un contre l’autre, de sorte que chaque personnage regardait dans une direction différente. Après avoir été stockée suite à la démolition de l’hôtel et depuis 2007, les trois filles et le garçon sont assis sur les rives de la Spree, sur un mur, les jambes pendantes en face de la cathédrale de Berlin. Une fille regarde la rue St. Wolfgang-Straße, tandis que les trois autres personnages regardent l’agitation de la Spree.

Après cet arrêt, je reviens en arrière pour progressivement revenir, toujours le long de la Spree, en direction de mon hôtel. Le temps se prête à la flânerie. La lumière est belle pour faire des photos et j’en profite.

Berliner Republik

Arrivé vers le Berliner Ensemble le théâtre de Brecht, la faim me taraude. Il est 18h30. Cela fait près de 9h00 que je suis en route. Je regarde les restaurant le long de la Spree et je cherche un restaurant à la cuisine allemande, après deux restos italiens. Ce sera la Berliner Republik pour une CuryWurst, spécialité berlinoise. Le barman est très sympa. Les murs sont saturés de photos anciennes. La salle est bien remplies.

Le plafond avec François Mitterrand

Au plafond, j’aperçois une composition de personnalités essentiellement masculines malheureusement. Parmi ces personnalités, il y a François Mitterrand, histoire de rappeler son important rôle dans la réunification allemande. Dans les autres coins, il y a Gorbatchev, Margaret Tatcher et Georges Bush père.

On commémore les trente ans de la chute du Mur…

A 20H15, je quitte le bar pour rejoindre mon hôtel toujours le long de la Spree. La flânerie continue. Avec la nuit et les bâtiments éclairés, une flopée de photographes déambulent, certains avec leurs trépieds, pour prendre des photos nocturnes. Je ne suis guère différent d’eux.

Un bonheur de photographe…

J’arrive à mon hôtel après 21h30 soit environ 12 heures après l’avoir quitté. A nouveau, mais dans l’autre sens, je retraverse la gare centrale. La journée a été bien remplie et les photos nombreuses. C’est l’heure de débuter leur téléchargement et leur tri…

A suivre… 

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